0:00 Allez, on continue l'épopée des séries qu'on a commencé avec aujourd'hui amicalement vôtre. L'incontournable amicalement vôtre. Alors, c'est une série intéressante musique de John Barry. On en avait beaucoup parlé de John Barry, notamment quand on avait regardé un petit peu l'évolution des musiques de James Bond. Cette cette analyse qui avait fait couler tant d'ancre, qui avait euh qui m'avait valu pas mal de critiques. Les gens n'étaient pas toujours d'accord. Enfin bon, peu importe. Je vous renvoie vers cette vidéo pour ceux qui veulent en savoir un petit peu plus sur le travail de John Barry. On avait vu des choses quand même qui étaient assez fouillées. On était parti parce que vous savez que c'est le compositeur enfin le cocompositeur de cette ce fameux thème de James Bond et puis surtout il avait fait d'autres choses dans cette dans cette veine. Et
0:46 bon John Barry c'est quand même quelqu'un qui est très important dans la musique de film pour James Bond mais pas que. Et là, ce qui est intéressant, c'est que on va retrouver une comment dire une qualité de traitement indéniable, mais ça va être beaucoup moins complexe, beaucoup moins foisonnant que ce qu'on avait pu entendre dans les génériques de James Bond. Alors, c'est intéressant parce que vous m'entendez aussi souvent dire que il suffit pas de mettre des 50 accords comme une espèce d'écran de fumée pour tout à coup dire "Ouais, comme c'est bien, faut pas confondre, en d'autres termes, complexe et compliqué. ou au raffinement. C'est-à-dire queon peut avec très peu d'éléments faire des choses très bien. Bon, vaste débat, je sais que tout le monde n'est pas d'accord et qu'à chaque fois ça ça me vaut des critiques ici ou là, mais c'est
1:32 pas très grave. L'important, c'est qu'on puisse discuter et puis que surtout de regarder un petit peu dans le détail. Alors, évidemment, tout ça, c'est subjectif. On va me dire "Oui, mais tes trois accords là me plaisent et à moi ils ne me plaisent pas." OK. Bon, il y a quand même des génériques qui ont marqué une époque et puis on va regarder quand même d'un point de vue mélodique, instrumental, orchestral et même parfois des petits choix vraiment à la marge, une petite tension de là font que même si c'est entre guillemets facile, même s'il y a pas grand-chose, bah c'est quand même bien fait. C'est quand même John Barry et on le voit tout de suite. Alors, écoutons une fois le ce générique, le début. [Musique] Alors, ce qu'on remarque tout de suite, c'est que on est en trois temps
2:20 ou en 6, on va dire, mais on va le diviser, on va le subdiviser en tr OK ? Et on a deux accords, la mineure et et on se pose en mi mineur. On entend tout de suite le centre tonel. On se dit, on entend une sorte de cadence flagale, la mineur mi mineur. Alors, on a posé ça et on se dit qu'est-ce qui vient ? Et en fait, il y a rien d'autre qui va venir. C'est ça assez étonnant. On se dit en fait d'ailleurs ce thème, il y a deux voire peut-être trois accords, deux vrais accords et la dominante qui est suggérée. Donc 4 1 41 mais ce qui est intéressant c'est qu'il va y avoir plein de messages subliminaux, harmoniques et orchestraux qui vont être envoyés. Alors l'intérêt quand même là c'est le traitement orchestral, le choix de l'arrangement. Qu'est-ce qui se passe ? Et bien on a un clavein. Alors c'est difficile. J'aimerais bien retrouver les
3:05 scores originaux. Ils doivent exister ou si vous avez des tuyaux. Je fais ça un petit peu à la feuille. On entend un clavein mais je pense qu'il y a pas qu'un clavein peut-être sous-mixé derrière on entend peut-être un piano. Voilà, c'est pas c'est pas un son de clave pure. Je pense qu'il y a un mélange d'instrument et il y a une harmonie qui fait presque penser pareil est-ce que c'est le travail d'un du mixage qui peut parfois faire vraiment beaucoup pour le son final d'une orchestration ou d'un morceau ? On on a presque l'impression d'entendre un peu d'org. Moi, j'entends presque une espèce de Alors, c'est peut-être un jeu des harmoniques qui se croise et qui donne des illusions sonores, des illusions acoustiques, ça c'est possible. Mais donc voilà. Alors, qu'est-ce qui se passe ? Je vous ai dit 41, on va avoir la mineur et on monte tout de suite à la 9e. Ouais. Donc, on a pas simplement à la
3:51 mine. On a pas obligé de mettre des 9èes de partout, s'assume pas de ça, mais bon, on a OK. Et on redescend au ce qu'on va entendre maintenant comme le premier degré. Donc on a une cadence plagale. Vous savez qu'z cadence parfaite, je sais que je m'adresse à des musiciens, cadence parfaite 51, cadence plagale 41. Il y a des tas de enfin je dire il y a des tas de cadence. Après, il y a le 251, il y a des tas de déclinaison mais 41 même le fameux bémol 71, vous savez celle qu' on appelle ça parfois la cadence forêt un peu par abus d'analyse, abus de langage. On regardera dans le détail. On en avait parlé d'ailleurs avec Cédric parce que dès qu'on entend bémol 771, bon mais ça ce bémol 77 peut-être pensé aussi comme une plagale minire. Donc finalement 4 majeur, 4 mineur, tout ça revient à dire du 41. Donc 4 1 51 on a
4:37 un peu les deux grandes forces d'attraction vers un centre dans la musique tonale. Attention, on fait de la musique tonale. Donc on entend mineur, on a une hauteur, on a un centre défini. OK. Et puis donc le premier degré et là aussi on va vers la 9e. Donc on a fait fondamental qui monte à 9 8 9 et puis là on va avoir 3 qui descend à la 9e. 3 2 OK Voilà, ça y est, c'est ces deux. Alors au niveau des sons, on a dit qu'on avait un peu de qu'on avait du clafein et on a aussi cette espèce de basse qui est vraiment iconique, on va dire. Alors du
5:24 morceau mais pas que du morceau de l'époque. Donc alors j'ai regardé un petit peu, j'ai pris mes renseignements, j'ai activé mes réseaux parce que vous savez que moi en matière de de son pas le plus doué. Alors a priori de ce que j'ai vu sur les forums, des gars qui s'y connaissent et puis des copains, c'est du j'allais dire du mou, faut dire du c'est du MOG. Donc c'est du M et même du MOG modular. Voilà, ça fait partie des cintés de l'époque étaient utilisé à foison. Et donc on va avoir cette basse sinté. [Musique] On va avoir comme ça 41 et c'est tout. [Musique]
6:12 Et dernier élément orchestral qui est vraiment génial et là il y a beaucoup à dire, c'est le choix de l'instrument mélodique. Vous savez quand vous construisez un arrangement, vous voyez, c'est-à-dire que euh on peut mettre peu d'éléments mélodico harmonique, c'est deux accords, une mélodie, on va regarder qui est économe mais bien faite quand même, c'est John Barry. Mais après, ce qui va transcender l'ensemble, parfois ça peut être le choix à la marge un instrument, un mélange de timbre, une orchestration en d'autres terme qui va donner vraiment une signature. Et là c'est quoi ? C'est le symbalome. Alors qu'est-ce que c'est le symbalomhomme ? Vous savez cette c'est un instrument à corde frappée comme le piano ou demeurant. N'oublions pas que le piano c'est un il y a vous savez, il y a des instruments à corde frotté, à corde pincé, à corde frappé. Pour ça qu'il y a des marteaux dans le piano et ça le sa balom les marteaux c'est joué avec le
6:58 c'est joué avec les doigts enfin avec des des baguelles plus. Exactement. Et euh alors le Saintbalom euh c'est il faut en dire un mot quand même parce que c'est un instrument euh qu'on entend très souvent et qui a une forte euh comment on pourrait dire une forte identité symbolique. C'est-à-dire que vous avez comme ça des des vous vous avez des clichés, des instruments qui sont associés. Comme ça, si vous mettez un quituur à corde qui joue du Mozart, bah voyez bien que du point de si vous êtes metteur en scène, si vous êtes scénariste, vous dites tiens là, j'ai une scène un peu baroque, j'aurais quelque chose de très classique. Dit bah tiens, je vais mettre un coffure à corde, vous voulez quelque chose de très romantique, vous allez vous allez faire des grandes associations en terme comment dire d'orchestration comme ça. Là, je vais mettre un violon solo, vous voulez quelque chose de très de très rapeux,
7:44 dur, bah vous allez vous allez pas mettre de la musique classique, vous allez mettre de la guitare. Je sais que c'était comment s'appelait-il ? laifrine pour la musique de Boulit qui disait qu'il voulait un instrument urbain, il avait choisi le saxe. Il y a une blague comme ça. Euh vous savez comment on dit le le saxe pour le le saxophone ? Il y a il y a quatre façons d'appeler le saxophone. Alors dans la musique classique, bah on dit le saxophone. Dans le jazz on dit le sax. saxénor, sacto, saxofrano. Dans la variété, on dit le saxo, on dit saxo, c'est comme ça. Et dans le sud, on dit la trompette. Voilà. [Musique] Pardon, c'est complètement crétin.
8:31 C'était un petit cadeau. Donc le Saintballom, c'est un instrument, comment dire, qui va envoyer cette espèce de message subliminal du secret de l'espionnage. [Musique] de tout ce qui est un petit peu caché de pourquoi parce que ça vient d'Europe de l'Est. Alors c'est peut-être lié à l'époque du rideau de fer où on avait beaucoup de films d'espionnage et donc c'est vrai que comme ça évoque l'Europe de l'Est, ça évoque bah le bloc soviétique, le RSS et ça évoque le grand froid et donc les espions, le KGB c'était voilà finalement ça pas ça n'a pas beaucoup changé depuis les années 7080. Voilà, c'est autre chose. Mais je
9:17 pense au James Bond, les ennemis, c'est vrai. Moi de ma génération, on disait "Dépêche-toi vite de manger quand les Russes vont débarquer." C'était une blague. C'était une blague. Enfin, c'était une blague. Bon, passons. Et donc c'est ce symbalobe donc évidemment ça a été repris dans le grand blond, mais pareil grand blond, c'est-à-dire le le faux espion, quoi. [Musique] Mais donc quand même ce message et puis là euh typiquement on a cette espèce de d'emploi où euh euh on a une espèce de de de connotation un petit peu mystérieuse. Voilà, je je trouve que ça fonctionne très bien. Alors cette mélodie c'est quoi ? Donc on part sur le sur le 3è degré et on va avoir
10:03 donc l'acide là on passe par la 9. Voyez qu'il y a rien c'est fondamental 9e tierce on revient à la fondamentale et on descend [Musique] rebolotte enfin petite variation. [Musique] Ah donc on a la sensible ré diè mi fa diè. OK. Et ce qu'on a pas dit, c'est que parallèlement à ce thème et la base c'est on va entendre dès le début, on va entendre une espèce de sainté qui va faire si vous tendez l'oreille, vous avez cette espèce de rémanence, ça traverse
10:49 le morceau tout le temps. Donc c'est la sensible, c'est le radi qui monte omis et ça ça amène cette petite friction, ce petit ce petit inconfort, ça évite ça évite cette platitude absolue qu'on pourrait avoir avec uniquement si on faisait ça marcherait. Mais voilà, là on a donc on a ses frottements et puis on a ça la mélodie la première fois antécédent conséquent [Musique] deuxè reprise. Tuas donc c'est le vrai
11:34 le le vrai comment dire conséquent est là. Oui. Ah, ça c'est bien vu. C'est monstrueux ça. OK. Tout simple he c'est qu'on va la 9e mais quel effet saut de 7e majeur. Si do si do si sol. Donc on passe dielot di et voilà. Et on se pose sur mi. Donc et ça y est, on a bouclé. Alors ça le thème est réexprimé après. Voilà.
12:31 Voilà une caisse clair ça et puis sans doute une base peut-être jouer au médiator qui vient donner une précision un petit peu plus supérieure à la basse. Voilà. Donc à cet endroit-là, on est arrivé, on avait et quand on revient sur le la mineur, on est sur la 7e et sur la 6 maintenant. pour enfin se poser sur la fondamentale.
13:17 Donc en terme de construction les au niveau des notes d'extension, on a la 9e, on va chercher la 9e du la mineur en avec un saut de 7e majeur. Une petite échappée sur la six mineur, la bémol 6 du ton. Et puis quand le 4e degré revient, on garde le sol et ça transforme sur la mineur qui pour l'instant était juste à 9 en la mineur 7. Et puis toujours tu ou ça veut dire qu'en réalité était le système qui était sous-entendu depuis le début c'était quoi ? Mi mineur harmonique. Voilà simple, efficace en tout cas ça a quand même marqué toute une génération. D'autres génériques à venir ? Alors
14:03 pensez à vous abonner.