Bref Résumé
Ce duel oppose le professeur Choron, partisan de l'humour noir sans limites, à Jean Le Fèvre, comédien qui croit aux limites de l'humour. Ils débattent de la nature du rire, de la méchanceté inhérente à l'humour, et des limites à ne pas franchir, illustrant leurs arguments avec des anecdotes personnelles et des exemples tirés de l'actualité. Le débat explore si l'humour doit avoir des limites, surtout face aux drames de la vie.
- Le rire est-il toujours méchant ?
- L'humour noir a-t-il des limites ?
- L'humour est-il essentiel dans la vie quotidienne ?
Introduction et Présentation des Participants
Le débat oppose le professeur Choron, directeur d'un journal et fervent défenseur de l'humour noir sans frontières, à Jean Le Fèvre, un comédien qui estime qu'il existe des limites à l'humour. Choron affirme être professeur de naissance et rejette les classifications de l'humour, soutenant que le rire est toujours féroce et souvent lié au malheur.
La Nature du Rire Selon Choron
Choron soutient que le rire est toujours moqueur et basé sur la méchanceté, prenant l'exemple des histoires de cocus ou des blagues sur les fous et les Belges. Il mentionne une affiche d'Amnesty International détournée dans son journal, ce qui a suscité des protestations, mais il reste convaincu qu'il faut rire de tout, y compris du sexe, de la mort et de la maladie.
Les Limites de l'Humour Selon Le Fèvre
Le Fèvre est d'accord avec certains points soulevés par Choron, mais il n'apprécie pas l'humour noir qui utilise des drames. Il raconte une histoire choquante impliquant un vieux monsieur et des fourchettes, qu'il ne trouve pas drôle. Il estime qu'il y a des limites à ne pas dépasser, contrairement à Choron qui semble trouver de l'humour dans des situations tragiques comme la mort accidentelle de quelqu'un.
Anéctodes et Opinions Divergentes
Choron raconte des anecdotes sur des morts qu'il trouve amusantes, comme celle d'un homme mort en changeant une ampoule dans sa baignoire ou celle d'un homme décédé d'une crise cardiaque en testant son cœur sur un vélo. Il mentionne également une conversation avec Coluche peu avant sa mort. Le Fèvre, lui, ne trouve pas ces situations amusantes et souligne l'importance de la manière de raconter les histoires.
Coluche et la Présentation de l'Humour
Le Fèvre souligne que certains humoristes, comme Coluche, pouvaient se permettre de raconter des histoires très limites grâce à leur talent de présentation. Il prend l'exemple de sa propre pièce, "Le grand standing", qui aborde des thèmes difficiles comme la ruine et le chômage, mais d'une manière qui, selon lui, n'est pas dramatique.
Faits Divers et Humour Noir
Choron évoque sa rubrique de faits divers "Sortez vos mouchoirs", où il relate des histoires tragiques qui font rire les voisins, comme celle d'un homme qui tombe d'une fenêtre dans une moissonneuse-batteuse. Le Fèvre ne trouve pas cela amusant et préfère un humour qui s'arrête avant le drame.
Expériences Personnelles et Limites de l'Humour
Le Fèvre raconte son enfance près de Verdun, où il a vu les soldats partir et revenir de la guerre, soulignant le contraste entre le départ joyeux et le retour marqué par la souffrance. Il raconte également une anecdote où il était condamné à mort par les Allemands, mais l'humour de l'Allemand ne l'a pas fait rire. Choron, lui, évoque une polémique où il avait comparé les Juifs à des chats pour défendre le maire de Nantes, ce qui avait choqué beaucoup de gens.
Le Drame et l'Humour
Le Fèvre explique qu'il y a déjà assez de drames dans la vie et qu'il ne faut pas s'en servir dans l'humour. Choron, au contraire, pense qu'il y a toujours de l'humour dans le drame. Il raconte une histoire drôle qui circule à Paris suite à des catastrophes récentes, impliquant un pilote d'Air France embauché comme chef de train à la SNCF. Le Fèvre ne trouve pas cela drôle, considérant la catastrophe trop douloureuse.
Histoires Drôles et Anecdotes Finales
Interrogé sur une histoire drôle, Choron raconte celle d'un ministre qui plonge dans le bassin des enfants lors d'une inauguration de piscine et se retrouve paralysé. Le Fèvre, lui, raconte une anecdote vécue en Belgique, où un inconnu lui a offert du feu en anticipant son besoin de fumer, soulignant l'absurdité de la situation.
Conclusion et Questions aux Téléspectateurs
L'animateur espère que les téléspectateurs pardonneront les éventuels dérapages et rappelle que le but de l'émission était de détendre l'atmosphère. Trois questions sont posées aux téléspectateurs : le rire est-il nécessairement méchant ? L'humour noir a-t-il des limites ? L'humour est-il essentiel dans la vie quotidienne ?

