Elle a banni le sucre pendant un an

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Bref Résumé

Daniel Jerkens, journaliste et spécialiste de la santé, a expérimenté l'arrêt du sucre pendant un an, partageant son parcours et ses découvertes dans son livre "Zéro Sucre". Cette expérience a conduit à une perte de poids, une amélioration de la peau, et une réduction des inflammations et allergies. L'arrêt du sucre a été difficile au début, mais après quelques semaines, les envies ont diminué. Même après la réintroduction du sucre, la consommation est restée modérée, soulignant les similitudes entre l'addiction au sucre et d'autres addictions comme le tabac.

  • Perte de poids et amélioration de la peau
  • Réduction des inflammations et allergies
  • Similitudes entre l'addiction au sucre et d'autres addictions

Origines de l'Expérience Zéro Sucre

Daniel Jerkens explique que son initiative de supprimer le sucre de son alimentation pendant un an est née d'un mélange de préoccupations personnelles et professionnelles. Avec des antécédents familiaux de diabète et une prise de poids, il a observé l'émergence d'une tendance anti-sucre dans le monde anglo-saxon, en particulier aux États-Unis, où le sucre est souvent considéré comme une toxine. Curieux des effets réels de l'arrêt du sucre sur la santé, le bien-être et le poids, il a décidé de se lancer dans cette expérience.

Définition d'un Régime Sans Sucre

Daniel Jerkens détaille son régime sans sucre, qui consistait à éliminer les sucres rapides tout en conservant les sucres complexes. Il a exclu le sucre blanc, la cassonade, les sirops de glucose-fructose et tous les produits à goût sucré comme le chocolat, les pâtisseries, les viennoiseries, les yaourts sucrés, les crèmes glacées et les confitures. Il a également fallu faire un tri rigoureux des produits industriels, souvent riches en sucres cachés. Il a continué à consommer des sucres complexes (riz, pâtes, pommes de terre, pain), des fruits frais entiers (pour les fibres), des légumes, de la viande et du poisson.

Lutter Contre l'Addiction au Sucre

Daniel Jerkens décrit les difficultés initiales de son régime sans sucre, soulignant que les premiers jours sont les plus durs. Il explique que le sucre est omniprésent et que les bactéries intestinales (microbiote) se nourrissent de sucre, créant ainsi une envie constante. Ces bactéries produisent des neurotransmetteurs qui incitent le cerveau à consommer du sucre. Cependant, après 6 à 8 semaines, l'envie physique de sucre disparaît, bien qu'une envie intellectuelle puisse persister face à des gâteaux ou autres desserts. Il faut également ce temps pour perdre les rituels associés au sucre, comme terminer un repas par une note sucrée.

Bénéfices Observés sur la Santé

Daniel Jerkens a constaté plusieurs améliorations de sa santé après avoir arrêté le sucre. Il a noté une amélioration de l'éclat de sa peau et une réduction des rides. Il a également perdu 6 kg, principalement au niveau abdominal. La cellulite a diminué et les poches sous les yeux ont disparu. Plus tard, il a observé une réduction significative de ses sinusites et de ses allergies, notamment aux pollens, ce qui lui a permis de passer des périodes de forte exposition sans les symptômes habituels.

Reprise du Sucre et Comparaison avec d'Autres Addictions

Daniel Jerkens raconte comment il a réintroduit le sucre dans son alimentation avec un carré de chocolat noir, lui qui préférait le chocolat blanc ou au lait auparavant. Depuis, il s'autorise un peu de sucre une à deux fois par semaine, sans ressentir de forte envie. Cependant, il remarque que la pensée du sucre revient plus souvent. Il compare cette expérience à l'arrêt du tabac, soulignant que les mécanismes cérébraux et les symptômes de sevrage sont similaires, selon les experts en addictologie.

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0:08 On ne parle que de ça. Elle a décidé de supprimer le sucre de son alimentation pendant 1 an. Résultat, elle a perdu 6 kg mais ce n'est pas le seul bénéfice qu'elle a tiré de cette expérience. Daniel Jerkens, bonjour. Bonjour. Vous êtes journaliste, spécialiste de santé et d'alimentation au magazine L et vous avez raconté cette expérience de supprimer le sucre de vos votre alimentation dans cet ouvrage Zéro sucre pendant une année et on se demande comment vous est venue cette idée de vous lancer dans un tel défi. J'oserais dire alors en fait c'est un mix de plusieurs choses. d'abord une histoire personnelle, beaucoup de diabète dans la famille, un poids qui commençait à déraper un peu, des abdominables graisses qui s'étaient installées, enfin le que du bonheur. Euh ensuite, d'un point de vue professionnel, ça fait

0:55 plusieurs années que je suis beaucoup tout ce qui touche au bien-être, à la santé et que je voyais monter dans le monde anglo-saxon euh beaucoup de questions autour du sucre aux États-Unis, en Angleterre, surtout aux États-Unis, on en fait l'espèce de toxine, le poison absolu. On le rendre responsable de tout, à part le réchauffement planétaire et bientôt, je crains qu'on le lui mette sur le dos aussi. Et euh donc chez les Américains, c'est vraiment devenu le truc à bannir. Et donc je me suis dit, ça faisait un moment que j'avais envie de d'essayer quelque chose et je me suis dit bah essayons ça après tout. Euh est-ce que réellement arrêter de manger du sucre rapide a un effet sur la santé, sur le bien-être, sur le poids et cetera ? Et donc je me suis lancée. Alors le sucre, on en trouve partout sous des formes diverses et variées. J'ai lu que en France dans l'alimentation ça représente à peu près 20 à 40 % de notre alimentation.

1:43 C'est quoi un régime sans sucre comme celui que vous avez pratiqué au quotidien ? Comment on applique ? Alors cel première question c'était lesquels ? C'est quoi le c'est quoi le sucre ou les sucres ? Donc moi j'ai gardé tout ce qui était sucre complexe, riz, pâtes, pomme de thin, pomme de terre, pain et cetera. Tout ça j'ai conservé et j'ai éliminé tout ce qui contenait du sucre rapide, c'est-à-dire le sucre tel qu'on l'entend, le sac à rose en poudre qu'on met dans son yaourt en café, la cassonade qu'on et puis tous les sucres, les sirop duosfructos et cetera qui sont ajoutés. Donc en gros, j'ai retiré tout ce qui a un goût sucré d'abord donc le chocolat et pourtant Dieu sait que j'étais totalement addicte. Pâtisserie, viennoiserie, gâteau, yaourt sucré, crème glacée, confiture et cetera. Comme on trouve du sucre dans énormément de produits

2:29 industriels, forcément il faut faire un énorme tri là-dessus. Juste pour l'anecdote, par exemple, le bouillon cube, le deuxième ingrédient du bouillon cube, c'est le sucre. Voilà, donc tout ça effectivement, il a fallu l'éminer. Et ce que j'ai conservé, c'est donc les sucres complexes, les fruits frais, entiers parce que fibre, ça change tout. Euh voilà. Puis après la les légumes, la viande, le poisson. Donc en fait, ça nécessite un tri de de réinvestir sa cuisine. Mais on sait que le sucre, ça rend complètement addicte. Il y a une étude qui est par où on a prouvé que l'addiction était plus forte. C'était une étude qui a été faite sur le rat. On a prouvé que le sucre était plus addictif que la cocaïne. Comment vous vous avez fait pour lutter contre votre frustration et contre ce manque ? Alors au début d'abord, c'est l'horreur. C'est absolument l'horreur. C'est que les deux premiers jours, vous êtes portés, vous dites "Ah, c'est

3:14 formidable, j'arrête, c'est génial." et à partir du 3è ça dérape pour plein de raisons parce que je pense que les circuits effectivement du plaisir sont toujours activés parce que le sucr est absolument partout. Moi plus ça je travaille donc chez elle. Mon bureau est dans la partie elle et moi qui est la partie art de vivre on va dire. Donc on teste effectivement un certain nombre de choses donc du gâteau, des des gâteaux du patiser pour dire être livré par certains fabricants [rires] de en direct euh et de chocolat pour tester. Euh et donc il y a des hauts, il y a des bas, il y a des moments où on a vraiment envie et puis moi j'ai découvert d'autres choses, c'est que par exemple au niveau de l'intestin, ce qu'on appelle le microbiote, donc les bactéries dans l'intestin, certaines populations de ces bactéries se nourrissent de sucre. Donc quand on mange beaucoup de sucre, elles ont leur en proportion, elles sont plus nombreuses. Donc le sucre appelle le sucre en fait. appelle de sucre. Et quand vous baissez

4:00 vos quantités de sucre, ces populations de bactéries, elles criamines, elles disent "Oh réveille-toi, tu ne nous alimentes plus." Et donc, il semblerait qu'elles produisent des neurotransmetteurs qui passent la barrière de l'intestin qui vous montent au cerveau et qui vous disent mange. Donc le début c'est pris combien de temps avant d'être à 6 à 8 semaines. Au bout de 6 à 8 semaines, c'est magique. C'estd que c'est fini. Vous n'en avez plus envie. Mais quand je dis plus envie, c'est plus du tout d'envie physique. Il peut rester une envie intellectuelle. C'est quand vous voyez un somptueux gâteau qui passe, vous vous dites enfin moi en tout cas moi je me disais wou ça a quand même l'air drôlement bon quel goût est-ce qu'il pourrait avoir ? Mais il y avait plus ce côté euh systématique par exemple les fringales 11h 17h tout ça c'était terminé et il faut 6 à 8 semaines aussi pour perdre des rituels, les habitudes. C'est-à-dire finir un repas par une autre sucrée,

4:46 ce qui est de l'ordre du rituel. Il y a plein de énormément de cultures dans lesquelles ça n'est pas le cas. Aujourd'hui, je n'en ai plus envie, je n'en ai plus besoin. Ça c'est 6 à 8 semaines. Donc au bout de quelques semaines, vous avez euh amélioré votre distance par rapport au sucre et vous découvrez rapidement des alternatives pour pouvoir avoir un petit peu de goût sucré mais par d'autres moyens. Et vous obtenez un résultat, des résultats. On a parlé tout à l'heure de vos 6 kg en moins mais il y en a d'autres sur la santé. Premier effet Le premier effet ça a été au niveau du visage de la peau. Euh teintle lumineux, un ride en moins. Là je fé mes 41 ans et c'est vrai que j'en ai encore moins que l'année dernière. Euh donc ça c'était quand même assez étonnant. Euh ensuite il y a eu les kilos. Effectivement commença à avoir une perte de points et ce qui me troublait d'autant plus que je m'étais mise à manger plus gras spontanément.

5:33 Attention quand je dis gras c'est bonne graisse. Je réhabilité le beurre le lard. Je mange beaucoup plus de noix de noisette. Je mange un bon gros kilo à 2 kg par mois de noix, de noisette, d'amande et cetera. Bon euh donc le poids euh ce qui est intéressant c'est que la perte c'est vraiment faite notamment au niveau abdominal qui sont des graisses particulièrement nocives. Faut parler de cellulite aussi à la cellulite baisse de la cellulite disparition des poches sous les yeux mais tout ça est inflammatoire et un petit peu plus tard il y a eu d'autres effets qui sont apparus. Là vraiment santé au sens strict du terme les notamment les sinusites. Moi j'étais très sensible aux sinusites, j'en faisais h à 10 par an et systématiquement des infections RL des infections RL qui sont fait des inflammations. Tous les les maladies qui se terminent en hit, c'est une inflammation de quelque chose. Et donc systématiquement 8 et 10 fois par an, je prenais des antibiot et de la

6:18 cortisone, ce qui est quand même pas follement recommandé, mais autrement j'étais sous une au fond de la piscine pendant j'ai pas testé mais je pense ça va pu durer des semaines. Donc là, j'en ai fait deux cette année, ce qui pour moi est une révolution et les allergies. Alors ça, je m'en suis vraiment rendu compte après la fin du livre finalement compte tenu de de la période, on va dire chronologique au cours de laquelle je l'ai fait. Allergie alimentaire. Allergie alimentaire non. Alors ça, je vous avoueraiis que je ne tenterai toujours pas le pollen en alimentaire. Non. Oui. Vous décrivez une scène particulièrement dure effectivement d'allergie. Oui, oui, oui, ça je ça je ne réitérerais pas. Mais par contre les pollenes dans l'air qui me valaient du mois de janvier au mois de au mois de mai à peu près des quadruples d'eau dentiomédique par jour, l'impossibilité d'être mélentill enfin bref cette année pour la première fois depuis 15 ans, il ne se passe rien. Mais quand je dis

7:04 rien, c'est rien. C'est que je me suis retrouvée au mois de février euh dans des champs d'amandiers en fleurs en Israël en me disant ou là rien. Là j'étais en Californie il y a 3 semaines pareil ça c'était en pleine floraison rien. Et là, on en est dans les pics de pollution à Paris. Alors que normalement les pics de pollution chez moi, c'est ça devient il ne se passe rien. C'est magique. C'est absolument magique. Alors est-ce que c'est extrapolable ? Je ne sais pas. Chaque individu réagira peut-être différemment à l'application. Absolument sûr. Deuxièmement, ce que disait un spécialiste, pour pouvoir extrapoler cette ces découvertes, enfin ce que j'ai vécu, il faudrait avoir une cororte importante parce que moi d'individu qui serait soumis certain nombre d'individus qui accepteraiit pendant une durée suffisante de se lancer là-dedans.

7:50 C'est pas simple, ça c'est pas fait. Voilà. à voir à voir mais ça pose enfin moi à terme individuel ça m'a posé ça m'a fait réfléchir à énormément de choses. Quand vous avez arrêté ce régime, je peux vous demander euh par quelle note sucrée vous l'avez interrompu ? Alors ça c'était toute une histoire. Je m'en faisais une montagne, je me disais que j'allais me rouler dans la chantilly et cetera et puis en fait plus ça arrivait plus je me disais mais qu'est-ce que je vais faire ? Qu'est-ce qui va se passer ? Je crais même de faire un coma diabtique, c'était n'importe quoi. Euh, finalement, ça a été un carré de chocolat tout simplement noir. Et moi qui détester le chocolat noir. Moi, j'étais chocolat blanc, chocolat au lait. Je sais, c'est ça se dit pas mais j'adorais ça. [rires] Euh, j'ai mangé un morceau de chocolat noir. J'ai trouvé ça un très bon, deux extrêmement plaisants et puis trois, j'ai pas eu envie d'un deuxième.

8:36 Donc question rechute aujourd'hui, vous en êtes tout avec le sucre. Alors, ça fait 6 semaines à peu près que j'ai recommencé. Ce qui est très intéressant, c'est que un que vous avez recommencé à en manger un petit peu. Un petit peu. Je n'en ai Alors, je me suis dit quand tu recommenceras, on verra ce qui se passe. En fait, j'en ai pas vraiment envie. Je m'autorise aujourd'hui une à deux fois par semaine en fonction des circonstances si j'en ai envie à en manger un peu. Pas il y a pas très longtemps chez des amis qui avaient acheté une magnifique pâtisserie en dessert, j'ai pris un morceau à peu près grand comme ça de Paris Bress. C'était très très bon. J'ai pas eu envie de plus. Euh ça peut m'arriver de manger en carré de chocolat mais une à deux fois par semaine. Mais par contre, je me rends quand même compte depuis que j'en ai réintroduit un tout petit peu, j'y pense plus souvent. Et vous êtes tenté d'aller en rechercher

9:22 de nouveau ? Non, pas vraiment. Mais c'est comme s'il y avait la petite pensée du sucre qui qui était remonté un tout petit peu plus haut, voyez, dans les espèces de dans l'inconscient qui traîne là. Un tout petit peu plus haut. C'est presque les mêmes effets et m'effets que que le tabac, on dira. Alors moi, j'ai jamais fumé, je ne suis pas fumeuse, donc je ne sais pas ce que ça peut être. Mais euh un médecin avec le dont j'en avec lequel j'en parlais de mémoire Michel le Joyeux qui dirige le centre d'adictologie de l'hôpital Bicha me disait ça. Il me disait c'est extrêmement intéressant ce que ce que vous nous racontez h c'estàd les différents épisodes de sortie ensuite les envies et cetera correspondent en tout point à ce que nous vivons avec effectivement des patients qui fument et qui désir qui désirent pardon arrêter de fumer ou des patients alcooliques qui sortent de l'alcool et cetera. C'est je pense qu'en

10:09 fait les mécanismes sont les mêmes puisque les les comment dire les sché les les Oui. Les circuits cérébraux sont les mêmes. Donc il n'y a pas de raison effectivement que les symptômes et les modes de sortie soient différents. Voilà. Merci beaucoup Daniel Gerken d'être venu au Figaro nous parler donc de votre expérience de passer 1 an sans sucre et vous racontez tout ceci dans zéro sucre. C'est un ouvrage euh un peu vie pratique, très pratique, avec des recettes de cuisine également et puis un décryptage scientifique, économique sur le sucre. Merci à vous. Merci.

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