0:00 Imaginez, du jour au lendemain sans votre smartphone et une application gouvernementale, vous ne pouvez plus retirer de l'argent. Vous ne pouvez plus signer un contrat, acheter un billet de train, ni même prouver votre âge. Imaginez qu'un simple clic de l'État ou d'une banque suffise à bloquer vos transactions, limiter vos déplacements ou vous interdire un service. Ce scénario dystopique, ce n'est pas de la science-fiction. C'est ce vers quoi nous allons droit devant nous avec l'identité numérique. Et c'est pas un fantasme. Hier, la Suisse a voté de justesse pour l'instaurer. Le pays du secret bancaire, du fédéralisme et de la démocratie directe devient un pion majeur dans cette mutation. Officiellement, évidemment, c'est moderne, c'est
0:46 pratique, ça a toutes les vertus. Officieusement, c'est un pas de plus vers un contrôle numérique global. L'identité numérique, c'est le pass sanitaire mais permanent. En 2021, les Suisses avaient déjà rejeté l'identité digitale lors d'un vote trop risqué, trop opaque et surtout confié au privés. Mais voilà, quand le peuple vote mal, on le sait désormais, on organise un nouveau vote quelques années plus tard, si c'est pas quelques mois. Cette fois, l'État promet de gérer lui-même l'identité digitale et à la surprise générale, le oui est passé hier. Mais attention, il est passé de justesse. À peine 50,4 % de oui compte 49,6 % de non. Un écart de seulement 21000 voix
1:33 dans tout le pays. Et jusque dans l'après-midi, c'était le nom qui menait. Il a fallu attendre Zuric et les grandes villes pour renverser la tendance. Alors le résultat c'est quoi ? C'est un coup un pays coupé en deux. Les grandes agglomérations plus progressistes, plus technophiles, on dit oui. Et les zones rurales plus conservatrice, on dit non. En fait, c'est la photographie parfaite d'une fracture idéologique. Les urbains misant sur le numérique et l'idéologie progressiste et les ruraux sur la prudence. Quand un pays se divise à 5050, ce n'est pas un progrès, c'est une fracture. Alors, on nous fait des grandes promesses. Ce sera gratuit, ce sera sécurisé. ce sera facultatif. Mais qui
2:18 peut encore croire à ces promesses ? Souvenez-vous du pass sanitaire officiellement facultatif en pratique. Sans lui, impossible d'aller au resto, de voyager, de même travailler dans certains métiers. Alors, c'était la carotte et le bâton numérique et c'est exactement la même mécanique qui risque de s'appliquer avec l'identité digitale. Optionnel au début puis en fait indispensable pour une part grandissante de la vie quotidienne. Facultatif aujourd'hui, obligatoire demain. Voilà la mécanique habituelle. Et puis la Suisse n'est pas le seul pays. Le Royaume-Uni est en train de suivre la même voie. Le premier ministre Kir Starmer veut imposer une identité numérique soi-disant pour lutter contre l'immigration illégale. Sauf que ce même
3:05 pays a fermé les yeux pendant des années sur les grooming gangs. Vous savez c'est ces réseaux de violeurs pakistanais qui ont détruit des vies de milliers de jeunes filles. Et ben, les autorités locales n'ont rien fait par peur de stigmatiser certaines communautés. Mais là clairement avec le l'identité digitale, tout sera réglé. Certains l'ont dit très clairement. penser que l'identité numérique n'est qu'un outil pratique, c'est naïf. C'est au contraire l'outil le plus puissant jamais conçu pour contrôler chaque aspect de nos vies et pas contrôler l'immigration illégale. Mais le plus grave, c'est que même l'argument officiel qui est de lutter donc contre cette immigration illégale ne tient pas debout. Parce que lorsqu'un journaliste a demandé à Kir Starmer sur
3:50 un plateau télé en quoi l'identité numérique allait réellement empêcher les employeurs de continuer à engager des clandestins au noir, il a pas su répondre en fait. Il a esquivé, il a bafouillé, incapable d'expliquer la vidéo tourne sur les réseaux sociaux. parce que la vérité c'est simple, c'est les employeurs qui engagent déjà illégalement des 100 papiers continueront de le faire avec ou sans identité digitale. Autrement dit, ce n'est pas une mesure contre l'immigration illégale, c'est une mesure contre les citoyens honnêtes qui eux seront forcés de se soumettre au contrôle numérique. toujours la même dynamique, l'instrumentalisation de crise réelle
4:36 pour imposer une solution déjà prévue à la base. Et pour comprendre pourquoi Starmer est si enthousiaste, il faut se souvenir d'un échange glaçant. Larry Ellison, le fondateur d'Oracle milliardaire disait déjà à Tony Blair au sujet de l'identité numérique que les citoyens se comporteront de manière optimale car nous surveillerons et enregistrerons en permanence tout ce qui se passe. Voilà évidemment le cœur du projet. Blair, grand promoteur de l'identité numérique depuis des années et proche du forum économique mondial, pousse cette logique depuis très longtemps. Starmore ne fait que reprendre ce flambeau. On ne protège pas
5:23 les victimes, mais on surveille les innocents. Le pass sanitaire a été la grande répétition générale avec son QR code. On nous l'a vendu comme une mesure temporaire pour notre sécurité, mais il est devenu en quelques mois un instrument de ségrégation. D'un côté, les citoyens autorisés, de l'autre se mis au banc de la société, les sous-citoyens, rappelez-vous, c'était le test grandeur nature. Jusqu'où une population accepte-t-elle d'être contrôlée sous couvert d'urgence ? Une urgence qui depuis approuvé ne pas être tellement une urgence ? La réponse a été donnée très loin. Le passe sanitaire a ouvert la porte. L'identité digitale va la refermer derrière nous. Et ce n'est pas que la Suisse et la Grande-Bretagne,
6:08 l'Union européenne pousse son portefeuille numérique. Vous avez déjà dû en entendre parler. La Banque centrale européenne prépare son euro numérique. Le Royaume-Uni avance. Le Canada, les Pays-Bas, l'Estonie expérimente. La Chine, elle, on le sait tous a déjà franchi toutes les étapes. C'est totalement open bar. Est-ce que c'est le hasard ? Non, tout avance en même temps avec les mêmes arguments. C'est une sorte de coordination supranationale, sans le dire, encouragé par le forum économique mondial, le G20, l'ONU et toutes les organisations supranationales du même genre. L'agenda est clair. L'identité numérique pour tous et partout. Quand tous les pays avancent en même temps, ce n'est pas
6:54 vraiment une coïncidence, c'est un plan. Alors, voyons d'abord l'exemple de la Chine. Là-bas, tout est connecté. identité, finances, déplacement, comportement et résultats. Si vous critiquez le gouvernement ou traversez en dehors des clous, vous perdez des points. Alors, plus de train, plus d'avion, plus de prêts bancaires au-dessous d'un certain seuil de points. Ce que la Chine expérimente aujourd'hui, l'Occident le prépare pour demain. Autre exemple, le Canada, les camionneurs. Vous souvenez en 2022, pendant la révolte des camionneurs, le gouvernement a gelé les comptes bancaires des citoyens qui avaient simplement fait un don de quelques dollars. Pas de procès, pas de débat, punition immédiate. Voilà ce que peut faire le numérique. En
7:41 France, on a eu le témoignage de Marc Toiti, mais il n'est pas le seul. Il y a beaucoup d'autres gens qui sont dans son cas. Euh l'économiste donc Marc Toi a témoigné qu'on lui avait fermé ses comptes bancaires uniquement parce qu'il exprimait des des opinions critiques vis-à-vis du gouvernement. Donc voilà la preuve que le délit d'opinion existe déjà entre autres exemples, même sans identité numérique généralisée. Alors imaginez ce que ce sera avec l'identité numérique et et la facilité que ça leur procurera. Les soignants suspendus, rappelez-vous aussi des soignants qui ont été suspendus pendant 606 jours pendant le Covid, privés de salaire, marginalisé, simplement pour avoir exprimé un choix différent de la ligne officielle avec l'identité digitale. Ce
8:27 genre de punition pourra se faire par un simple clic. Ce n'est plus de la santé publique, c'est de la police politique. Encore un autre exemple au Pays-Bas, climat et ferme sous prétexte de crise de l'azote. Le gouvernement a menacé de fermer des milliers de fermes. Demain, avec une identité numérique liée à un portefeuille vert ou un portefeuille numérique, on pourra bloquer tous vos achats de viande ou de carburant au nom du climat. Une espèce de passe carbone intégré dans votre portefeuille numérique avec votre identité numérique. Elle est pas belle la vie ? On nous dit c'est moderne, c'est inévitable, c'est pratique. Mais la vraie question n'est
9:12 pas le côté pratique. Le la vraie question c'est qui contrôle ? Parce que la technologie à la base c'est neutre mais c'est son usage qui ne l'est pas. Un outil pratique dans les mains d'un état peut devenir une arme dans les mains d'un régime. Et quand votre vie sociale, économique, politique, enfin tous les aspects de votre vie en fait dépendent d'une application, ce n'est plus du progrès, c'est une chaîne invisible. Avec l'identité numérique, le portefeuille numérique européen et l'euro numérique, les pièces du puzzle sont en train d'être mises en place. Ajouter la pression sociale, les crises réelles ou fabriquées et vous obtenez un crédit social à l'occidental. Ça fait 5 ans
9:58 qu'on essaie de vous prévenir. Le crédit social chinois n'est pas une menace lointaine, c'est juste un prototype. Et ce système ne servira pas seulement à punir les fraudeurs, il servira à discipliner les citoyens, comme le disait Larry Alisson, et surtout à réduire au silence ceux qui dérangent. Souvenez-vous du rapport des sénateurs qui faisaient l'apologie du système asiatique du entre autres du système chinois numérique ? Malheureusement, la Suisse a dit oui. Mais un oui fragile, urbain, idéologique, ce n'est pas une adhésion unanime, il faut s'en rappeler. C'est à nous maintenant de rester vigilant parce que la liberté ne disparaît pas d'un coup. Elle disparaît
10:43 érodée et morceau par morceau, toujours au nom du progrès, au nom de la sécurité, au nom du bien commun, au nom de crises qui sont absolument instrumentalisées. Et un jour, on se réveille prisonnier d'un système qu'on a laissé s'installer. Et ce système-là, il sera pour toujours. Les chaînes du futur ne seront pas enfer, elles seront numériques. Donc l'identité numérique, ce n'est pas un gadget, c'est un choix de société. Est-ce qu'on veut vraiment un monde où nos droits, nos libertés et notre argent dépendent d'une application contrôlée par des États et des instances supranationale ? Dans les mains de qui ça va tomber tous ces outils ? C'est ça la question et il faudra y répondre vite parce que ce choix une fois acté sera presque impossible à inverser. Ça va
11:31 être un choix irréversible. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. Prenez-le au sérieux, je vous en supplie. Si vous pensez que c'est un sujet crucial comme moi je le pense, partagez la vidéo, parlez-en autour de vous parce que euh la bataille pour nos libertés se joue maintenant avant la mise en place de tout ce système. Et elle ne se joue pas évidemment dans le futur. Elle se joue dans notre manière d'accepter ou de refuser ce type de dispositif totalement dystopique dès aujourd'hui. Voilà, merci de liker la vidéo, la partager et abonnez-vous pour d'autres vidéos.