La Parabole des DEUX Fils Perdus (Lequel êtes-vous ?) - Charles Spurgeon

Bref Résumé

Cette vidéo explore la parabole du fils prodigue sous un angle nouveau, en soulignant que l'histoire ne concerne pas seulement un fils perdu, mais deux, et que le véritable héros est le père et son amour inconditionnel. Elle invite à une introspection pour identifier auquel des deux fils on s'identifie le plus et comment l'amour du Père peut transformer notre perception de la grâce et du salut.

  • L'histoire ne parle pas d'un seul fils perdu, mais de deux : le fils prodigue et le fils aîné.
  • Le véritable protagoniste est le père, dont l'amour prodigue est central.
  • La parabole est une invitation à l'introspection et à la repentance, que ce soit de la rébellion ou de la propre justice.

Introduction : L'erreur du titre et le véritable protagoniste

L'erreur commune est de nommer cette histoire "la parabole du fils prodigue", ce qui place le projecteur sur le fils rebelle et son retour. Cependant, cette interprétation peut nous faire manquer le point central de l'histoire que Jésus voulait raconter. En réalité, l'histoire parle de deux fils perdus, et aucun des deux n'est le véritable héros. Le véritable protagoniste est le père, dont l'amour scandaleux et prodigue est la force motrice du récit.

La requête du fils cadet et la nature du péché

Le fils cadet fait une demande irrespectueuse à son père, demandant sa part d'héritage avant la mort de celui-ci. Cette requête équivaut à dire à son père qu'il le considère déjà comme mort et qu'il ne désire que ses biens. Le péché est défini comme le désir de l'héritage de Dieu sans Dieu lui-même, voulant ses dons sans vouloir le donateur. Le père, respectant le choix de son fils, lui accorde sa demande et le fils part vivre dans un pays éloigné.

La débauche et la descente aux enfers

Le fils cadet dilapide son héritage dans la débauche, gaspillant sa santé, sa richesse et sa dignité. Une grande famine survient, et le fils se retrouve esclave, contraint de nourrir les pourceaux, l'animal le plus impur pour un Juif. Il atteint un point de dégradation totale, désirant même la nourriture des porcs. C'est dans cette porcherie qu'il prend conscience de sa situation et décide de retourner vers son père.

La repentance intéressée et le discours préparé

La repentance initiale du fils n'est pas motivée par le chagrin d'avoir offensé son père, mais par la faim. Il calcule combien d'ouvriers chez son père ont du pain en abondance. Il prépare un discours de repentance, proposant de devenir un ouvrier pour rembourser sa dette par le travail. Il n'a pas encore compris la nature de la grâce de son père et pense encore en termes de mérite et de transaction.

Le père voit son fils de loin et court vers lui

Alors que le fils revient, le père le voit de loin, signe qu'il guettait et espérait son retour. Ému de compassion, le père court vers son fils, un acte scandaleux pour un patriarche de l'époque. En courant, il sacrifie sa propre dignité et prend sur lui la honte de son fils, à l'image de la croix. Il se jette à son cou et l'embrasse avant même qu'il ne puisse prononcer son discours de repentance.

L'étreinte, le pardon et la restauration immédiate

Le père embrasse son fils alors qu'il est encore couvert de la saleté de la porcherie, sans exiger d'explications ni de promesses. C'est l'image de la grâce, qui précède et rend possible la repentance. Le père interrompt le discours du fils et ordonne à ses serviteurs de lui apporter la plus belle robe, un anneau et des chaussures, symboles de la restauration de son statut de fils.

Les cadeaux du père : Justice, autorité et adoption

La plus belle robe représente la justice de Christ, l'anneau sigillaire restaure l'autorité et l'identité familiale, et les chaussures signifient l'adoption et l'appartenance à la famille. Le père commande également de tuer le veau gras pour célébrer le retour de son fils, soulignant la joie extravagante du ciel pour un pécheur qui se repent.

Le fils aîné : colère et exclusion

Le fils aîné, qui était dans les champs, revient et entend la musique et la danse. Il se met en colère et refuse d'entrer, incapable de supporter la miséricorde envers son frère. Son sens de la justice et du mérite est offensé. Il se place à l'extérieur de la maison, se séparant de la communion de son père et de la célébration du salut.

Le fils aîné : perdu dans la religion

Le fils aîné est perdu dans le champ, dans le pays de la religion, perdu dans sa propre justice. Cette condition est souvent la plus désespérée, car le fils dans la porcherie sait qu'il est perdu, tandis que le fils dans le champ est convaincu d'être juste. Le père sort pour supplier son fils aîné d'entrer.

L'autojustification et l'amertume du fils aîné

La réponse du fils aîné est un chef-d'œuvre d'autojustification et d'amertume. Il se voit comme un esclave servant son père pour un salaire, et non comme un fils dans une relation d'amour. Il prétend n'avoir jamais transgressé les ordres de son père et se plaint de n'avoir jamais eu de fête. Il méprise son frère et la grâce de son père.

Le père supplie son fils aîné

Le père, s'humiliant une seconde fois, quitte sa propre fête pour supplier son fils aîné. Il l'appelle "Mon enfant" et lui rappelle sa véritable identité. Il démolit doucement sa plainte amère, lui rappelant que tout ce qu'il a est à lui. Le fils aîné avait accès à toute la richesse et à toute la communion de son père, mais son cœur d'esclave l'a empêché d'en jouir.

L'invitation à la joie et la redéfinition du problème

Le père explique que la joie est la réponse obligatoire à la résurrection. Il rappelle au fils aîné que son frère était mort et est revenu à la vie. Le problème n'était pas l'immoralité du fils cadet, mais sa mort, et le retour est une résurrection. La parabole se termine sans conclusion, laissant la question ouverte : le fils aîné entrera-t-il dans la fête ?

Conclusion : Deux façons d'être perdu et l'invitation du Père

La parabole révèle qu'il y a deux façons d'être perdu : en brisant les règles de Dieu ou en essayant de les suivre. Les deux fils étaient aliénés de leur père, l'un par sa méchanceté, l'autre par sa bonté apparente. Ils doivent tous les deux se repentir et accepter la grâce imméritée du Père. La question finale est : lequel de ces fils êtes-vous ? Le Père court vers les deux, et la question est d'accepter son amour et d'entrer dans sa fête.

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0:00 Il y a une histoire dans la Bible que nous avons tous entendu, une histoire si célèbre que nous lui avons donné un nom. Nous l'appelons la parabole du fils prodigue. Et c'est là que commence notre première erreur. En la nommant ainsi, nous avons déjà décidé qui est le personnage principal. Nous avons placé le projecteur sur le fils rebelle, celui qui part, qui pêche, qui revient. Son drame devient le centre de la scène et nous lisons toute l'histoire à travers le prisme de sa rébellion et de sa restauration. Mais et si ce titre était une erreur ? Et si en nous concentrant sur le fils prodigue, nous avions manqué le point central de l'histoire que Jésus voulait raconter. Et si je vous disais que cette histoire ne parle pas d'un fils perdu, mais de deux et que plus

0:45 choquant encore, aucun des deux fils n'est le véritable héros de ce récit. Aujourd'hui, nous allons démolir le titre que les hommes ont donné à cette parabole pour redécouvrir la vérité que Dieu y a caché. Avec la perspicacité d'un maître comme Charles Spurgon qui savait lire entre les lignes de l'écriture, nous allons explorer l'histoire la plus célèbre de Jésus comme vous ne l'avez probablement jamais entendu. Nous allons découvrir que le véritable protagoniste n'est pas le fils qui était perdu au loin, ni même celui qui était perdu à la maison. Le véritable protagoniste est le père dont l'amour scandaleux et prodigue est la force qui fait avancer tout le récit. Pendant que nous explorons cette histoire, je vous demande d'identifier à

1:33 quel fils vous ressemblez le plus. Car Jésus a raconté cette histoire de manière à ce que chaque auditeur de l'époque jusqu'à aujourd'hui se retrouve inévitablement dans la peau de l'un des deux frères. À la fin, si vous vous reconnaissez, partagez dans les commentaires quel fils vous étiez et ce que l'amour du Père a changé pour vous. Préparez-vous à rencontrer non seulement le fils prodigue que vous connaissez, mais aussi le fils perdu que vous ignorez peut-être. Et au milieu des deux, un père dont la grâce est bien plus folle et plus extravagante que la rébellion de n'importe lequel de ses enfants. L'histoire commence avec le plus jeune des deux fils. Il s'approche de son père et lui fait la demande la plus brutale et la plus irrespectueuse qu'un fils puisse faire dans cette culture. Il dit "Père, donne-moi la part

2:20 de bien qui doit me revenir. Comprenons bien la gravité de cette demande. Dans la culture juive de l'époque, l'héritage n'était partagé qu'à la mort du père. En demandant sa part maintenant, le fils cadet ne disait pas simplement "Je veux mon argent". Il disait en substance "Père, pour moi, tu es déjà mort. Je ne veux pas de toi. Je ne veux pas de ta présence. Je ne veux pas de ta communion. Je veux juste tes biens. Donne-moi ce qui m'appartient pour que je puisse vivre ma vie loin de toi." C'est le cœur de tout péché. Le péché n'est pas seulement la transgression d'une règle, c'est le désir de l'héritage de Dieu sans Dieu lui-même. C'est de vouloir ses dons, la vie, la santé, les plaisirs, les relations, mais de ne pas vouloir le donateur. Et le

3:06 père, dans une démonstration de respect douloureux pour le choix de son fils, lui donne ce qu'il demande. Il partage ses biens. Le fils part alors pour un pays éloigné. Ce pays éloigné n'est pas seulement un lieu géographique, c'est un état de l'âme. C'est une vie vécue loin de l'autorité et de la présence du Père. Et là, il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Le mot prodigue ne signifie pas perdu ou rebelle, il signifie follement dépensier, extravagant. Il a tout gaspillé, sa santé, sa richesse, sa dignité, son héritage. Il a tout investi dans le royaume du plaisir éphémère. Et pour un temps, cela a dû sembler être la liberté ultime. Pas de règle, pas de paire pour

3:53 lui dire quoi faire. Une autonomie totale. Mais la fête ne dure jamais. Une grande famine survint dans ce pays. La fausse abondance du péché se transforme toujours en une famine de l'âme. Et le fils qui voulait être son propre maître se retrouve esclave au service d'un étranger avec pour tâche de nourrir les pourceaux. L'animal le plus impur pour un juif. C'est l'image de la dégradation totale. Il en arrive à un point si bas qu'il aurait bien voulu se rassasier des cas rouges que mangèrent les pourceau, mais personne ne lui en donnait. C'est le salaire du péché. Il promet le festin, mais il ne liv même pas la nourriture des porques. C'est là, dans la porcherie de sa propre fabrication, au point le plus bas de son existence qu'il rentra

4:39 en lui-même. Et quelle est la nature de sa repentance initiale ? Est-ce un grand chagrin pour avoir offensé son père ? Non, c'est un calcul pragmatique. Il dit combien d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance et moi ici je meurs de faim. Son premier motif n'est pas l'amour mais la faim. Il ne pleure pas sur son péché, il pleure sur son estomac vide. Spur insisterait sur ce point. Dieu dans sa grâce utilise souvent nos motivations les plus égoïstes et les plus misérables pour nous ramener sur le chemin de la maison. Le fils prépare alors son discours, un discours de repentance bien répété. Je me lèverai, j'irai vers mon père et je lui dirai :

5:26 "Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Traite-moi comme l'un de tes ouvriers." Il a un plan. Il va essayer de négocier son retour en tant que fils mais en tant qu'employé pour tenter de rembourser sa dette par le travail. Il n'a pas encore compris la nature de la grâce de son père. Il pense encore en terme de mérite et de transaction. OK. Prossindo con segunda parte do nosso roteiro sobre a parábola dos dois filhos perdidos diretamente em francês. Scenario la parabole des fils perdus partie 2 sur 4. Le fils se lève donc de la boue de la porcherie. Il

6:11 commence le long et honteux voyage de retour répétant dans ça tête le discours qu'il a préparé. Un discours basé sur le mérite et le travail. La seule logique qu'ils connaissent. Mais c'est ici que Jésus, le maître compteur, déplace la caméra. L'objectif quitte le fils repentant, mais encore calculateur et se fixe sur la figure la plus importante de l'histoire, le père. Et ce que nous découvrons sur le cœur du père devrait briser toutes nos catégories religieuses. Le verset 20 nous dit : "Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion. Arrêtez-vous sur ces mots comme il était encore loin. Le fils était une silhouette à l'horizon probablement méconnaissable pour la plupart, mais pas

6:57 pour le père. Le fait que le père les vu de si loin implique une chose : regardait. Chaque jour, il se tenait probablement sur le toit de sa maison, scrutant l'horizon, espérant, attendant, languissant après le retour de son fils rebelle. L'amour du Père n'est pas un amour passif qui attend que nous fassions tout le chemin du retour. C'est un amour actif qui guettete, qui cherche, qui attend avec une espérance douloureuse. Et quelle est la réaction du Père quand il voit cette silhouette misérable ? Est-ce de la colère, du dégoût ? Un désir de justice ? Non. La Bible dit qu'il fut ému de compassion. Et puis il fait quelque chose d'absolument scandaleux, quelque chose

7:43 qui aurait choqué chaque auditeur du premier siècle. La Bible dit, il courut. Nous devons comprendre le scandale de cet acte. Dans la culture orientale de l'époque, un patriarche, un homme âgé et respectable ne courait jamais en public. Jamais. Pour courir, il aurait dû relever sa longue robe, exposant ainsi ses jambes, ce qui était considéré comme un acte d'une indignité et d'une honte extrême. C'était bon pour les enfants et les jeunes hommes, pas pour le chef de famille. Mais le père, dans son amour extravagant, ne se soucie pas de sa propre dignité. Il ne se soucie pas de ce que les voisins penseront. Il n'a qu'un seul désir, atteindre son fils le plus vite possible. Le secret caché ici

8:29 est une image profonde de la croix. Le fils en quittant la maison s'est couvert de honte. Et maintenant, en courant, le père prend volontairement sur lui la honte de son fils. Il sacrifie sa propre réputation pour fermer la distance entre eux. Il ne marche pas dignement attendant que son fils vienne ramper et s'excuser. Il court. Il absorbe la honte pour pouvoir offrir l'honneur et l'acte suivant est encore plus choquant. Il se jeta à son coup. et le baza. Notez bien le timing. Ceci se passe avant que le fils ait pu prononcer une seule parole de son discours de repentance. Alors que le fils est encore couvert de la saleté de la porcherie, sentant la mort et l'impureté, le père l'embrasse. Il ne demande pas d'explication. Il n'exige

9:16 pas de promesse. Il ne dit pas "D'abord va prendre un bain et ensuite nous parlerons." Il l'accueille dans son état de saleté absolue. C'est l'image la plus pure de la grâce. La grâce n'est pas la réponse de Dieu à notre repentance. Elle en est la cause. L'amour de Dieu ne nous rencontre pas à mi-chemin. Il court vers nous alors que nous sommes encore loin. Son acceptation n'est pas conditionnée par la qualité de notre confession. Elle la précède et la rend possible. Nous pensons que nous devons nous nettoyer avant de venir à Dieu, mais c'est une illusion de notre orgueil. Le Père n'attend pas que le Fils soit propre. L'éraintete vient en premier. Le pardon vient en premier. L'acceptation vient en premier. Le fils

10:02 à bazourdi commence enfin son discours répété : "Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils." Mais il n'arrive jamais à la fin de sa phrase. Il n'arrive jamais à la partie où il propose de devenir un ouvrier. Le père l'interromp. Il se tourne vers ses serviteurs et abois des ordres. Il refuse même d'entendre parler d'un arrangement basé sur le mérite. Il n'est pas intéressé à faire de son fils un esclave. Il est seulement intéressé à le restaurer en tant que fils et regardez les cadeaux qu'il leur donne. Chacun est un symbole théologique d'une profondeur immense. Premièrement, apporter vite la plus belle robe et l'en revêter. pas n'importe quelle robe. La meilleure robe, la robe d'honneur, c'est la robe

10:48 du fils. Elle couvre instantanément les haillons et la saleté du fils prodigue. C'est l'image de la justice de Christ. Dieu ne se contente pas de pardonner nos péchés. Il nous revit de la justice parfaite de son propre fils de sorte que lorsque le Père nous regarde, il ne voit plus notre saleté mais la perfection de Christ. Deuxièmement, mettez-lui un anneau au doigts. L'anneau sigilaire dans cette culture était un signe d'autorité et d'identité familiale. En lui donnant l'anneau, le père restaure pleinement le statut et l'autorité de son fils. Il n'y a pas de période de probation. Il n'y a pas de statut de chrétien de seconde classe. Au moment où nous revenons, nous sommes pleinement et complètement restaurés dans notre position de fils et

11:35 de fille du roi avec tous les privilèges que cela implique. Troisièmement, et des souliers au pieds. Les esclaves et les serviteurs allaient pied nus. Seuls les membres de la famille portaient des sandales. C'était une déclaration publique. Cet homme n'est pas un serviteur. Il n'est pas ici pour rembourser une dette. Il est mon fils. Il appartient à cette maison. C'est le signe de notre adoption. Et enfin, le Père commande, amenez le Vaugras et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous. Le vaugras n'était pas pour un repas ordinaire. Il était réservé pour la plus grande des célébrations. Le secret ici est que la réaction du ciel au retour d'un pêcheur n'est pas un soulagement réticent. C'est une fête extravagante.

12:21 C'est une joie explosive. Jésus dit qu'il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pêcheur qui se repend que pour 99 justes qui n'ont pas besoin de repentance. La grâce du Père n'est pas minimale ou suffisante. Elle est abondante, joyeuse et festive. Ils ne se contentent pas de tolérer les pêcheurs repentants. Ils organisent une fête en leur honneur. La scène est donc plantée. À l'intérieur de la maison, c'est la fête, le son de la musique des rire, de la joie extravagante d'un père qui a retrouvé son fils qui était mort. C'est l'image du ciel, la célébration de la grâce. Mais Jésus s'adressant aux pharisiens et aux scribes qui l'écoutaient, sait que l'histoire n'est pas terminée. Car pendant que la fête

13:07 bat son plein à l'intérieur, un autre drame se joue à l'extérieur. C'est ici que Jésus retourne le miroir vers son auditoire religieux. C'est ici qu'il expose le deuxième fils perdu. Le verset 25 commence. Or, son fils aîné était dans les champs. Dès le début, il est dépint comme le fils parfait. Il n'est pas dans un pays lointain à gaspiller son héritage. Il est là à la maison, travaillant dur dans les champs de son père. Il est le fils responsable, obéissant, fidèle. Il est l'image même de la rectitude morale et religieuse. Il est le genre de personne que nous admirons tous, le pilier de la communauté, le bon chrétien. Lorsqu'il revient des chants, il entend la musique

13:53 et la danse. Et que fait-il ? se réjouit-il du retour de son frère ? Est-il curieux de connaître la raison de cette joie inattendue ? Non, il appelle un serviteur et demande ce qui se passe. Le serviteur lui donne la plus belle des nouvelles. Ton frère est de retour et ton père a tué le Vaugras parce qu'il l'a recouvré en bonne santé. Et quelle est la réaction du fils aîné à cette nouvelle de la grâce ? Le verset 28 est l'un des plus tragiques de la Bible. Il se mit en colère et ne voulut pas entrer. Ceci est le premier symptôme de son cœur perdu. La grâce manifestée envers son frère ne lui inspire pas de la joie mais de la colère. Il ne peut pas supporter de voir un pêcheur être traité avec une miséricorde aussi extravagante. Son sens de la justice, de

14:41 l'équité, du mérite est profondément offensé. La fête de la grâce est pour lui une insulte. Il se place donc à l'extérieur de la maison, se séparant de la communion de son père et de la célébration du salut. C'est ici que nous découvrons le secret le plus profond de cette parabole. Le premier fils était perdu dans le pays lointain de la rébellion. Le fils aîné est perdu dans le champ, juste à côté de la maison, dans le pays de la religion. Le premier était perdu dans la débauche. Le second est perdu dans sa propre justice. Et Spurgon nous avertirait que cette deuxième condition est souvent la plus désespérée. Car le fils dans la porcherie sait qu'il est perdu. Mais le fils dans le champ est absolument convaincu d'être juste. La suite de

15:27 l'histoire révèle l'anatomie de ce cœur légaliste. Le père, dans un autre acte d'amour humiliant, sort de sa propre fête pour aller supplier son fils aîné. Et la réponse du fils est un chef-dœuvre d'autojustification et d'amertume. Écoutez attentivement sa plainte. Voici il y a tant d'années que je te sers remarquez le mot qu'il utilise. Il ne dit pas il y a tant d'années que je t'aime ou que je vise avec toi. Il dit je te sers. Le mot grec est dou le haut qui signifie servir comme un esclave. Il ne se voit pas comme un fils dans une relation d'amour mais comme un esclave dans une relation transactionnelle. Il a travaillé pour son père, non par amour, mais pour un salaire. Il continue sans jamais avoir

16:14 transgresser tes ordres. C'est le classique de l'homme religieux. Premièrement, c'est un mensonge. Personne à part Christ n'a jamais vécu sans transgresser un ordre. C'est une hyperbole née de l'orgueil. Deuxièmement, cela révèle que sa confiance est entièrement placée dans sa propre performance, dans sa propre obéissance. Il croit qu'il a mérité la faveur de son père. Puis vient l'amertume. Et tu ne m'as jamais donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. On dit peut presque entendre le venin dans sa voix. J'ai tout fait correctement et je n'ai jamais eu de fête. J'ai respecté toutes les règles et je n'ai jamais eu de récompense. Son cœur est rempli d'un sentiment d'injustice, d'un complexe de

17:00 martyre. Il n'a pas servi son père par joie, mais par un sens du devoir froid. en espérant secrètement une récompense qui n'est jamais venue. Et enfin, il révèle son mépris total pour son frère et pour la grâce de son père. Mais quand on fils que voici, notez qu'il ne dit pas mon frère, il le désavoue, il le déshumanise, ce fils à toi. Puis il exagère son péché qui a dévoré ton bien avec des prostituées. L'histoire ne mentionne pas de prostitué. Le fils aîné l'ajoute par pure méchanceté. Pour noircir le tableau, il est obsédé par le péché de son frère. Son cœur n'a aucune place pour la miséricorde. Voici donc le portrait du deuxième fils perdu. Il est

17:46 obéissant à l'extérieur mais rebelle à l'intérieur. Il est physiquement proche de la maison du Père mais son cœur est dans un pays lointain d'orgueil et d'amertume. Il travaille dur pour le Père mais il ne l'aime pas. Il méprise la grâce et fait confiance à sa propre justice. Ceci est le miroir que Jésus tente aux pharisiens et à chaque personne religieuse de chaque époque. C'est l'avertissement solennel qu'il est possible d'être dans l'église chaque dimanche, de servir dans des comités, de donner sa dîme, de ne jamais commettre de gros péchés et d'être tout aussi perdu voire plus que la personne qui vit dans la débauche la plus totale. C'est la perdition de la religion. Nous avons donc laissé le fils aîné dehors dans le

18:33 froid de sa propre justice, bouillonnant de colère face à la grâce de son père. Et que fait le père ? Il a déjà couru pour le fils cadet, s'humiliant devant tout le village. Maintenant, il s'humilie une seconde fois. Il quitte sa propre fête, la célébration de la résurrection de son fils, pour sortir et supplier son fils aîné. C'est une image de l'amour de Dieu qui est aussi choquante, sinon plus que la première. Le Père ne se contente pas de courir après les rebelles au loin. Il poursuit aussi avec amour les religieux au cœurs dur qui sont tout prêts. Et écoutez sa plaido l'un des discours les plus tendres et les plus révélateurs de toute la Bible. Il ne commence pas par une réprimande, il commence par un terme d'une affection profonde. Il dit "Mon

19:20 enfant." Verset 31 Le fils vient de lui parler comme à un maître d'esclave. Mais le Père lui répond en lui rappelant sa véritable identité : "Tu es mon enfant." Il refuse d'entrer dans la logique transactionnelle de son fils. Il reste fermement dans la logique relationnelle de la grâce. Puis il démolit doucement la plainte amère de son fils. Le fils avait dit : "Tu ne m'as jamais donné un chevre." Et le Père répond : "Tu es toujours avec moi et tout ce que j'ai est à toi." C'est la phrase la plus tragique de l'histoire pour le fils. Aîné, comprenez-vous ce que le père est en train de dire ? Un chevre, tu te plains d'un chevreu. Tout le troupeau est à toi, la maison est à toi. Mon amour est

20:08 à toi. Tu n'as jamais eu besoin d'attendre que je te donne un chevreu. Tu aurais pu en prendre un quand tu le voulais. Tu vivais dans la maison non pas comme un fils jouissant de son héritage, mais comme un esclave essayant de gagner un maigre salaire. C'est la tragédie du légalisme de la religion basée sur la performance. Le fils aîné avait accès à toute la richesse et à toute la communion de son père. Mais son cœur d'esclave, son esprit de mérite et son amertume l'ont empêché d'en jouir. Il était physiquement à la maison, mais son cœur était aussi loin que celui de son frère. Il avait la proximité sans l'intimité. Il avait l'obéissance sans la joie. Le secret que Jésus révèle ici est dévastateur. Vous pouvez passer toute votre vie dans l'église en respectant toutes les règles et ne

20:55 jamais jouir de la grâce et de la liberté d'être un enfant de Dieu. Enfin, le Père explique le cœur de l'Évangile. Il explique la logique de la grâce. Mais il fallait bien s'égiller et se réjouir. Ce n'est pas une option, c'est une nécessité divine. La joie est la réponse obligatoire à la résurrection. Et pourquoi ? Parce que ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie. Il était perdu et il est retrouvé. Notez la correction douce mais ferme. Le fils avait dit ce fils à toi. Le père dit ton frère. Il le rappelle à sa relation familiale et il redéfinit le problème. Le problème n'était pas l'immoralité du fils cadet, c'était sa mort. Et le

21:41 retour n'est pas une simple réforme morale, c'est une résurrection. La fête ne récompense pas le péché, elle célèbre la vie. C'est le cœur de la joie de Dieu. Il est le Dieu qui se réjouit de retrouver ce qui était perdu, de redonner vie à ce qui était mort. Et c'est là que la parabole se termine. C'est une fin abrupte, presque choquante. Jésus ne nous dit pas ce que le fils aîné a fait. Est-il entré dans la fête ? A-t-il ravalé son orgueil et embrassé son frère ou est-il resté dehors seul dans le froid de sa propre justice, capable d'entendre les sons d'une joie à laquelle il refusait de participer ? L'absence de conclusion est le génie de l'histoire. Car Jésus racontait cette parabole à un public de

22:26 pharisiens, les fils aînés de son époque. En laissant l'histoire inachevée, il se tournait vers eux et vers nous et posait la question : "Et vous, que ferez-vous ? Le fils prodigue est rentré à la maison, la fête de la grâce a commencé. Allez-vous rester dehors à marmonner sur la justice et le mérite ? Où allez-vous vous humilier, reconnaître que votre propre justice est comme un vêtement souillé et entrer dans la joie de votre père ? Nous arrivons donc à la fin et nous découvrons que le titre la parabole du fils prodigue est une erreur. C'est l'histoire des deux fils perdus et il y a deux façons d'être perdu. La première est de briser toutes les règles de Dieu comme le fils cadet. C'est le chemin de la rébellion et de la

23:13 débauche. Vous cherchez le bonheur en vous affranchissant de Dieu. La deuxième façon d'être perdu est d'essayer d'obéir à toutes les règles de Dieu comme le fils aîné. C'est le chemin de la religion et de la moralité. Vous cherchez le bonheur en essayant de mettre Dieu dans votre dette. Vous croyez que votre obéissance vous donne des droits sur lui. Les deux fils étaient alliés nés de leur père. L'un par sa méchanceté, l'autre par sa bonté apparente. Mais les deux voulaient la même chose, l'héritage du Père, mais sans le père lui-même. Le fils cadet voulait les biens du père pour les dépenser loin de lui. Le fils aîné voulait les biens du père comme un salaire pour son travail, mais il ne voulait pas de la communion avec lui. Et il n'y a qu'un seul chemin pour rentrer à la maison pour ses deux fils. Ils

24:00 doivent tous les deux se repentir. Le fils cadet a dû se repentir de sa rébellion, mais le fils aîné a dû se repentir de sa justice propre, ce qui est souvent un repentir bien plus difficile. Ils doivent tous les deux abandonner leur propre projet, que ce soit le projet de l'autodécouverte par le péché ou le projet de l'autosalvation par les œuvres et simplement accepter la grâce scandaleuse et imméritée du Père. Alors, la question finale que cette parabole nous pose aujourd'hui est simple. Lequel de ses fils êtes-vous ? Regardez honnêtement dans votre cœur. Êtes-vous en train de fuir Dieu dans un pays lointain de péchés en gaspillant votre vie ? Ou êtes-vous resté près de la

24:46 maison en travaillant dur, mais avec un cœur rempli d'orgueil, de jugement et d'amertume, en regardant avec mépris les pécheurs que le Père accueille avec joie. La bonne nouvelle de cette histoire est que le Père court vers les deux. Il court pour embrasser le rebelle repentant et il sort pour supplier le religieux orgueilleux. La question n'est pas le père vous aime-t-il ? La question est accepterez-vous son amour selon ces termes ? Cessez d'être l'un ou l'autre des fils. Abandonner votre rébellion. Abandonner votre justice propre et entrez simplement dans la fête de votre père. La porte est ouverte.

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