0:00 bon aujourd'hui on s'attaque à du très très lourd alors assiez-vous prenez-vous un truc à manger un truc à boire parce que dans cette vidéo je vais essayer de vous proposer la synthèse la plus complète du livre makean trade and the re of Islam de Patricia Crone alors avant tout je me dois de vous prévenir que si vous ne connaissez pas l'œuvre de Crone alors cette vidéo risque de changer à jamais votre vision de l'Islam ou du moins de la naissance de de l'islam donc je préfère prévenir les musulmans qui s'aventurent par ici mais cette vidéo va remettre en question toutes vos croyances ensuite je me dois également de vous expliquer l'importance qu' a eu ce livre dans l'historicooctique de l'Islam en fait
0:45 faut savoir que dans l'Islam on a deux sources majoritaires qui priment le Coran la dite Parole de Dieu qui aurait été transmise par le Prophète et la tradition qui se compose de ce qu'on appelle les hadiths comptant les enseignements que le Prophète a livré tout au long de sa vie et je vous conseille tout d'abord si vous l'avez pas vu de regarder ma vidéo que con réellement du prophète Mohamed qui bien que pas obligatoire pour comprendre cette vidéo vous permettra tout de même de saisir à quel point le Coran et sa tradition pose problème d'un point de vue historique parce que si je vous parle de ça c'est que pendant très longtemps ces deux sources-l étaient prises comme des faits historiques là où au contraire le judaïsme et le christianisme avaient fait eux l'objet d'une lecture critique donc à cause de ça bah on a cru pendant très longtemps
1:31 voilà de manière quasi incontestée que l'islam était né à La Mecque que cette religion a été créée entre guillemets par le Prophète Mohamed que les détails qu'on retrouve dans les hadiths sur sa vie sont globalement vrais et on a évolué de cette manière mais ça ça a changé ça a changé grâce à une auteur qui a lu le coran qui a lu en partie sa tradition et qui s'est dit mais il y a un truc qui cloche là et vous vous en doutez je parle de Patricia cron et de son livre make and trade and the re of Islam et c'est intéressant parce que bien qu'elle ne propose pas vraiment de thè dans son livre j'entends par là qu'elle ne donne pas vraiment d'information à propos de l'endroit ou de la manière dont est né l'Islam elle
2:17 ose faire un truc qui n'avait été peu fait auparavant elle ose déconstruire la vision traditionnelle qui comme on l'a vu primé jusqu'àors et si on s'intéresse à l'étude historique de l'islam on voit cl Clement un avant Patricia cron et un après donc son livre a vraiment eu un impact phénoménal sauf que sur Youtube le souci c'est qu'il n'a jamais été abordé ou du moins si mais toujours en surface comme d'ailleurs j'ai pu le faire et même plus loin que ça le livre est inaccessible déjà pour se le procurer en version papier faut débourser une petite somme et le pire et ça je trouve que c'est plus grave c'est qu'il n'y a aucune traduction française du livre et ça va même plus loin que ça parce que ce n'est pas exclusif à Crone
3:03 beaucoup d'autres livres d'une importance cruciale dans le domaine historico-critique de l'islam non pas de version traduite en français c'est pour ça que en ce moment je suis en train de voir pour bosser avec des traducteurs diplômés sur la traduction de ces livres notamment de celui de cron dont on va parler aujourd'hui parce que je trouve ça c'est scandaleux qu'une partie des Français ne puisse pas avoir accès à cette lecture alors qu'elle est essentielle comme vous le savez moi mon but c'est de partager le plus possible la connaissance donc i là je suis en train de voilà de voir pour essayer de vous fournir ça le plus rapidement possible et surtout en restant fidèle à l'œuvre alors je sais pas trop comment ça va évoluer je je vous en reparlerai je pense que si je sors ça je le sortirai en format PDF et IPU pour les
3:50 membres de mon patreon de toute façon je vous en reparlerai je vous dirai comment ça avance enfin bref c'est du coup pour cette raison que j'ai eu l'idée de faire cette vidéo il est impératif que les gens connaissent ce livre alors mettez-vous dans de bonnes conditions et préparez-vous à découvrir ou redécouvrir me and trade anderies of Islam ou alors pourquoi il est peu probable que la mec est été le lieu de la naissance de l'Islam etep mais avant de continuer la vidéo je vous invite comme d'habitude à rejoindre mon patreon dans la description ce qui vous permettra de profiter des avantages qui vont avec tout en me soutenant tout d'abord faut savoir que la tradition parle de la mec comme étant
4:36 le plus grand lieu de commerce de l'Arabie et elle explique que les habitants de la MEC une tribu qui se nomme les koraich et dont appartenait le Prophète Mohamed faisait du commerce international et c'est très important parce que c'est de là qui est né tout un fantasme autour de la MEC un fantasme qui vient accentuer son caractère de lieu saint et l'importance dont elle jouissait lorsqu'on lit la tradition islamique on nous explique que la Meque était une alte naturelle entre le sud de l'Arabie et la Syrie et qu'on croisait en passant par la route de lançant sauf que ça bah dès le début cron vient de démentir déjà il dit que la mec n'a pas pu être un carrefour entre ces deux endroits vu que la route de lencant contournait la ville d'environ 150 km et en plus pour quelle raison les
5:23 commerçant se seraient arrêté à la Mecque qui était une ville chaude aride lointaine et hors sentier bâtu alors que quelques kilomètres à côté on avait la ville de tarif réputée pour sa verdure et qui possédait également des réserves de nourriture donc ça n'a aucun sens et ça c'est la première idée reçue qui a poussé Crone à s'intéresser plus en profondeur au sujet et vous allez le voir plus on va creuser plus on va se rendre compte que cet image de la mec comme étant un lieu de commerce conséquent n'a tout simplement pas de de sens déjà la première question que s'est posé cron est simple quelles sont les marchandises qui ont permis au mqui de se livrer à un commerce grande échelle
6:11 c'est une bonne question ça si tu pars du principe que les corich faisaent du commerce tu dois te demander quelles étaient leurs marchandises qui leur permettaient de vivre aussi correctement dans un endroit si hostile à l'homme et pour répondre à cette question on a trois thèes de base de trois histori différent alors je vous invite à retenir les noms parce qu'ils seront réévoqués tout au long de la vidéo la première thèse est celle de WT dans son livre mahomé à la me qui explique que les cororag vendait des épices et des produits exotiques la deuxième thèse c'est celle de donner qui explique dans son livre réserve alimentaire à la Meque que les corages vendaient des épices certes mais également des esclaves de la soie et cetera et à l'inverse kister
6:58 dans son livre l'amec et le tamine nous explique que les corages ne vendaient pas des épices mais des articles de bon marché notamment les vêtements et le cuir et c'est sur cette première question que va se concentrer Chrone elle va analyser un à un tous les articles possible qu'aurait pu vendre des corages depuis la MEC et juger la crédibilité de ces informations sauf que pour cette analyse bah on a également besoin de savoir comment les Arabes procédent pour vendre leurs marchandises parce parce que en fonction de leur moyens de transport et ben il y a il y a le prix qui va changer s'il se déplacent en chameau par les voies terrestres et bien faut de la nourriture faut de l'eau faut avoir des campements et cetera et ça c'est intéressant parce que la tradition islamique elle nous dit
7:44 plusieurs choses déjà elle nous explique que le commerce d'épic était installé par les Arabes depuis 3 millénaires avant Jésus-Christ donc c'est quelque chose qui daterait que plus tard au contact des pays de la Méditerranée et du pourtour de l'océan Indien ils se sont également mis à vendre dans les pays étrangers donc pour faire simple en fait les Arabes prenaient leur bateau pour commercer avec les pays étrangers notamment l'Inde qu'on retrouvera beaucoup dans la tradition qu'ensuite revenus de la MEC ils transportaient leurs marchandises par caravane tout au long de l'Arabie jusqu'au Proche Orient parce qu'en fait leur bateau était trop primitif pour naviguer sur la mer Rouge et pour ceux qui se demanderaient mais attends quand les mequis ok qui vivent
8:31 dans une toute petite ville d'Arabie ont acquis un tel pouvoir et bien en fait la tradition nous explique qu'après la chute du sud de l'Arabie dont on va reparler les Mquis auraient repris le relais ils auraient repris le commerce sauf que là encore quasiment tout est faux cron nous dit que le commerce d'épic n'est pas si ancien qu'on dit que les marchandis n'était pas systématiquement envoyé vers le nord en caravane que la route de l'ancant n'était plus utilisé sa dernière mention datant du 1er siècle après Jésus-Christ et que plus incroyable le commerce d'épic dont on parle beaucoup n'avit pas survécu pour que les Mquis puissent en hériter alors là ça fait beaucoup d'information et bien sûr elle ne va pas se contenter de juste affirmer ça comme
9:17 ça puis c'est tout elle va le démontrer à travers tout ce premier chapitre premier point comme je viens de le dire le commerce d'épic avait cessé depuis longtemps alors déjà j'aimerais vous prévenir que par épic on fait plutôt réalité mention à l'enang et donc les deux épices ou enensang peu importe les plus importantes dont pouvaent jouir les Mquis c'était le Franquin sens et laamire alors c'est le nom des deux épices je vous invite à les retenir pourquoi et bien pour la simple et bonne raison que ces produitsl étaient exclusifs au sud de l'Arabie donc à peu près là où se trouve la MEC et également à l'Afrique de l'Est c'est-à-dire qu'à part ces deux endroits là on ne pouvait en produire nul part d'autres ailleurs donc même s'il y avait bien d'autres
10:03 épices elles étaient trop communes pour que les mcois a pu en vivre alors que la Franquin sens et la mire de par leur rareté auraiit pu être des produits intéressants première étape cherchons leur trace où en a-t-on retrouvé ou fait mention en dehors de ces lieux de production pourquoi ça nous intéresse et bien parce que de là on pourra établir un commerce possible entre les endroits où on en a retrouvé et la MEC et donc les datés parce que je vous le rappelle apparemment ce commerce serait vieux de 3 millénaires avant Jésus-Christ le premier lieu c'est l'Égypte on a retrouvé de la mire en Égypte alors là on pourrait se dire ok on a une trace d'un commerce entre l'Égypte et la MEC sauf que non problème il est fort probable que cette mire ne
10:50 vienne pas de la mec mais plutôt d'Afrique de l'Est pour la simple et bonne raison que les Égyptiens ils avaient l'habitude de commercer régulièrement et de récupérer d'autres produit en provenance de cette région il leur suffisait de passer par la mer Rouge et d'aller jusqu'à punt qui était d'ailleurs bah un endroit réputé comme un site d'échange dans les récits de l'Égypte antique donc mauvaise piste ensuite on a le Yémen au yemmen donc juste en dessous de la Meque on a la trace des pices non identifié grâce au mythes de la reine Saba qui raconte qu'un jour Salomon lui aurait offert des épices et on doit prendre en considération cette information parce par que même si on a rien qui nous informe qu'on parle là des deux épices qui nous intéressent on ne peut pas
11:35 exclure la possibilité que ce soit le cas non le véritable problème concernant cette information c'est qu'on a retrouvé des documents assyrien nous indiquant qu'en premier lieu les Sabéens sont un peuple d'Arabie du Nord ce qui encore là écarte la possibilité que ces épices viennent de la Meque on a aussi des preuves archéologiques notamment un timbre en argile sud-arabe retrouvé à Bethel à Canaan l'actuelle Palestine qui nous prouverait donc que les Arabes du Sud possiblement les mquois sont venus commercer ici sauf que de une bah c'est que ça nous prouve pas que le commerce existait au 9e siècle avant Jésus-Christ on parle là d'un timbre et en plus il existe de nombreux arguments qui
12:21 viennent placer ce timbre à l'époque moderne et que surtout bah il est impossible à dater on a également retrouvé des son poter Sud arabe à Akaba en Jordanie sauf qu'après datation on s'est rendu compte que ça vient du 6e siècle avant Jésus-Christ donc pour l'instant on n rien qui vient nous attester un commerce datant soit-disant de 3 millénaires avant Jésus-Christ et cron ajoute que le commerce date sûrement du 7e siècle avant Jésus-Christ et pas avant ensuite autre point comment les épic étit généralement transporté et pour ça on a de la chance on a un récit qui va être très important pour la suite qui a été rapporté par Juba et qui parle de plin l'ancien dans ce récit plin affirme
13:06 qu'au tout début les voies terrestres étaient utilisées par les marchands pour aller du sud de l'Arabie jusqu'à Gaza et que ces marchands transportaient notamment des produits arabes mais et c'est très important tout cela n'était que de courte durée cette voie terrestre n'avait que des désavantages pour les marchands parce qu'ils étaient obligés de payer la somme de 680 8 denierers par chameau une fois arrivé dans le pays qui avait le transport et cetera bref beaucoup de désavantages en réalité si la voix terrestre était autant utilisée c'était qu'elle était au début imposée par les rois qui ne voulaient pas que leur marchandis passe par la mer Rouge parce que ça passait par des d3rois rivaux et ce récit il est très important parce qu'après plin on n plus jamais eu
13:52 de référence au voies terrestre dans la littérature secondaire donc en fait l'utilisation des voies terrestres a duré un petit moment notamment pour le commerce d'épices sauf qu'un jour leurs Rivau Sabéens ont trouvé une épice concurrente sauf que la différence c'est que eux et bien ils utilisaient les voies maritimes alors je précise quand même toujours de manière un peu limitée mais il les utilisaient quand même et donc cron nous dit qu'on peut être certain que dès le 1er siècle avant Jésus-Christ le transport maritime était la norme et pour finir on a Strabon un géographe de la grisse antique qui nous informe dans un récit que les marchands arabes voyageaient en bateau jusqu'aux port de lecom et que depuis cet endroit ils prenaient les chameaux et ils allaient jusqu'à Petra
14:37 en toute sécurité et gagnerit donc beaucoup de temps et d'argent alors il est difficile de croire que les voies terrestres aent survécu à une telle concurrence et pour finir sur ce point et bien le réel problème c'est qu'apréin le commerce d'épices ou dansant comme vous voulez avait subi un tel déclin chez les Arabes que les méquis n'ont pas pu en hériter à l'époque du prophète pour quelle raison en fait faut savoir que l'enemb était associé à des rituels païens et donc la première chute que cette marchandise a subi c'est comme vous vous en doutter lors de la christianisation du monde l'encent était du coup vu comme de l'idolâtrie ensuite après ce premier déclin quelques siècle plus tard le christianisme s'étant réconcilié avec l'enang les ont réutilisé au 5e siècle notamment pour tout ce qui est rituel funéraire ou pour
15:23 la médecine mais le problème c'est que ça restait en petite quantité et le plus grave c'est que au 6e siècle et bien les gens avaient associé dans leurs esprits l'encang à la reine Saba notamment à cause du m dont je vous ai parlé tout à l'heure et donc de là l'anant était plus vu comme un produit d'Arabie mais comme un produit sabéen alors en plus d'avoir perdu de l'importance avec les sort du christianisme il était perçu comme un produit sabéin et donc il est très peu probable que les Mquis a pu vivre de l'enang alors faut savoir que Crone va même plus loin car elle a consacré une partie tout entière à l'épice c'està-dire que elle a analysé toutes les vari était dansant que les Arabes utilisaient pour prouver que les mecois n'ont pas pu en vendre sauf que bah je vais zapper cette partie pour la simple et bonne raison que ça allongerait
16:09 beaucoup trop la vidéo alors que si les Mquis avaient vendu de l'encang ils auraient pu prospérer principalement avec la mire et le Franquin sens car elles étaient assez rares maintenant concernant les produits exotiques faut savoir que c'est pareil on nous dit que les Mquis avaient pris contact depuis un bout de temps avec les pays du petour de l'océan Indien et qu'ils avaient une sorte de monopole et j'en passe sauf que bien sûr bah c'est bidon déjà en ce qui concerne l'hypothèse selon laquelle les Arabes sont allés vers l'Inde depuis bien bien longtemps faut savoir qu'on a aucune trace historique d'un tel déplacement avant le 1er siècle et en ce qui concerne l'hypothèse enverse c'est-à-dire les Indiens qui viennent
16:54 jusqu'en Arabie depuis longtemps bah déjà là c'est plus plaus en fait on sait que les Arabes vendaient de la canelle depuis environ 7 siècles avant Jésus-Christ sauf que la canelle c'est un produit qu'on retrouve majoritairement en Asie de l'Est incluant du coup l'Inde mais le problème c'est que les Grecs les anciens Égyptiens ont continué d'affirmer jusqu'au 6e siècle que ces produits étaient originaires d'Afrique de l'Est et qu'en plus le pompon les auteurs musulmans eux-mêmes confirment que cette variété de Canel vendu ne venait pas d'Asie de l'Est mais d'Afrique de l'Est donc les premier contact entre ces deux pays voire ces deux continents restent daté du 1er siècle ensuite maintenant qu'on sait que le commerce arabo-indien date du 1er siècle voyons voir comment ça s'est passé et là pareil cron nous
17:42 dit que c'est impensable que les Arabes ai pu vendre des produits exotiqu venant de ce pays pour la simple et bonne raison que du 1er siècle au 2e siècle c'étaitent les Grecs ainsi que les Romains qui dominaient ce commerce voilà c'est eux qui avaient le monopole on le sait notamment grâce à des preuves numismatiques ensuite au 3e siècle ces deux peuples ont subi un effondrement qui a fait que le contact entre eux et l'Inde était devenu rare et ce n'est qu'au 6e siècle que le contact sera rétabli par l'Éthiopie sauf que chose importante que vous devez retenir c'est que l'Éthiopie avait le monopole du commerce oriental des Byzantins et de l'Inde l'Éthiopie d'un point de vue commercial était extrêmement puissante et donc avant même que l'Arabie tombe sous la domination éthiopienne son importance commerciale
18:28 avait chuté donc là crron nous dit De quoi ont hérité les mois de l'Arabie alors même que l'Arabie n'avait rien vu que c'est l'Éthiopie qui avait le monopole de ce commerce alors les produits exotiques comme les épices on peut définitivement barrer de la liste ce n'est pas possible alors avant de continuer sur le reste j'aimerais faire une parenthèse importante sur la méthodologie que chron va employer pour le reste de l'analyse en fait faut savoir qu'à part les épices qui n'étaient plus commercialisé et les produits exotiques qui étaient sous le monopole éthiopien le reste des produits qu'on va aborder on pu-être commercialisé sauf que le souci étant que la plupart des récits qui nous compent leur commerce et bien il se
19:14 trouvent dans la tradition islamique sauf que c'est exactement dans ce point précis que cron va vous surprendre elle va pas se dire bon vu que ça vient de la tradition islamique c'est forcément de la merde non au contraire pour prouver son honnêteté intellectuelle et montrer que son analyse est juste elle va entendez-moi se conformer à la méthodologie islamique en disant je vais accepter toute la tradition sous deux conditions il faut que cette tradition n'aille pas à l'encontre des preuves externes et que l'ensemble des sources aille dans le même sens elle fait donc là une critique minimale tout en laissant le bénéfice du doute à la tradition pour que vous compreniez je vais vous faire un exemple admettons euh je sais pas qu'on dise que euh les corages vendent des fleurs bon c'est pas
20:00 le cas he je vous rassure mais on admet si jamais elle trouve des sources externes affirmant que les fleurs étaient interdits à commercialiser si la tradition ne fournit pas d'explication à ce propos c'est que c'est sûrement une erreur ou une mauvaise compréhension des exégètes et si au contraire on n pas de source externes allant à l'encontre de cette affirmation mais que dans la tradition elle-même on a je sais pas deux récits qui viennent nous affirmer ça et ccréc qui nous explique que les fleurs étaient le nom qu'on donnit au chameau alors cron on conclura si l'affirmation a du sens qu'il s'agit là probablement de chameau et si ces deux paramètres ne sont pas là alors elle affirmera que la tradition a raison alors que c'est possiblement faux la tradition peut bien dire n'importe quoi mais elle est de bonne foi par contre je vous préviens si vous lisez le livre vous verrez qu'elle applique cette
20:46 méthodologie un peu à contre-cœur on sent que elle a un truc en travers de la gorge quand elle le dit ou même quand elle critique un peu des fois la tradition islamique comme on va le voir à la fin parce qu'elle reste quand même persuadée pour de nombreuses raisons qu'on évoquera plus plus tard que la tradition n'est pas du tout fiable historiquement mais bon elle est de bonne foi commençons par un premier produit l'argent alors je précise on parle là de l'argent le matériau pas de la monnaie bien qu'en réalité il se pourrait que ce soit le cas comme on va le voir alors pour expliquer les testes de Crown à chaque fois je vais procéder de la même manière je vais commencer par vous dire ce que dit le récit traditionnel ensuite la critique qui émis par chron ou par d'autres puis une petite conclusion pour
21:32 que vous ne vous perdiez pas ensuite je tiens à rajouter que je ne vais pas inclure tous les exemples de chrô parce que non dans ce cas-là voilà moi j'arrête ma vidéo vous allez lire le livre et puis ça être plus simple pour vous non je me suis contenté de retenir les exemples disons que j'ai trouvé les plus pertinents alors en ce qui concerne l'argent on a un récit rapporté par ibenny shock célèbre historien arabe ayant rédigé l'une des premières biographies du Prophète il nous compte une histoire où le Prophète Mohamed et son compagnon Abou Soufyan alors je vais faire beaucoup de namedropping essayer de retenir le plus possible les noms même si c'est un peu compliqué je vous conseille voilà par moment de de prendre des notes pour pas que vous vous perdiez donc je reprends c'était après leur victoire à la bataille de Badre qui justement opposait le Prophète avec son
22:19 clan d'origine les korich et bien dans ce récit ils auraient intercepter une caravane méquise à la ville de karada qui comportait une grande quantité d'argent IB SHAC affirme même que l'argent était l'un des produits principals de commerce ma donc on a là des informations plutôt intéressantes mais que dit cron à propos de ça déjà la première chose qu'elle a faite a été de regarder où est-ce qu'il y avait des mines d'argent proche de la MEC on a retrouvé des mines au nejedj donc la région centrale de l'Arabie on en a retrouvé au Yémen mais en tout cas aucune mine d'argent n'est aux environs de la MEC donc il s'agit là pas d'un produit importé de la mec ça c'est sûr ensite chron a soulevé quelque chose d'intéressant on a un récit assez similaire qui se passe chronologiquement 4 ans après la première histoire sauf
23:05 que bah le hic c'est que le récit est un copier-collé de la première histoire la caravane se fait attaquer exactement au même endroit par exactement les même personne dans exactement les mêmes conditions ce qui fait très certainement penser qu'il s'agit là d'un doublé comme le dit crrô sauf que entre ces deux histoires on a juste une seule petite différence c'est que l'argent n'y est pas présenté comme un matériau mais comme une monnaie et pour accentuer le tout on retrouve à travers d'autres sources racontant cette histoire des différences notables dans une autre version en plus du Prophète et d'Abou sfyan on a itib bin Abd elouza et Abdallah bin Abi Rabiya qui les accompagne dans une autre version on mentionne également ces quatre protagonistes sauf qu'on rajoute que le
23:52 Prophète leur avait emprunté des dirames et qu'après cet événement il les avait remboursé qui est un peu étrange dans une autre version encore on nous dit que le Prophète avait partagé le butin qui s'élevait à 40001 d'argent donc en fait CR nous explique qu'étant donné que la globalité des récits parle de l'argent comme une monnaie et pas comme un matériau et que dans tous les récits on a un thème commun qui est bah le vol d'une caravane avec le Prophète et ses compagnons mais que le reste à savoir le butin change plus ou moins à chaque version il est très probable qu'il s'agisse là d'une élaboration qui je cite est historiquement sans valeur mais le souci du coup bah c'est que ça ne nous dit pas ce que représentait l'argent sauf que ne vous inquiétez pas on va comprendre la nature de l'argent
24:38 en parlant de celle de l'or alors on va rester dans le même thème pour l'or en parlant d'une autre version de l'histoire d'ibenishak rapporté cette fois-ci par wakidi qui est un historien de l'islam né en 745 dans son histoire on a deux différences déjà on nous dit que le Prophète n'était pas accompagné d'Abou Soufyan mais de safuan binomeya et plus intéressant encore il nous dit que la caravane était non seulement chargée d'argent mais également d'or ensuite concernant les autres récits qu'on a sur l'or on a une histoire très intéressante rapportée par caliby alors je vous prierz absolument de retenir ce nom calbi parce qu'on va le retrouver tout au long de la synthèse donc Kalbi nous compte un récit où Omar compagnon
25:25 du prophète et futur Dee Calif avait essayer de faire passer de l'or en contrebande pour aller en Syrie ensuite toujours selon la tradition il existait tris mines d'or aux environs de la MEC la première nommée ban appartenait à un homme nommé Hajjaj bin at elsamin la deuxième était nommée la mine de Bin sulaim et la troisième se trouvait à un endroit nommé jyina et était nommé kabalia sauf que crron du coup nous dit quoi déjà aucune des sources nous dit que les cororaches étaient impliqué dans l'extraction de cet or en plus on nous dit qu'ils obtenaient leur or grâce à leurs voisins et qu'une partie de cet or se retrouvait à la fin au nord et ça cette information ça n'en a pas l'air mais c'est super important parce qu'avec tous ces éléments il devient alors
26:11 possible de tout reconstituer déjà on pourrait se demander mais qu'est-ce que foutit l'or au nord si les coraches avaient pour but de l'exporter et la Chone nous répond que si l'or se trouvait là-bas c'est parce qu'il s'agissait là clairement d'un substitut à la monnaie plutôt qu'un produit d'importation donc on peut imaginer que les cororach aller au nord pour commercer des articles qu'ils allaient exporter et revendre et qu'ils achetaient ces articles avec de l'or ou de l'argent qui était un substitut à la monnaie et donc la confusion sur la nature de l'argent dans le récit d' benichak et ses différentes versions peuvent s'expliquer par le fait que l'argent dans tous les récits est vu comme une monnaie et non un matériaux et pour accentuer le tout dans le récit de wakidi qui vient rajouter l'or en plus de l'argent et bien un coup la valeur
26:57 apparis en tant que lingo et un autre coup en tant que monnaie directement et dans le récit de calbi sur Omar qui essaie de passer de l'URE en contrebande calby nous présente clairement l'or comme substitut à la monnaie donc cron conclut que ce que décrivent les sources n'est pas un commerce d'exportation de lingot mais plutôt un commerce d'importation payé en lingo et donc de ce fait lors un C l'argent sont à supprimer des potentielles marchandises vendues par les Mquis en plus Crown vient également ajouter que dans tous les cas il n'existe aucune trace d'exportation d'or et d'argent dans le monde grco-romain ensuite on a un autre produit qui était commercialisé c'est le parfum alors le
27:44 parfum c'est un cas très très intéressant dans la tradition islamique Marzuki nous rapporte que les korif faisaent du commerce de parfum yéménite ils allaient les récupérer à la ville d'idden qui se trouve bah du coup au Yémen et il les revendait ensuite en Arabie et au-delà on nous dit par exemple qu'un homme nommé Abbas El Mutalib vendit du parfum yéménite à Mina c'est un lieu de pèlerinage préislamique dont on va beaucoup reparler par la suite et qu' le faisait du coup bah pendant les saisons de pèlerinage on nous dit également que la mère d'Abdallah bin Abi rabya dont on a déjà parlé et qui aurait participé à l'attaque de la caravane Koreich avec le Prophète aurait vendu du parfum à Médine sous le khalifat d'Omar et pour finir on nous dit également qu'un homme nommé Amr
28:31 Bin El as et dont on reparlera vendait du cuir et du parfum en Égypte et quand je vous disais que le parfum est un cas intéressant crron nous dit qu'il existe de bonnes preuves que les Mquis faisaient du commerce de parfum qu'ils achetaient à Aiden mais parce que il y a toujours un M il est néanmoins difficile de présenter les korich comme de grands fournisseur de parfum aux empires pers et byzantins pourquoi premièrement l'Empire byzantin grand empire possédait déjà sa propre industrie de parfum à Alexandrie et en plus de ça on a aucune trace d'importation de parfum manufacturé du côté grco-romain alors pour que vous compreniez ce que ça implique il faut que vous situez à peu près l'Empire byzantin sur la carte donc
29:16 on a d'un côté l'Empire byzantin avec l'Égypte la Syrie et bien d'autres pays et de l'autre côté l'Empire persasanide avec l'Irak l'Iran et j'en passe donc à l'ouest on a l'Empire byzantin à l'Est l'empire perse et du coup si l'Empire byzantin avait une usine de parfum à Alexandrie donc en Égypte parce que Alexandrie c'est une ville en Égypte le récit islamique qu'on a vu qui dit que amre bin elas vendait du parfum exporté de Yémen en Égypte bah ça n'a aucun sens vu qu'il y avait déjà une usine de parfum là-bas donc cron en conclu que non seulement les mquois ne vendaient pas de parfum en Égypte et que donc l'histoire de hre est un apocryphe alors elle présente d'autres arguments mais j'ai trouvé celui-ci plus pertinent elle dit du coup qu'il devaiit donc vendre leurs produits on suppose sur les
30:03 marchés du sud de la Syrie c'est-à-dire Gaza busra adriat et jeanass région qui se trouvait dans l'empire byzantin comme je l'ai dit ensuite en ce qui concerne l'empire perse crron dit qu'il est très probable queeux aussi avaient leur propre usine de parfum comme vous vous en doutez il y avait une sorte de concurrence entre l'empire perse et byzantin et que donc la vente de parfum devait pas avoir un très grand succès alors un peu quand même parce qu'on peut supposer que des gens voulaientent le parfum spécialement yéénite mais il s'agissait là d'une catégorie de la population très aisée ce qui n'aurait pas suffisamment permis au corage d'en vivre en plus faut rappeler à ça que le commerce était principalement maritime donc les Mquis n'auraiit pu que difficilement rivaliser con dit que la possibilité que les corilles vendaient
30:48 du parfum n'est pas à exclure mais s'il le faisait il devait vendre en détail et pas en gros donc elle affirme qu'il est difficile de voir comment une telle activité a pu soutenir la croissance d'une ville située dans le désert une distance d'environ un mois de caravane parce queil faut imaginer tu fais à peu près un mois de voyage en caravane parce qu'ils avaient pas les équipements maritimes pour le faire via le bateau tu arrives là-bas tu vends de trois parfums à des riches et ça ça te permet de non seulement rentabiliser le voyage et d'avoir un bénéfice non c'est très peu crédible donc on peut se demander comment la vente particulière de quelques parfum pouvait être assez rentable pour que les corches vivent seulement de ça et c'est vraiment une bonne question que pose Crot comment la vente particulière de quelques parfum sûrement un des nobles en plus pouvait
31:34 être assez rentable pour que les corage viv de ça le prochain point dont on va parler c'est le cuir alors dans la tradition on a ce que cron a nommé la tradition d'ben calbi pas calbi dont j'ai déjà parlé mais d'ibnel Kalbi Ibn en gros ça veut dire l'enfant donc la tradition de l'enfant de Kalbi du fils de Kalbi pareil iben khbi retenait son nom c'est un peu facile à retenir on a d'un côté Kalbi son père et iben khbi son fils donc il nous rapporte dans son récit khashim l'arrière grand-père du prophète Mohamed fonda le commerce international mais quoi alors pour l'instant je vais pas rentrer dans les détails mais sachez que cette tradition est extrêmement
32:19 importante dans la suite du livre et qu'elle aura une place considérable mais pour l'instant je vais rester en surface parce que les détails ne nous intéressent pas donc pour résumer il serait allé demander la permission à l'empereur byzantin de vendre des articles de cuir et de vêtements dans son territoire d'ailleurs Osman bin eliris vient nous apporter une information supplémentaire il nous explique que les articles cararchim m'a demandé de vendre étaient de bon marché donc le cuir et les vêtements étaient de bon marché ensuite faut également savoir que dans la tradition islamique c'est le cuir que les Mquis ont donné en guise d'échange aux Éthiopiens pour pouvoir extrader les réfugiés musulmans qui le gardaient on dit également que RAR et le Prophète faisait du commerce de cuir certains disent même qu'un jour Abou Soufian offrit du cuir au Prophète on a également un récit on nous dit qu'un
33:04 homme nommé Abd elrahman bin WAF s'est enrichi en s'achetant des potx donc à savoir du cuir du fromage et du beurre et qu'il aurait suppose crône vendu en Syrie donc on a là toutes sortes de récits qui nous parl de l'importance du cuir et cette marchandise est intéressante pour de points c'est que tout d'abord elle est très bien attestée comme on l'a vu dans la tradition islamique et surtout qu' est systématiquement associé au corich on comprend donc que le commerce mqui était avant tout un commerce de cuir sauf que là on se heurte à une problématique comment les habitants d'une vallée isolée et aride ont réussi à fonder un commerce international sur la base de cuir de bon marché pour répondre à cette question on
33:52 a une explication de la part de l'historien Springer dans son livre allemand nommé alors je vais pas vous lire le titre en allemand rêvez pas mais en gros sa traduction serait vie et enseignement de Mohamed et donc dans son livre il développe la teste que le commerce arabe de cuir était si important que leur prix devait être très élevé ce qui expliquerait en quoi cet article était rentable parce que je vous rappelle qu'il y a toujours la distance pour vendre les articles et il ajoute également que les produits arabe à l'époque médiévale étit très apprécié sauf que cron n'est pas du tout d'accord déjà elle nous dit que la popularité des produits arabes qui est un fait hein venait principalement de leur prestige religieux on verra aussi plus tard plutôt que du Mérite intrinsèque de leur
34:38 produits ajoute également que la MEC n'avait pas de monopole du cuir d'ailleurs la production de ce matériau est plus centrée sur l'Arabie du Sud que sur le hijjaz là où se trouve la Mecque et elle finit par dire quelque chose que je trouve très intéressant les articles de cuirmqua ne semblent pas avoir été sophistiqués on a déjà l'affirmation de Rosman comme on l'a vu qui décrit les articles de cuir comme étant de bon marché et en plus dans le récit d'abdelrahman dont on a également parlé le cuir est associé à des produits comme le fromage et le beurre ce qui vient accentuer son caractère bas de gamme et retenez bien cet aspect bas de gamme parce qu'on va également le retrouver pour les vêtements du coup crron finit en disant déjà pourquoi les habitants syriens auraient acheté à la mec alors
35:25 que le cuir était disponible chez eux pourquoi faire un tel déplacement alors que ils ont tout chez eux et si on part avec le principe inverse c'està-dire c'est les Mquis qui se sont déplacés vers la Syrie pour vendre leur produit comment ce produit pouvait être de bon marché ça n'aurait pas été rentable c'est d'ailleurs pour cette raison que WT dont on a parlé au début rejeté le commerce de cuir sauf que lui il le faisait au profit de l'encang et des produits exotique or comme on l'a vu le commerce d'encensétait déjà presque éteint et dans tous les cas les Mquis n'aurait pas pu en profiter et pour ce qui est des produits exotiques c'était l'Éthiopie qui avait le monopole donc pour l'instant avec tout ce qu'on a vu depuis le début rien ne nous explique comment les Mquis pouvaient prospérer hormis le parfum qui lui-même n'était
36:10 clairement pas suffisant ensuite dans la même catégorie que le cuir on a les vêtements alors pourquoi dans la même catégorie vous vous rappelez la tradition du benkalbi j'avais dit qu'ashim avait demandé la permission à l'empereur byzantin de pouvoir commercer commercer quoi du cuir oui CER mais aussi des vêtements en plus de ça les vêtements tout comme le cuir sont qualifiés de hijjazi sous-entendu qu'ils étaient récupéré en partie auprès des tribus du hijjaz par les marchands koraaich qui étaient en route vers la Syrie il devaient donc être en laine en somme pas très sophistiqué donc on a là AFF faaire à un produit qui est dans la même lignée que le cuir et qui du coup logiquement a les même problème déjà cron nous dit que la Syrie tout comme l'Égypte possédait leur propre usine
36:57 textile en plus de ça à la fin du 4e siècle l'industrie textile d'antiochen en syérie antique était capable de fournir un tissu si bon marché à des prix si bas qu'elle était même adapté à l'usage des ass alors pour ceux qui ne savent pas qui sont les ass c'est en gros les personnes qui parent piété vivent une vie de privation en refusant toute source de plaisir vous savez un peu comme je sais pas Aman par exemple et du coup bah leur pratique imposait entre guillemets le port de vêtements extrêmement modeste et bon marché d'ailleurs cron rajoute même que bah le tissage uni c'était une pratique normale dans toutes les campagnes alors c'est dur à imaginer aujourd'hui dans une société de consommation où tout le monde porte la dernière marque à la mode mais à l'époque les gens se contentaient souvent de de vêtements fabriqués par
37:42 eux-même ou à la limite par des artisans locaux donc pour résumer il aurait fallu que pour que les Mikis soient un minimum rentable ils puissent vendre des énorme quantité de vêtements suffisamment bon marché et grossier pour faire face à la concurrence notamment un industrie textile d'antiochè et là je sais vous vous demandez mais diable comment ils ont fait et bien chon toujours dans dans sa bonne volonté nous répond qu'il ne semble qu'il n'y ait pas de de réponse à cette question je vous avais dit elle est de bonne foi elle dit pas que c'est impossible elle dit que pour l'ANT il y a pas de réponse pour continuer dans certains récits on nous parle voilà de temps en temps de vente d'animaux Jaiz écrivain arabe et taalibi écrivain arabe
38:27 aussi nous rapporte le même récit k benkalbi sauf qu'il rajoute un détail qui a son importance ils affirment que les korach en plus de transporter du cuir et des vêtements transporter également des chameaux jusqu'en série pour le compte des tribus qu'il rencontrit en chemin on a également une autre source assez particulière cette fois-ci car il s'agit là d'un poème satirique qui se moque des Mquis parce que soit-disant ils auraient vendu des anes au tribus de daus et de Murad alors à à ce sujet crron nous dit que le commerce de chameau peut paraître plausible associer un commerce d'animaux avec le cuir et lesinage bah c'est pas déconnant mais toujours le fameux ma il s'agit très probablement d'un embellissement parce que dans la
39:13 majorité des récits sur les activités commerciales des korash on nous les présente comme vendant des biens inanimés donc en ce qui concerne les animaux en réalité c'est assez flou on a certes un poème présentant les coril comme vendant des animaux mais la seule transaction qu'on a c'est un marchand byzantin qui a été payé en chameau donc là en plus ce chameau c'est même pas un bien c'est plutôt encore un moyen monétaire et rajouter qu'en plus cet événement s même pas passé à la mec mais à busera donc ça reste assez flou ensuite on a la mention de la vente de raisin et de vin alors cron dans son livre sépare les deux points mais moi j'ai décidé de les regrouper parce que c'est vraiment très similaire pour le ou
39:58 selon la tradition islamique dans un récit rapporté par wakidi dont on a déjà parlé une caravane chargée de cuir de raisin et de vin aurait été intercepté à nakla on ne change pas une équipe qui gagne et la caravane en question provenait de Taif et se dirigeit vers la MEC sauf que cron nous dit en ce qui concerne le raisin bah le souci c'est que la Syrie était très mais très connu pour être un pays de vignoble donc s'il y avait eu un commerce de raisin entre la Sy et le hijjaz alors il est beaucoup plus probable que la Syrie a été importateur que le hijjaz ensuite en ce qui concerne le vin l'Arabie n'exportait pas de vin et les Mquis ne sembl pas avoir joué un grand rôle en fait bon je vais me répéter mais la Syrie était un
40:44 pays de vigoble c'est-à-dire que le vin comme le raisin venait principalement pas exclusivement cron le précise mais principalement de ce pays d'ailleurs on a la preuve parce que justement dans la poésie préislamique la Syrie est présentée comme telle ensuite sujet sensible on va parler du commerce d'esclave bon je préfère prévenir pour ceux qui niraient encore cette réalité oui il y a eu un commerce d'esclav en Orient et oui les musulmans ont joué un rôle dedans voilà ce qui est dit alors du coup en ce qui concerne l'esclavage on a un récit rapporté par iben kutaiba qui nous raconte qu'un homme nommé Abdallah bin judan aurait été marchand d'esclave alors sa méthode consistait à les entretenir faire
41:29 prostituer les femmes et vendre leurs enfants et cron nous dit que si les Grecs ainsi que les Perses seraient aller chercher leurs esclaves en Arabie alors les coriles seruraient fait fortune donc là on se dit on a une piste peut-être que il vivaent du commerce d'esclave sauf que il y a une chose qu'on comprend en lisant la tradition islamique et qui semble avoir son importance c'est que les Arabes contrairement aux Africains et aux Turcs de l'époque et bien il semblait avoir un sens de l'unité ethnique bien trop fort pour vendre leurs captifs à des étrangers c'est-à-dire que tout au long de la tradition on retrouve des témoignages d'esclav pour les Arabes Grecs syriens pers et cetera mais peu de témoignages d'esclaves arabes à l'étranger et des sources en ce qui concerne l'exportation corchique d'esclav alors là on en a absolument
42:16 aucune donc de laacon nous dit que la distribution des esclaves avait lieu mais que dans la péninsule dû au fait que comme on l'a vu les Arabes ne voulaient pas donner leurs esclaves arabes aux étr mais que malgré ça rien ne nous prouve que la mec a joué un rôle plus important dans ce processus que les autres marchés du coup l'hypothèse des Grecs et des Perses qui seraiit allé chercher leurs esclaves en Arabie rendant rich les coraches tombe à l'eau et en plus qu'and rajoute qu'il y avait tout simplement aucun marché d'esclaves étrangers alors le commerce des esclaves arabes n'avait donc pas de centre majeur on a fait là le tour des marchandises principales qui étaient vendu en Orient et pour conclure chroni en fait les Mquis exportaient une marchandise yeménite qui est le parfum
43:03 et des marchandises hjazi qui sont le cuir les vêtements et peut-être j'insiste sur le peut-être des chameaux et des anânes ainsi qu'occasionnellement du beurre clarifié et du fromage sauf que le problème c'est qu'il s'agit de là à l'exception du parfum heménite de produits qu'on retrouvait partout dans l'empire byzantin et Perse et qui étaient tous de bon marché et comme on l'a vu le parfum yeménite à lui tout seul n'aurait pas pu soutenir la croissance économique mquoise et la cron rajoute quelque chose de très intéressant elle dit je cite il est possible même probable que la plupart des informations sur lesquelles se fonde cette conclusion soit fictive il n'y a rien à dire sur le commerce mequi pourrait bien s'avérertre la seule conclusion raisonnable
43:48 ah là là en voilà une une phrase dure même en se basant sur la tradition islamique en étant de bonne foi cron n'a rien trouvé d'intéressant expliquant ce que vendaient les Mquis nous rentrons là dans la deuxième partie où cron demande tout simplement où étai actifs les Mquis quels sont les pays où nous pouvons retrouver leur trac est-ce que vous vous souvenez du récit d'iben calby je vous avais dit de retenir son nom je vous avais également dit de retenir le nom de son père calby car il serait très important pour la suite et bien il est temps que je vous raconte l'un des problèmes que cron a soulevé dans la tradition islamique on a deux récits censés nous expliquer les
44:35 origines du commerce ma l'un a été rapporté par iben calbi et l'autre par calibi je vais vous les raconter alors pour commencer bon on a cert déjà vu la tradition d'ben calbi mais je n'étais pas rentré dans les détail on va dire sauf que là pour que vous compreniez et bien je vais devoir le faire au tout début les commerçants non arabes apportaient les marchandises à la mec afin que les mecois puissent les acheter et les revendre en partie entre eux mais également à leurs voisins et cela dura pendant un long moment jusqu'au jour où Hashim l'arrière grand-père du prophète Mohamed comme je l'ai dit changea ça un jour lorsqu'il était en Syrie il attira l'attention de l'empereur byzantin en
45:21 cuisinant du Taride alors c'est une sorte de bouillie de viande et de légume si je peux dire qui était inconnu des n arabes et c'est donc de là qu'il persuada l'empereur de lui accorder son autorisation afin que lui et sa tribu korï puisse vendre du cuir et des vêtements provenant du hijidjaz en Syrie la Syrie qui était donc sous la domination byzantine et si vous vous demandez quel est l'argument qu'il a présenté pour que l'empereur accepte et bien c'est le fait que selon lui ça reviendrait moins cher aux Syriens bon c'est faux bien sûr car comme on l'a vu les Syriens en plus d'avoir des usines préf consommer localement et fabriquer leurs vêtements eux-mêmes mais passons on va faire comme si on avait rien entendu ensuite il retourna donc à la mec chez lui et il prit le soin de
46:07 conclure des accords avec qu tribus qui étaient sur le chemin pour que les courages puissent emprunter les route commerciale sans se faire attaquer ces accords là sont appelés les accords d'ilaf et retenez-les car ils auront une importance cruciale dans la suite de l'analyse de cron voilà pour ce qui est du rit des venkalby sur l'origine du commerce ma alors pareil je suis pas encore vraiment rentré dans les détails maintenant on a un deuxième récit comme je vous l'ai dit un récit rapporté par son père calby mais également par mcatil cette version voudrait que le commerce mqui à ses débuts était international c'est-à-dire que les Mquis commerçaient en Syrie au Yémen et j'ens passe pourquoi et bien parce que les gens ne venaient pas vers eux c'était malheureusement à eux les pauvres corich
46:53 d'aller vers les autres sauf que le problème c'est que les qu'impliquit ce déplacement ne leur laissez pas le temps de prier Allah sauf qu'Allah on le connaît bien maintenant il l'aime qu'on l'aime et donc quand il voit sa tribu ne plus avoir le temps de L'adorer bah ça l' triste alors Allah a dit au cororage de rester chez eux et de l'adorer et qu'il s'occupera dans sa bonté de faire en sorte que les commerçant viennent à eux et c'est donc de cette manière que le commerce mqui qui était international est devenu purement local voilà pour le récit de calbi ensuite dernière information à savoir c'est que les exgetes affirment qu'avec les sorts de l'islam le commerce
47:39 mquin international a pris fin de manière sûre si on prend la version d'iben calbi on accepte le fait que la montée de l'Islam a mis fin au commerce international et si on prend la version de Kalbi bah ça change rien parce que dans tous les cas il était déjà devenu local mais là le problème avec ces deux histoires c'est que elles sont complètement opposées l'une de l'autre donc qui a raison chez les érudits notamment les érudit modernes l'histoire qui est le plus acceptée c'est celle d'iben calbi avec Hashim et les accords d'ilaf pour crô de son avis de spécialiste c'est un peu plus différent déjà faut savoir que plus un récit est ancien plus il est accepté du fait que logiquement bah il se rapproche plus de la période étudiée donc de ce
48:25 fait calby étant le père d'ben calby son récit est plus favorisé ensuite le problème c'est que le récit d'ben calby est très schématique alors je vous ai pas tout raconté parce que vraiment l'histoire est longue et je me suis principalement concentré sur le kadashim vu que c'est celui qui nous intéresse mais pour faire cours ces trois frères aussi ont noué des relations commerciales avec des régions différentes pour chacun et donc ce qu'enant crô par trop schématique c'est qu'on a quatre frères qui nous des relations avec quatre régions différente qui négocie avec quatre dirigeants et qui conclu des accords d'ilaf avec quatre tribus vous comprenez l'idée ensuite cron nous dit qu'il est peu probable qu'une si petite tribu qui sont les coraches ont pu nouer des
49:11 accords avec un empereur enfin je sais pas si vous vous rendez compte et enfin elle rajoute que l'idée que l'empereur byzantin résidait en Égypte est fausse et puis elle finit par dire si les meois ont arrêté de faire du commerce lors de la montée de l'islam comment vivait-il parce que si on prend le récit de calbi ça ne pose pas de problème vu qu'ils auraient pu vivre uniquement des services religieux mais dans le récit d'ben CBI ça provoque juste un trou dans la narration donc la tradition de son père Kalbi est plus plausible certes mais crô elle rappelle que plausible ne veut absolument pas dire vrai c'est plausible mais pas forcément vrai en fait elle dit surtout que le fait que kalalbi et que son fils iben calbi ont tous les deux
49:56 une histoire complètement différente montre que ni l'un ni l'autre ne s'intéressaiit au souvenirs qu'ils avaient de leur génération mais plutôt que les deux se sont inspirés d'un thème commun qui est l'approvisionnement alimentaire de la MEC et que de là ils ont rapporté des récits différents sauf que même là Crown rajoute qu'il est possible que ce thème commun autour du commerce et l'approvisionnement alimentaire soit également une légende un peu au final comme le commerce dansant à l'époque du prophète qui est une légende ancrée dans nos mémoires collec alors que c'est faux alors comment on fait pour savoir si les corage commercé non parce que avant de regarder où est-ce qu'il commercer faut qu'on s'assure qu'il commerçait de base et pour se faire Crown est allé voir ce que les sources externes disaient alors les
50:43 sources externes qui parlent du prophète à l'époque du Prophète on en a très très très peu et le peu qu'on a si vous vous intéressez à d'étude historico critique de l'islam vous devez les connaître pour vérifier Lee commerce mais quoi cron a utilisé deux sources extrêmement connues du coup qui sont le pseudo cebeos un important ouvrage historique datant de 660 et Jacob d'des un écrivain qui a également vécu vers l'an 600 et dans ces deux sources on nous dit que Mohamed était un marchand là on se dit c'est bon ok on est rassuré sauf que le problème que soulève chon c'est que on nous dit pas que les korich étaient marchands ni même que Mohamed était un korich donc comment on fait alors malgré tout crron va quand même admettre que les korich
51:31 étaient aussi des commerçants et qu'ils ont commercé en dehors de la MEC vu que comme je l'ai dit dans le point pour sa méthodologie elle accepte ce que dit la tradition dans son ensemble et vu que la tradition ou du moins les éudie moderne Pench sur la véracité du récit d' Ben calbi et qui sont à peu près tous d'accord pour dire que le commerce s'est arrêté avec les sorts de l'Islam alors elle va accepter ce récit parce que c'est sa méthodologie bien que quand on lit le livre on sent elle le fait quand même à contrecœur et bien cherchons donc maintenant la présence des coraches à l'étranger j'ai envie de dire le premier endroit et celui qui aura le plus d'importance c'est la Syrie dans la tradition on a beaucoup mais beaucoup de récits commercial se passant en Syrie
52:16 dans la tradition d'iben kalalbi en plus de nous affirmer que depuis Hashim les corages commercés en Syrie elle nous donne des détails concrets sur ce pays ensuite dans la sourate dans le Coran dans la sourate Koreich sourate dont on reparlera bien plus tard les exégèes l'ont interprété comme parlant des voyage vers la Syrie et le Yémen on a également des personnages comme Abou Soufyan Safwan binumaya hosman Saïd bin alas Aban Khalid et jeanas qui sont présentés comme ayant fait du commerce en Syrie dans l'histoire du voyage nocturne du Prophète vers Jérusalem il vit des caravanes méquoises entre la mec et la Syrie d'ailleurs ces caravanes mquises qui allait venit vers la Syrie était connu pour les tentatives d'interception à la rencontre c'est également l'une d'elles qui a déclenché
53:02 la bataille de battre on dit également que les méquins ont visité AA et adriat et en bref vous l'avez compris les activités commerciales des koich en Syrie sont les mieux attestés de la tradition islamique avec un accord complet de la part des érudits et en plus faut savoir que même les sources externes vont vers cette idée Jacob ddes a vu Mohamed commercer non seulement en Arabie mais également en Palestine en phéicie et attire une ville qui n'est pas mentionnée dans la tradition donc en ce qui concerne la Syrie on peut attester de manière quasi sûre que les coraches sont commercé là-bas le deuxième endroit qui nous intéresse un endroit historiquement important dans le monde un endroit d'où je tire mes origines l'Égypte alors dans le récit
53:48 traditionnel les histoires qui font mention d'un commerce en Égypte c'est tout d'abord l'histoire d'amre qu'on a déjà vu on nous dit qu'il avait vendu du parfum et du cuire à Alexandrie on a également deux autres histoires la première avec sa foi de minomaya où l'on nous dit qu'il commerçait principalement en Égypte et la deuxième avec mugira bin shouba où l'on nous dit qu'un jours il a accompagné la tribu des takafi et la tribu des kaich pour aller commercant en Égypte en fait faut savoir que l'histoire de amre c'est la plus intéressante je dirais car il nous donne une ville précise en Égypte on nous dit pas en Égypte on nous dit à Alexandrie sauf que vous vous en souvenez je vous avais dit que l'histoire de amre c'est un apocryphe du coup tout ce qu'on sait c'est que les cores sont allé commercer en Égypte et c'est tout on n pas d'autres détails de
54:35 lieux précis rien d'autre le troisème endroit c'est le Yémen alors comme je vous l'ai dit les exégèes ont interpréter la sourate quaich comme parlant des voyages de la MEC vers la Syrie et le Yémen on a également un bon nombre de personnes qui sont associées au commerce du Yémen tel que Abu rhabi Binel mugira bin elmugira ISAM elmugira et ses fils toute une famille quoi et pour finir c'est également bah au Yemen que les cororaches achetaient les parfums et certains vêtements sauf que crô en lisant la tradition il a remarqué un truc d'assez particulier et intéressant à de nombreux moments il y a des doublés de récit qui au lieu de se passer à Sana la capitale du Yémen se passe à nageran une région tout au sud
55:21 de l'Arabie ce qui fait donc penser que par moment le commerce au Yémen fait parfois référence non pas au Yémen mais une zone située entre la mec et nageran une sorte de confusion dans la tradition islamique le 4è endroit c'est l'Éthiopie alors l'Éthiopie c'est un cas très intéressant dans la tradition islamique on a une histoire qui nous explique que des commerçants corich sont revenus d'Éthiopie via le Yémen sauf que d'autres soutiennent que ces commerçants en question ne sont jamais allés plus loin que le Yémen on a une autre histoire également qui nous raconte Kumara bin Walid el mazumi a voyagé vers l'Éthiopie avec amrel as pour je cite faire du commerce sauf que pareil que la précédente histoire on a des variantes
56:06 exégétiques qui dit que cette histoire fait référence à un voyage politique et non commercial et là Crown soulève deux points intéressants si des marchants coriches sont allés en Éthiopie et bien comme pour l'Égypte on ne sait pas où exactement de plus adilus le port d'Éthiopie le plus célèbre est absent des sources Pr islamique en fait plus loin cron nous dit je cite les sources préislamiques semblent ignorer totalement le nom des lieux éthiopiens l'Éthiopie est le pays avec le moins de preuves concrètes concernant son commerce alors de là est né une problématique comment peut-on envisager le commerce entre la MEC et l'Éthiopie vu que la tradition ne présente aucune connaissance de ce pays testons les hypothèse on peut imaginer que ce sont
56:52 les Éthiopiens qui allaient à la Meque et c'est plutôt vrai on a des récits qui a pu ça par exemple l'origine de la fortune de kille viendrait d'un noble éthiopien qui l'a tué et pillé dans une version de l'histoire de kby avant la fin du commerce méquis c'était les Éthiopiens qui apportaient les denrées alimentaires à jeda une ville qui se trouve au bord de la mer Rouge en Arabie mais le problème c'est que cette hypothèse ne marche pas ou du moins ne résout pas le problème car la tradition est catégorique sur le fait que les méquis se rendaient en Éthiopie pour commercer bon dans ce cas-là on peut se dire que le commerce entre la MEC et l'Éthiopie ne s'est pas passé en Éthiopie même mais au Yémen pourquoi et bien pour la simple et bonne raison qu'à cette époque le Yémen était sous domination éthiopienne et pour appuyer
57:38 ça on peut par exemple dire que le clan maxzum qui était associé au commerce en Éthiopie et bien en réalité se trouvait au Yémen sauf que le problème bah pareil ça ne marche pas vu que la tradition islamique arrive bien à faire la différence entre le souverain yéménite et le Negus alors le Negus c'est un typ titre de noblesse éthiopien c'est en gros l'équivalent du roi pour nous et pour finir la troisème hypothèse voudrait qu'en fait les korich commerçai en Éthiopie certes mais en tant que résident du Yémen plutôt que de la mec en fait à l'époque pour aller en Éthiopie il fallait que les koriches passent par le Yémen on le sait car dans un récit après la conquête de la MEC un homme nommé Ikrima bin abijal s'était enfui vers le Yémen dans l'idée de se rendre en Éthiopie cron nous dit que les
58:25 korich qui aur auraient vécu temporairement à la MEC et bien ils auraient orté des produits yéménites et non mais quoi pour les vendre en Éthiopie et que là-bas ils auraient orté des produits éthiopiens pour les vendre au Yémen et non à la MEC donc en gros le commerce corich avec l'Éthiopie n'aurait pas été mené par les corages de la mec mais par un diaspora de corage sur Yemen ce qui explique du coup que la tradition ne se souvient de rien à part du fait qu'il exist alors oui la troisième hypothèse est la moins pire mais aucune ne semble être ex exactement la bonne nous dit cron l'Éthiopie a une place importante dans la tradition islamique oui mais d'un point de vue historique il est dur de dire qu'est-ce que ça reflète dans les mots éthiopiens que l'arabe a emprunté comme je vous l'ai dit l'arabe
59:10 contient des mots venus d'à peu près partout de l'Orient notamment du sirroir raméen comme ma vidéo Noël dans le Coran et bien la sourate el cadre viendrait du sirro raméen et bien cron nous dit que dans les mots empruntés au lexique éthiopien aucun n'est en rapport avec le commerce donc elle conclut en disant que au final peu importe comment on conçoit le commerce entre la MEC et l'Éthiopie car dans tous les cas qu'on soit adepte de la première 2è ou 3e hypothèse ou même aucune il est peu probable que l'Éthiopie ait joué un rôle majeur dans l'économie vu comment on s'en souvient le 5è et le dernier endroit qui nous reste à voir c'est l'Irak dans la tradition d'iben Kalbi dont on a déjà beaucoup parlé et bien
59:56 les Mquis commerçaient régulièrement en Irak on a également une autre histoire où Abou Soufyan a accompagné une caravane quaich et takifi vers l'Irak et on a une histoire assez drôle où un homme nommé Moussafir bin Abi Amr est allé en Irak pour gagner de l'argent afin de payer une dote sauf que le gros problème que nous dit Crown c'est que dans la tradition islamique tous les récits se contredisent les uns les autres au sujet de l'Irak iben Kalbi affirme que al l'un des frères d'Hashim qui est allé également négocier des accords pour commercer aurait obtenu de la part de l'empereur Perse la permission de commercer en Irak donc les korich pouvaient commercer tranquillement en Irak c'est ce qu'on dit sauf que dans l'histoire d'Abou Soufan qui accompagne
1:00:43 les caravanes takifi et korich il est dit à un moment qu'il s'agit là d'une entreprise dangereuse car ils n'ont pas la permission des Perses de commercer en Irak un autre exemple dans la tradition d'ben kalalbi naoffal aurait conclu des accords d'ilaf avec les tribus qui se trouvaient sur le chemin de la route d'Irak ce qui donc permettait au quich de passer par les routes qui allaient de la Mecque jusqu'à l'Irak sans se faire
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