Médecin légiste n°1 : les Révélations de son Enquête sur le Linceul de Turin

Médecin légiste n°1 : les Révélations de son Enquête sur le Linceul de Turin

Bref Résumé

Dans cet épisode, le Dr Philippe Boxho, médecin légiste, partage son analyse du Linceul de Turin, le considérant comme une scène de crime fascinante. Il examine les traces de sang, les marques de coups et d'autres indices présents sur le linceul pour reconstituer les événements entourant la mort de l'homme qu'il a enveloppé. L'authenticité du linceul reste une énigme, mais l'analyse scientifique révèle des détails troublants qui correspondent au récit de la Passion de Jésus.

  • L'analyse du linceul révèle des détails précis sur les blessures et les souffrances subies par l'homme qu'il a enveloppé.
  • La datation du linceul reste controversée, avec des résultats contradictoires obtenus par différentes méthodes scientifiques.
  • L'image présente sur le linceul est unique et sa formation reste un mystère pour la science.

Dans cet épisode

L'énigme du Linceul de Turin est abordée comme une scène de crime, avec des écoulements de sang et des détails spécifiques comme la couronne d'épines. Le Dr Boxho souligne la complexité de l'image et les nombreuses questions qu'elle soulève, notamment concernant la position des clous et l'authenticité du linceul.

Présentation

Le Linceul de Turin est présenté comme l'objet le plus étudié de l'histoire, suscitant des questions sur son authenticité et son origine. Le Dr Philippe Boxho, médecin légiste ayant réalisé l'autopsie du Saint Suaire, est invité à partager ses découvertes et à confronter son récit avec celui de la Passion de Jésus dans la Bible.

Dr Boxho, médecin légiste

Le Dr Boxho explique son approche de l'analyse du Linceul de Turin comme une scène de crime, en se basant sur les traces et les indices présents sur le tissu. Il souligne la difficulté de comprendre comment l'image a pu se créer, malgré les pistes explorées et les techniques scientifiques utilisées.

Première impression et analyse

Le Dr Boxho partage sa première impression du Linceul de Turin, en soulignant la présence de sang provenant de plaies crâniennes et l'absence d'oreilles visibles. Il explique que les cheveux gorgés de sang séché pourraient recouvrir les oreilles et que la position des bras pourrait cacher les organes génitaux externes. Il suggère que les épaules déboîtées pourraient expliquer la position des bras.

Le passage du clou et les marques du fouet

L'analyse se poursuit avec l'examen des traces de sang et des marques de fouet sur le corps. Le Dr Boxho note que les écoulements de sang sur les avant-bras indiquent que les deux membres n'étaient pas dans le même axe lors de la crucifixion. Il identifie également des traces de fouet avec des petites haltères, suggérant que deux personnes ont frappé, l'une plus grande que l'autre.

C'est l'énigme la plus passionnante de ma carrière

Le Dr Boxho explique pourquoi l'étude du Linceul de Turin est si passionnante pour lui, soulignant qu'il n'a pas la solution finale et que la science se heurte à cette image sans pouvoir l'expliquer. Il mentionne les différentes techniques de datation utilisées, comme le carbone 14 et le wax, mais souligne que personne n'est d'accord sur les résultats.

Situer le lieu du crime grâce aux traces de pollen et de terre

Les spécialistes en plantes, en fleurs et en pollen ont tenté de situer le lieu du crime. Max Frei, un suisse, a fait des prélèvements avec des bandes autocollantes et a trouvé 58 grains de pollen, dont 17 européens et le reste de Judée. Il a trouvé des grains de pollen qui viennent de la région de la mer morte et une plante typique de la région de la Judée, de la Palestine. Des fleurs ont été déposées sur le linceul, notamment une fleur qui pousse uniquement vers mars avril et qui ne s'ouvre qu'à l'heure de la journée. Certains auteurs disent que cette fleur a été coupée vers 3h de l'après-midi, ce qui correspond au moment de la mort du Christ. Des traces de terre ont été trouvées sur la plante des pieds, sur les genoux et sur le nez. La terre est compatible avec les tombes antiques de Jérusalem.

'Suer du sang'

Le récit de la Passion de Jésus est confronté aux éléments présents sur le linceul. L'épisode de la sueur de sang au jardin des oliviers est abordé, en soulignant que ce phénomène est décrit médicalement dans des situations de stress intense, mais qu'il n'y a pas de traces de cela sur le suaire. Il est suggéré que Jésus a pu s'essuyer le visage.

Les marques de coups sur le visage

Les évangiles mentionnent que Jésus a été frappé à plusieurs reprises. Le Dr Boxho confirme la présence de tuméfactions sur le visage, notamment sur les pommettes et la lèvre, et suspecte une fracture du nez. Il précise que les lésions sont contondantes, ce qui signifie qu'elles ont été causées par un objet non tranchant.

La flagellation de Jésus

La flagellation de Jésus est une peine qui est très perturbante car il a subi une double peine. On voit des coups sur le dos et tout le long du corps, ils ont été dénombrés par plusieurs auteurs au nombre d'à peu près 120. Ce sont des fouets avec des petites altères en métal. L'inclinaison des coups suggère que deux personnes ont flagellé, l'une plus grande que l'autre. L'homme du linceul est musclé, très bien bâti, solide et plutôt grand.

La couronne d'épines

Le Dr Boxho décrit les lésions au niveau de la tête, notamment les tuméfactions et la suspicion de fracture du nez. Il souligne que la couronne d'épines n'est pas une couronne comme on le voit d'habitude, mais plutôt un casque fait avec des plantes du désert avec des épines qui ont à peu près cette taille là. Les saignements montrent qu'il y en a jusqu'au sommet du crâne.

Chemin de croix

Les évangiles racontent que Jésus est chargé de la croix et qu'il va faire un chemin de croix jusqu'à l'endroit où il va être crucifié. Le Dr Boxho pense qu'il n'apportait que le patibulum, un segment de la croix. Des traces dans le dos peuvent être des zones tuméfiées par le port de cette croix. Les évangiles racontent que Jésus chute plusieurs fois. Il y a des traces de terre sur les genoux et sur le nez. L'histoire de Véronique est considérée comme une légende.

L'acidose respiratoire

Le Dr Boxho explique en détail le mécanisme de l'acidose respiratoire, la cause de la mort par crucifixion. La difficulté à respirer correctement entraîne une accumulation de CO2 dans le sang, rendant le sang acide et provoquant une souffrance intense. La rigidité cadavérique rapide observée sur le linceul est un indice indirect de cette acidose.

La mort de Jésus

Jésus est resté sur la croix pendant 3h. Le soldat romain plante sa lance dans le côté pour vérifier s'il est bien mort.

"Il en a coulé du sang puis de l'eau"

L'Évangile raconte qu'il en a coulé du sang et puis de l'eau. Le Dr Boxho explique qu'en postmortem, il y a plus de sang dans les artères. Le sang est éjecté par les derniers battements cardiaques et il est dans le réservoir veineux. La lance rentre par le côté droit et traverse d'abord le champ pleural. Dans le poumon, il y a du plasma. La lance continue sa trajectoire, elle a traversé le poumon du liquide pleural va s'écouler. Il arrive dans la cavité du ventricule droite. Le sang s'écoule. Quand il retire la lance, on a en succession de l'eau et puis le sang qui arrive.

Lésions et sang sur le linceul

Le Dr Boxho décrit la lésion causée par la lance comme une lésion par instrument piquant tranchant. Il souligne que le sang qui s'est écoulé contient énormément de plasma et de bilirubine, ce qui indique une souffrance aiguë du foie. Le groupe sanguin du personnage du lin seul est le groupe AB. L'ADN est impossible à refaire. Joseph d'arimassi a offert son propre tombeau et ils ont mis Jésus dans le tombeau. Le corps a commencé à être lavé.

"Le sang est resté rouge"

Le corps n'a pas été lavé complètement. Le sang est resté rouge et c'est pas logique. Il n'y a pas d'arrachage. L'image est tridimensionnelle. Il n'y a pas de décomposition du corps.

L'ultime énigme

Les scientifiques sont dans l'érence la plus totale par rapport à la réalisation de l'image. Il faut d'abord qu'on sache comment l'image est apparue. Le carbone 14 a fonctionné. Il y a trois laboratoires qui l'ont fait. Il tombe dans une gamme de date entre 1290 et 1360. L'incendie qui a lieu en 1532 a apporté 40 % de carbone 14 en plus. Certains ont découvert des bactéries qui fabriquent du bioplastique. Il y a des zones de rapiage qui étaient totalement invisibles avec des fibres de coton. Dans le codex de près, on voit des enluminures. Une où on voit le Christ met au tombeau et l'autre où on voit des anges qui présentent aux femmes venues au tombeau les draps. Sur les draps, le drap du lince seul est un tissage en arot de poisson. Le Dr Boxho ne peut pas dire que c'est vraiment Jésus, mais ce n'est pas un faux.

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