POURQUOI LA CULTURE ADOLESCENTE EST MORTE ?

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Bref Résumé

Cette vidéo explore la disparition de la "Twin Culture", la culture préadolescente des années 2000, et son remplacement par une culture adulte précoce influencée par les réseaux sociaux. Elle examine l'impact de ce changement sur les jeunes, qui sont exposés à des contenus et des pressions qui ne sont pas adaptés à leur âge.

  • Disparition de la culture préadolescente au profit d'une culture adulte précoce.
  • Influence des réseaux sociaux et des influenceurs sur les jeunes.
  • Pression sociale et esthétique accrue sur les préadolescents.

Introduction

L'auteur se souvient de son enfance dans les années 2000, marquée par des posters de Justin Bieber, des séries Disney Channel et des magazines pour adolescents. Elle constate qu'aujourd'hui, les jeunes du même âge s'intéressent à des produits de beauté coûteux et suivent des influenceurs plus âgés. Ce phénomène est appelé la "mort de la Twin Culture", où l'enfance est supprimée au profit d'une culture adulte précoce.

Qu'est-ce que la Twin Culture ?

La Twin Culture est la culture adolescente, plus précisément entre 9 et 13 ans, une période cruciale où l'on se cherche et où l'on a le droit d'être "cringe". Le terme "twin" vient du mot "between", car c'est une phase entre l'enfance et l'âge adulte. Les marketeurs ont inventé ce terme dans les années 90 et 2000 pour cibler les jeunes avec de l'argent de poche qui ne sont plus des enfants mais pas encore des adultes. C'est une période d'expérimentation où l'on teste ses goûts musicaux, vestimentaires et où l'on se crée une base de données pour l'avenir.

Retour sur l'âge d'or de la Twin Culture

L'auteur, née en 1999, se souvient de la période 2008-2014 comme l'âge d'or de la Twin Culture. Les "Twin Médias" étaient Disney Channel et Nickelodeon, avec des sitcoms comme Hannah Montana, Zack et Cody, et Les Sorciers de Waverly Place. Ces émissions colorées et légères proposaient une multitude de personnages avec des styles et des personnalités variés, permettant aux jeunes de s'identifier et de s'inspirer. Les magazines comme Trinity Stars étaient le meilleur moyen de suivre les stars de ces programmes, avec des posters, des quiz et des interviews. La musique jouait également un rôle important, avec le label Hollywood Records qui centralisait les soundtracks des séries et les albums des stars. Les parents faisaient confiance à ces contenus encadrés par Disney, considérés comme "safe" pour leurs enfants.

Les produits dérivés et les boutiques dédiées

La Twin Culture se caractérisait également par des produits dérivés et des boutiques dédiées dans les centres commerciaux, comme Claire's et Jennifer. On achetait des gloss Hannah Montana et des vêtements colorés et fluo. Ces boutiques étaient un terrain de jeu où les jeunes pouvaient s'exprimer et affirmer leur identité. Aujourd'hui, les jeunes achètent des produits de beauté chez Sephora et des vêtements chez Zara, des marques destinées aux adultes. Un enfant de 11 ans qui achète un correcteur de teint cherche à corriger des défauts qu'il n'a pas encore, alors qu'avant, on achetait une part de rêve en achetant un produit dérivé de son personnage préféré.

La chute de la Twin Culture

Internet et les réseaux sociaux sont les principaux responsables de la disparition de la Twin Culture. La nouvelle génération ne regarde plus la télé et consomme des séries sur des plateformes de streaming où il n'y a pas de contrôle parental. Les chaînes de l'enfance disparaissent, et les jeunes sont exposés à des contenus qui ne sont pas adaptés à leur âge, comme la série Euphoria. Les influenceurs sont devenus les nouveaux modèles, vendant des produits de beauté et de skincare. Les jeunes deviennent des "Sephora Kids", voulant ressembler à des "clean girls" ou des "Bratz girls" alors qu'ils ont à peine 12 ans. L'algorithme des réseaux sociaux ne fait pas la distinction entre un enfant et un adulte, et les jeunes sont exposés à des techniques de contouring professionnelles.

Le capitalisme et la pression sociale

Les marketeurs ont abandonné la cible des 9-13 ans pour l'intégrer à une cible adulte plus globale, influencée par les créateurs de contenu. Les préados se retrouvent à se laisser influencer et à être dans le même bateau que les adultes, alors qu'ils sont censés avoir d'autres choses à faire. Internet a tué le droit à l'erreur esthétique, et les jeunes ont peur d'être "cringe". Ils ont conscience du regard global et de la pression du bien paraître, car tout ce qui arrive peut laisser une trace indélébile sur internet. Les magasins qui ciblaient spécifiquement les Twins mettent la clé sous la porte, et les jeunes peuvent acheter n'importe quel produit à la mode grâce à la fast fashion et aux sites de revente.

Nuances et optimisme

Il est important de nuancer ce discours et de ne pas dire que cette nouvelle génération est perdue. Il y a bien une différence entre les modèles d'avant et d'aujourd'hui, mais cela n'empêche pas les jeunes d'être créatifs et de se chercher. Ils ont tout plein d'outils en main, comme CapCut et TikTok, qui font d'eux des créateurs précoces. La créativité n'est pas morte, elle a juste changé de support. Même si les jeunes regardent des séries comme Euphoria, l'auteur rappelle qu'elle avait accès à Skins et Beverly Hills 90210 à leur âge. Les jeunes sont conscients du monde dans lequel ils vivent, même s'il est dommage de leur enlever cette période où ils peuvent rêver à fond.

Conclusion

Il faut pointer du doigt les médias et les marketeurs qui ont décidé d'effacer cette cible en ne proposant plus de programmes ou de produits qui leur sont destinés. En France, il y a l'intention de vouloir les protéger au mieux, notamment avec la réforme de Macron sur la vérification d'âge sur les réseaux sociaux. Cependant, il est difficile d'enlever les réseaux sociaux aux jeunes, car quel serait leur divertissement ? L'auteur conseille de laisser les enfants être "cringe" et d'apprendre à avoir des goûts discutables, car c'est dans ce désordre qu'on se construit vraiment.

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Transcription

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0:00 2010, j'avais 11 ans. Dans ma chambre, je collais un poster géant de Justin Bieber avec de la pâte à fix. J'allumé Disney Channel les mercredis après-midi pour être sûr de ne pas louper les épisodes inédits de mes séries préférées comme Anna Montana ou Les sorciers de Place parce que j'avais hâte de débriefer le lendemain à l'école. J'essayais de m'habiller comme dans la série Shakey Dep en testant des outfits fluo de dingue et je lisais les interviews de mes stars favorites dans des magazines comme Trinity Star. Plus de 15 ans plus tard, les jeunes du même âge que j'avais à cette période là sont chez Sephora. Ils n'achète pas un baum à lèvres Annaam Montana mais plutôt un sérum rétinol à 70 € et ils connaissent leur routine skincare mieux que votre esthéticienne. Leur célébrités sont des influenceurs ou alors des artistes qui s'adressent à des publics plus âgés. Ces jeunes qui ne sont pas encore des adoss se baladent dans une culture qui ne leur est pas vraiment destinée. On appelle ça la death de la twin culture, la mort de la culture préado. C'est ce moment

0:46 précis où on a décidé collectivement de supprimer la phase ingrate. C'est entre deux un peu bizarres entre l'enfance et l'âge adulte où on avait le droit d'avoir des goûts un peu douteux, de porter des couleurs fluo et surtout d'avoir la paix. On traîit devant Disney Channel mais eux passent leur temps devant TikTok. Le monde change et on a laissé à l'abandon une cible hyper importante qui se retrouve à devoir grandir un peu trop vite. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Un micro et un rêve. Pour commencer, le sujet qu'on va aborder l'a déjà été fait aux US. J'ai vu plusieurs TikTok à ce sujet qui m'ont aidé à poser un terme sur ce que j'ai analysé, mais je ne suis pas sociologue. Cette vidéo, c'est un travail de rassemblement d'informations que j'ai fait à travers ce que j'ai trouvé sur le web, mais aussi en le mêlant à ma vision des choses avec mon point de vue, en l'adaptant avec notre culture française puis vous savez maintenant avec tout mon

1:32 bagage de connaissance de de la pop culture. La culture adolescente, même préadolescente dont on parle dans cette vidéo, s'appelle donc la Twin Culture. Et quand on va parler par exemple de programme Disney Channel, c'est ce qu'on appelle les Twin Médias. Et en fait, pourquoi twin ? En fait, ça vient du motwin qui pour ceux qui sont nuls en anglais signifie entre les deux. Car vous l'avez compris, la phase dont on parle et vous l'avez tous vécu ici parce que quand je regarde les statistiques de ma chaîne, on est clairement tous des adultes ici. C'est l'adolescence. C'est cette période de notre vie entre l'enfance et l'âge adulte tout simplement. Et ce qu'on va aborder là est encore plus précis parce qu'on parle vraiment du début de l'adolescence entre 9 et 13 ans. C'est ce qui est défini en sociologie pour aborder ce moment de notre vie parce qu'après on est considéré comme des vrais ados. Donc c'est pas moi qui ai inventé cette période, c'est un vrai terme. Cette période est cruciale et il y a pas besoin d'être un grand sociologue pour le savoir. Mais rappelez-vous bien,

2:18 c'est surtout à ce moment-là que j'aime pas ce terme, mais on est vraiment dans l'âge un gras où on se cherche au maximum et pour ma part, je pense qu'on se cherche un peu toute notre vie sinon c'est pas intéressant mais quand tu es ado, c'est particulièrement plus intense. Le terme twin a été inventé par les commerciaux, les marketeurs donc des années 90 et 2000 qui ont compris qu'il fallait proposer une offre de leur produits au 9 14 ans qui possédaient de l'argent de poche mais qui n'étaient plus des enfants qui voulaient s'acheter des jouets à part pour les consoles de jeux en soi mais qui étaient pas non plus des adultes. En gros, cette phase c'est vraiment notre terrain d'entraînement où on avait vraiment pas peur d'être cringe. On avait le droit d'être ridicule parce que dans tous les cas on l'était tous ensemble et surtout on se comparait pas à des influenceurs de 25 ans comme les jeunes d'aujourd'hui et on va y venir. tu testes des choses, tu te forces des goûts musicaux. Moi personnellement, genre ce que j'écoutéis en musique à cette période là, des

3:04 choses qui sont encore dans ma bibliothèque musicale qui m'ont marqué, tes goûts vestimentaires, tu testes aussi. Alors évidemment, c'est pas des trucs qui sont définis pour la vie, mais tu te crées en gros une sorte de grosse base de données dans laquelle tu pourras puiser plus tard et même tout au long de ta vie puisque on est dans ce truc où la nostalgie revient constamment. Tu changes de physique et tu veux plus qu'on te voit vraiment comme un enfant, mais c'est important de le souligner, mais à cette époque-là, tu veux pas non plus qu'on te voit comme un adulte. Alors, pour bien qu'on fasse la comparaison de notre époque à celle d'aujourd'hui, afin qu'on comprenne vraiment ce qui a disparu, je vous propose qu'on fasse un petit retour en arrière et j'ai bien compris que vous aimez bien vous plonger en plein trip de nostalgie. D'ailleurs, merci pour tous vos retours sur le dernier épisode d'un micro et un rêve. Je sais que j'ai pris pas mal de temps entre le dernier épisode et celui-ci pour en sortir un nouveau, mais j'étais vraiment content que vous soyez réceptif à ce genre de

3:49 vidéo. Donc love you. Continuez de vous abonner à la chaîne ou de commenter que ce soit sur les plateformes de streaming de podcast si vous m'écoutez en podcast ou ici sur YouTube. Vraiment vos retours. C'est ça qui me donne envie de continuer. Alors moi je suis né en 1999. Ça y est, je vais jamais pouvoir mentir sur mon âge. C'est marqué sur internet. Donc quand j'étais un twin et donc pas un tin, vous suivez toujours. On parle de 2008 à 2014 pour être assez large. Et donc déjà cette période, on est tous cordas sur le fait que c'était le prime, le prime de l'univers en fait, de l'humanité. No shade, je pense que genre en terme de culture on se sait mais genre qui nous pouvait aucun autre humain n'a la chance de dire "J'ai grandi dans cette période je pense je me permets d'être subjectif parce que je sais que vous et moi on a la même tranche d'âge à peu près." On va commencer par notre twin Media et c'est évidemment la partie qui me passionne le

4:34 plus et qui m'a donné envie de de faire cette vidéo. Tu allumer ta télé et si c'était pas trop la hess, tu te précipitais sur Disney Channel ou Nickelodéon. Dessus, tu pouvais retrouver des sitcom comme Anna Montana, Zac et Codi, Phenomen Raven, les sorciers de Weverly Place, I Carly, Victorious, Shakillup, Jessie et j'en passe. Enfin bref, la liste est longue mais je crois bien qu'à aucune autre période que celle-ci, l'offre n'a été aussi riche que ce qu'on avait à ce moment-là dans ce type de programme destiné aux Twins. Pourquoi il y en avait autant ? Bah tout simplement parce que ça marchait grave et ça vendait grave. En fait, dans ces shows qui étaient colorés, légers, tu retrouves tout types de personnages avec des univers style vestimentaire et personnalités bien marqué et bien défini. Et donc à cet âge là, en fait, tu avais une multitude de personnages avec une palette géante de goût différents dans laquelle tu pouvais piocher ce qui te plaisait. Ou alors tu

5:19 devenais juste fan de l'un d'entre eux et tu t'identifiais en te disant "Je veux ressembler à ça quand j'aurai leur âge." Parce que souvent dans les séries, c'était des personnages qui était au lycée alors que nous on était encore en fin d'école primaire à peine début collège. Donc tu finissais par te faire influencer par ces personnages là. En gros, mes influenceurs à moi, c'était clairement Anna Montana, Cat Valentines ou encore Sissi ou Rocky de chez Killup, même si tout le monde au fond disait que j'étais ravi de Jessie, mais ça c'est notre histoire. ce petit monde qui fait partie de Hollywood puisque de notre temps c'était les US qui régnaient en terme de soft power, c'était pas encore la Corée du Sud comme aujourd'hui par exemple. Ça crée des carrière de star qui sortait de ces programmes dont certains sont encore sur la scène d'aujourd'hui alors qu'ils ont la trentaine et c'est trop beau à suivre. Mais du coup à l'époque pour les suivre on commençait à peine à être sur des blogs ou sur Twitter mais vraiment le Twitter de l'ancien temps ou un peu sur

6:05 YouTube mais c'était vraiment le début de d'internet la ruée verslor et du coup notre meilleur moyen de les suivre de près c'était les magazines Trinity Stars. Franchement merci pour les travaux Dream Up Star Club fan de on se les arrachait comme des petits pains. Et quand on accompagnait nos parents faire les courses, on les soudoyait pour mettre le magazine dans le panier quoi. Et donc dedans, c'était les posters de nos idoles pour continuer de les praise à fond. All day all night dans nos chambres. Il y avait des quiz pour connaître ta personnalité, tu lisais des interviews de tes stars favorites et du coup tu en apprenais plus sur eux. Et ça c'était un élément clé qui a renforcé le fait qu'on avait notre culture à nous. Et la télé OK, la lecture OK, mais ma partie préférée à moi et ce qui m'a pas du tout encore lâché aujourd'hui, on avait notre musique, notre bibliothèque musicale à nous. Alors évidemment,

6:51 j'écoutais grave en mode mainstream du Rihanna, du Gaga, du Britney, mais là on va parler de la musique vraiment destinée aux twins. Disney, ils ont été hyper smart en fait quand ils ont créé Hollywood Records parce que c'est dans ce label que tu retrouves tous les soundtracks de Anna Montana qui sont que des hits, les albums de High School Musical, de Camprock, mais aussi les albums des Stars de ces programmes qui sortaient leurs albums en carrière solo. Les premiers albums de Miley Cyrus, de Selena Gomez, de Demy Lovato, des Jonas Brotherers et cetera. Et rassembler notre musique dans un même label, ça centralise tout. Ça veut dire qu'on peut contrôler ce qu'on diffuse à notre cible. Puisque'en plus de ça, c'est eux qui envoient leurs mêmes artistes promouvoir leur projet dans nos magazines et dans nos chaînes télé. Donc vraiment de tous les côtés en terme de médias, on était vraiment dans une bulle et personne d'autre pouvait y en rentrer. Et en fait les parents

7:36 faisaient entièrement confiance de nous laisser consommer à gogo ces trucs là parce que tu sais à ce moment-là que c'est encadré, ça va pas dériver et du coup partager une mauvaise influence à tes gosses. Typiquement quand tu sais que c'est encadré par genre Disney, bah à ce moment-là tu es en mode bon bah c'est safe, c'est destiné à mon enfant de 9 ans, je peux le laisser aimer, se laisser influencer, kiffer et cetera. à part si vous aviez vraiment des parents hyper stricts qui vous ont mis dans un coup vent dès le plus jeune âge. Personnellement, c'était pas mon cas mais force à vous. Et c'est là qu'aujourd'hui on se rend compte que les parents ont quand même raison de s'inquiéter un petit peu face à ce que leurs enfants peuvent regarder sur TikTok ou Snapchat. Donc vraiment pour résumer sur cette partie, on était vraiment dans un star système circulaire et fermé. Tu voyais Selena Gomez dans les sorciers de Ry Place, elle chantait le générique, tu acheté l'album chez Hollywood Records et le mois d'après,

8:22 elle faisait la couverture de fan 2 pour parler de son album. On pouvait pas y échapper. On était littéralement nourri par ce contenu. Et puis du contenu, oui, mais ça ne se résumait pas qu'à scroller sur un écran. C'était découper les posters, coller des stickers, écouter les CD dans un lecteur qui sautait dès que tu bougeais un peu trop. Il y avait un rapport physique à notre culture. Ta chambre c'était l'extension de tes goûts alors qu'aujourd'hui tout est caché derrière ton téléphone. Évidemment les amis, je grossis les trait, je suis pas là pour blâmer vraiment tous les jeunes d'aujourd'hui. Je sais qu'il y en a énormément qui sont ultra créatifs et bien évidemment on va y venir. Et en plus de pouvoir toucher nos médias qui nous appartenaient vraiment parce que on nétait pas sur les plateformes de streaming, on avait des vrais produits dérivés et surtout des produits de cosmétique, des bijoux et des traînes de vêtements qui nous étaient vraiment dédiés. Et vous l'avez compris, pour finir sur ce qu'on avait dans notre Twin

9:09 culture, c'était des boutiques dans les centres commerciaux qui nous étaient dessiné qu'à nous. Même si certains survivent un peu, aujourd'hui ils sont tous à l'agonie. Mais par exemple, avant on se ruait chez Clou chez Jennifer. Et la différence avec aujourd'hui et on y vient dans un instant, c'est qu'on achetait pas un gloss chez Sephora mais chez Clers. Et quand on achetait le gloss, c'était le gloss de Hann Montana. C'était celui-ci qu'on voulait et pas un autre. On achetait pas des sacs ou des t-shirts qui ressemblaient à ce que des ados plus âgés ou des jeunes adultes portaient mais plutôt des produits dérivés. encore une fois de notre culture fermée. Mais donc voilà, c'était ça aussi notre moyen d'affirmer de ce à quoi ou à qui on veut ressembler. Chez Claire, chez Pinky ou Cool Cats, pour ceux qui se rappellent, c'était l'explosion de couleur. C'était du plastique, des paillettes, des couleurs fluo. Moi, je me rappelle que comme je vous ai cité dans l'intro, mon rêve c'était de reproduire des outfits ultra

9:55 colorés qui n'avaient aucun sens que je voyais dans chez Killup et et j'allais chez Coolcat. Pour ça, j'avais des gilets vraiment genre j'assemblais du bleu fluo avec du vert fluo et tout et j'allais en cours comme ça en mode genre sans aucune honte. Genre aujourd'hui quand tu rentres chez Sephora, tout est blanc, noir, épuré, très luxueux. Pareil chez Zara et cetera, là où en fait ces ados vont acheter leur sap aussi finalement puisque ils ont plus vraiment ces boutiques qui leur sont dédiées. On est vraiment passé d'un univers de jeux. Moi, je me rappelle de ces boutiques où ma mère, elle demandait au vendeurs de baisser la musique et tout, mais c'était vraiment genre notre terrain de jeu a finalement un univers de statut social. Donc voilà, c'était vraiment notre premier terrain d'autonomie. Tes parents te lâchaient au centre commercial avec genre 10 ou 20 balles si tu avais de la chance et tu finissais par acheter ton gloss à la cerise qui collait de fou. C'était pas juste acheter, mais c'était vraiment l'expérience d'être entre nous.

10:41 dans ces boutiques où les adultes justement ne mettaient pas les pieds parce que ça leur filait la migraine. Quand tu acheté un gloss dérivé de de ton personnage préféré type Anna Montana, on achetait vraiment une part de notre idole. On restait dans le fantasme et dans le jeu. Aujourd'hui, un petit enfant de 11 ans qui achète un correcteur de teint ou une crème au rétinol, en fait, elle achète pas du rêve, elle achète une correction. Elle essaie de corriger des défauts qu'elle n'a même pas encore généré sur son visage parce qu'elle est trop jeune. C'est là qu'on voit que la culture Twin est morte. On veut plus ressembler à notre star préféré. On veut ressembler à un filtre Instagram ou alors à notre influenceur préféré ou notre star préféré mais en tout cas qui s'adresse pas à ses petits genre. Enfin bref, vous avez compris l'idée et cela nous amène à notre troisème partie. Qu'est-ce qui a entraîné la chute de cet univers ? Déjà en vue de ma communauté que vous n'êtes pas si débile et que vous avez tout

11:26 simplement deviné que c'est tout simple d'y répondre, c'est internet et les réseaux sociaux. Le monde a changé. La nouvelle génération pour commencer, elle regarde pas la télé. Enfin, la télé is dead en vrai. À part la Star Academy qu'on a tous kiffé. Ma vie ambre. Je suis trop contente qu'elle a gagné. Si elle regarde des séries, elle va les regarder sur des plateformes de streaming, type Netflix, Disney Plus, Prime et cetera où il y a pas vraiment de contrôle en vrai parce que personne qu' là a le contrôle parental. Et d'ailleurs, la plupart des chaînes de notre enfance disparaissent. Disney Channel a cessé des mettre par exemple au Royaume-Uni, je crois. Je pense que ça va pas tarder chez nous parce que tout simplement on a Disney Plus. Mais même genre toutes ces chaînes là, bon Nickelodéon, on va éviter d'en parler parce que avec ce qu'on est en train de découvrir en ce moment, avec l'affaire Epstein, on va pas donner du cloud à ça. Mais dans tous les cas, ça se voyait ça faisait un moment qu'on savait que c'était un peu bresson et cetera. Je

12:12 pourrais en faire toute une vidéo, mais voilà, tout ça disparaît aussi. En fait, on a perdu ce truc qui faisait que toi et tes potes vous regardiez le même programme tous à la même heure et vous pouviez débrief le lendemain dans la cour de récré. Alors évidemment, il y a toujours des séries et des films qui persent et créent des phénomènes, par exemple Foria. Mais si vous connaissez la série, vous n'êtes pas sans savoir que elle traite de sujets difficiles et qui sont déjà assez lourds pour un jeune adulte. Enfin, quand je regardais Foria, j'étais en mode parce que justement souvenez-vous, on parlait d'enfants de 9 13 ans qui sont clairement pas la cible de ces séries mais qui vont aller la voir qu'importe. Désolé de que citer ma go, mais par exemple Anna Montana, c'est un personnage fictif qui est encadré par Disney. Elle finissait l'épisode par une leçon de morale là où Mad Perez dans Euphoria ou une influenceuse lifestyle, elle te montre sa routine matinale à 500

12:58 balles avec du sérum rétinol. Voilà, genre on je veux que radoter sur le rétinol mais parce que c'estant genre le contraste. Mais mais bref, vous voyez très bien les personnages de de Foria comment ils sont lookés et c'est quoi les problèmes avec lesquels il deal. On en fait, on est passé du divertissement à une comparaison sociale constante et cette nouvelle génération, elle passe son temps sur son téléphone et c'est OK parce que moi aussi enfin genre je suis tellement pas de l'école à dire genre "Ah mon dieu, ils sont over, ils passent tout leur temps sur leur téléphone, bla bla bla." J'aime pas ce discours, flemme. Mais ce serait mentir de dire qu'ils sont safe dessus. En fait, ils se retrouvent comme nous tous sur les réseaux sociaux. Et moi le premier, quand j'avais leur âge, je mentais sur mon âge parce qu'on sait tous que l'accès aux plateformes sont toutes interdites au moins de 13 ans mais qui respectent. Alors, à l'heure où je tourne cette vidéo, ça vient à peine d'être annoncé. Macron veut mettre en

13:43 place une sorte de vérification d'âge qui permettrait de d'exclure complètement les jeunes de moins de 15 ans à l'accès à ses réseaux sociaux, à voir comment ça va ça va marcher. Est-ce que ça va vraiment avoir un impact ? Mais en même temps, quand tu es pas sur les réseaux sociaux, tu fais quoi sur ton tel ? Genre à part des jeux, genre je sais pas. Donc voilà, le problème c'est qu'aujourd'hui tu es exposé à tout et pour des jeunes comme eux, leur modèle si c'est pas Cassi ou Mad dans Euphoria c'est des influenceurs. Moi genre. Alors en quelque sorte vous allez me dire bah toi aussi tu étais influencé et cetera. Sauf qu'aujourd'hui les influenceurs et moi le premier te vendent du cosmétique ou de la skinc principalement pour les influenceurs lifestyle. Là, je me parle d'une certaine cible évidemment parce que il y a des petits garçons qui vont acheter le dernier jeu de Fortnite ou je sais pas quoi parce qu'ils sont fans de Michou évidemment. Mais voilà, après vous me

14:29 savez, vous me suivez pour ma pop culture et vous savez de quoi de quoi on va parler ici de toute façon. En fait, ça crée une jeune génération qui devient ce qu'on appelle des Sephora Kids. Ce terme, pareil, je l'ai pas inventé. C'est vraiment quelque chose qui vient de des US, les Sephora Kids. Et je trouve ça harant, vraiment une petite espèce. Mais à vouloir traiter leur peau quand ils entrent à peine dans la puberté, à se maquiller en testant des trends qui ne leur sont pas destinés. Tout pareil pour des vêtement, ça devient vraiment des Sephora Kids. Et en fait, ces mêmes jeunes veulent être soit des clean girls ou des Brad girls. Et ça c'est OK en fait quand tu as genre 16, 17 ans, mais quand on 12, 13, bah en fait non, il y a un problème. Ma chérie, tu t'es perdu. En fait, on comprend vite que cette cible dont on parle depuis le début de l'épisode est vraiment laissée à l'abandon en terme de culture. Alors que c'est un entre deux qui est capital. Sur TikTok ou sur Instagram, l'algorithme ne se dit pas "Ah tiens,

15:15 c'est un enfant de 10 ans. Donc je vais lui montrer des dessins animés." Et il se dit "Cette personne a cliqué sur du make-up." Je vais lui montrer les meilleures techniques de contouring professionnel ou je sais pas quoi. Et encore une fois et comme plein de problèmes dans notre société, ce n'est que le résultat du capitalisme parce que au final du coup tous ces marketeurs dont on parlait en début de vidéo ont lâché cette cible. Ils l'ont en fait mangé pour l'intégrer à une cible adop plus globale qui est influencée par les créateurs de contenu parce que c'est c'est ça qui vend aujourd'hui. Et en fait, on est en mode on va inclure ces 9 13 ans dans cette campagne qui va cibler en fait bah les gens qui suivent des influenceurs à savoir des des ados et puis des jeunes adultes. Et ces préados du coup se retrouvent dedans à se laisser influencer et à être là genre dans dans le bateau avec nous tous alors qu'ils sont censés avoir d'autres choses à faire. En fait, vous vous rappelez quand je disais que c'est l'âge où tu te

16:02 cherches et du coup tu as envie de tester des trucs. Eux, avec internet, il y a aussi du coup cette pression du cringe. Et si vous avez des petits frères, des petites sœurs, je pense que vous savez, c'est les premiers à dire gênant, gênant, gênant, cringe et cetera. En fait, Internet a tué le droit à l'erreur esthétique. Aujourd'hui, avec les filtres et les tutos, les préados sont polis, ils sont lisse, ils savent en fait, ils sautent la phase où justement on, comme je disais au début, ils apprennent à tester, à être cringe. Parce qu'en fait, être cringe aujourd'hui, c'est devenu une sentence de mort. Avant nous, notre map, elle s'est arrêtaé au collège, au centre commercial et la maison. En gros, aujourd'hui, les jeunes ados, les Twins, ils ont une map infinie avec internet. Ils ont conscience du regard global. Ils savent que genre quoi que ce soit qui peut arriver peut laisser une trace indélibile sur internet toute leur vie.

16:49 Donc il y a aussi une pression du bien paraître parce que à tout moment tu te retrouves exposé au monde entier euh à vie et ça je les comprends de fou. Du coup, je pense que ça crée un blocage en mode genre bon bah voilà genre j'ai pas envie d'être un même qui va rester je sais pas toute ma vie genre par exemple on se foutait beaucoup de la gueule de Beliè croire en rêve on trouvait ça mignon mais ça se trouve aujourd'hui la meuf elle le vit toujours aussi pas bien genre je crois que j'avais vu un truc comme ça alors que justement elle elle était jeune elle était à fond Justin Bieber et tout ce chanteur qu'il était destiné et elle était fière de le de le praise. Sauf que des années après, on l'a fait encore chier. Vous voyez ce que je veux dire ? Aujourd'hui les jeunes, ils sont trop dans le dans le gênant et cetera. Ils ont trop peur de tester des trucs. Donc ces twin ont leur star euh sont sur les réseaux derrière leurs écrans et n'ont absolument pas besoin de lire un magazine dans la vraie vie pour

17:34 être au courant des derniers gosips puisque même les magazines de toute façon ça n'existe plus. Euh tout est sur Twitter et surtout avec Internet. Ce qui explose c'est euh les sites de revente de produits, la Fast fashion à donf et en gros le plus rapidement possible et à moindre coût, tu peux euh te créer ta garde-robe que tu souhaites euh acheter n'importe quel dernier produit à la mode. Euh donc forcément euh les magasins qui ciblaient spécifiquement ces Twins mettent la clé sous la porte. On a l'impression que c'est une évolution logique, que c'est juste vivre avec son temps. Mais est-ce que c'est vraiment un progrès de voler leur enfance à des gamins pour en faire des consommateur de cosmétique avant même qu'ils aient fini de grandir ? Et ben, pas forcément. Alors, avant de finir cet épisode, j'aimerais nuancer tout ce qu'on vient de dire dans cette dernière mini partie parce que oui, comme vous le savez, moi je suis du genre optimiste. J'aime pas trop cette façon de penser, de dire "C'est la fin des temps,

18:19 regardez cette nouvelle génération, elle sera perdue et cetera." parce que déjà j'ai pas 50 ans, je suis pas un boomer et je me souviens queon disait la même chose pour ma génération. Alors oui, il y a bien une différence entre les modèle qu'on avait de cet univers twin dont on se nourrissait constamment. Il y a vraiment quelque chose qui s'est passé, sinon j'aurais pas fait cette vidéo. Et donc ouais, il y a bien quelque chose qui manque, je vais pas me contredire sur ça. Mais en revanche, je pense que ça ne les empêche pas d'être créatif, de se chercher et de trouver sa niche. C'est pas non plus des robots. Je vois sur TikTok qu'il y en a qui osent essayer tester des trends. Sur ça, ça n'a pas bougé en soi. Après, comme j'ai dit, créatif, oui, mais genre dans quel mood tu es ? Parce que si tu es une Brad girl à 11 ans, il y a un problème quand même. Mais vous avez capté l'idée. En tout cas, pour moi, ils sont pas non plus débiles. C'est ça que je veux dire. Très très jeunes aussi. Du coup, oui,

19:06 ils sont sur leur téléphone mais ils ont tout plein d'outils en main, Capcut, TikTok et cetera. Ça fait deux des créateurs bien plus précoces que nous. Genre nous avec YouTube, oui, c'était hyper tôt quand à 15 ans on faisait du montage et cetera, mais eux justement pour le coup à 10 11 ans, ils sont déjà là à faire des édits sur CapCot, qui font des montages de dingue et cetera et et ça fait partie de nos nouveaux métiers. Donc ça les empêchera pas de de faire carrière, de trouver une voix qui leur donne envie. Après, je sais pas dans le taf et cetera, ça fait pas encore une fois de des débiles. S'ils n'ont plus de magazine pour faire des collages. Pour le coup, ils font des édits de leur star favorite, de Sabrina Carpenter et tout. Moi, je vois des trucs sur TikTok, je suis en mode wou et je vois en fait des fois c'est des petits qui font ça genre. Donc faut le faire quand même tu vois. La créativité n'est pas morte, elle a juste changer de

19:51 support. Et pour ce qui est de ce qu'il regarde à la télé où je disais ouais par exemple, il regarde Foria et cetera, bah en soit, moi à leur âge quand j'avais 10 11 12 ans, j'avais déjà accès à skins par exemple ou 90 210, même si c'était visuellement plus soft quand même. Voilà, les stars de mon enfance aussi ont eu des dérives et puis ça n'a pas fait de moi un détraqué aussi. Je pense que genre ils sont quand même beaucoup plus conscients du monde dans lequel on vit parce que peut-être que nous on était dans une bulle qui faisait du bien et cetera et cetera mais c'est vrai que genre eux sont arrivés dans un monde complètement beaucoup plus fucked up en tout cas beaucoup plus difficile à comprendre avec la pandémie avec les conflits qui se passent un peu partout le réchauffement climatique blab bla bla bla bla vous avez capté l'idée et du coup je pense que aussi ils sont dans un truc où ils sont juste beaucoup plus conscients et qu'ils sont en mode OK on

20:37 est dans ça après ça reste quand même dommage de leur enlever toujours cette cette période où tu peux te permettre de rêver à fond et d'être complètement dans un univers fantasmé blablabla que tu te crées dans ta tête, je trouve que c'est quand même important. Dans tous les cas, on n'est pas dans la scientologie ici à dire que les enfants sont déjà des adultes évidemment genre mais voilà ça veut pas dire qu'ils sont tous doomed pour moi. Ouais, c'est important de le souligner. Je pense que forcément on peut plutôt pointer du doigt les médias et les marketeurs comme on parlait, les commerciaux. Euh parce que c'est eux en fait qui en voyant qu'il n'avaiit plus vraiment d'intérêt financiers ont décidé d'effacer complètement cette cible en ne proposant plus de de programmes ou de produits qui leur sont destinés. Mais en même temps, bah c'est comme ça que fonctionne le capitalisme. Donc voilà, c'est juste je pense la logique de

21:24 comment devait se passer les choses. Mais voilà, en France, j'ai l'impression qu'on a quand même l'intention de vouloir les protéger au mieux, notamment avec cette réforme que Macron a annoncé encore une fois à voir comment ça va marcher, comment ça va se mettre en place et cetera parce qu'en fait le radar numérique est là. Genre tu peux pas enlever, je sais pas des réseaux sociaux à même genre un un gosse de genre 13 ans parce qu'en fait il va faire quoi ? Genre il va faire quoi ? Et dans tous les cas, toutes les séries, comme j'ai dit, il a accès aux plateformes de streaming, il regarde ce qu'il veut et si vraiment genre ça marche et qu'ils arrivent à les à les effacer de nos réseaux. Bon, des fois ça ferait un peu du bien parce que des fois il y a des gosses qui commandent des trucs sur les réseaux. Je suis en mode en fait va là-bas. Genre va jouer au bac à sable ou je sais pas quoi. Mais en même temps, il ferait quoi ? Genre c'est ça le truc, c'est que genre quand tu as pas de réseaux sociaux, quel est ton divertissement ? Et en fait bah c'est là

22:09 qu'il y a il y a un trou, il y a un problème. Et voilà, la boucle est bouclée dans tout ce que je vous ai expliqué. J'espère que cette vidéo, elle a été assez complète. Mais voilà, euh mon conseil, si vous avez des petits frères, des petites sœurs ou même des enfants, peut-être c'est possible, laissez-les être cringe. Apprenez-leur à avoir des goûts qui sont discutables parce que c'est dans ce désordre-là qu'on se construit vraiment. Voilà, merci à vous d'avoir écouté ce que j'avais à dire. J'espère que la vidéo vous a plu. N'hésitez pas à mettre un pouce en l'air, laisser un petit commentaire, ça fait vraiment toujours plaisir. Et puis même si vous voulez participer au débat, je veux savoir ce que vous en pensez vous aussi ou si vous avez le même ressenti que moi et cetera. Voilà, d'ici là, je vous fais des très gros bisous et on se retrouve très vite pour une nouvelle vidéo. À plus. [musique]

22:57 Mar en la char quand elle sourit [musique] en fr elle dit jamais Par.

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