0:00 Alors, depuis plusieurs semaines, une question revient un peu partout dans les discussions économiques. La question, elle est très simple. Est-ce qu'un grand crash financier est sur le point d'arriv ? Allons-nous revivre un scénario à la 2008 avec des banques en difficulté, des marchés qui s'effondent ou une panique générale ? Parce que c'est vrai que le contexte actuel, il est troublant. Aux États-Unis, la réserve fédérale a décidé de baisser ses taux d'intérêt alors même que l'inflation reste élevée autour des 3 %. Puis en parallèle, il y a le gouvernement américain qui est nouveau confronté à un shutdown budgétaire, c'est-à-dire à une paralysie partielle de l'administration faute d'accord sur la dette. Et pendant ce temps, c'est pas terminé. Pendant ce temps, les banques américaines doivent être soutenues par la Fed via des prêts d'urgence appelés repos à hauteur de 30 milliards de dollars. Autant dire que les signaux d'alerte s'accumulent, c'est la réalité.
0:46 D'ailleurs, il y a certains économistes qui affirment que ce cocktail explosif taux en baisse d'être corps tension bancaire. ben rappelle étrangement les prémises de la crise de 2008. Par contre, il y en a d'autres qui pensent que le système est aujourd'hui mieux préparé. Alors, la question qu'on va se poser, elle est très simple. Que se passe-t-il vraiment ? Et surtout, que peut-on attendre pour l'avenir de nos économies, de la bourse, de la finance, de l'or, du Bitcoin et de notre argent ? Très important. Alors, avant de commencer, je me présente rapidement. Je m'appelle Charlie. Ici sur la chaîne, je parle essentiellement de finances, essentiellement de macroéconomie, essentiellement de cryptoonnaie. Si ces sujets vous intéressent, n'hésitez surtout pas à vous abonner. On est plus de 100000 sur la chaîne. Une dernière chose, en description, il y a plusieurs liens intéressants, mais il y en a
1:31 surtout un qu'il ne faut pas manquer, c'est mon groupe Telegram. On est 3600 sur mon groupe Telegram qui est gratuit, qui est public. Dessus, j'y partage tout un tas d'informations. Je vous mets le lien en description. N'hésitez surtout pas à me rejoindre. Maintenant, on commence. Alors pour comprendre la nervosité actuelle, faut d'abord s'intéresser à ce fameux marché des repos. Un mot un peu technique mais essentiel. Alors, un repos pour Repurchase agreement, on se moque pas de mon accent, ben c'est un prêt à très court terme, souvent sur une seule nuit, accordé entre les banques ou directement par la Fed. Concrètement, une banque dépose en garantie des titres sûrs, souvent des obligations d'état américaines et reçoit un échange du cash pour quelques heures. Le lendemain, elle rembourse la somme avec un petit intérêt. En soi, c'est un mécanisme assez normal, mais le problème, c'est le
2:18 montant et le moment. Parce que ces dernières semaines, les banques américaines ont emprunté plus de 50 milliards de dollars via ces prêts d'urgence. Et c'est énorme 50 milliards de dollars. Et ça rappelle 2019 juste avant que la Fed n'injecte massivement des liquidités dans le système pour éviter un blocage complet du marché interbancaire. Ce qu'il faut savoir, c'est que quand les banques se rusent sur la fête pour emprunter, bah c'est souvent le signe qu'elles ne se font plus confiance entre elles. Normalement, elles se prête directement de l'argent d'une journée à l'autre. Mais si cette confiance disparaît, et ben c'est toute la circulation du crédit, l'oxygène du système financier qui se grippe. Et quand la liquidité se fiche et ben une crise n'est jamais loin. Et donc ce recours massif au prè repos, c'est pas seulement un problème de liquidité, c'est aussi un problème de confiance, hein, parce que les grandes banques, au
3:04 lieu de se prêter mutuellement, préfèrent s'adresser directement à la banque centrale. Et ça signifie que les marchés interbancaires ne fonctionnent plus normalement. Et ce genre de situation, bah ça n'arrive pas sans raison. Puis depuis 2 ans, la Fed pratique ce qu'on appelle le quantitative tightening, c'est-à-dire une réduction de la masse monétaire. On en a parlé tout un tas de fois sur la chaîne. Sa balance qui atteignait 9000 milliards de dollars est redescendu à 6600 milliards. Autrement dit, pour faire simple, 2400 milliards de dollars ont été retirés du système. Et ce retrait massif a vidé. Or, pour un système bancaire, bah la liquidité c'est la vie. Et quand elle se rarifie, ben oui, le stress augmente et les premières fissures apparaissent. Un autre indicateur qui confirme ce que je suis en train de vous dire, c'est l'écart entre deux taux très suivis. Le
3:49 SOR, le taux du marché repos et le IORB, le taux d'intérêt que la Fête vers aux banques pour leur dépôts. D'ordinaire, ces deux taux évoluent ensemble. Mais dernièrement, le SFR a nettement dépassé le IORB. En clair, pour faire simple, en simplifier au max sur la chaîne, l'argent deviendra et les banques doivent payer plus cher pour emprunter à court terme. Et ça, bah c'est un signal de stress clair dans le système bancaire. On avait observé la même chose en 2019 juste avant une intervention massive de la fête. L'histoire, oui, elle se répète pas mais elle rime souvent. Et la situation est d'autant plus délicate que le gouvernement américain est lui aussi dans une impasse. He le shutdown budgétaire, le shutdown budgétaire bloque les dépenses de l'État. faute d'accord au congrès sur le plafond de la dette. Ça signifie quoi ? Ben ça signifie que les ministères,
4:35 les agences et de nombreux services publics ne reçoivent plus de fonds et gel temporaire de la dépense publique assèche encore davantage la circulation monétaire au moment même où les banques manquent déjà de liquidité. Puis en parallèle, il y a les investisseurs qui déplacent leur capitaux. On parle de rotation du capital. L'argent sort de certains marchés comme le marché des cryptonnaes par exemple pour aller vers des actifs jugés plus sûrs comme les obligations d'état ou les action du secteur énergétique. Pour autant attention, ça ne signifie absolument pas que les valeurs refugees sont condamnées. Pas du tout. Au contraire, dès que l'inquiétude monte, l'or redevient une protection naturelle. On le sait très bien. D'ailleurs, poursuivons sur l'or. Alors, après avoir shooté de 10 à 15 % depuis ses plus haut, passant de 4500 dollars à 3800 dollars, bah l'or est reparti à l'os et a franchi à nouveau la barre symbolique
5:21 des 4000 dollars. Et ce rebond, il montre quoi ? Et ben, il montre que les investisseurs cherchent de nouveau à se protéger contre l'incertitude. Sur les graphiques. D'ailleurs, l'or a franchi une résistance importante. Sa moyenne mobile à 50 jours et la prochaine étape se situe autour de 4090 dollars. Et s'il dépasse ce seuil, ben il pourrait viser le nouveau sommet. Et donc sur le long terme, la tendance reste très favorable. Et si les banques centrales continuent d'injecter des liquidités pour éviter une crise, ben les actifs limités par nature comme l'or ne peuvent que monter. D'ailleurs, certains analystes évoquent même un objectif de 5000 dollars en 2026 et beaucoup plus haut si on voit plus loin. Et maintenant, parlons du Bitcoin. Le Bitcoin dans tout ça, oui, il traverse une période de toute ce qui fait que certains crient à sa mort. Après là, rien de nouveau. Depuis sa création, le Bitcoin a été déclaré mort
6:07 des dizaines de fois avant de toujours rebondir. Aujourd'hui, le marché des cryptomonnaies semble calme, presque endormi. Les cours stagnent et beaucoup d'investisseurs s'ennuient. C'est la réalité. Mais selon moi, cette stagnation n'est pas un signe de faiblesse mais au contraire de maturité. Le Bitcoin devient un actif plus stable, moins dépendant des mouvements émotionnels. On est passé d'un marché dominé par des pionniers spéculatifs à un marché où les investisseurs institutionnels font entreprise banque prennent lentement leur place. Alors on en a parlé cette semaine, certains grands holdeurs historiques ont vendu récemment prise de profit mais sans provoquer de panique. Et ça prouve que le marché est plus liquide et plus solide qu'avant. Il absorbe mieux les ventes massives et en parallèle, il y a de nouveaux acteurs qui accumulent discrètement des positions à long terme. Et ça, bah c'est peut-être une
6:53 transition vers un Bitcoin plus adulte, moins rebelle, plus intégré au système. Une évolution naturelle pour un actif qui aspire à devenir un véritable refuge mondial contre la dépréciation monétaire. Un indicateur intéressant qu'on connaît très bien sur la chaîne, le Fur Gindex. Et ben cet indicateur montre que le marché des cryptonnaies se trouve actuellement en zone de peur extrême. Et historiquement, ben c'est justement dans ces moment là que les opportunités d'achat sont les meilleures. C'est d'ailleurs une règle presque immuable des marchés. Les bulles éclatent quand tout le monde est euphorique et les meilleures affaires se font quand tout le monde a peur. Agir à contre-courant demande du courage, c'est la réalité. Mais c'est souvent ce qui fait la différence entre un investisseur paniqué et un investisseur avisé. Un autre secteur attire à nouveau l'attention, le pétrole et l'énergie. Oui, ce sont des ressources fossiles
7:39 critiquées pour leur impact environnemental, mais elle reste essentielle à l'économie mondiale parce que sans énergie, il n'y a ni production, ni transport, ni croissance. Et actuellement, le ratio entre le prix du pétrole et l'SP500 est actuellement au plus bas depuis plus de 20 ans. Ça signifie quoi ? Et ben, ça signifie que le pétrole n'a rarement été aussi sous-évalué par rapport aux actions américaines. Et pourquoi je vous dis tout ça ? Et ben pour les investisseurs à contre-courant encore une fois et ben c'est un signal d'achat très clair. L'histoire montre que lorsque tout le monde délaisse un secteur jugé sale ou dépassé, c'est souvent le moment où il commence à rebondir. Et donc le pétrole pourrait bien redevenir un placement stratégique, notamment si la demande repart avec la croissance et la hausse de la liquidité mondiale. Maintenant à court terme, il y a plusieurs événements qui va falloir surveiller. D'abord le
8:25 shutdown américain. Le shutdown américain devrait se résoudre tôt ou tard. Et quand il le sera, bah les flux d'argent public reprendront et la liquidité reviendra partiellement dans le système. Ensuite, bah la FA devrait continuer de baisser ses taux, même si l'inflation reste au-dessus de son objectif. Et ce paradoxe, baisser les taux alors que les prix sont encore hauts, ben s'explique par la nécessité de préserver le système bancaire. La priorité désormais n'est plus de freiner l'économie, mais d'éviter une crise financière. Et si Donald Trump placa l'année prochaine à la tête de la fit d'un dirigeant encore plus souple sur la politique monétaire, et ben on pourrait voir arriver une nouvelle vague d'argent créé un véritable déluge de liquidité. Et ce scénario serait favorable aux actifs limités comme l'or, l'argent, le Bitcoin, mais aussi certaines matières premières parce que plus de monnai en circulation, c'est mécaniquement une
9:11 perte de valeur pour chaque dollar et donc une hausse des actifs rares. Maintenant, il y a tout un tas de personnes qui espèrent que les États vont assignir leurs finances, réduire la dette publique, baisser les impôts, stabiliser l'inflation. Soyez honnête les amis, c'est peu probable, même très peu probable. C'est utopique. Les états modernes ne savent plus rembourser leur dettes. Ils les renouvellent à l'infini et pour cela, ils ont besoin de toba et d'argent bon marché. Et donc, les banques centrales n'ont pas d'autre choix que de continuer d'injecter de la liquidité, même si ça crée d'autres déséquilibres. C'est un cercle sans fin. Les dettes gonflent, la monnaie dé précie et les valeurs réelles comme les métaux, les terres ou le Bitcoin deviennent les derniers gardes de fou contre l'érosion du pouvoir d'achat. Et ce que nous vivons aujourd'hui, bah c'est une répétition du même scénario économique qui se joue depuis des
9:57 décennies. Les gouvernements s'endettent, les banques centrale sauve le système, la monnaie perd de sa valeur et les investisseurs se réfugient dans des actifs limités. Et ces actifs, comme vous le savez très bien sur la chaîne, bah ces actifs ont une caractéristique commune. Ils ne peuvent pas être créés à volonté. L'or est limité par nature. Le Bitcoin est limité par son code à 21 millions d'unités. Le pétrole ou les matières premières nécessitent du travail et du temps pour être extrait. Et c'est pour cela qu'à chaque fois qu'une vague de liquidité déferle sur le monde et ben ces actif prennent de la valeur. Il joue le rôle de bouclier contre la dilution monétaire. Alors oui, les mois qui viennent seront probablement mouvementés entre la baisse des taux, la reprise du déficit américain et le manque de confiance bancaire. Oui, la volatilité risque d'augmenter mais il faut pas confondre volatilité et danger absolu.
10:43 Rappelons-nous que les grandes fortunes se construisent souvent dans des périodes d'incertitude à condition d'avoir une vision claire et de ne pas paniquer. Donc il faudra être sélectif, il faudra être patient et surtout lucide. L'histoire montre que les crises ne détruisent pas la richesse, elle la transfert. Et ceux qui comprennent les cycles et qui investissent dans des actifs solides ressortent souvent plus fort. Alors en résumé les amis, non, nous ne sommes pas encore au bord d'un effondrement total, mais oui, le système montre des signes de fragilité. Et dans ce contexte, bah les actifs limités devraient progressivement reprendre le rôle de refuge qu'ils ont toujours joué. Et même si les marchés peuvent connaître des secousses, les fondamentaux de long terme restent les mêmes. Les monnaies s'affaiblissent et les valeurs réelles résistent. L'histoire économique est faite de cycle de crise et de renaissance. Ce qui change, ce ne sont
11:29 pas les mécanismes, mais la vitesse à laquelle ils se déroulent. Et aujourd'hui, nous voyons se dessiner la même dynamique qu'en 2008 mais sur un rythme plus rapide avec des outils monétaires encore plus puissants. Les banques centrales tenteront encore une fois de sauver le système en imprimant davantage d'argent et cette nouvelle vague de liquidité fera monter comme toujours les valeurs limitées. Et donc au fond, la vraie question n'est pas de savoir si une crise viendra, mais comment s'y préparer ? Et la réponse reste la même depuis toujours. Miser sur ce qui ne peut pas être multiplié à l'infini. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui les amis.