Stories from the Stolen Generations | SBS Examines

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Résumé

Lorraine Peters, originaire du pays Kamilaroi et Wildman, partage son expérience et celle de sa famille concernant le Cootamundra Training Home, une institution créée en 1911 pour assimiler les enfants autochtones. Elle décrit les méthodes d'effacement de l'identité autochtone, l'importance de connaître cette histoire dès le plus jeune âge, et la nécessité de briser le cycle du traumatisme intergénérationnel. Elle souligne le manque de connaissance de l'histoire complète de l'Australie et ses conséquences sur les jeunes générations.

  • Le Cootamundra Training Home visait à assimiler les enfants autochtones en les formant comme domestiques et en effaçant leur identité.
  • L'importance d'éduquer les jeunes enfants sur l'histoire de la génération volée pour favoriser le changement.
  • La nécessité de briser le cycle du traumatisme intergénérationnel causé par ces politiques.

L'objectif du Cootamundra Training Home

Lorraine Peters explique que le Cootamundra Training Home a été ouvert en 1911 dans le but d'assimiler les enfants autochtones retirés de leurs familles. L'objectif principal était de les former pour devenir des domestiques et de les éloigner de leur culture et de leur communauté. L'établissement, situé dans un ancien hôpital à Cootamundra, visait à isoler les jeunes filles et à les former comme domestiques ou ouvrières agricoles, en utilisant des tactiques de lavage de cerveau et d'assimilation.

L'expérience de Lorraine au Cootamundra Training Home

Lorraine Peters raconte son expérience personnelle au Cootamundra Training Home où elle a été placée en 1943 à l'âge de quatre ans. Elle décrit comment, dès son arrivée, on lui a fait oublier son identité en lui attribuant une nouvelle identité blanche. Ses vêtements ont été brûlés, ses cheveux rasés, et elle a été forcée d'adopter une nouvelle religion et un nouveau nom. Le but était de la forcer à penser, parler et s'habiller comme une personne blanche, avec des punitions sévères si elle oubliait cette nouvelle identité. Malgré le lavage de cerveau, Lorraine souligne que deux choses n'ont jamais pu être changées : la couleur de sa peau et son esprit lié à sa terre natale.

Le traumatisme intergénérationnel

Lorraine Peters se souvient du traumatisme vécu par sa grand-mère, une survivante de la génération volée, après une réunion de survivants. Elle explique comment elle et ses frères ont posé des questions à leur grand-mère sur ce qui s'était passé, essayant de comprendre l'incompréhensible. Lorraine décrit la difficulté de raconter cette histoire aux enfants, tout en essayant de rester forte pour eux. Elle souligne que posséder et partager cette histoire a rendu ses enfants plus forts.

L'importance de l'éducation précoce

Lorraine Peters insiste sur l'importance d'éduquer les enfants sur cette histoire dès le plus jeune âge pour favoriser un changement. Elle se demande combien de temps il faudra à son peuple pour briser le cycle du traumatisme et combien de temps il faudra aux autres pour reconnaître ce qui s'est passé. Elle déplore le manque de connaissance de l'histoire complète de l'Australie et ses conséquences sur les jeunes générations qui ne connaissent pas leur identité ni leurs origines. Elle souligne la nécessité de briser ce cycle pour les générations futures.

Briser le cycle et l'avenir

Lorraine Peters exprime son espoir que les jeunes générations pourront apporter un changement. Elle regrette le manque d'empathie de certaines personnes et souligne son amour pour l'apprentissage des cultures et de l'histoire des autres. Elle déplore que l'attention portée à l'histoire autochtone soit souvent limitée aux journées commémoratives, sans suivi concret. Elle souhaite injecter de l'énergie dans les jeunes générations en leur racontant l'impact massif de cette histoire.

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