0:00 Ce 4 décembre 2025, le groupement Épiphare a publié une étude démontrant définitivement les bienfaits de la vaccination RM en mettant un terme à toutes les récriminations des dangereux Covido-Vaccino RNM sceptiques. Pour mémoire, Épipre est un groupement d'intérêts scientifiques créé en 2018 qui affirme apporter une expertise indépendante en épidémiologie des produits de santé. L'indépendance affichée ici concerne le laboratoire pharmaceutique mais pas le gouvernement. En effet, Épifar est dirigé à la fois par la NSM, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé dont le scandale du médiator a révélé les dysfonctionnements abissaux. À l'époque, c'était la SAAPS qui a changé de nom pour l'occasion. Mais Épipre est aussi dirigé par la KNAM, la
0:46 Caisse nationale de l'assurance maladie. Il y a donc un possible double verrou sur ce groupement. Un verrou de la part de ceux qui continuent d'affirmer que les vaccins sont sûrs malgré qu'ils aient été submergés de remonté d'effets indésirables pendant toute la période de vaccination et un verrou de la part de l'organisme qui a claqué plus de 10 milliards d'euros de l'argent du contribuable pour acheter ces doses miracles. [musique] Le communiqué de presse annonce une grande étude française le confirme, les vaccins et reenes messagers contre le Covid-19 n'augmentent pas le risque de mortalité toute cause à long terme. Et là, on s'étonne de la modestie du communiqué de presse. Le fait d'annoncer que les vaccins n'augmentent pas les risques est repris par la totalité de la
1:32 presse française alors que l'étude montre beaucoup plus que ça. Les auteurs l'affirment après standardisation des caractéristiques des individus vaccinés sur celles des non vaccinés. Une réduction de 25 % de la mortalité était observée chez les individus vaccinés comparativement aux vaccinés. Mais vous vous rendez compte ? 25 % de réduction de mortalité, c'est du jamais vu. Nous sommes face à une découverte scientifique majeure. La plus grande avancée médicale jamais réalisée. L'élixir de Jouvan sont seringues. Et pourtant, les auteurs se contentent de mettre en avant que la mortalité n'augmente pas. Cet étrange nom. Comme s'il savait que ça sortie. Plus bas dans l'article, nous apprenons que la vaccination est bénéfique à tous les points de vue. Elle diminue les décès de toutes les causes qui existent. Et parmi
2:18 les plus impressionnants, nous avons 15 % de morts par cancer en moins. Adieu la chimiothérapie. Bonjour la piqûe. 10 % de baisse de suicide. Fini les longues thérapies, deux doses et c'est reparti. 45 % de morts en moins pour les maladies du sang. 45 % de morts en moins de maladies congénitales ou chromosomiques. La vaccination Rénem guérit même un rebour de maladies qui existe depuis notre naissance. La vaccination Rénemme est intemporelle ou peut-être même voyage-t-elle dans le temps. Mais encore plus merveilleux, 22 % de morts en moins d'accident de la route, c'est mieux que l'airbag ou que le code de la route tout court. 20 % de moins de chute, c'est mieux qu'un baudrier d'escalade et 30 % de moins de noyade, c'est mieux qu'une boué canard ou que les cours de natation. Mais pourquoi Épipre n'est-il pas communiqué sur tous ces miracles de
3:05 la science ? Sous le coup de l'émotion font-ils preuve d'une écrasante modestie ne voulant pas mettre plus bas que terre des antivax déjà écrasés de honte par une telle découverte ? Ou alors sont-ils parfaitement conscients que c'est complètement en tout cas ça n'a pas freiné à l'in Ficher qui s'est fendu d'un article dans l'Express pour vanter les bénéfices collatéraux de la vaccination. Le monsieur vaccin du gouvernement, comme tous ses copains de plateau télé, nous sert des inepsies qui crèvent le plafond depuis le début de la crise, mais là il a décollé direct dans la stratosphère. On peut plus le suivre. Vivement son prochain papier où Papi Fisher nous expliquera que la R&M fait revenir les trémés, guérit l'impuissance ou fait pousser les cheveux. Bienvenue dans le maraboutage du 21e siècle.
3:51 Trouver que le vaccin protège de la noyade et des accidents de la route suffit à n'importe quel être humain, un temps soit peu, doté de matière grise entre les deux oreilles pour se rendre compte qu'il y a un problème. À partir de là, on cherche le problème et on ne publie pas un document absurde avant de l'avoir trouvé, sauf si on est en service commandé ou que vraiment on comprend rien à ce qu'on écrit. La raison pour laquelle Épiphare trouve ses résultats aberrents vient tout simplement de leur donnée initiale. Il l'explique à leur chapitre 3.2. Notre corte est constituée de tous les individus âgés de 18 à 59 ans vivant en France au 1er novembre 2021 et ayant bénéficié d'au moins un remboursement de soins de santé en 2020. Par exemple, une consultation médicale, un acte dentaire, un remboursement de médicaments, des examens de laboratoire ou une hospitalisation. Ce dernier critère de sélection visait à inclure des individus
4:38 présentant un recours comparable au système de soins indépendamment de leur statut vaccinal. Il ne s'agit donc pas du tout de la population française dans son ensemble. Il s'agit de personnes enregistrées dans la base de données de la sécurité sociale et qui ont un remboursement de soins de santé en 2020. Autrement dit, toute personne bien vivante mais qui n'a pas eu recours à un médecin en 2020 n'est pas comptabilisé. Je rappelle que la population française a été confinée deux fois en 2020 et que de très nombreuses activités se sont arrêtées. Ce n'est peut-être pas l'année la plus représentative pour le système de santé et c'est d'ailleurs souligné dans les rapports de l'assurance maladie. Entre et 2020, la première période de confinement ayant fortement limité les possibilités de consultation, cette évolution, ici on parle de l'augmentation qu'on observe toujours
5:24 sur le recours en soin, était beaucoup moins importante avec seulement + 01 % et ont dénombrait en 2020 65,6 millions de personnes. Donc il manque plein de monde. D'un autre côté, il y a plusieurs millions de comptes enregistrés dans les bases de l'assurance maladie qui sont des doublons, des oublis de radiation ou même des faux servant notamment à l'organisation d'une fraude. Selon la cour des comptes, il y a 2,4 millions de comptes qui posent problème dans la base malgré le fait que l'assurance maladie en supprime entre 200000 et 300000 tous les ans après contrôle. Cela signifie qu'avant de se lancer dans des modèles compliqués avec cette base de données, il faut l'étudier un minimum afin d'extraire une sous-population vraiment représentative des Français. Chacun peut constater qu'il n'y a pas de trace d'une telle étude dans ce document d'épiphare. Cela signifie que la phrase, "Ce dernier
6:10 critère de sélection visait à inclure des individus présentant un recours comparable au système de soins indépendamment de leur statut vaccinal est une affirmation gratuite sans fondement et c'est pourtant fondamental. Si la population est mal choisie, Épifar risque de trouver un résultat complètement aberrant du style "Le vaccin protège des noyades et des accidents de voiture". Oh wait ! Épifar explique qu'ils ont 33,9 millions d'individus vivants âgés de 18 à 59 ans au 1er novembre 2021. Selon l'INC, il y a pourtant 35,3 millions de résidents âgés de 18 à 59 ans en France au 1er janvier 2022. Ça fait une différence de 1,4 million de personnes. Où sont passés
6:57 les autres ? Est-ce que ce sont des fantômes administratifs ? L'épifar annonce avoir suivi 28,6 millions de personnes pendant une période médiane de 45 mois, soit presque 4 ans. Et comptabiliser 131000 décès, soit un taux de mortalité de 0,12 % par an. Entre 2020 et 2024, soit 48 mois, il y a eu 278000 décès en France pour les personnes qui avaient entre 18 et 59 ans en 2021, soit un taux de mortalité de 0,2 % par an. C'est quasiment le double du taux calculé par Épiphare. Et cette différence est observée pour toutes les tranches d'âge. Pour que les taux de mortalité d'épiphare soient cohérents avec la réalité, il faudrait considérer que la période d'observation n'est pas de 45 mois mais plutôt de 26 mois. Ce n'est donc plus une étude de 4 ans mais plutôt de 2 ans. En tout cas, cela signifie que les individus du fichier
7:43 des consommants ne correspondent absolument pas à la réalité française. Les problèmes peuvent être à différents niveaux. Il peut s'agir d'une sous-population française qui meurt extrêmement peu, ce qui est étrange. Y a-t-il des immortels parmi nous ? Ou bien il manque de nombreux décès dans le fichier ? Peut-être parce que les sources utilisées sont différentes et que la jointure se fait mal. Peut-être que dans le fichier, il y a une importante population de faux comptes, de doublons et d'autres problèmes. Ou bien la fenêtre temporelle ne représente pas 45 mois, ce qu'on a dit, mais plutôt 26 mois à cause des périodes de grâce administrative qui sont introduites. La réalité est probablement un mélange de toutes ces situations, un cocktail explosif. de bia. [musique] Au-delà du fait qu'il manque la moitié des décès dans la population des
8:29 consommants étudiés, on doit se demander si le profil d'un consommant va avoir un impact sur le résultat observé qui est, je le rappelle, une protection vaccinale contre toutes les causes de mortalité, même les accidents de voiture. Nous pouvons catégoriser les Français de 18 59 ans en deux groupes. D'un côté, les consommants réguliers. Ce sont des Français qui font des soins médicaux assez souvent. Ils sont dans le fichier par définition qu'ils soient malades ou en parfaite santé en 2020. Deuxième catégorie, des nonconsommants ou des consommants rares. Ce sont des Français qui ne voient jamais le médecin ou rarement uniquement quand ils sont très malades. Ils ne sont pas dans l'étude sauf s'ils ont été malades en 2020 et donc remboursés. Ça signifie qu'il y a un biais massif. L'étude va considérer les noncons comme des personnes beaucoup plus malades que les consommants
9:15 réguliers. Si on fait une analogie simple, imaginez un club de gym où sont invités tous les membres. Mais pour les nonmembres, seuls les malades de 2020 sont invités. Forcément, les nonmembres paraissent beaucoup plus fragiles. Il y a donc un gros billet de sélection. Et vis-à-vis de la vaccination, il est évident que les consommants et les nonconsommants n'ont pas du tout le même comportement. Les consommants ont été poussés vers la vaccination par pression médicale et aussi pour poursuivre leur parcours médical, l'accès aux soins s'ils en ont. Les nonconsommants n'avaient pas cette pression. Ils vivaient leur vie sans seringue. Dès lors, le taux de vaccination des nonconsommants est plus faible que celui des consommants. Or, les nonconsommants qui sont dans l'étude d'épiphare sont précisément ceux qui ont été malades en 2020. L'étude va donc considérer que les
10:02 nonvaccinés sont plus souvent malades et meurent plus souvent tout simplement parce qu'elle est aveugle sur la population des non vaccinés non consommants qui sont en bonne santé. C'est pour cette raison qu'Épiphare trouve que le vaccin protège contre toutes les causes de mortalité et notamment les cancers. Il y a proportionnellement moins de cancer chez les consommants parce qu'ils consomment de tout alors que seuls les nonconsommants malades consomment des soins, notamment les cancéreux. C'est la même chose pour toutes les causes de mortalité et c'est un énorme biais dans l'étude puisque la population étudiée a un biais vis-à-vis du comportement médical contrairement à ce qui est affirmé. On ne peut donc pas l'utiliser brutalement pour faire des comparaisons.
10:49 Concernant la prétendue protection contre le décès pour Covid-19, il y a un double biais. Le pass sanitaire français a sévi jusqu'en mars 2022. Jusqu'à cette date, les non vaccinés étaient obligés de se tester régulièrement et pas les vaccinés. Comme les non vaccinés se testaient davantage, ils avaient davantage de tests positifs. C'est bien connu, pas de test, pas de COVID, pas de COVID, pas de mort du Covid. Sur le site VAC Impact, nous pouvons suivre l'évolution du taux de test positif selon statut vaccinal. On observe que l'efficacité du vaccin s'arrête pile le jour de la fin du pass sanitaire. Les tests Covid-19 ne sont qu'un jet de D, un pur hasard qui n'a aucun rapport avec aucune maladie. Ainsi, les vaccinés ne sont pas déclarés morts du Covid-19, tout simplement parce qu'ils n'ont pas eu test Covid-19 peu de temps avant leur
11:35 décès. Et c'est juste un énorme biais. [musique] Si les données étaient à disposition de statisticiens indépendants et méticuleux, il pourrait réaliser une étude sans biais. Pour ça, il faut étudier profondément la base en exposant des caractéristiques de consommation, ce qui n'a pas été fait ici. Et ensuite, il faudrait extraire du fichier des consommants une sous-population homogène dans sa pratique médicale et travailler uniquement dessus. Seule une étude comparative sans biais peut permettre de tirer des conclusions qui ont du sens et pas cette bouillie statistique. Pour finir, nous tenons quand même vivement à remercier Épifar pour cette
12:21 étude. Cela fait maintenant des années qu'avec Laurent Biana, nous demandons l'accès aux données de décès selon statut vaccinal. Cette demande nous a été refusée au motif que c'est trop compliqué à extraire. De la part du ministre de la santé puis de la commission d'accès au documents administratifs puis récemment au tribunal administratif de Paris sans compter les demandes d'accès au SNDS en déposant des projets de recherche et cetera. Aujourd'hui, grâce à Épiphare, plus personne ne peut se cacher derrière l'argument que ces données n'existent pas ou sont trop difficiles à obtenir. Elles sont là puisqu'ils les ont. L'étude d'épipher en revanche ne publie pas ces données. On doit donc les croire sous-paroles alors qu'ils ne sont pas indépendants des autorités sanitaires. Transparence zéro, opacité maximale. Nous sommes indépendants et nous sommes prêts à prendre les congés qu'il faudra pour étudier en profondeur ces résultats. Puisque la vaccination est
13:08 sûre et efficace, où est le problème ? Libérer les données et nous nous ferons un devoir de vérifier tout cela et de le publier dans la plus grande des transparences. On attend et on lâchera pas. [musique]