0:02 Nous sommes en 2005 à la gare de l'Est à Paris. Il est 22h à vendredi soir. Les derniers voyageurs rentrent chez eux après une longue semaine de travail. Mais dans les couloirs de cette gare, un homme commence sa garde de nuit. Un homme qui vient tout juste de quitter son bureau. Un bureau où travaille 89 employés, c'est un bureau où il est le patron. Cet homme, c'est Bertin Tofo et il fait quelque chose que 99 % des entrepreneurs considèrent comme de la pure folie. cumule, tenez-vous bien, 82 heures de travail par semaine et il fait ça alors qu'il dirige déjà une entreprise florissante de nettoyage avec près de 90 employés. Il continue à travailler comme un agent de sécurité dans cette gare parisienne avec tout ça à son actif. Même quand j'étais chef d'entreprise, j'ai continué à faire mon
0:48 travail de sécurité. Fraçons honnête, si vous étiez à sa place et que vous dirigez 89 employés, est-ce que vous continuerez à faire agent de sécurité la nuit ? Est-ce que à sa place vous aurez fait pareil ? Moi, je pense que n'importe qui aurait démissionné de son job de sécurité depuis très longtemps. Et tellement que ce qu'il faisait était incompréhensible, tout le monde le prenait pour un fou. À tel point que ses employés avaient fini même par se moquer de lui en disant que si vous cherchez le patron, son bureau c'est à la gare de l'est. Et c'est un de mes employés disait "Mais le bureau du Boss c'est à la garde de l'Est." Mais ce que ses employés ne savaient pas, c'est que quelques mois avant de les embaucher, il dormait dans les rues glaciales de Paris. Il avait froid, il avait faim et chaque soir, il ne savait pas où poser sa tête. Pendant non mois, il a vécu l'humiliation de
1:35 tendre la main. Il a vécu la peur de ne pas survivre à l'hiver. Aujourd'hui, ce même homme a conquis deux continents. Il a une entreprise de plusieurs millions d'euros en France puis un empire industriel de plusieurs milliards de francs CFA au Cameroun. Alors, comment un homme qui dormait dans les rues de Paris a-t-il fait pour devenir l'un des plus grands industriels sur le continent africain ? Et surtout, pourquoi avait-il refusé d'abandonner son travail de vigile, même avec 89 employés sous ses ordres ? Aujourd'hui, je vais vous raconter cette incroyable histoire, celle d'un homme qui va certainement révolutionner votre façon de concevoir la réussite. Bertin Cho arrive en Europe en 2001 avec un rêve, le même rêve que des milliers de jeunes africains. Il rêve de trouver de l'autre côté de la Méditerranée une
2:20 vie meilleure. Cette vie meilleure qui semble impossible chez lui. Son parcours ressemble à un chemin de la croix. D'abord, il commence par la Belgique, puis la Hollande et enfin la France. à chaque frontière, il espère que cette fois ce sera la bonne pour lui. Mais chaque fois, c'est une déception. Il se dit que le prochain pays lui ouvrira les portes de la réussite. Mais quand Bertin arrive à Paris sans papiers, sans domicile, sans repère, la réalité le gifle violemment. Imaginez-vous juste que vous êtes à sa place. Vous avez quitté votre famille, vos amis, tout ce que vous connaissez et vous vous retrouvez dans une ville immense où personne ne vous connaît. Et chaque soir, vous vous posez la même question terrifiante : où est-ce que je vais dormir cette nuit ? Pendant plus de 8 mois, Bertin va connaître l'enfer de la
3:05 rue. Il traîne un petit sac à dos qui contient toute sa vie. Il passe des journées entières sous le froid et cela sans manger. Et quand la nuit arrive, il a rechercher des coins chauds où il peut s'abriter en espérant ne pas se faire expulser par la police. Mais le pire dans tout ça, ce n'est même pas le froid. Ce n'est même pas la faim qu'il ressentait. Mais le pire dans tout ça, c'est la tentation constante. Cette tentation de vouloir tout abandonner. Les camarades de galère lui proposent une solution facile. On lui propose de laisser tomber sa femme du pays. On lui dit "Mon gars, oublie la femme du pays." On lui propose de trouver une française bien installée. Et on lui dit "Mais comme ça, tu vas pouvoir avoir une situation stable ?" La vérité, c'est que beaucoup parmi eux à son époque se sont tournés vers cette solution. Mais Bertin, lui, il a refusé. Il reste fidèle à son épouse, fidèle à lui-même.
3:53 Même s'il doit continuer à dormir dehors, même si parfois il cache la vérité à sa femme au téléphone en lui répétant que tout va bien, il sait très bien au plus profond de lui que rien ne va. Il sert les dents, il sert les points et il avance malgré tout. À sa place, qu'est-ce que tu aurais fait ? Qu'est-ce que tu aurais fait ? En tout cas, lui, il ne s'est pas découragé. Un jour, une opportunité s'est présentée à lui. On lui propose une formation dans le nettoyage. Une formation que beaucoup méprisent. Mais lui, il y voit un moyen de changer sa trajectoire. Après avoir fait la formation, il décroche enfin un petit contrat à 600 €. Ce n'est rien, c'est peu. On est tous d'accord là-dessus. Mais pour lui, c'est énorme. Il passe de la rue à 600 € chaque centime pour 8 comptes. Alors Bertin commence à travailler dans ce nouvel
4:39 emploi avec un sérieux rare. Il termine les tâches des autres. Il nettoie chaque recoin comme si l'entreprise lui appartenait. C'est dans cette période qu'il fait la rencontre du pasteur Serge à Zebasé qui est un ami de son patron. Un jour, pendant que Bertin travaillait seul après le départ de ses collègues, il freedonne doucement des champs entendus dans des églises en Belgique. Des églises dans lesquelles il dormait lorsqu'il avait nulle part où aller. Et le pasteur Serge l'entend. Le pasteur Serge s'approche de lui pour lui demander "Mais pourquoi est-ce que tu chantes ça ? Pourquoi est-ce que tu chantes en travaillant ?" Et Bertin, un peu timide, ne sait pas trop quoi lui répondre. Mais il prend son courage à demain, mais il répond quand même en lui disant quand je chante comme ça, ça me fait du bien. C'est ainsi que le pasteur Serge l'invite à un programme à l'église. D'abord Bertin refuse. Il
5:24 refuse en expliquant qu'il n'est pas venu en Europe pour aller dans les églises. Mais après, il finit par céder. Et c'est comme ça que Bertin se rend dans cette église. Et il arrive à l'église en retard. Il arrive à l'église, le culte est déjà terminé. Les gens sont déjà en train de partir, il rentre quand même, il arrive à rencontrer le pasteur Serge et là, le pasteur Serge pour lui. Le pasteur Serge le présente rapidement à quelques personnes dans l'église et puis Bertin repart et il disparaît pendant 2 mois. On entend plus parler de lui. Mais il y a quelque chose en lui qui avait bougé ce jour-là. 2 mois après, il décide de revenir mais cette fois il revient plus fréquemment. On le voit plus souvent à l'église. C'est à ce moment que l'histoire devient vraiment fascinante. Je t'invite vraiment à écouter cette partie-là. Pendant 6 mois entier, Bertin va servir à l'église sans être un
6:11 chrétien. Il arrive avant tout le monde alors qu'il n'a pas encore donné sa vie à Jésus. Il part après tout le monde, il nettoie les toilettes, il place les fidèles, il installe les affaires du pasteur. Il fait ça avec une discipline sans faille jusqu'au jour où tout va changer pour lui. Pendant une prédication, il entend intérieurement cette phrase qui dit : "Tu connaîtras la vérité et la vérité te rendra libre." Il regarde autour de lui et personne d'autre n'a entendu ça. Le pasteur n'a jamais prononcé ces mots. Il avait entendu ces mots, il était le seul à les entendre. Il est ébranlé par ça. Il rentre chez lui et il entre dans un jeûne secte de 3 jours. Il fait ce jeûne dans le but de chercher cette vérité, la vérité que cette voix lui a soufflé. Le 3e jour de son jeûne, il ouvre la Bible au hasard et ses yeux tombent sur ce verset qui dit "Jésus est le chemin, la
6:57 vérité et la vie." Et là pour Bertin, c'est une révélation. À partir de ce jour, sa vie bascule instantanément. Il appelle ses frères au Cameroun avec tout le courage qu'il a et il leur annonce qu'il est né de nouveau. Il est désormais chrétien. Il a donné sa vie à Jésus-Christ. Il leur dit et il leur interdit formellement de continuer les pratiques d'idolâtrie avec l'argent que lui il leur envoie. Il dit celui qui osera faire encore des sacrifices, ça tirera des problèmes. Je vous le garantis. À partir de ce moment tout change pour lui. Bertin a trouvé sa vérité. La foi devient son moteur de résilience. Plus jamais il ne sera le même homme. Mais la conversion de Bertin ne s'arrête pas au mots. Elle va se traduire par des actes qui défient toute logique économique. Le premier test de sa foi va arriver très très vite. Au Cameroun, sa femme avait déjà demandé le
7:43 visa depuis plusieurs mois. Ce visa lui a été refusé à chaque fois qu'elle a compté à quel point qu'elle était désespérée. J'ai dit ça c'est du n'importe quoi. Comment il peut dire qu'on demande les choses à Dieu donne comme ça ? Et j'ai dit je veux que ma femme vienne. Elle était encore au Cameroun. Le passeport on le on l'a gardé précieusement. Pourquoi ? Parce que quand j'ai dit cela, ma femme avait déjà demandé le visa. On avait refusé. Mais maintenant que Bertin est devenu chrétien, il décide de prier pour faire venir sa femme. Après plusieurs jours de prière, sa femme reçoit un coup de fil du consulat. Un coup de fil auquel elle ne s'attendait pas. On lui demande de revenir avec son passeport. Figurez-vous qu'elle a demandé un séjour admettant de 3 semaines. J'ai pas les détails. Mais son séjour courait à sa fin. Donc figurez-vous qu'il restait 2 jours pour arriver au terme du séjour qu'elle
8:29 aurait dû passer en France. L'ambassade de France a fait quelque chose que moi personnellement je n'ai jamais vu. L'ambassade de France lui a accordé un visa de 2 jours pour qu'elle aille passé les 2 jours qui restait sur le séjour initialement demandé. Le lundi matin, elle m'appelle et dit "Je viens d'avoir un coup de fil, on me dit de revenir avec mon passeport." La lettre d'invitation restait 2 jours. On lu a donné un visa de 2 jours. C'est un dîner impossible. Donc elle doit peut-être quitter précipitamment. Elle doit faire ses bagages et prendre l'avion le soir même. Elle appelle Bertin pour lui annoncer qu'elle a obtenu le visa et comme ce n'est qu'un visa pour 2 jours, elle doit voyager dans la soirée même. J'ai eu le visa, je dis pas quel miracle. Il dit j'ai le visa et comme ce n'est que de jours je dois voyager le soir. Là il panique, il doit trouver un logement coup de que coup. J'étais obligé de trouver une maison coup de que
9:16 vaille et j'ai trouvé une sous-location chez un monsieur Roma. Il trouve comme ça dans la précipitation une souslocation chez un monsieur. L'accord est signé et sa femme arrive en France. Mais dès l'arrivée de sa femme, le propriétaire change d'avis. Il explique à Bertin qu'il avait loué à monsieur il n'a pas loué à monsieur et madame quand ma femme est arrivée, il me dit "J'avais loué à monsieur et non à monsieur et madame". Il nous donne un mois pour quitter la maison. Il leur donne donc un mois pour quitter les lieux. Alors pendant un mois, le couple fait le tour de l'Île-de-France et pour eux c'est impossible de trouver un logement. Berter n'a pas encore ses papiers et son salaire est de 600 €. C'est un salaire qui ne suffit pas pour convaincre les propriétaires de laisser leur appartement. Pendant un mois, on fait tout le tour, on ne trouve rien parce
10:03 que je n'avais pas encore les papiers et je n'avais pas euh un salaire fiable pour avoir un loyer. Un mois après, ce qui devait arriver arriva. Le préavis arrive à son terme. Le propriétaire ne lésine pas sur les moyens. Il met leurs affaires dehors. Imaginez juste la scène. Un mari et sa femme dehors dans la rue en plein hiver et il ne savent pas où aller. Quand vous imaginez un marié avec sa femme, ils ne savent pas où aller. Ce jour-là, c'était un vendredi et un peu de chance pour eux, il y avait une veillée de prière qui commençait à 22h jusqu'à l'homme. Donc ce qu'ils ont décidé de faire, c'est de participer à la veillée de prière malgré le fait qu'ils étaient dans la rue. Après la prière vers 6h30 du matin, ils sortent, tous les frères s'en vont et il y a un frère qui demande "Mais vous,
10:48 vous allez où ?" et ils répondent qu'il ne savent pas où aller. Ils attendent. Le frère s'étonne car tout le monde est déjà parti de l'église. C'est ainsi que la vérité éclate. Le couple finit quand même par trouver une association qui accueille les femmes mais uniquement les femmes. Donc ça signifie que sa femme peut dormir de 20h à 8h mais elle doit sortir dans la journée. Et Bertin lui bah il retourne dans la rue. On a trouvé un endroit où elle pouvait dormir mais Venir à 20h et ressorti après 8h. Et de nouveau je suis rentré dans la rue parce que ce n'était qu'un lieu pour les femmes. Bertin avait réussi à sortir de la rue, mais maintenant qu'il a sa femme avec lui, il y retourne et chaque nuit, il se sépare. Elle va au centre d'hébergement et lui, il a dans les rues glaciales de Paris pour une seconde fois
11:34 dans sa vie. Deux semaines comme ça, jusqu'à ce qu'un frère de l'église les repère et raconte leur situation au pasteur Serge. Le pasteur est bouleversé. Alors, il leur ouvre l'église comme refuge puis il retrouve une chambre sans fenêtre au fond d'un local de l'église. Le couple n'a pas le choix. C'est là qu'il s'installe et retrouve enfin un minimum de stabilité, un minimum de dignité. Dans cette chambre sans fenêtre, ils vont reconstruire leur vie. Et Bertin continue à servir fidèlement à l'église. Il n'a pas changé ses habitudes. Un jour, le pasteur annonce en pleine réunion que l'église n'a pas payé sans loyer. Bertin est profondément bouleversé. Comment son père spirituel peut-il avoir des problèmes financiers ? Il se met à prier en demandant à Dieu de le bénir pour qu'il puisse payer sa dîme et contribuer à l'œuvre de Dieu. Et c'est là qu'il va prendre une décision qui semble complètement folle. À ce
12:21 moment-là, certains gagnent 600 € par mois mais il décide de donner 200 € de diîme, donc 33 % de son salaire. Mais son raisonnement, c'est que les 200 € ne sont pas un pourcentage du salaire qu'il a maintenant, mais c'est pour lui un pourcentage du salaire pour lequel il prie, à savoir 10 % de 2000 €. Quelques jours plus tard, après avoir fait ce vœu, son patron l'appelle pour lui proposer un travail supplémentaire. Ajouté à son poste actuel, ça lui fait exactement 2000 € par mois. Quelle coïncidence ? Bertin a trouvé sa méthode. Alors, il ne va pas s'arrêter là, il veut plus. Il passe alors sa dîme à 300 € en espérant bien sûr un miracle de 3000 €. J'ai dit 2000 € ce n'est pas assez. Il me faut avoir un travail de
13:06 moins 3000 €. Je passe ma dîme à 300 €. Et miracle pour lui, on lui propose encore plus d'heures de travail. Il cumule maintenant trois postes. Il est superviseur de nettoyage, il est agent de sécurité les soir et les weekends, il distribue des prospectus. Et ça, ça lui rapporte, figurez-vous, un total de 3500 € par mois. Et c'est magnifique. Je vous parle de quelqu'un qui a quelques temps était sans domicile fixe. Mais attention, ce rythme est effrainé fait que Bertin ne dort presque plus. Il travaille sans relâche. Certains diraient qu'il se tue littéralement à la tâche. Lui, il dit avec beaucoup de courage qu'il investit dans son avenir. Et pendant tout ce temps, il prend un engagement spirituel qui défie l'entendement. Il décide de contribuer activement au loyer de l'église. Il gagnait 3500 € et il donnait
13:52 pratiquement 700 € entre les dîmes et les contributions. Ce qui est impressionnant avec cette histoire, c'est qu'il l'a fait pendant 17 ans et tenez-vous bien, il y a certains mois, il contribuait jusqu'à 3200 € et ce avant même de penser à construire sa propre maison comme on le verra dans la suite de la vidéo. Je peux vous rassurer, j'ai payé pendant 17 ans 3200 € pour le loyer de cette salle, ce qui était prévu pour 1 an. Mais entre-temps, avec ces multiples fiches de pay, Bertin finit quand même par obtenir son premier vrai logement stable. Il fait un dépôt de 12 mois de loyer et il pèse son loyer cash. Sa femme et lui emménage enfin dans cette petite maison et c'est à ce moment-là qu'elle tombe en scène de leur fils Samuel. J'ai pu mettre à côté et
14:40 c'est en ce moment que après avoir mis à côté, j'ai pu chercher un loyer et comme j'avais plusieurs fiches de paye, il n'y avait pas assez de garantie. On m'a dit de faire un déposite de 12 mois, la maison était 1000 €. J'ai pu obtenir cette belle petite maison pour faire plaisir à ma femme qui était déjà enceinte de Monamuel qui est assis là. Et c'est comme ça qu'on a eu notre premier loyer. Le Bertin a un problème, il est épuisé. Je pense que vous comprenez pourquoi. Malgré ces 3500 € entre les charges, sa dime astronomique et le loyer de l'église qu'il perd religieusement, il ne lui reste plus grand-chose pour vivre. Et je pense qu'on est d'accord sur ce point. Il fait donc une prière pour demander quelque chose de nouveau dans sa vie, quelque chose qui rapportera plus d'argent et qui sera moins épuisant. Cette chose,
15:26 c'est l'entrepreneuriat. L'idée pour lui est de créer sa propre entreprise et à ce moment-là, il cherche des associés. Il a conscience déjà que entreprendre seul, c'est très difficile mais malheureusement pour lui, personne ne veut s'associer à lui. Il contacte tout le monde, mais rien, personne ne veut s'associer. Il va voir un expert comptable pour demander de prendre sa femme comme associé. Celui-ci lui explique que puisqu'ils sont déjà mariés, bah elle est associé d'office. Burton rentre chez lui, il est un peu débité par cette situation parce qu'il ne trouve pas un associé pour l'accompagner dans cette aventure. Et c'est à ce moment-là qu'il réalise que fait, il n'est pas seul. Il a Jésus qui est là et qui détient le capital essentiel. C'est ainsi qu'il va donner ce nom révolutionnaire à sa société. Il va appeler sa société pafi, partenaire financier avec Christ. Ainsi pour Bertin, une aventure entrepreneuriale
16:12 peut commencer. Avec Pafic, Bert ne parle pas de rien. Il a un atout majeur sans expérience. Toutes ces années à nettoyer les plus grands restaurants de Paris, à superviser des équipes, à gérer la qualité, tout cela devient son capital de départ. Ces premiers contrats, il les décroche grâce à son réseau. Les patrons le connaissent déjà. Ils savent qu'avec Bertin, le travail sera fait et il sera bien fait. Alors quand il leur propose les services de sa nouvelle entreprise PAF fic, ils acceptent sans hésiter. Le premier contrat, c'est un seul restaurant McDonald's qui devait gérer avec ses employés. Rien d'extraordinaire, on peut dire, mais Bertin s'applique. Il applique la même méthode que quand il était salarié. Excellence absolue, zéro défaut, sactification totale du client. Les premiers mois sont tendus. Certain
16:57 supervisent tout personnellement. Il arrive avant ses employés et il repart après eux. Il vérifie chaque détail, chaque recoin. La moindre erreur, le stress. Il se pose tout le temps la question "Et si le client n'était pas satisfait ? Et si le contrat a été annulé ?" Bref, malgré ce stress, les choses avancent et au bout de 3 mois, un autre miracle se produit dans sa vie. Le gérant du McDonald's l'appelle et il est tellement satisfait qu'il veut étendre le contrat à d'autres restaurants de sa zone. D'un coup, Bertin passe de 4 à 9 employés. Bertin n'en dort plus la nuit. Neuf personnes dépendent maintenant de lui. Neuf familles comptent sur PAFC pour payer leur loyer, nourrir leurs enfants. La responsabilité l'écrase autant qu'elle le motive. Il recrutent avec prudence. Il forment personnellement chaque nouvel employé. Il leur explique que chez Pafic, on ne fait pas que nettoyer, on représente
17:43 l'excellence française. 6 mois plus tard, il fait un nouveau banc. 45 employés. Cette fois, Pafic gerte plusieurs restaurants simultanément. Certains doivent organiser les équipes, planifier les tournées, gérer les stocks de produits. Ils découvrent les joies et les pressions du management. Certains employés ne comprennent pas ses exigences. Pourquoi refaire un travail déjà correct ? Pourquoi cette obsession du détail ? Bertin leur explique sa philosophie. Il leur dit "Quand on vient de la rue, on sait que rien n'est acquis. À tout moment, on peut nous mettre dehors. À 80 employés, l'entreprise change de dimension. Pafric déménage dans de vrais bureaux. Bertin embauch une secrétaire, un comptable et découvre les charges sociales, les déclarations, la paperace administrative. Parfois, il regrette l'époque où il ne gérait que quatre personnes. Mais le chiffre d'affair explose. Les marges s'améliorent, Pati
18:30 devient rentable et très rentable même. Et puis vient le cap symbolique. 89 employés, presque 90 personnes qui travaillent pour cet ancien SDF. Bertin mesure le chemin parcouru. Quelques années plus tôt, il fouillait les poubelles et maintenant il dirige une entreprise de nettoyage qui emploie près de 100 personnes. Mais paradoxalement, plus Pacifique grandit, plus Bertin a peur. Peur de tout perdre, peur de décevoir ses employés, peur de retourner à la case de départ. Alors, il garde son filet de sécurité. Chaque vendredi soir, après avoir dirigé ses 89 employés, il enfile son uniforme d'agent de sécurité et se rend à la gare de l'Est. jusqu'à ce que j'ai 89 employés, j'étais agent de sécurité. Chaque weekend, il fait ses rondes, surveille les couloirs, contrôle les accès. Les employés commencent à se
19:16 poser la question : "Mais où est le patron le vendredi après 17h ? Pourquoi ne répondent-ils jamais au téléphone le weekend ?" Et surtout, pourquoi refusent-il systématiquement les rendez-vous du samedi et du dimanche ? La vérité finit par se savoir et elle devient même une blague dans l'entreprise. On dit de Bertin, si vous cherchez le patron, son bureau c'est à la gare de l'est. Et certains de mes employés disaient "Mais le bureau du bos c'est à la gare de l'est." Et quand on dit ça, certains employés rigolent. D'autres ne comprennent pas comment on peut diriger 89 personnes la semaine et faire le vigile le weekend. Mais Bertin a ses raisons, une peur viscérale l'orange. Et si tout ça s'effondrait du jour au lendemain ? Et s'il perdait tous ses contrats et s'il se retrouvait à nouveau sans rien ? Cette peur c'est celle de l'homme qui a dorné 8 mois dans
20:02 la rue. Cette peur c'est celle de celui qui a vu sa femme chasser d'un logement du jour au lendemain. Cette peur c'est celle d'un homme qui a une famille à gérer. Son fils a envoyé à l'école et qui sait que la chute peut être brutale. Vous voyez ce que la peur peut faire ? N'ayez plus jamais peur parce que la peur voulait me faire rater beaucoup de choses. Je me disais en m'abandonnant à mon entreprise, tout peut arriver et je me retrouve à ne pas payer mes factures et tout. Donc chaque weekend, je repartais faire la sécurité. Alors il préfère garder sa sécurité. Littéralement, son travail d'agent de sécurité devient sa police d'assurance. Tant qu'il a ce salaire fixe qui tente chaque fin du mois, il se dit qu'il ne mourra jamais de faim. Ses amis essaient de le raisonner mais sa femme l'encourage car elle connaît les
20:47 réalités de la rue. Alors Bertin tient bon. Alors il préfère travailler 80 heures par semaine plutôt que de prendre le risque de tout perdre. Et pendant ce temps, Pafic continue de grandir. Les contrats s'enchaînent. La qualité de service devient légendaire. Bertin décroche même le SpringUp Award. C'est le concours de McDonald's qui va féliciter l'agent le plus proe de France. Cette distinction change tout. Soudain, tout le monde veut travailler avec Bertin. Les franchisés McDonald's se l'arrachent même. Mais au-delà de ça, d'autres anciennes précisieuses viennent frapper à la porte de Pafique. Les Champs-Élysées, le Lourd, le Forum des Hall, tous ces lieux mythiques que Bertyait en tant qu'employé, il va désormais pouvoir les nettoyer tant que patron. Et comme je travaillais avec les franchisés à cette occasion, tout le
21:33 monde cherchait mon numéro. J'étais devenu la vedette du nettoyage. On m'appelait partout. C'est comme ça que j'ai pu nettoyer les Champsélysées, l'ouvre, le Roli, le forum le h tous les grands restaurants que vous pouvez et y payer. L'entreprise explose, passe de 89 employés à 150 employés puis 200 puis 300 mais Bertin continue à garder sa sécurité même avec 300 employés, même avec des millions d'euros de chiffre d'affaires, même avec des contrats signés sur plusieurs années, il continue à pointer à la garde l'est chaque weekend. Les employés ne comprennent plus. Ces concurrents même le prennent pour un fou. Mais Bertin s'en fiche. Il a sa logique. Mieux vaut être prudent et riche que ténéraire et pauvre. Jusqu'à ce jour où il va enfin comprendre l'ampleur de ce qu'il a bâti. Un matin,
22:18 il doit aller à la banque pour une formalité administrative. Il demande à voir le directeur. À l'accueil, on lui répond que on ne voit pas le directeur comme ça, il faut prendre un ennemi. Mais il insiste, il a besoin de voir le directeur et c'est urgent. Alors, il se présente, il dit "Je suis le PDG de Pasque." Et là, la standardiste tape son nom dans l'ordinateur et tout de suite son attitude change. Instant, elle lui propose un café. Et un jour, je suis allé à la banque. J'ai demandé à la dame qui était là, je veux voir le directeur. Il dit "Monsieur, on ne voit pas le directeur comme ça vous avez rendez-vous." J'ai dit "Non." Et il dit "Vous c'est". J'ai dit "cho faert, il tape le nom ne lui dit rien." Il dit "Non, vous n'avez pas un compté. Si je dis je suis le PDG de Pafique. Elle tape elle dit monsieur vous voulez un café ?
23:04 Je dis oui je bien sûr. Et le directeur arrive en courant de son bureau. Il vient et il fait rentrer Berlin dans son bureau. Et là le directeur lui dit une phrase qui va changer sa vie. Mais comment pouvez-vous laisser traîner autant d'argent dans un compte courant ? Comment vous laissez traîner autant d'argent dans un compte courant ? Il y a les supports. Bertin ne comprend pas. Le directeur lui montre l'écran et Berdin réalise que Pafic a plus de 500000 € dormant sur un compte courant. La société avait déjà plus de 500000 € dans le compte. J'ai dis vous avez dit quoi, directeur ? Il dit non vous ne pouvez pas laisser autant d'argent traîner dans un compte courant 500000 € mais il n'en revient pas. Il ne savait même pas qu'il avait autant d'argent. Il
23:51 était focalisé sur le travail. Depuis le début, il laissait son comptable gérer les finances. Le comptable payait les salaires, le comptable payait des charges. Et Berin lui-même ne se versait que le strict minimum en salaire pour vivre. Ce jour-là, il rentre chez lui, il appelle sa femme et lui dit "Les choses ont changé." Dès le lendemain, il va voir son patron qui l'emploie à la gare de l'Est et il dépose sa démission de son poste d'agent de sécurité. Après des années à cumuler, après des années à avoir peur, il décide enfin de se consacrer à temps plein à son entreprise. Désormais, Berta Choffo est officiellement un entrepreneur à succès. Il a prouvé qu'on peut partir de rien et bâtir un empire. Mais au fond de lui, une nouvelle ambition grandit. Pas fix, c'est bien mais ce n'est que le début car Bertin commence à arriver plus grand, plus loin. Il commence à penser à
24:38 l'Afrique. Bertin Chofo a réussi en France. Trafique tourne parfaitement, l'argent rentre, sa famille est stable mais au fond de lui quelque chose le tracasse. Une promesse faite à Dieu pendant sa conversion, une promesse qu'il n'a toujours pas tenu. Lors de son jeûne de 3 jours, quand il avait trouvé sa vérité spirituelle, Bertrin avait juré que s'il réussissait, il construirait d'abord une maison pour le Seigneur avant de penser à la sienne. Mais il y avait quelque chose qui me tenait. et ta promesse parce que j'avais raconté à tout le monde que j'allais construire une maison pour le Seigneur de du coup c'était devenu un fardeau pour moi. J'avais dit avant ma maison, le dilemme était là. Est-ce que j'achète la maison ? Est-ce que je construis ma maison ? Est-ce que
25:24 je construis le temple de Dieu ? Le dilemme était là. Des années ont passé, il a payé le loyer de son église en France, mais il n'a toujours pas construit de temple. Après 11 longues années d'absence, Bertin retourne au Cameroun et ce qu'il découvre le bouleverse. Dans son village natal, il trouve une petite église où une quinzaine de fidèles sont assis à même le sol. Pas de chaise, pas de toit descent, juste quatre murs délabrés et des gens qui prient dans la poussière. Il demande où est le pasteur. On lui présente une dame qui fait office de trésorière et elle lui explique qu'ils n'ont pas les moyens d'avoir un vrai lieu de culte, encore moins une maison pour leur pasteur. Bertin n'hésite pas une seconde. Il sort l'équivalent de 20000 € de sa poche et annonce "On va d'abord construire la maison du pasteur
26:09 puis un temple pour 300 personnes." Les locaux n'en croient pas leurs yeux. Cet homme qui revient de France après tant d'années veut vraiment transformer leur église. 6 mois plus tard, Bertin revient et la maison du pasteur est terminée. Il lance alors la construction du temple mais en cours de route sa vision change. Il comprend que 300 places ne suffisent pas. Il faut voir plus gros, il faut penser plus loin. Il fait arrêter les travaux, il casse une partie de ce qui est déjà construit et il recommence. Et cette fois, il fait tout avec une mésanine et des places en hauteur. Le temple final peut accueillir bien plus de fidèles. Combien cela lui a-t-il coûté au total ? Il ne le dit jamais précisément. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il a investi massivement dans cette œuvre avant même de penser à son propre confort. Pour lui, la mission est
26:56 accomplie, la promesse est tenue. Certin ne retournera d'ailleurs que deux fois dans ce temple, le jour de l'inauguration et le jour de la remise des clés. Mais ce voyage au Cameroun lui révèle autre chose, un potentiel économique énorme, inexploité. Partout où il regarde, il voit des matières premières qui partent à l'état brut vers l'étranger puis qui reviennent transformés à prix d'or. L'huile de palme qu'on exporte brute et qui revient sous forme de savon. Le cacao qu'on vend au multinational et qui revient sous forme de chocolat, les bois qu'on coupe pour l'Europe et qui revient sous forme de meuble. Bertin a une révélation et se dit que si je créais une district de transformation locale ? Mais ces premiers pas entrepreneurix africains vont être chaotiques. Il part sur un premier projet, des appartements meublés, il achète un terrain, il engage un architecte, il commence les travaux
27:42 mais au Cameroun, les règles du jeu sont différentes. Un jour, des hommes arrivent et lui annoncent que le terrain ne lui appartenait plus. L'argent à l'argent investi, c'est tout simplement évaporé. Bertin encaisse le coup sans se décourager. Il se lance dans un deuxième projet. Il lance un fast food rural. L'idée lui vient de son expérience chez McDonald. Pourquoi ne pas adapter le concept à l'Afrique ? Il achète donc 30 hectares de terrain et commence sa culture de maïs sur 8 hactares. Mais très vite, il réalise que c'est impossible de faire un fast food rentable avec si peu de production. Il abandonne le projet. Deux échecs coup sur coup. N'importe qui se serait découragé mais Bertin a appris la patience en France et surtout il découvre que même ses échecs peuvent être rentables car 5 ans après avoir acheté son terrain à 35000 € une grande route passe juste à côté et la valeur de
28:29 ce terrain explose à 400000 €. Son investissement a été multiplié par 11 mais Bertin veut vraiment réussir dans l'industrie. C'est là qu'il sent qu'il peut avoir le plus gros impact. Alors il se lance dans la savonnerie. Le problème c'est qu'au Cameroun personne ne maîtrise vraiment cette technologie. Il trouve bien un ingénieur local qui accepte de l'accompagner mais ce dernier réclame 30 % de commission sur chaque achat de machine. 30 % des machine qui coûte des centaines de milliers d'euros. Cela représente plus de 350000 € de commission. Il comprend qu'il doit se former lui-même. Alors, il prend une décision qui est totalement folle. Vous n'êtes pas prêt pour ce que je vais vous dire. Il va décider d'apprendre l'industrie de la savonnerie directement en Italie. Et qu'est-ce qu'il fait ? Avec son argent. Tous les lundis matin, il prend l'avion pour aller en Italie.
29:15 Pas pour aller visiter, pas pour aller regarder comment on fait du savon. Non pas pour aller faire une formation. Il y va pour travailler dans les usines de savon de 8h à 17h. Il apprend le fonctionnement des machines, les dosages, les process. Le soir, il reprend l'avion pour Paris. Il travaille mardi dans ses bureaux Paic, mercredi il retourne en Italie, jeudient à Paris et vendredi il retourne en Italie. Il fait ça pendant 3 mois. Il fait cette navette épuisante mais au bout de ces 3 mois, il maîtrise parfaitement la technologie et il peut enfin monter sa première savonnerie sans intermédiaire. Un an plus tard, la savonnerie fonctionne. Le succès est au rendez-vous, les commandes affluent et ces commandes viennent notamment du côté du Soudan. Les Camignons font 2500 km pour venir
30:00 chercher son savon au Cameroun et l'ont mené au Soudan. Bertin est aux anges mais il fait une erreur classique d'entrepreneur débutant. Il met tous les œufs dans le même pagu. Un seul gros client qui représente 80 % de son chiffre d'affaire. Quand la crise éclate au Soudan et que son client principal disparaît, la savonnerie s'effondre. Bert a déjà commandé une deuxième chaîne de production. Elle arrive au moment où il n'a plus de commande. Berter ne se décourage pas mal tout. Il diversifie sa clientèle République centrafricaine, Tchad, Congo et bien d'autres pays. Progressivement, la savonnerie retrouve sa rentabilité. Mais entre-temps, Bertin a une nouvelle vision, une vision plus ambitieuse, une vision plus révolutionnaire. Il veut s'attaquer au secteur alimentaire. Il a un objectif qui est simple. Il veut remplacer les importations massives de blé par de la
30:47 production locale de manioc. Son idée concrètement, c'est de créer une farine de manioc qui permette de faire du pain 100 % à base de manioc. L'idée peut sembler simple, mais elle est révolutionnaire. Si elle fonctionne, elle peut transformer l'économie de tout un continent. Bertin lance ses premières expérimentations. Il plante 1300 hectares de maniocre. Il construit une usine capable de transformer 20 tonnes par jour. Il développe une farine de qualité boulangère et ça mche. Sa boulangerie produit du pain et des croissances 100 % à base de manioc. Le goût est là, la texture aussi, mais Bertin voit encore plus grand. Son rêve fou, c'est de servir 2 millions de repas par jour à 1 € le menu dans toute l'Afrique. Pour y arriver, il diversifie son empire industriel. Il va dans l'eau minérale, le jus naturel, la margarine,
31:34 les cosmétiques, le savon, tout ce qui peut permettre de réduire les coûts du menu final. Aujourd'hui, l'empire pas au Cameroun emploie plus de 500 personnes directement et 1000 indirectement. Le chiffre d'affaires se compte en milliards de francs CFA. Bertin TFO, l'ancien SDF de Paris, est devenu l'un des plus grands industriels du Cameroun. Il est devenu tellement grand à tel point que cette année, en 2025, l'État camerounais lui a décerné le titre de chevalier de l'ordre de la valeur, la plus haute distinction du pays. Mais pour Bertin, ce n'est que le début car son objectif ultime, c'est que l'Afrique arrête d'exporter les matières premières pour les racheter déjà transformées, mais qu'elle développe sa propre industrie, sa propre souveraineté alimentaire. Est-ce que c'est un ref fou ? pourrait le dire. Mais Bertin, il a appris une chose. Les rêves les plus fous deviennent réalité quand on a la
32:20 patience de les construire brique par brique. Au début de cette vidéo, je vous ai fait une promesse, celle de vous raconter l'histoire d'un homme dont le parcours va changer votre façon de concevoir, la réussite et surtout le chemin pour y arriver. L'histoire de Bertin Chofo, de SDF parisien, un capitaine d'industrie africain valant des milliards de francs CFA, nous enseigne énormément. La première leçon qu'il faut retenir, c'est la foi comme moteur. Pafic signifie partenaire financier avec Christ. Bertin a littéralement fait de Dieu son associé principal. Ces dimes folles de 200 € sur 600 € de salaire semblaient insensé mais elles ont déclenché des promotions immédiates. Que vous soyez croyant ou pas, le principe que je viens d'énoncer reste le même. Investir dans quelque chose de plus grand que soi crée une
33:06 énergie sur humaine. La deuxième leçon qu'il faut retenir, c'est la patience. Bertin a continué à faire un gent de sécurité jusqu'à 89 employés. Ses amis le prenaient pour un fou. Lui savait qu'il valait mieux être sûrement stable que probablement riche. Dans un membre obsédé par la vitesse, Berton nous rappelle que les vrais empires se construisent longement. Ne lâchez votre emploi que quand votre business peut vraiment vous nourrir. La prudence n'est pas la lâchetée, c'est de l'intelligence. La troisième leçon, c'est donner avant de recevoir. Et je sais que beaucoup d'entre vous, vous êtes mal à l'aise avec ce principe. Bertin payait le loyer de son église avant d'avoir sa propre maison. Il construisait un temple avant de penser à son propre confort. Cette logique inversée donnée quand on a rien semble impossible. Pourtant, c'est elle qui a
33:52 débloqué tous ses succès. L'univers récompense ceux qui pensent aux autres avant eux-mêmes. Ce que je ne vous ai pas dit, c'est que 15 ans après avoir quitté le Cameroun, Bertin retourne voir son ancien patron pour reboner une dette. Tellement cet homme était touché qu'il a fondu en larme. Il n'avait jamais vu quelqu'un d'ussi intègre. Cette intégrité devient son meilleur capital. Les gens lui font confiance les yeux fermés. Dans un monde de menteur, de voleur et de malhonnête, être honnête devient vraiment un super pouvoir. Alors, dans un monde où tout le monde cherche la recette miracle de l'enrégissement rapide, Bertin Chufo nous enseigne l'inverse. Il n'y a pas de raccourci vers le succès durable, les amis. Il y a juste du travail, de la pertinence, de la foi et beaucoup de services aux autres. Son histoire nous crée une vérité simple. Si un SDF peut
34:39 devenir milliardaire, si un homme sans papier peut employer 500 personnes, si quelqu'un qui dormait dans la rue peut transformer l'industrie africaine, alors vous aussi, vous pouvez réaliser vos rêves les plus fous. Il suffit de commencer, il suffit d'être patient, il suffit de rester intègre. L'empire se construit brique par brique, la fortune se baptise centimes par centime et la grandeur se forge jour après jour. Pertin Chufo nous le prouve. Derrière chaque réussite extraordinaire, il y a une histoire ordinaire de quelqu'un qui n'a jamais abandonné. Alors, la question n'est plus : "Est-ce que toi, oui, toi qui me regarde, est-ce que vous avez les moyens de réussir ?" Non. La question est : "Avez-vous le courage de commencer ? Si tu as aimé cette vidéo, n'hésite
35:26 pas à liker, à t'abonner, à laisser un commentaire et n'hésite pas à regarder cette vidéo dans laquelle je te parle malheureusement d'une personne qui elle est peu intègre et a ruiné 300000 personnes d'espace quelques années.