Ces chercheurs ont prédit la fin de l’Histoire (et elle s'accélère)

Bref Résumé

Cette vidéo explore le concept d'accélération de l'histoire, en examinant comment notre perception du temps et du progrès a évolué. Elle aborde les théories de penseurs comme Hartmut Rosa et Ray Kurzweil, qui suggèrent que l'histoire s'emballe, potentiellement vers une singularité technologique. La vidéo examine également les idées de la collapsologie et les débats autour de la "fin de l'histoire", en soulignant la subjectivité de ces perspectives et la complexité de prédire l'avenir.

  • L'histoire semble s'accélérer, avec des changements technologiques et sociaux de plus en plus rapides.
  • Des théories comme la singularité technologique et la collapsologie suggèrent des fins possibles de l'histoire telle que nous la connaissons.
  • La perception de l'accélération est subjective et varie selon les individus et les époques.

Introduction

La vidéo commence par une analogie frappante : compresser l'histoire de la Terre en une journée de 24 heures. Dans ce scénario, l'humanité apparaît dans les toutes dernières secondes, illustrant à quel point notre existence et nos progrès récents sont rapides par rapport à l'échelle géologique. L'introduction souligne l'impression croissante que l'histoire ne progresse pas à un rythme constant, mais qu'elle s'accélère, soulevant des questions sur ce que cela signifie pour notre avenir.

Les théories de l'accélération de l'Histoire

Ce chapitre examine les théories de l'accélération de l'histoire, en s'appuyant sur le livre de Christophe Bouton. Il distingue deux dynamiques principales : l'accélération du rythme des changements politiques et sociaux, et l'accélération technique et scientifique. La vidéo introduit également la distinction cruciale entre l'accélération objective (mesurable) et l'accélération subjective (le ressenti). Elle explique comment les technologies, censées nous faire gagner du temps, peuvent en réalité intensifier les échanges et créer un sentiment de perte de contrôle.

Anthropocène : une accélération incontrôlable

Ce chapitre aborde le concept d'Anthropocène, une nouvelle époque géologique où l'influence humaine sur la planète est devenue significative. Il met en évidence la "grande accélération" des indicateurs environnementaux, économiques et démographiques depuis le milieu du 20e siècle. La vidéo explore également la collapsologie, un courant de pensée qui prédit l'effondrement de notre civilisation industrielle, tout en soulignant les controverses et les biais cognitifs associés à cette approche.

Est-ce que l’histoire peut atteindre un point final ?

Ce chapitre examine l'idée d'une "fin de l'histoire", non pas comme une catastrophe, mais comme un état d'équilibre final où l'humanité aurait atteint un but. Il présente la théorie de Francis Fukuyama, qui voyait dans la démocratie libérale occidentale le dernier stade de l'évolution politique. La vidéo explore également la critique de Samuel Huntington, qui prédisait un "choc des civilisations" basé sur les identités culturelles. Elle souligne que le concept de fin de l'histoire est subjectif et reflète les angoisses et les espoirs de chaque époque.

La BONNE méthode pour anticiper le futur

Ce chapitre aborde l'accélérationnisme, une idéologie qui propose d'accélérer le capitalisme et la technologie jusqu'à l'effondrement pour permettre un renouveau. Il explique comment cette idée a été théorisée par des chercheurs de gauche radicale, mais aussi récupérée par des mouvances néonazies et suprémacistes. La vidéo souligne les problèmes majeurs de cette approche, notamment le pari risqué sur l'avenir et la négligence des crises écologiques. Elle conclut en affirmant qu'il existe une méthode fiable pour anticiper le futur, qui sera explorée dans les prochaines parties de la vidéo.

Merci à tous ceux qui restent pour la promo ❤️

Dans cette section, l'auteur remercie les spectateurs et fait la promotion de son sponsor, Emma Matelas, en soulignant l'importance d'un bon sommeil et en présentant les offres spéciales disponibles. Elle annonce également que les prochains épisodes aborderont des sujets tels que la cléodynamique, la psychohistoire et l'intelligence artificielle pour explorer la possibilité de prédire l'histoire.

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0:01 Imaginez qu'on essaie de compresser l'histoire de notre planète en une journée de 24 heures. Tout ce qui s'est passé, donc depuis la formation de la Terre, il y a environ 4,5 milliards d'années jusqu'à aujourd'hui, réduit à une seule rotation complète du cadrant. C'est-àutire que à minuit pile, la Terre se forme. Une masse incandescente en fusion frappée par une pluie incessante de météorite. La croûe terrestre se solidifie, les océans se forment et pendant des heures, il se passe presque rien ou plutôt, il se passe que ça. 3h du matin, les premières molécules organiques apparaissent. Il est maintenant 4 he quand la vie émerge timidement sous forme de micro-organisme et là encore un silence de plusieurs heures. C'est-à-dire que les premiers organismes unicellulaires arrivent

0:47 seulement à partir de 14h. Et les premiers organismes multicellulaires, ils arrivent vers 18h en fin de journée en même temps que les premières reproductions sexuelles au passage. Avant ça, il y en avait pas. Les algues apparaissent à 20h30. À 20h48, c'est les méduses et les premiers poissons qui débarquent. Et les dinosaures, ils débarquent seulement vers 22h48 et dominent la planète jusqu'à 23h40 où une météorite les efface brutalement du tableau. Et nous alors les premiers Homo sapiens, on apparaît seulement à 23h58 et 43 secondes. Donc la domestication du feu, les premiers outils, les premières peintures rupestes, tout ça, ça s'est produit dans les 90 dernières secondes

1:33 d'une journée de 24 heures. L'écriture, on est à 23h59 et 30 secondes. La révolution industrielle 23h59 et 58 secondes. Et internet et ben dans toutes les dernières fractions, les millisecondes littéralement un battement de cil avant minuit. Et je suis quasi certaine qu'un battement de cil, c'est même un tout petit peu plus long. Attendez, non. Ouais, c'est moins que ça. Alors, pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Et bien parce que cette image aussi vertigineuse qu'elle soit illustre une impression de plus en plus partagée. L'histoire ne progresse pas à un rythme constant. Elle semble s'accélérer comme si quelqu'un avait appuyé sur une sorte de bouton avance rapide de l'humanité et que petit à petit en fait tout s'emballe. Déjà, l'homme est arrivé hyper tard à l'échelle de la planète et l'homme a passé environ 99,9 % de son histoire à

2:21 vivre en petit groupe de chasseurs cuueilleurs à parcourir la savane, à survivre grâce à des outils rudimentaires et cetera. Et puis en l'espace de quelques millénaires, donc c'est très très peu, il a inventé l'agriculture, les villes, les empires, les religions, les mathématiques, les arts, la science, les révolutions politiques et industrielles et aujourd'hui on en est à l'intelligence artificielle et les voyages spatiaux. Si vous regardez un petit peu autour de vous, on voit que par exemple là où la télévision a mis 35 ans à rentrer dans la majorité des foyers, le smartphone lui, il est devenu un incontournable en à peine 13 ans. Et aujourd'hui, on est à 75 % des Français qui utilisent leur téléphone portable quotidiennement pour se connecter à internet, envoyer des messages ou gérer leur vie. 13 ans. C'est littéralement c'est même c'est un éclair à l'échelle de l'histoire et ce

3:07 phénomène ne semble pas ralentir. Au contraire, Arthmund Rosa, un sociologue allemand parle d'accélération sociale. Un concept qui décrit cette sensation que tout s'accélère autour de nous, que les changements techniques, sociaux et personnels s'enchaînent à un rythme effrainé. Les technologies se multiplient, nos habitudes changent, les modes de communication se réinventent et l'avenir semble toujours de plus en plus incertain, toujours de plus en plus rapide. Et attention, ce n'est pas qu'une impression individuelle. Si vous ressentez ça, vous avez raison. On a certains scientifiques qui pensent que ce phénomène est très réel et qu'il pourrait même nous conduire à une sorte de point de non retour. Prenez par exemple Rey Kwell. C'est un ancien ingénieur de chez Google. et futurologue

3:54 américain. En gros, c'est le gars qui a prédit l'émergence d'internet, du smartphone et même l'avènement de l'intelligence artificielle avant que tout ça ça arrive. Donc assez stylé, mais il est surtout connu pour sa théorie qui s'appelle la singularité technologique qui est euh ce moment hypothétique où les machines surpasseront l'intelligence humaine. En gros, pour lui, les changements technologiques ne se succèdent pas à un rythme constant mais s'emballe au fil du temps comme une sorte de de boule de neige dévalant une pente. Chaque innovation crée les conditions pour des innovations encore plus rapides, entraînant un effet boule de neige exponentielle. Selon lui, ce processus pourrait bientôt atteindre un point critique, un moment où l'histoire humaine, telle que nous on la connaît, ce serait totalement d'exister pour laisser place à quelque chose de

4:40 totalement nouveau, peut-être même d'assez incontrôlable dans le sens littéral du terme. Et ce qui est entre nous plutôt perturbant parce que si l'histoire s'accélère vraiment alors ça signifie que peut-être que nous sommes les derniers à vivre cette version humaine de l'histoire et que ce qui vient après nous sera au moins aussi différent que notre présent l' de celui de l'époque des chasseurs cuilleurs par exemple. Mais surtout si l'histoire s'accélère ça signifie autre chose de beaucoup plus inquiétant. L'histoire pourrait peut-être atteindre une sorte de point final qui est complètement inévitable. Attention là, je parle pas de réchauffement climatique ou quoi, hein, je vous parle de toute autre chose. Donc aujourd'hui, on va se pencher sur ces questions, à savoir on

5:26 va voir si est-ce que oui ou non l'histoire s'accélère vraiment et surtout ce que ça signifie pour nous et pour notre avenir. Voir même est-ce que grâce à ça, on pourrait pas essayer de prédire l'avenir. [Musique] Il y a un livre qui m'avait pas mal intrigué il y a quelques temps. Maintenant ça remonte un petit peu, mais c'est celui du philosophe Christophe Bouton. Je sais pas si vous connaissez. Le livre s'appelle Accélération de l'histoire. Je vais pas vous le résumer mais ce qu'il faut en retenir c'est que il explique queen gros l'accélération de l'histoire repose en fait sur deux dynamiques distinctes mais quand même liées. La première c'est l'idée d'un rythme de changement de plus en plus rapide. C'est un concept qui commence à émerger à la fin du 18e siècle,

6:12 notamment autour de la Révolution française avec par exemple Hegel, Artm, Rosa et d'autres philosophes qui ont noté cette tendance. Les transformations politiques et sociales semblent se produire de plus en plus vite sur des périodes de plus en plus courtes en terme de temps. Si on reprend l'exemple de la Révolution française, on voit bien une très nette accélération des différents régimes politiques mis en place juste après puisqu'on a l'Assemblée constituante, la convention, le directoire, le consulat, l'empire, la restauration, les 100 jours, le retour à la restauration, la révolution de 1830, la monarchie de juillet, la 3e République, non la 2 République et cetera. Après, il y a la troisème dada. OK, vous l'avez en fait en à peine plus de 60 ans, on a eu à peu près 11 régimes différents. La deuxième dynamique qui est décrit, c'est l'accélération

6:59 technique et scientifique. Donc là, on parle de l'effet de la révolution industrielle, fin 19e, début 20e, qui a radicalement changé notre rapport au temps et à la production. Cette idée-là, elle a été poussée un petit peu plus loin par l'historien américain Henry Adams qui a même tenté de formaliser cette accélération avec une loi qui est présente dans son autobiographie. En gros, il observe que les intervalles entre les grandes découvertes se raccourcissent de plus en plus. Par exemple, il note que la production de charbon a doublé tous les 10 ans entre 1840 et 1900. À ses yeux, cette tendance était inarrêtable et pour lui, l'accélération technologique et industrielle finirait même par complètement nous échapper. Et là où il nous emmène, là où ça devient vraiment intéressant, euh c'est que Bouton dans son livre introduit une distinction

7:46 crucielle. En gros, il distingue l'accélération objective versus l'accélération subjective. L'accélération objective, c'est celle qu'on peut mesurer, qu'on peut chiffrer. Par exemple, la vitesse des trains en France qui est passée de 67 km/h en 1828 à 320 km/h aujourd'hui avec le TGV. Ça c'est un fait qui est quanticiable. C'est une mesure. On peut dire c'était comme ça en 191 et maintenant c'est comme ça précisément. Mais l'accélération subjective, c'est toute autre chose. En gros, c'est le ressenti à nous que notre époque fil à tout allur, que tout s'enchaîne sans qu'on ait le temps de comprendre ce qui se passe, que tout va vraiment trop vite. Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire, c'est par exemple le sentiment que les journées sont trop

8:31 courtes, que tout va trop vite, qu'on est constamment en train de courir après le temps, qu'on en a pas assez. ArtM Rosa a beaucoup écrit sur ce sujet et selon lui cette sensation est étroitement liée à notre course permanente à l'innovation. En gros, c'est hyper lié à la notion de progrès. On crée des technologies pour nous faire gagner du temps, mais en réalité elles finissent par nous en voler encore plus. Par exemple, les emails étaient censés remplacer à la base le courrier pour nous faire gagner du temps. Parce que bah factuellement, si vous avez pas à attendre 2 semaines pour recevoir une lettre nin, vous pouvez gagner du temps. Résultat et ben on passe nos journées à gérer nos boîtes mail. On n' absolument pas gagné du temps, on y passe juste plus de temps maintenant. les smartphones également qui étaient censés

9:17 nous simplifier la vie et cetera et au final ça a juste intensifié les échanges. Aujourd'hui si vous répondez pas à un message WhatsApp qu'on vous a envoyé il y a 3 jours, ça va être mal vu, un peu mal pris genre bah dis donc n non parce que on sait que vous avez reçu le message et que vous avez utilisé votre téléphone dans la journée. C'est un truc que tout le monde fait quotidiennement. Donc quelque part en fait maintenant ça oblige à répondre rapidement. là où à l'époque des lettres par exemple ou du courrier, on pouvait s'écrire tous les mois sans que ça pose de problème à personne, voir même bon bah, on pouvait de temps en temps prendre un petit peu plus de temps, c'était pas euh problématique. C'est-àdire qu'à la base de la base, on avait créé tout ça pour gagner du temps. Mais en fait le résultat, c'est juste que ça a augmenté le volume des échanges. On n'a pas gagné en temps, on a juste doublé la quantité d'informations qu'on reçoit en permanence. Pour Rosa, les technologies

10:02 devraient nous faciliter la vie, mais elles finissent par avoir l'effet totalement inverse. Elle nous sollicite sans cesse et c'est cette pression qui crée ce sentiment de perte de contrôle ou d'accélération. Mais dans le fond, tout ça, ce ressenti, il est purement subjectif dans le sens où c'est pas un élément factuel et quantifiable, contrairement au train qui ve à toute allure. L'exemple de Henry Adam, c'est aussi assez intéressant ici. Lui, c'est quelqu'un qui était plutôt du bord conservateur et qui vivait cette accélération en pleine période de de la révolution industrielle. Et en fait, il voyait ça comme un énorme trauma. Il vivait super mal le fait que tout s'accélère et queil y ait de plus en plus de progrès. Ce que je veux dire, c'est que la perception de cette accélération, elle varie également selon

10:49 les personnes, les époques et les groupes sociaux. Bref, si je vous raconte tout ça, c'est pas juste pour vous embêter, c'est parce que cette notion d'accélération, elle est toujours bien présente mais surtout prend une tournure carrément inquiétante à l'heure actuelle. En fait, on a plusieurs chercheurs qui vont un petit peu plus loin que juste constater une accélération de l'histoire. Il prophétise carrément tout simplement une fin inéluctable de notre histoire. On en a parlé un petit peu avant mais par exemple Rey Corwell lui il parle de singularité technologique. Cette hypothèse selon laquelle Lia finirait par surpasser l'intelligence humaine et rendre notre civilisation complètement obsolète. Et d'autres pensent que c'est pas Lia qui va faire ce taf, mais nous-mêmes qui sommes en train de cer la branche sur laquelle on est assis, le réchauffement climatique, tout ça, tout ça. Alors, vous avez peut-être déjà

11:35 entendu parler de collapsologie, à savoir l'étude des scénarios décrivant la disparition plus ou moins proche de la civilisation. Mais est-ce que vous avez déjà entendu parler de l'anthropocèbre ? Dans les années 1980, on a un programme ambitieux nommé le programme international géosphère biosphère qui réunit des experts du monde entier pour étudier l'impact des activités humaines sur la planète. Leur mission ? Analyser l'évolution du trou dans la couche de zone, la désertification ou encore la concentration des gaz à effet de serre. L'objectif en fait c'était tout simplement d'alerter les dirigeants politiques sur les dangers de l'activité humaine sur terre. En 2004, une synthèse conclut finalement que l'humanité est

12:21 devenue le principal moteur du changement planétaire. C'est dans ce contexte qu'en 2000, Paul Kutzen qui est un chimiste lauréat du prix Nobel déclare lors d'une conférence il faut arrêter de parler d'holoè mais commencer à parler d'anthropocène. Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Pour ceux qui savent pas, l'oloè c'est le nom de l'ère géologique dans laquelle nous sommes actuellement et ce depuis 12000 ans. On est dans la période holo d'un point de vue géologique. Et donc le mot anthropocène, on pourrait le définir comme une sorte de nouvelle époque géologique qui débuterait au moment où l'influence de l'être humain sur la géologie et les écosystèmes est devenue vraiment significative à l'échelle de l'histoire de la terre. En gros, pour certains de ces scientifiques,

13:06 l'influence humaine qui est plutôt néfaste hein jusqu'ici sur nos environnements nous a fait carrément basculer dans une autre époque géologique. Même si je fais une petite parenthèse pour vous dire que le concept d'anthropocène, il est assez controversé. Il est pas complètement admis par la communauté scientifique mais ça reste intéressant. Et dans la littérature scientifique qui s'intéresse à ce sujet, il y a un autre concept qui revient en boucle et qui est encore plus parlant, c'est celui de la grande accélération. Depuis le milieu du 20e siècle, les indicateurs environnementaux, économiques et démographiques suivent tous exactement la même courbe. C'est une montée vertigineuse, pas une petite montée, c'est une montée. OK ? Que ce soit l'augmentation de la température, l'augmentation du niveau de la mer ou

13:53 l'augmentation de la production animale. On parle plus ici de fluctuation naturelle. On parle d'une tendance qui s'emballe et pour certains chercheurs, il serait déjà trop tard pour freiner. C'est dans ce climat qu'émerge un courant de pensée encore plus radical et que vous connaissez sûrement à savoir la collapsologie. Le mot vient du latin collapsus qui signifie effondrement. Et ce qu'il annonce, c'est euh bah très clair hein, c'est dans le titre, à savoir Tout va s'effondrer. Voilà, en France, on a Pablo Servigne euh agronome et biologiste qui a beaucoup popularisé le terme à partir de 2015 avec un livre qui est assez euh connu qui s'appelle "Comment tout peut s'effondrer" ? Et en gros, selon lui et d'autres auteurs assez proches de ce mouvement, l'effondrement global de notre civilisation industrielle est globalement inévitable. Pas juste possible, il est inévitable. Et

14:39 attention, ils se contentent pas juste de dresser un tableau un peu apocalyptique. On va tous mourir au revoir. Leur objectif aux collapsologues, c'est aussi de prévoir, modéliser et aussi anticiper. En étudiant les risques climatiques, les tensions géopolitiques et les limites énergétiques avec les mécanismes de basculement et cetera, ils cherchent des solutions. Alors, c'est sûr évidemment, on peut pas nier le fait que les discours alarmistes du type le monde va s'effondrer et cetera, ça suscite l'intérêt. Pour autant, la collapsologie n'est pas considérée aujourd'hui comme une science académique à proprement parler et pour de bonnes raisons parce que elle repose pas vraiment sur une méthodologie rigoureuse. En gros, le problème de la collapsologie, c'est que elle mélange un petit peu raison, intuition et études scientifiques. Il y a même certaines personnes qui la considèrent comme une pseudoscience et

15:24 d'autres il voi plutôt une sorte de théorie du complot un peu. Vous voyez, je suis sûre que vous en avez déjà entendu parler et probablement que vous y êtes même déjà intéressé. Et à vrai dire, c'est assez normal parce que l'idée que le monde est en train de s'effondrer, de s'écrouler, qu'on va vers une fin inévitable, qu'on va la vivre et cetera, c'est quelque chose qui parle à beaucoup de personnes et ça vient taper sur un truc un peu profond en nous, si vous voyez ce que je veux dire. En gros, elle nourrit un biais cognitif qui est assez connu, qui est assez bien documenté, qui s'appelle le biais de négativité. C'est cette tendance naturelle qu'à notre cerveau à accorder plus d'importance aux mauvaises nouvelles et à vraiment être plus intéressé par les trucs qui sont un petit peu négatifs et voire même à y voir des signes là où il y en a pas. Mais ce qui est assez intéressant, c'est pas juste la collapsologie en elle-même, c'est plutôt ce qu'elle révèle. Elle

16:10 montre qu'au bout de toutes ces théories sur l'accélération, une même question revient en boucle. Une question simple mais pourtant vertigineuse. Est-ce que on est en train d'atteindre la fin de quelque chose ? Est-ce que ça signifie que cette accélération, si elle continue comme ça sur sa lancée, elle va finir par nous emmener à l'arrêt complet de quelque chose ? Et si oui, est-ce que ce sera une fin brutale, une fin subie ou est-ce que on a encore le temps de reprendre un peu le contrôle ou de voir décélérer ? Ça se dit décélérer ? OK. Décélérer parce que si l'histoire est une ligne, on a peut-être franchi un point de non retour. Et la suite et ben c'est exactement ce qu'on va voir. [Musique]

16:57 Alors petite précision d'emblé parce que oui, les mots peuvent prêter la confusion. Quand je parle ici de fin de l'histoire, on parle ni de fin du monde ni d'un scénario à la 2012 avec chute, météorite, invasion d'alien, tsunami ou quoi que ce soit. Pas du tout. Ce qui nous intéresse ici, c'est plutôt une autre fin, une fin plus abstraite et peut-être même plus inquiétante. L'idée, c'est celle d'une fin du mouvement historique, une sorte de ligne d'arrivée ou plutôt d'équilibre final où l'humanité aurait atteint une sorte de but. En gros, une époque où il y aurait plus vraiment d'idéologie nouvelle à inventer, plus de révolution à mener, plus de progrès fondamentaux à atteindre. une époque stable, figée, presque en pause. Cet idier, cette possibilité, elle commence à germer dès

17:43 la fin du 18e siècle au moment où naît une autre grande idée, à savoir celle de l'histoire avec un grand H. Parce que rappelez-vous, on en avait déjà parlé mais jusque-là l'histoire s'était perçue juste comme un enchaînement de cycle de règne de chute d'empire et cetera. Mais à cette époque, avec les lumières, on commence à comprendre que le concept d'histoire au sens large, au sens où nous on l'entend. Et on commence aussi à croire que l'histoire a un sens et surtout que l'histoire a un but, une direction et surtout que cette direction va vers le progrès. Dites-vous, je l'avais déjà dit dans un autre épisode des Revu du monde et on en avait déjà beaucoup parlé, mais la notion de progrès est en fait ultra récente à l'échelle de l'humanité. Avant donc avant très récemment, OK, on ne concevait pas du tout le futur à travers

18:30 l'idée de progrès. Nous, dans nos générations, quand on dit futur, on imagine des voitures volantes, la technologie, tout ça, tout ça. Ce n'était pas le cas à l'époque. La notion de progrès n'existait pas. Donc ça pour dire que c'est dans ce contexte que naissent les premières grandes théories sur la fin de l'histoire. Pas comme un effondrement mais comme un accomplissement, une sorte de ligne d'arrivée vertueuse où l'humanité aurait enfin coché toutes les cases. Liberté, égalité, raison, paix. OK, super. On a un jackpot philosophique en quelque sorte et ça marche bien. Alors oui, aujourd'hui nous on peut regarder ça en se disant que c'est un petit peu naïf et cetera, un peu utopiste. Mais à l'époque cette vision, elle est plutôt concrète et elle donne de l'espoir. Elle va même avoir tellement d'impact qu'elle va infuser les esprits pendant deux bons siècles. Et elle continue encore aujourd'hui à marquer certains contemporains et notamment ce gars.

19:16 Francis Fukuyema. C'est un économiste américain proche conseiller de l'administration de Rean. Et Fukuyama a sorti un article au titre presque biblique autour de 1989 pile au moment où le mur de Berlin commence à vaciller. Son texte s'appelle la fin de l'histoire. L'interrogation et il ne va pas passer inaperçu. Dans ce texte, Fukuyama défend une idée forte, simple et presque un peu provoquante. Il dit que le communisme est en train de mourir et avec lui toute alternative crédible au modèle libéral. Autrement dit, la démocratie libérale occidentale est en passe de devenir la forme politique définitive, le dernier stade de l'évolution. Il y aura plus de guerre idéologique, il y aura plus de grandes fractures historiques, plus de rivalité de civilisation. Il y aura juste une

20:01 forme de paix durable, un consensus un peu chiant peut-être mais stable. Un peu comme si l'histoire avait atteint une sorte de de plafond de verre narratif. On aura plus de climax, plus de rebondissement. Juste là, on est sur l'epsilogue, la fin du film où tout le monde se regarde en disant "Ah, c'était vraiment une sacrée aventure. Merci Fron d'avoir jeté le truc dans le volcan et tout, regarde caméra et puis là, il y a les il y a les titres et tout. Voilà, on en serait là quoi." Et donc à première vue, on pourrait croire qu'il a eu plutôt raison parce que bah faut reconnaître que sa prédiction a eu un certain flair. À peine 2 ans après l'apparution de son fameux livre, le blog soviétique s'effondre. Donc là, tout le monde est en mode "Oh waouh, tu l'avais dit non ?" Et donc Fukuyama, il est hyper en mode et ouais, je l'avais dit et tout et il tarde pas à enfoncer

20:47 le clou. C'estàd queen 1992, il publie la fin de l'histoire et le dernier homme euh un livre qui s'arrache et qui devient une sorte de référence, une sorte de manifeste libéral pour une époque qui se croit enfin débarrassé de tous les grands conflits idéologiques. Sauf que très vite, les critiques arrivent aussi. beaucoup il voit dans son discours une forme d'autocongratulation occidentale, voir une apologie un peu gênante du modèle américain. Et parmi ces détracteurs, on retrouve même son ancien professeur de Harvard qui s'appelle Samuel Huntington. Alors Huntington pour le coup, il fait pas les choses à moitié à savoir. Pour répondre à son élève un petit peu trop enthousiaste, il propose sa propre version de la fin de l'histoire, un contreprojet beaucoup plus sombre d'ailleurs, beaucoup plus explosif aussi. Et c'est un texte qui l'intitule le choc des civilisations. Donc alors

21:34 quelle est l'idée qui développe dedans ? Je vous explique. Lui, sa take, elle est beaucoup plus simple mais elle est un peu horrible. En gros, selon lui, il pense que maintenant que les grandes idéologies du 20e siècle sont plus ou moins effondrées, les futurs conflits ne seront plus motivés par l'économie ou la politique, mais seulement ou presque seulement par les identités culturelles. Autrement dit, son approche, c'est de dire que les guerres de demain opposeront des civilisations entières définies par leur langue, leur religion, leur histoire profonde et cetera. Et c'est tout. Donc par exemple euh l'Occident contre l'Islam, la Chine contre l'Amérique, l'Inde contre le monde musulman. Une vision du monde découpé en blocs antagonistes prêt à s'affronter dans un grand duel planétaire en gros. Alors, il y a eu

22:20 beaucoup de personnes qui ont trouvé cette thèse très intéressante et lucide, voire même carrément prophétique. En revanche, d'autres au contraire ont vu dans cette grille de lecture une simplification un petit peu abusive qui néglige notamment les tensions internes à chaque civilisation parce que bah non, les blocs culturels comme ça sont pas homogènes et on peut bien se faire la guerre entre alliés, vous voyez. Mais derrière ce débat là, Fukuyama versus Huntington et cetera, il y a une chose quand même qui devient évidente, c'est que le concept même de fin de l'histoire est un miroir déformant. En gros, chacun y projette ses angoisses, ses espoirs et son époque. Pour Fukuyama, c'était la foi dans le progrès démocratique. Pour Huntington, c'est la peur d'un monde fragmenté et qui devient un petit peu tribal, vous voyez ? Et dans tous les cas, leur vision repose à chaque fois sur des prismes très spécifiques, à

23:07 savoir l'idéologie, la politique, la géostratégie et cetera, ce qui rend le tout hyper passionnant, genre c'est des bons débats de fin de journée avec un petit coup dans le nez, vous voyez. Mais surtout, c'est pas du tout neutre en fait parce que à force de vouloir prédire la fin, beaucoup finissent par oublier un truc qui est quand même assez essentiel, à savoir que l'histoire c'est pas un truc fixe, c'est un caleïdoscope. Et si elle avance, si on dit que OK, l'histoire s'accélère et cetera machin, c'est jamais sur un seul rail. C'est pas un fil qui fait, c'est plein de petites branches comme ça qui florissent dans tous les sens. Bon, alors pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Je vous explique tout ça parce que ça soulève une question à la fin et cette question c'est au final est-ce qu'il existe une méthode fiable pour comprendre vers quoi on va vers notre avenir concrètement parce que OK on peut imaginer que l'histoire s'accélère et

23:52 cetera, mais concrètement est-ce qu'il existe une vraie méthode fiable pour anticiper le futur ? [Musique] Ce sentiment que tout va trop vite, que tout s'emballe et cetera n'est pas juste une impression, une impression de fin de journée où on a oublié de répondre à 18 mail, on est fatigué et cetera. C'est un ressenti profondément humain, mais surtout qui a été analysé et décortiqué par des penseurs depuis des siècles. En revanche, là où ça devient dangereux, c'est lorsque l'accélération qu'on ressent devient une idéologie politique. Parce que oui, ça existe et c'est une vraie idéologie. C'est ce qu'on appelle l'accélérationnisme. Ce courant de pensée pose une question qui retourne le cerveau littéralement. En gros, la question c'est et si plutôt que de ralentir le capitalisme ou la

24:38 technologie pour en corriger les dérives parce qu'on se rend compte que là on est en train de s'emballer et on va droit dans le mur et et ah mon dieu mais il faut qu'on arrête. OK. Et ben, et si à la place de ça, il fallait au contraire appuyer encore plus fort sur l'accélérateur, aller encore plus vite jusqu'à l'effondrement. Pourquoi ? Et bien pour tout faire exploser et espérer du coup un renouveau. L'idée des personnes qui soutiennent cette idéologie c'est de penser que si le capitalisme et la technologie s'emballent, c'est pas en freinant qu'on va changer les choses. On va juste retarder, diluer un petit peu plus l'inévitable, si vous voyez ce que je veux dire, mais du coup aussi diluer et retarder dans des conditions qui font que ça crée beaucoup de souffrance. Alors que si on précipitait directement la chute, et ben après on pourrait penser à un nouveau modèle. Et c'est absolument pas un délire de forum obscur ou de trois personnes dans le fond d'une

25:24 salle, hein. C'est vraiment un concept qui a été théorisé en 2013 par deux chercheurs britannique Alex Williams et Nick Snck. pourquoi vous avez des noms comme ça ? Merde, là le nom c'est S R I C E K. En gros, ils font un manifeste de gauche radicale avec cette idée-là. Il développent l'idée que pousser le capitalisme dans ses retranchements pour provoquer sa propre chute, et ben ce serait peut-être la solution. Autrement dit, utiliser le système contre lui-même pour enfin créer autre chose. C'est un truc qui était à la base hyper intéressant, mais le problème c'est que cette idéologie s'est beaucoup développée ensuite en ligne et a été notamment reprise par des mouvances un peu né O N A Z I OK et suprémaciste notamment aux États-Unis pour devenir une doctrine plutôt radicale dans l'autre sens. En gros, euh

26:11 ces adeptes appellent à l'effondrement du système actuel par des actes violents ou terroristes dans le but d'imposer après un ordre autoritaire. Voilà, après le cha. Ça c'est l'objectif. Alors, je vais pas aller plus loin dans l'explication de cette idéologie parce que c'est pas le sujet. Mais en tout cas, ce que ça dit, c'est que ça pose deux problèmes majeurs déjà. et ça semble un petit peu évident quand même, mais provoquer un chaos pour espérer qu'il en ressorte quelque chose de mieux derrière, c'est quand même un énorme pari sur l'avenir. Et ensuite, au-delà du caractère destructeur de la fuite en avant qui est si souhaité, et ben l'accélérationnisme ne prend pas en compte par exemple les crises écologiques. Pour ces idéologues, l'environnement devient une sorte de dommage collatéral. C'est un peu le prix à payer pour pouvoir recommencer à zéro. C'est ce que je veux dire ? Et c'est bien là le nœud du problème parce que si

26:57 on est obsédé par l'après, on est que obsédé par ça. Pour l'après tout, l'après société, l'aprèsmonde, l'après histoire. Comme si la seule chose à faire maintenant c'était encore une fois d'accélérer jusqu'à l'apocalypse pour en sortir autre chose. Alors quelque chose de mieux, ça c'est ce qui est souhaité, OK, mais on a aucune garantie. Ça pourrait tout aussi bien être quelque chose de pire. Donc là, on a quand même aussi une vision du futur qui est radicalement différente pour le coup de tout ce qu'on a vu avant. Et en fait, depuis le début, c'est ce que je vous disais, mais c'est un peu comme si toutes les théories un peu sérieuses, un peu élaborées par des chercheurs pour essayer de comprendre, prédire et analyser le futur, à chaque fois, toutes ces théories euh rentrent profondément en contradiction les unes avec les autres. Et dans le tas, on n' toujours pas répondu aux questions les plus importantes, ce que j'avais dit au début, à savoir est-ce que on peut prévoir ce qui nous attend et est-ce que il existe du coup une méthode fiable

27:43 pour anticiper le futur ? Et la réponse à ça est oui. Sauf que pour comprendre comment anticiper et prévoir l'avenir, il fallait d'abord que je vous parle de tout ça, de la notion d'accélération de l'histoire et de toutes ces notions qui conduisent vers cette grande question. Je pouvais pas juste commencer parler de tout ce dont on va parler après parce que sinon en fait vous auriez rien compris et ça aurait été beaucoup trop pas complet, on va dire. Souci étant que je voulais pas vous proposer non plus une vidéo de 6h. Donc j'ai fait le choix de diviser l'intégralité de cette vidéo en trois parties. Là on est à la 2è partie. Vous venez de regarder la partie sur l'accélération de l'histoire. Et donc un des prochains sujets qu'on abordera ici sur cette chaîne, c'est cette fameuse question qui était la question de base vers ce vers quoi je voulais vous emmener depuis le début à savoir est-ce queon peut prédire l'histoire ? Est-ce qu'on peut utiliser des modèles prédictifs ? Donc dans les

28:29 prochains épisodes, on abordera ces questionsl parler cléodynamique, psychohistoire et intelligence artificielle. et vous allez voir que en fait c'est pas du tout impensable. En attendant, d'ici là euh et bien merci beaucoup d'avoir regardé cet épisode. Encore une fois, je sais que c'est peut-être un épisode un peu plus théorique, un peu plus philosophique et un peu moins concret que ce d'habitude, mais ça reste un truc hyper intéressant et moi je pense qu'il y a c'est ça porte à débat si vous voyez ce que je veux dire. On se retrouve sur mon compte Instagram où je poste plein de choses. Récemment, j'ai je parlais de ma déco et des darmes anciennes. Donc si vous voulez me rejoindre là, n'hésitez pas. Et encore merci beaucoup à notre sponsor. Alors, je sais pas si vous avez remarqué ces dernières semaines/ash mois, mais il fait super chaud. Et petit fun fact, ce n'est pas prêt de s'améliorer d'année en année. On va toujours avoir des grosses périodes de canicule comme ça et ça va aller même

29:16 très probablement de mal en pire. Et je sais pas pour vous, mais pour moi le sommeil c'est vraiment sacré. Et ça c'est une grosse erreur que j'ai faite et que j'apprends à défaire maintenant que je suis dans ma trentaine. J'ai vraiment mis des années à comprendre à quel point est-ce que le sommeil et en particulier avoir un bon matelas, c'était capital non seulement pour les nuits mais aussi pour la journée. Parce qu'en vrai, bah oui, on peut manger sainement, on peut méditer, on peut faire du sport et cetera, mais si on dort mal, il y a rien qui suit. Et là, je parle pas juste de fatigue, hein, mais de vraies répercussion à long terme. Et ça, c'est un truc qu'on sous-estime énormément. Et il faut savoir un truc, c'est que niveau matelas, moi je suis très spécifique. Chacun c'est kink, moi mon kink c'est d'avoir le matelas le plusxe possible. Alors là, il y a plein de gens qui vont faire "Ah quoi ? Mais non, moi je préfère quand ça très bien, pas de souci." Mais moi, mon type perso, c'est

30:03 que je veux que mon lit ce soit globalement du coton. Petit pof de côté. Ah, on voit pas. Je recommence, je m'enfonce. Vous voyez, ça prend même la forme. Voilà pour moi. Bon matelas. Et attention, petite précision mais si vous votre truc c'est plutôt les matelas durs, je juge pas un petit peu, je juge pas mais sachez qu'il y a aussi des matelas adaptés. Un bon équilibre et c'est pour ça que je suis fan et je dis bien fan de mon matelas depuis que je l'ai. C'est moins de micro réveil, plus de fraîcheur. Donc là, on est typiquement dedans. Là, actuellement dans mon appart, il fait 35°gr. Et je reste au frais avec le matelas. Et surtout cette sensation d'être parfaitement soutenu sans dormir sur du béton parce que comme je vous ai dit,

30:48 moi j'aime bien le côté un peu nuage. Vous voyez la forme. Et donc là, le timing, il est littéralement parfait pour vous puisque Emma fait ses 10 ans et donc pour l'occasion, ils ont lancé leur super pack de solde d'été disponible jusqu'au 22 juillet. Alors, en gros, vous avez dedans un matelas plus des accessoires, par exemple des oreillers et le tout a - 60 %. Et en fait le tout, non pas du tout parce que c'est pas tout. Avec le code que je vous ai mis en description, vous avez encore 10 % supplémentaires de réduction. Autant vous dire que c'est littéralement la meilleure offre qu'ils ont produite depuis longtemps. Ce que j'aime aussi avec Emma Matelas, c'est qu'ils se contentent pas juste d'essayer de faire un bon matelas, ils pensent vraiment aussi de manière beaucoup plus globale à l'expérience de sommeil. C'est-à-dire que leurs produits sont pensés pour la récupération, pour la fraîcheur. En ce moment, littéralement,

31:34 je survis avec ça pour le confort et surtout parce que bah voilà, c'est l'été, euh il fait canicule, on en peut plus. Voilà et c'est peut-être pour ça qu'ils sont aussi bien notés partout. Donc si vous aviez en tête de changer de matelas, et bien sachez que c'est le moment. Là, on est dans la période annuelle de c'est la période la plus chaude, jamais enregistrée. Nous n'avons jamais connu des températures aussi élevées de tout. On va se taper le même discours globalement tous les ans à la même période jusqu'à la fin. Je pense que on est parti. Enfin c'est le cas depuis 5 ans. Ça va continuer comme ça. Donc n'hésitez pas à investir dans le meilleur matelas pour toutes les saisons parce que oui, il est très bien en été mais il est également très bien en hiver parce que dormir sur un bon matelas c'est pas juste un luxe. C'est littéralement la base de tout le reste. Vous avez le lien juste en dessous avec toutes les informations en description. Voilà, merci beaucoup d'avoir regardé

32:20 l'épisode. [Musique]

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