JANICK CHRISTEN : détransitionner grâce à Dieu.

Bref Résumé

Cette vidéo présente l'histoire de Jannique Christon, une femme qui a vécu une transition de genre pour devenir un homme, puis une détransition pour revenir à son identité féminine de naissance. Elle partage son parcours médical, psychologique et spirituel, en mettant l'accent sur son rapport à la foi et à la réconciliation avec son corps de femme.

  • Souffrance de dysphorie de genre dès l'enfance.
  • Transition et opérations chirurgicales pour devenir un homme.
  • Détransition motivée par des convictions spirituelles et une réconciliation avec son identité féminine.
  • Importance de la foi et de la relation avec Dieu dans son parcours.

Dysphorie de Genre et Premières Souffrances

Jannique Christon explique qu'elle a ressenti une dysphorie de genre dès l'âge de 4 ans, se percevant comme un garçon. Cette perception a persisté et s'est intensifiée avec le temps, notamment lorsqu'elle a pris conscience des différences corporelles entre les garçons et les filles. Le regard des autres, qui la voyaient comme une fille, a accentué son mal-être intérieur. Elle décrit comment les cadeaux et les vêtements genrés féminins la mettaient mal à l'aise, car elle préférait les objets et les vêtements associés aux garçons.

Relations Familiales et Questionnements

Jannique évoque son enfance dans une famille qu'elle qualifie de dysfonctionnelle, où ses parents avaient eux-mêmes des souffrances non résolues. Elle décrit un manque d'identification à la féminité de sa mère et un manque d'affirmation de son identité par son père, qui était émotionnellement distant. Elle souligne qu'elle ne règle pas ses comptes avec ses parents, mais qu'elle analyse l'impact de ces dynamiques familiales sur son développement. Elle n'a jamais eu de discussion avec ses parents sur le fait qu'elle pouvait être une petite fille avec des goûts dits masculins, car la transsexualité était un sujet inconnu à l'époque.

Homosexualité Refoulée et Découverte de la Transsexualité

Jannique explique qu'en thérapie, la question de l'homosexualité refoulée a été soulevée, mais elle affirme ne pas croire que cela ait été le cas. Elle se voyait comme un homme en relation avec des femmes et ne se considérait pas homosexuelle. Elle raconte qu'à l'âge de 17 ans, elle a découvert une émission sur la transsexualité, ce qui lui a permis de mettre un nom sur ce qu'elle ressentait. Cette découverte a été un choc, mais elle a gardé cette information secrète pendant plusieurs années.

Transition : Hormonothérapie et Opérations

Jannique raconte comment elle a finalement entrepris sa transition avec le soutien de sa compagne. Elle a suivi une thérapie et a commencé à vivre en tant qu'homme pendant deux ans pour prouver sa détermination. Elle a ensuite commencé l'hormonothérapie avec de la testostérone, ce qui a entraîné des changements physiques et psychologiques significatifs. Elle décrit un sentiment de mieux-être et d'alignement intérieur, ainsi qu'une désinhibition et une agressivité accrue. Elle a subi plusieurs opérations chirurgicales pour modifier son corps, mais ne souhaite pas entrer dans les détails par respect pour son intimité. Elle a failli mourir deux fois lors de ces interventions.

Rapport à Dieu et Remise en Question

Jannique explique que sa foi en Dieu a toujours été présente, même pendant sa transition. Elle avait conscience de toucher à quelque chose de sacré en modifiant son corps, qui était pour elle une création divine. Elle cite des passages de la Bible qui soulignent la beauté et la perfection du corps humain. Elle décrit comment elle est devenue son propre dieu en allant contre sa création.

Locomotive de l'Âme vs Locomotive de l'Esprit

Jannique explique sa vision de l'être humain comme étant composé de l'esprit, de l'âme et du corps. Elle décrit comment elle a vécu pendant 37 ans avec son âme comme locomotive, en fonction de ce qu'elle ressentait. Elle explique comment elle a remis son esprit, sa partie spirituelle connectée à Dieu, comme locomotive de sa vie. Elle décrit la rébellion comme la raison pour laquelle elle a voulu être un homme.

La Vie de Franck et le Mariage

Jannique est devenue Franck à l'âge de 24 ans et s'est mariée l'année suivante avec une femme extraordinaire. Elle décrit leur relation comme étant très complice et aimante. Ils ont fondé une association pour aider les personnes en difficulté et ont vécu des expériences extraordinaires ensemble. Elle a suivi une formation d'éducateur social et a travaillé dans le domaine du social.

Culpabilité et Déclic de la Détransition

Jannique exprime sa culpabilité envers son épouse, Laurence, en réalisant que Franck n'aurait jamais dû exister. Elle se dit qu'elle lui a volé des années de sa vie et qu'elle aurait pu vivre une vie différente. Elle raconte comment, lors d'un voyage au Canada, elle a eu une révélation divine qui l'a amenée à remettre en question son identité de Franck. Elle a entendu Dieu lui dire qu'elle devait revenir à son identité initiale de femme si elle voulait continuer à vivre pleinement sa foi.

Décisions et Conséquences

Jannique décrit le choc et le bouleversement que cette révélation a provoqués en elle. Elle a pris du temps pour prier et lire la Bible, et a réalisé que son intelligence avait été faussée. Elle a finalement pris la décision de divorcer et de détransitionner. Elle explique que pour elle, il était inconcevable de vivre avec une femme en étant une femme, car cela allait à l'encontre de sa compréhension de la Bible.

Changement d'Attirance et Thérapies de Conversion

Jannique raconte comment ses sentiments amoureux pour son épouse ont disparu et comment elle a commencé à ressentir une attirance pour les hommes. Elle souligne qu'elle ne s'est pas forcée à changer son orientation sexuelle, mais qu'elle a choisi de suivre son esprit et d'aimer ce que Dieu aime. Elle est d'accord qu'il ne faut pas forcer les gens à modifier leur orientation sexuelle. Elle exprime son opinion selon laquelle l'hétérosexualité est le cœur de Dieu et qu'il existe un chemin de restauration pour ceux qui le souhaitent.

Enfance, Attachement et Féminité

Jannique évoque son enfance marquée par des pertes et des difficultés d'attachement. Elle décrit comment elle a été confrontée à la mort et à la maladie dès son plus jeune âge, ce qui a affecté sa capacité à établir des relations saines. Elle explique que pour elle, être une femme était une punition et que sa représentation de la féminité était faussée. Elle croit que c'est un mensonge qu'elle a accepté comme une vérité.

Restauration et Avenir

Jannique parle de la restauration comme d'un processus continu de réappropriation de sa féminité. Elle donne des exemples concrets de petits pas qu'elle a faits pour accueillir sa féminité, comme s'épiler les jambes ou choisir un rouge à lèvres. Elle souligne l'importance de l'obéissance à Dieu et de la crainte de Dieu, qu'elle définit comme un respect et un amour extrême. Elle explique qu'elle n'est pas fermée à l'idée de se marier, mais qu'elle recherche un homme qui aime Dieu de tout son cœur.

Message d'Espoir et Conclusion

Jannique explique qu'elle a choisi de parler publiquement de son histoire pour apporter un message d'espoir aux personnes qui souffrent dans leur identité et aux familles qui sont confrontées à la transition de leurs enfants. Elle souhaite encourager ces personnes à découvrir leur véritable identité et à contribuer à une destinée extraordinaire. Elle conclut en remerciant les animatrices de l'émission pour leur accueil et leur écoute.

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Transcription

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0:00 J'étais un chef-dœuvre. Mon corps était un chef-dœuvre et je l'ai détruit. La testostérone c'est pas anodin et j'ai en face de moi un troupeau de médecin qui me regarde du haut en bas. Au total, j'ai eu trois interventions pour aller dans la direction de Franck. Sur trois d'entre elles, j'ai failli mourir deux fois. C'est comme si tout à coup, je vois la vérité en face. J'étais un chef-dœuvre. Mon corps était un chef-dœuvre et je l'ai détruit. Bienvenue sur Feméliste, là où les esprits libres prennent le pouvoir. Femiste, femelliste. Feméliste. Aujourd'hui sur Femellist, nous recevons Jannique Christon. Jeannique Christen est une femme qui a longtemps cru être née dans le mauvais corps. Dès ces 4 ans, elle commence à souffrir de ce qu'on appelle aujourd'hui la dysphorie de genre, c'est-à-dire un inconfort lié à son identité sexuelle et

0:46 à son corps. Les symptômes persistent et à l'âge de 24 ans, elle décide de subir plusieurs opérations chirurgicales afin de modifier son apparence après avoir passé plusieurs mois sous testostérone. Dans son livre intitulé "Je croyais être un homme", elle raconte ce parcours de transition et aussi son parcours de détransition. Puisqu'à l'âge de 36 ans, elle a finalement décidé d'accepter son corps de naissance et de revenir à une identité féminine. Nous avons eu envie de la recevoir pour qu'elle nous raconte son parcours de vie, son parcours médical et aussi son parcours spirituel car c'est avant tout pour celui qu'elle appelle son créateur qu'elle a finalement détransitionné. Jeanque, bonjour. Bonjour. Euh merci de nous faire l'honneur de votre présence. Merci d'être ici sur Femellist. H on a lu votre livre dans lequel vous

1:33 racontez que vous avez commencé très tôt à souffrir de ce qu'on appelle la dysphorie de genre vers l'âge de 4 ans. Euh ce trouble, il a persisté pendant des années. Euh par exemple vers l'âge de 7 ans, vous racontez que vous priez Dieu pour que vos organes sexuels soient modifiés. C'est un passage très fort. Est-ce que vous pouvez nous raconter comment est-ce qu'il se manifestait ce trouble et comment ça se passait en vous ? Volontiers. Déjà merci pour votre accueil. Merci pour cette invitation. Vous êtes des femmes courageuses qui osaient donner la parole pour des sujets qui sont aujourd'hui assez controversés. Merci pour ça. Euh c'est une joie, un honneur pour moi d'être avec vous. Et oui, effectivement euh je dirais que euh à l'âge de 4 ans, en fait, la perception que j'avais de moi-même, euh la manière

2:20 dont je me voyais, dont je me percevais, c'était comme bah si j'étais un petit garçon en fait. Donc je pourrais pas dire que ça m'est tombé dessus du jour au lendemain. C'est plutôt comme si depuis le départ euh des choses ont été vraiment faussées dans la perception que j'avais de moi-même. Et euh avec le temps qui a passé, avec les années et le fait que je grandisse, c'est que tout à coup j'ai conscience de la différence des corps, peut-être vers 6 7 ans, tout à coup ce ce mal-être bah est devenu ingérable, insupportable, toujours plus douloureux. euh puisque je me confrontais à au regard des autres qui me voyaient comme une petite fille, comme une jeune fille, comme une jeune femme, alors que intérieurement le la

3:05 représentation et ce que je ressentais, c'était mais je suis un garçon. Donc ça ça a été euh ben depuis toute petite c'était comme ça en fait. Je pourrais pas dire que ça m'est tombé dessus mais plutôt que ça c'est comme si je me suis construite à travers cette vision là. Mais c'était un mala-être social ou par rapport au regard des autres ou un mal-être vraiment corporel ? Alors profondément intérieur premièrement. Euh est-ce que je dois dire ça premièrement ? H je crois pas en fait. C'est intéressant. C'était tellement intégré en moi qu'en fait c'est plutôt justement le regard de l'autre qui me renvoyait au mal-être qui était le mien. comme si tout à coup ce qui pour moi au départ n'était pas un mallette le devenait par le regard de l'autre, par ses euh petites filles, euh par les cadeaux euh

3:52 qui pouvaient être euh bah typés ou genré féminin et qui pour moi c'était je hurlais dans à l'intérieur parce que euh je voyais euh ce que mon frère recevait par exemple et j'aimais ce que lui recevait, pas ce que je recevais. Euh j'aimais les habits pour les petits garçons, j'aimais pas les tenues avec des fleurs ou ce genre de choses-là. Donc en fait, je crois que tant que j'ai pas j'avais pas conscience de la de que ce que je croyais de moi était était éroné, ben tant que j'en avais pas conscience à quelque part, je pense que c'était pas tant une souffrance. Ça l' devenu vraiment au fur et à mesure et ça a été extrême à mes 11 ans. Puisque'à mes 11 ans, j'ai eu mes règles et là c'est comme si mon corps hurlait ce que je ne voulais pas entendre. tu es une femme. Et là, ça a

4:38 été Ouais, ça a été vraiment très compliqué à mes 11 ans euh bah de prendre conscience de ça. C'est comme si jusque-là à quelque part, je pouvais être dans mon doux rêve plus ou moins puisque effectivement le le regard des autres euh les normes, la société me renvoyé à quelque chose de effectivement de genré, de normé. Mais ça s'est vraiment accentué à à l'âge de 11 ans où là c'était c'était une évidence, mon corps parlait. Donc en fait dans votre livre à plusieurs reprises, vous vous questionnez sur l'origine en fait de de ce trouble et vous émettez plusieurs hypothèses. Vous analysez notamment le rapport à vos deux parents euh qui a été compliqué pour différentes raisons. Est-ce que vous pouvez un peu nous en parler ? Oui. Alors premièrement, j'aimerais mettre un cadre autour de ce

5:24 que je vais dire. Euh je ne règle pas mes comptes avec eux. Euh j'ai vraiment beaucoup de de respect et d'honneur pour eux. Euh je suis pas là pour me plaindre de ce qui s'est fait être une victime. Pas du tout. Euh mais c'est vrai que j'ai grandi euh dans une famille que je pourrais qualifier de dysfonctionnel. Euh mes parents étaient des êtres qui eux-mêmes avaient beaucoup euh souffert dans leur enfance, dans leur vie d'adulte. Et c'était une époque où euh cette génération là, bah on considérait pas vraiment les traumas qu'ils avaient pu vivre. Euh mon père est né euh pendant la guerre. Euh c'était en gros euh bah il faut faut aller de l'avant quoi. On s'écoute pas. Et puis euh à la limite, j'ai envie de dire que tous les gens qui demandaient de l'aide par des psy thérapeutes passaient un peu pour euh les fous du village. Et euh et c'est

6:11 vrai que bah voilà, ils ont ils se sont profondément aimés. Moi, j'ai j'ai un peu l'image d'eux comme d'un velcro où vraiment ils étaient très proches, très fusionnels, très complices ensemble et c'était beau. Il c'était un bel exemple de couple mais en qualité de parents, bah ils avaient vraiment des défis, des choses qui des souffrances que même avaient vécu et qui s'exprimaient euh pour moi avec bah différentes formes de maltraitance, de violence, d'abus. Et puis pour moi, c'était compliqué du coup de de grandir dans ce dans ce schéma familial là où je trouvais pas ma place. Euh j'avais l'impression de de ne pas être aimé. Euh je me sentais rejetée. J'avais pas un sentiment d'appartenance et puis euh je m'étais parfois demandé est-ce que j'ai été adopté ? Je je me

6:56 sentais comme une pièce rattachée à rien en fait. Et euh comme si on je grandissais dans un trio mes parents qui faisaient un mon frère de son côté et moi du mien. et comme si on n'arrivait jamais en fait à se rejoindre dans l'amour, dans l'expression de l'amour et euh et ouais, ça c'était vraiment compliqué. J'ai pas pu m'identifier à la féminité de ma maman de par ses propres défis en lien avec sa féminité. Et puis j'ai pas euh pu être affermi dans mon identité par mon père qui euh qui euh qui émotionnellement était un homme brisé euh et qui euh qui ne pouvait pas exprimer ses sentiments. Et du coup bah c'est vrai que un je

7:42 t'aime, un je suis fier de toi, je me souviens pas de l'avoir entendu et il me l'a probablement transmis d'une autre manière mais à mon âge et avec mon langage d'amour à moi, je pouvais pas le recevoir. Donc j'arrivais pas en fait, ça me parlait pas. Donc ouais, ça ça a été un peu le cadre de l'enfance. Et vos parents vous vous ont pas expliqué que vous pouviez être une petite fille avec des goûts peut-être dit plus masculins. Est-ce qu'il y a eu cette discussion qui est arrivé à un moment de votre enfance ou jamais ? Alors jamais parce que déjà la transsexualité, je parle bien de transsexualité parce qu'à l'époque ben déjà un on en parlait pas et quand on en a parlé je dirais 10 à 15 ans plus tard, on parlait de transsexualité. Ben c'était c'était inconnu. Moi je

8:27 savais même pas ce dont je souffrais. Je je je me sentais juste en décalage entre euh mon corps physique et mes ressentis intérieurs, mais sans arriver à mettre de mots. Donc euh forcément, il pouvait pas m'aider. Il voyait bien que j'étais pas bien, ça c'est certain. J'ai vu ma première thérapeute en relation d'aide, j'avais 8 ans. Ensuite, j'ai toujours été suivi euh jusqu'à mes 27 ans à peu près. Donc voilà, par différents thérapeutes, psychologue, psychiatre, ensuite sexologue. Donc il y a eu vraiment tout un accompagnement pour essayer de comprendre, pour essayer de m'aider. Mais avant que je parle de transsexualité, ben non, on savait pas quel était le la racine et pourquoi je souffrais autant.

9:14 Dans votre livre, vous essayez d'analyser pourquoi est-ce que cette dysphorie de genre est apparu. Donc vous parlez de la place de votre père et de votre mère et vous parlez aussi de la question de l'homosexualité. Euh moi je me demande si euh est-ce qu'il est pas possible que l'homosexualité en fait enfin vous savez beaucoup de personnes trans en fait finalement transitionnent par une forme d'homophobie internalisée. Est-ce que vous pensez que c'est une des raisons qui a pu vous pousser à vouloir être un garçon ? Alors en thérapie, c'est vrai que c'était une question qui a remontée. Est-ce que tu refoules ton homosexualité et cetera ? Et pour moi, en mon âme et conscience, je peux dire non parce que c'était tellement la

10:01 perception que j'avais de moi-même était masculine. Je me voyais vraiment comme un homme. Donc pour moi, je je quand j'étais en relation avec des femmes, je me voyais pas homosexuelle. Je me voyais juste un homme ben avec un petit souci au niveau de la la représentation du design, mais fondamentalement, je me voyais un homme avec une femme. Donc je crois pas avoir refoulé de l'homosexualité. Euh d'ailleurs, c'était même compliqué pour moi qu'on croit que j'étais homosexuel parce que euh la représentation vraiment était masculine. Et d'ailleurs bien des années plus tard, je vais essayer d'avoir des rapports avec un homme et à ce moment-là quand je suis euh euh proche d'avoir de partager de l'intimité avec lui, là je me sens homosexuel et je me dis mais je suis un

10:47 gars avec un gars mais qu'est-ce qui se passe ? Et là, je prends mes clics et mes claques et je pars parce que je ça ça là, je réalise en fait vraiment que j'ai essayé d'aller jusqu'au bout de mon cheminement en femme et que j'y arrive pas. Alors, comment est-ce que ça s'est fait la transition ? Est-ce que vous pouvez nous raconter le parcours un petit peu ? À partir de quel âge est-ce que euh vous avez commencé de vouloir transitionner ? Comment est-ce que ça s'est matérialisé ? Alors, jusqu'à mes 17 ans, je savais pas ce que j'avais. À l'âge de 17 ans, je vais découvrir une émission qui parle de la transsexualité. Et là, je comprends ce que j'ai en découvrant le témoignage de de cette femme qui croit être un homme et j'ai l'impression qu'elle parle comme j'aurais pu parler. Euh si bien que

11:34 euh je je prends pour la première fois, je peux mettre un nom sur ce que je ressens, mais c'est tellement un tsunami pour moi que je j'avais enregistré sur une VHS cette émission et je vais plus la toucher pendant des années. Et puis au moment où je me mets en couple avec une femme, le lendemain, je vais lui je vais chercher cette VHS, je lui montre euh cette émission, elle me dit "Mais c'est toi ça ?" Et je lui dit "Oui." Elle me dit "Ben je vais t'aider." et c'est elle qui va m'amener chez son médecin généraliste qui lui va me référer à un endocrinologue. Et puis cet endocrinologue va me faire rentrer dans un réseau de thérapeute. Il y a d'abord une thérapie psychothérapie et puis en fait à l'époque pour pouvoir prétendre au début du traitement

12:20 hormonal ainsi qu'aux chirurgie, il fallait démontrer d'une vie de environ 2 ans passée dans le genre opposé. Mais c'était hyper dur parce que j'avais pas encore d'hormonothérapie donc je devais m'affirmer. Donc j'ai choisi un prénom et j'ai commencé à me présenter comme tel. Sauf qu'on voyait encore une femme, tous les traits d'une femme. Euh je me comportais vraiment comme un homme. On me on me traitait de garçon manqué, de camionneur. Euh donc c'est sûr que je me traitais je me je me je me je je m'identifiais vraiment à l'homme et don dans dans mes rôles, dans mes attitudes, c'était très masculin effectivement. Je m'habillais en homme. En plus à l'époque je travaillais dans une entreprise uniformée où les femmes portaient des uniformes, où les hommes en portaient d'autres. Donc ça a été pour moi, je voulais mon uniforme d'homme. Donc j'ai

13:08 commencé à à porter, j'ai été chez un orthopédiste qui m'a confectionné un en haut avec un tissu qu'on utilise pour les grands brûlés de manière à à vraiment compresser moi ma poitrine un maximum. C'était sincèrement physiquement une torture à porter parce que c'était vraiment un maillage extrêmement serré. Euh mais pour moi ça a changé tout. On aurait dit que j'avais des beaux pectoraux. Euh donc moi j'aimais ça et puis euh bah ça a été comme ça jusqu'à ce que tout à coup j'ai eu le feu vert euh médical pour entreprendre l'hormonothérapie qui d'abord consistait à prendre des comprimés. Ces comprimés l'avantage c'est que je ressentais les effets sans que ce soit encore irréversible. C'était des comprimés de quoi ? euh de

13:54 testostérone sauf un un dosage. Oui. Ben c'est pas qu'à l'époque c'était c'est un premier une un premier step un premier pas en fait mais un un un avec un taux encore raisonnable mais qui permet déjà de ressentir des effets. Et puis si la personne part dans tous les sens, bon, on se rend compte que c'est peut-être pas une dysphorie du genre mais autre chose. Et puis si la personne ressent vraiment un mieux, ce qui a été mon cas, bah ça donne une indication qui permet d'aller plus loin, c'est-à-dire ensuite d'entreprendre des injections qui là sont nécessaires parce que les comprimés à long terme détruisent le foie. Donc c'était important de de pouvoir passer passer ensuite en injection. Et puis après les injections et ben là, il y a les interventions chirurgicales qui euh qui qui débutent. Et alors la

14:40 testostérone quand vous commencez à en prendre, qu'est-ce que ça vous procure comme sensation ? Vous parlez de mieux-être ? Est-ce que vous pouvez nous décrire ce mieux-être psychique ? Et puis aussi, est-ce que ça a entraîné des transformations physiques ? Vous en avez pris pendant combien de temps ? Alors euh très vite après le début du traitement, je ressens un mieux-être. C'est comme si j'ai l'impression que tout s'aligne, que mon être à l'intérieur, c'est comme si ça s'aligne. C'est c'est comme si tout à coup tout vient dans une même direction. Je ressens une paix, j'ai quasi plus d'angoisse, vraiment, je me sens bien. Et puis oui, très vite, il y a des changements qui commencent à s'opérer. Et le premier changement, c'est que je commence à muer. Et ça, j'avoue que c'est un peu chaud parce que je me dis

15:27 waouh, ça veut dire que vraiment la voix, ben je sais que c'est irréversible. Et puis je chantais à l'époque, on disait que j'avais une belle voix. Donc ça c'est vrai que ça m'a fait un peu bizarre mais j'ai quand même assez rapidement passé dessus parce que tout à coup ben il y a la musculature qui va se développer, il y a ma pilosité qui va se développer puis au niveau psychique ben j'ai une espèce de désinhibition. Euh s'il y a à une époque quelqu'un pouvait me prendre une place de parc, me passer devant me prendre une place de parc sans que je réagisse. Alors là avec la testostérone, j'explosais. Je pouvais être moi-même je me surprenais de pouvoir être tout à coup très ben, je vais parler au masculin, mais tout à coup très violent, agressif. Euh vraiment c'est comme s'il y avait toute une désinhibition en fait et puis j'ai dû apprendre à gérer ça et puis même physiquement je ressentais beaucoup plus de désir au niveau sexuel.

16:14 Donc c'est sûr que la testostérone c'est pas àin. Ça amène vraiment un changement clair pour moi qui me réjouissait. Et puis j'ai pris de la testostérone plusieurs années, vraiment plusieurs années jusqu'à un moment où dans mon cœur euh on en parlera, mais j'avais vraiment des convictions de foi qui m'ont amené à croire à un miracle pour que je puisse être bien sans avoir plus à prendre cette testostérone. Bah, ça reste des injections, euh ça reste douloureux, il y a des effets secondaires. Je sais qu'il y avait aussi des risques au niveau de mon cœur puisque le le sang va s'épaissir. Donc voilà, c'est pas juste sympa sympa, il y a aussi des conséquences physiques, physiologiques et puis ben voilà, j'en étais conscient à l'époque. Et donc vous

16:59 nous parlez ensuite d'opération. On sait que vous voulez pas rentrer en détail là-dedans, mais vous nous avez parlé donc de ce t-shirt qui euh donnait l'impression que vous n'aviez pas de poitrine. Donc est-ce que par exemple vous avez fait une mamectomie ? jusqu'à où est-ce que vous avez été dans le parcours opératoire ? Alors euh effectivement, je j'ai aucun problème pour euh raconter les différentes méthodes qui m'ont été proposées à l'époque. Ça, je j'en parle volontiers. Maintenant, quant à dire ce que j'ai choisi, ça m'appartient et puis je je souhaite me respecter là-dedans. Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ? Ouais. Pourquoi est-ce que vous avez été pas envie de livrer cette partie là de de votre parcours Quand j'ai été

17:45 opérée euh de ce qui était le plus lourd, euh on m'a demandé si on un médecin m'a demander si j'étais OK que des étudiants en médecine viennent voir le résultat. Et puis moi, j'étais vraiment dans l'optique. Aidons la science, faisons annoncer les choses, allons-y. Et je me retrouve à poil dans ce lit d'hôpital. Et j'ai en face de moi, je dis ça dans le livre un troupeau de médecins, c'est vrai, de blouses blanches qui sont là autour du lit et qui me regardent du haut en bas. Et ce que j'ai ressorté à ce moment-là, c'est extrêmement violent. Il y a vraiment une forme finalement d'abus. Mais c'est de moi-même, c'est de ma faute. J'ai pas su mettre des limites, j'ai pas su me respecter. J'entends qu'il faut faire avancer les choses, mais à quel prix ? Et finalement, je me

18:33 suis senti mal d'avoir laissé ça parce que c'est mon intimité. Euh finalement, les gens ne se promènent pas tout nu dans la rue. On aime être couvert, on aime avoir des vêtements. Puis à quelque part, je vois pas en quoi ça a changé les choses que j'expose ma nudité en en décrivant le corps que j'ai. Alors ce que je veux dire ou ce que je peux exprimer. Oui, j'ai été au bout de tout ce qu'il fallait faire pour que mon changement de sexe soit validé. À l'époque, la chirurgie était un impératif pour que mon prénom puisse peut-être changer et que je sois reconnu comme un homme, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Donc c'est sûr que ben j'ai fait le parcours plein, si je puis dire. C'était à l'époque, c'était c'était euh enlever l'utérus. C'était ça. Il fallait être déclaré stérile. Oui. Et puis au

19:19 niveau de la reconstruction, il y avait différentes options qui étaient proposées, trois options. Et puis bah j'ai choisi une option et puis au total, j'ai eu trois interventions pour aller dans la direction de Franck euh qui est le prénom que j'ai choisi. Sur trois d'entre elles, j'ai failli mourir deux fois à deux reprises. J'ai perdu beaucoup de sang parce que c'était très expérimental. Je sais pas si je peux dire mais c'est vrai que c'était pas courant comme ça se fait aujourd'hui. Donc donc voilà, c'est c'est simplement en fait pour me préserver et puis que je crois que ça change pas grand-chose. C'est vrai que c'est j'entends souvent cette question et je la vois comme une curiosité mais qui finalement changeant rien les choses et je crois que c'est important pour moi de pouvoir me

20:04 respecter dans le corps que j'ai qui est un corps qui est mutilé et avec les conséquences voilà je dois vivre avec les conséquences de ce que j'ai fait puisqueeffectivement c'est irréversible. Est-ce que vous en voulez aux médecins qui vous ont fait ces opérations ? Est-ce que vous les considérez irresponsables ou est-ce que vous mettez toute la faute sur vous ? que vous l'avez demandé. Quel est votre rapport à ça aujourd'hui ? Alors, je peux pas en vouloir à un médecin euh d'avoir répondu à une demande de ma part. J'étais extrêmement convaincu, donc très convaincant. Euh je peux pas en vouloir au médecin maintenant. Euh c'était pas sa responsabilité selon vous de justement de ne pas accepter votre demande ? Ben c'est très délicat en fait dans le sens que euh

20:50 je je j'avais vraiment un langage et au-delà du langage toute une attitude qui démontrait vraiment mon mon identité d'homme. Pour lui dans sa pratique, je crois qu'il a sincèrement voulu m'aider à quelque part. Donc je mettrai pas sur lui la responsabilité de mon choix. Maintenant, c'est sûr que quand je vois ce dont il est capable, bah je regrette qu'il ne mette pas ça euh à contribution de quelque chose de plus noble, si je puis dire. Euh parce que là, il y a on le voit pas comme ça, mais il s'agit réellement d'une mutilation. en mutile des corps qui sont parfaitement fonctionnels. Quand je vois qu'il y a des femmes qui ont été victimes d'excision, je me dis mais cet homme pourrait faire des choses extraordinaires pour la vie,

21:37 pour construire la vie et non pas pour rendre des gens stériles et mutilés. C'est ce que je crois aujourd'hui dans mon cœur. Maintenant je lui en tiens pas rigueur de ça. Ça a été mon choix. Et j'étais tellement convaincu comme je le dis que bah j'étais convaincant. Oui. Et donc après les opérations, est-ce que vous ressentez un soulagement comme avec la testostérone ou c'est plutôt des questionnements ? Parce que on entend souvent, on a reçu déjà une femme qui a détransitionné qui nous racontait que ça a été très compliqué après. Donc quel est votre parcours à vous ? Alors, la nuit qui a précédé euh la plus grosse des interventions, euh j'étais pas en paix dans mon cœur. Je je ressentait vraiment mais comme un cri, non, on fait pas ça. Et puis moi, j'étais là, mais j'avais vraiment

22:23 l'impression d'avoir tout essayé pour ne pas arriver à à ça. Et du coup, j'ai je me suis dit non, j'y vais quoi. Je me revois partir au bloc ce matin-là en pleurant parce que j'ai vraiment conscience que ce que je fais n'est pas c'est comme si je réalise que je touche à quelque chose de sacré. Par contre, dès que je me réveille, c'est je suis assez génial. Je regarde, tout me plaît. Je suis bon, pourtant c'est pas beau. Pourtant c'est je suis pas tiré d'affaires parce qu'il y a des complications. Mais malgré tout pour moi, c'est je me sens enfin bien en fait. J'ai ce qui me manque. Je me sens je me sens complet. Dans votre pardon, dans votre livre,

23:08 vous parlez beaucoup de votre rapport à Dieu euh qui a été très important donc dans votre parcours de transition et de détransition et qui reste très important. Aujourd'hui, vous écrivez à de nombreuses reprises que quand vous même quand vous aviez ces ces pensées là où vous vouliez un garçon, vous disiez quand même "Mais Dieu ne peut pas se tromper euh ne peut pas s'être trompé en en me créant fille." Euh et donc il y a il y a en permanence ce ce ce dialogue voilà entre vous et vous-même par rapport à cet action, ce choix de Dieu. Est-ce que vous pouvez nous en parler ? Hm hm. Moi, j'ai la conviction que comme on voit qu'il faut

23:54 un architecte pour bâtir une simple maison, je crois qu'il faut un architecte pour construire un corps humain aussi magnifique, aussi fonctionnel. Et ça c'est une conviction dans mon cœur. Je je j'arrive pas quand je vois la nature, la création, j'arrive pas à imaginer qu'on puisse croire que ça s'est fait tout seul. Pour moi, dans dans même dans la nature, le fait que même des légumes ou des plantes portent en elle de quoi nous nous soigner, pour moi ça porte la signature d'un créateur. C'est une évidence. Et dans la Bible, il y a notamment un roi qui s'appelle David, le roi David qui va écrire dans un psaume euh "Oh, Seigneur, je te loue de ce que je suis une créature merveilleuse. Alors que tu me tissais dans le secret, alors que je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient et sur ton livre était écrit

24:40 tous les jours qui m'étaient fixés." Et on voit là vraiment que le roi David qui c'est pas le concept d'une échographie, c'est comme s'il l'a il l'a décrit à quelque part. et il s'émerveille de ce corps de ce fonctionnement et c'est sûr que du coup ben voilà quand je parlais tout à l'heure de toucher au sacré, j'avais conscience effectivement que je venais toucher à quelque chose d'extraordinaire et qui pouvait fonctionner d'une manière parfaite. J'étais en pleine santé et je vais par exemple pour ce qui est de du retrait de l'utérus, je vais me faire retirer des organes qui fonctionnent parfaitement, qui ont la capacité de transmettre la vie. Et je me souviens quand je lis le rapport de ce chirurgien qui écrit ablation de l'over gauche over

25:28 sa ablation de l'over droite au ver sa tout à coup je réalise je me dis mais j'étais un chef-dœuvre mon corps était un chef-dœuvre et je l'ai détruit et dans dans Isaïe au chapitre 54 le prophète va dire malheur à celui qui conteste avec son créateur, un vase, dit-il au potier, que fais-tu là ? Et c'est vrai que je me suis tout à coup retrouvé comme ce vase qui dit au petit non mais écoute, moi je suis pas un vase, je suis une assiette. puis à quelque part de contester avec cet architecte qui a créé mon corps et ce monde. Et malgré ce rapport

26:13 ce rapport à votre créateur, vous décidez quand même d'aller contre sa création, enfin est-ce de devenir votre propre dieu dans un sens ? Alors, exactement. C'est très intéressant ce que vous dites parce que ça vient toucher à la construction de l'être. La Bible nous dit que nous sommes formés de trois parties : de l'esprit, de l'âme et du corps. L'esprit, c'est la partie d'une personne qui a cette capacité à se connecter au spirituel, à Dieu. L'âme, c'est la pensée, la volonté et les émotions. Puis ensuite, il y a un corps qui est comme un un véhicule dans lequel on est. Donc fondamentalement, nous sommes des esprits.

27:00 On a une âme et on vit dans un corps. J'ai j'aime beaucoup reprendre cette illustration. C'est un une formation relation d'aide qui donne cette cette illustration. Elle présente un train avec une locomotive et deux wagons. Le cœur de Dieu, c'est que nous soyons réconciliés avec lui. Et ça se passe à travers une personne qui s'appelle Jésus-Christ. Quand une personne se réconcilie avec Dieu, son esprit, cette partie spirituelle d'elle devient vivante. Et le cœur de Dieu, c'est que la locomotive de nos vies, ce soit l'esprit. Cette partie connectée à lui qui perçoit son cœur, qui perçoit ses désirs et qui met ça en premier. Puis

27:47 ensuite, il y a deux wagons, l'âme, c'est-à-dire la pensée, la volonté, les émotions. Et le corps qui suit. Quand l'âme suit votre esprit, si tout à coup vous êtes triste, vous êtes fatigué, en fait, vous pouvez commander à votre âme d'être soumise à l'esprit qui lui est connecté à Dieu. Donc c'est pas subir la vie, bah il y a une bosse, bah je subis la bosse. Mais c'est pouvoir être vraiment acteur de sa vie en soumettant ce qu'on ressent, en soumettant nos émotions, en soumettant nos pensées au renouvellement de notre esprit qui est du coup connecté à Dieu. La plupart des gens aujourd'hui la locomotive c'est leur âme, c'est comment ils pensent, c'est la leur volonté, moi d'abord et leurs émotions. Donc c'est

28:33 vous, c'était ça la locomotive. Ma ma locomotive, ça a été mon âme pendant bien des années et pendant 37 ans, j'ai vécu avec mon âme étant la locomotive de ma vie en fonction de ce que je ressentais. Ben et c'est c'est omniprésent aujourd'hui dans notre société. Les gens, on vit malheureusement dans notre âme et ce qui moi m'a m'a m'a permis de de d'entrer pleinement dans mon identité, c'est de pouvoir remettre le train, la bonne locomotive au bon endroit. Et c'est une décision de de chaque jour. C'est des moments si tout à coup je me sens submergé par quelque chose, c'est de me dire "Mais je suis dans l'âme là ou je suis dans mon esprit ?" Quand je suis dans l'esprit, je retrouve des forces nouvelles, une joie nouvelle qui va pas dépendre des circonstances. Je peux surfer sur des circonstances qui

29:19 semblent super difficiles où beaucoup de gens vont être là mais comment c'est possible ? Et puis je suis dans une paix et une joie. Pourquoi ? Parce que je suis dans cette connexion avec mon père où là du coup mon bien-être dépend de ma relation avec lui de de ce cœur à cœur de ma capacité à l'aimer, à le découvrir, à lui obéir. Donc effectivement c'est ne plus être mon propre Dieu, mais c'est c'est l'aimer au point que je cherche ce que lui désire. Et alors qu'est-ce qu'il désire ? Alors justement euh dans ce cheminement de détransition, je je disais à Dieu, "Mais qu'est-ce qui m'a amené là ? Comment j'en suis arrivé à vouloir être un homme ? Qu'est-ce qui Et réponse a été du tac au tac, le mot rébellion. Et ça m'a interpellé en fait. Je dis "Ah mais rébellion, pourquoi ? Moi, je suis

30:04 pas rebelle." Puis surtout que le le côté de la rébellion me stressait beaucoup parce que dans la Bible, on voit que un ange qui était le plus grand de tous les anges qui était dans la présence de Dieu s'est un jour rebellé contre Dieu. Il a voulu être à la place de Dieu et il a été déchu. C'est Satan, le mal. Et j'étais là, non, moi je veux pas être rebelle, surtout pas. Et en fait, Dieu m'a montré que oui, je m'étais rebellé en fait comme ce passage que je citais tout à l'heure d'Ésaïe où je suis devenu cette assiette qui voulait être un bol par exemple et que je disais au créateur, moi je sais mieux. Et c'est là où où finalement ben au lieu de céder à son cœur, à son désir, ben j'ai suivi ma propre voix. Et donc vous êtes devenu Franck à quel

30:50 âge et jusqu'à quand ? Et c'était quoi la vie de Franck ? OK, j'ai commencé le cheminement à 21 ans. J'ai été opéré et reconnu comme homme à l'âge de 24 ans. L'année suivante, je vais me marier avec une femme extraordinaire avec laquelle ben je vais vivre plus de 11 ans. Qui vous considère alors comme un homme ? Ah, complètement. Et puis bah voilà, je je bon dès le départ he je lui dis que je suis stérile, qu'on pourra pas avoir d'enfants. C'est une femme qui aime Dieu, qui est croyante, qui tout de suite me dit "Mais moi je crois au miracle." Alors je me dis "Oh ben c'est la bonne. Si elle croit au miracle, c'est la bonne parce que moi je m'attends à ce que Dieu puisse me donner du sperme et qu'on puisse avoir des enfants ensemble." Ah vous y croyez que ça va être possible

31:36 mais dur comme faire. D'accord. D'ailleurs, on avait réfléchi. On voulait des enfants. Alors moi pas tout de suite. J'avais pas mal de choses à guérir avant. Mais quand je me suis sentie vraiment bien dans il y a eu plein de guérisons intérieures, je me voyais être un papa alors que je m'étais jamais vu être une maman et j'ai commencé à souffrir de pas être un papa. Donc on avait réfléchi à différentes méthodes pour avoir un enfant. Euh il y avait des choses qui étaient proposées, notamment le don le don de sperme. Euh donc voilà, je je j'avais vraiment ce désir-là, mais j'étais nous étions tellement dans la conviction euh que Dieu pouvait intervenir qu'on attendait en fait euh d'avoir nos enfants avant d'adopter par exemple. Donc euh on voulait avoir un ou deux enfants, on avait déjà les prénoms, on était vraiment on avait acheté des vêtements, on était vraiment sûr de sûr

32:22 de sûr qu'on vivrait ce miracle là. Et puis on va vivre ben 11 ans de mariage euh en s'aim profondément. On est très complice. Euh je reproduis beaucoup de choses que j'ai vu mon père faire avec ma maman où euh où il était très galant, très attentionné, très protecteur, euh un brun macho, mais dans le bon sens du terme. Euh justement ce côté euh de de de valeur, de mettre son épouse en avant, de l'honorer. Euh il a je crois aimé ma maman à l'image de Jésus qui dit qu'il faut aimer son épouse comme Christ a aimé l'église et s'est donné pour elle. il a cette mentalité de de se donner pour ma maman. Alors, je je reproduis ça. J'aime pour moi, c'est un modèle en tant que mari et sincèrement, on rit beaucoup. Euh on on

33:09 s'amuse énormément, on a du plaisir à à être ensemble, à vivre les choses ensemble. On est tous les deux très engagés dans notre foi. Donc, on vit notre foi ensemble. Il y a une très grande communion. On commence à à accueillir des gens en difficulté. On fonde une association pour accueillir des gens en difficulté. on accompagne des couples qui sont en souffrance. Euh, on vit des choses extraordinaires et ça me donne envie de me former comme éducateur social pour pouvoir vraiment euh être à 100 % dans le travail avec elle à ce niveau-là. Donc, je lâche mon travail dans la sécurité privée et puis je j'entreprends une formation de 4 ans 3 ans. Je travaille 4 ans dans le domaine du social notamment avec des personnes qui souffrent de trouble psi. C'est là que je comprends que les médicaments qu'on m'a donné, c'était du

33:56 costaud. C'est en voyant bah des personnes qui sont schizophrènes et bipolaires qui prennent les traitements que j'ai pris 15 ans plus tôt. Parce que c'est on en a peut-être pas parlé avant dans l'interview, mais vous vous en parlez dans votre livre, vous avez eu un passage de dépression très très sévère. Ah oui, déjà à l'âge de 8 ans en fait, je je peux le relater parce que à l'âge de 7 ans, je vais recevoir une Bible et puis euh je vis quelque chose de très fort avec Dieu à ce moment-là, à l'âge de 7 ans, j'ai vraiment une révélation euh de Dieu, de son amour. Et puis du coup euh dès que je lis la Bible puis qu'il y a des passages qui me qui me parlent, je les approprie. Je me les approprie en mettant la date euh sur un passage. Et en retombant sur ma Bible d'enfance, je vois qu'à l'âge de 8 ans euh je m'appropriais des passages

34:42 notamment dans des psaumes ou Job où il dit ou Jérémie qui dit "Mais pourquoi le jour de ma naissance a-t-il eu lieu ? Euh j'ai 8 ans. Je je suis déjà en train de dire mais qu'est-ce que je fais sur cette terre ? Quoi ? C'est c'est affreux." Donc oui, il y avait il y avait vraiment un un solide une souffrance solide qui était là et qui à 16 ans va m'amener à à essayer de de m'enlever la vie. Et là c'est pas c'était pas un coucou, c'était une réelle un réel désir. On va me trouver dans le coma le lendemain. Je vais être hospitalisé en psychiatrie pendant 3 mois avant d'être placé en famille d'accueil pour 4 ans. Donc non, il y a eu un parcours qui était qui était très très douloureux et et singulier en terme de souffrance. Hm hm. Et donc quand vous accompagnez ces personnes en souffrance, vous vous rendez compte euh du coup de à

35:30 quel point vous avez été euh euh médicamenté à des haut d'oos. Ça vous fait peut-être prendre conscience encore plus de la souffrance qui a été euh la vôtre ? Oui, d'une part cette souffrance mais aussi il y a une indignation en moi de me dire mais à une jeune ad 14 15 ans parce que j'ai commencé à être médiqué à médiqué oui à 14 ans ou 15 ans de de réaliser ce qu'on me donnait des psychotropes des anxiolitiques me dire mais des neuroleques dire avec vraiment une une possible dépendance c'est assez choquant. Ça m'a questionné aussi du coup sur euh euh est-ce que vraiment la prise en charge était adéquate ? Ça m'a

36:16 questionné. Ouais. Et donc moi, j'ai une question sur euh donc cette femme que vous avez épousé, vous avez divorcé depuis ou Oui. D'accord. Et elle, elle se considérait hétérosexuelle. Quel était son rapport à elle-même ? elle se pensait enfin même si vous me dites que voilà vous étiez un homme et que vous pensiez peut-être par miracle avoir un jour du sperme, il y a quand même une réalité physiologique malgré les opérations et cetera. Donc est-ce que vous estimiez que quelque part est-ce qu'elle était dans le déni d'être lesbières ? OK, j'ai eu trois euh trois compagnes de vie. Oui, la première à mes 18 ans. Alors, elle, ben j'étais pas

37:01 opérée et j'étais très mal avec mon corps. Je portais des vêtements amples. Euh, je supportais pas qu'elle me voit nu. Donc quand il y avait de l'intimité, c'était dans le noir. Euh, mais je me comportais vraiment d'une manière très masculine avec elle. Je voulais qu'elle me parle au masculin. C'est une femme qui avait eu des petits copains avant et qui aujourd'hui est mariée et qui a eu des enfants, enfin un enfant. Euh ma deuxième compagne n'avait eu que des hommes dans sa vie. Elle avait deux enfants. Euh elle a eu que des hommes après. Euh et puis mon épouse c'était gardée pour son mari. C'était une femme qui avait attendu euh et qui euh qui n'avait jamais eu de rapport homosexuel et qui n'en a jamais eu. Donc euh puis là, bah elle elle m'a connu dans un corps d'homme. Donc euh voilà, vous êtes

37:48 de plus en plus nombreux à nous suivre sur cette chaîne. On vous en remercie vraiment. Et si vous voulez nous aider à faire grandir cette chaîne, à diffuser ce contenu, n'hésitez pas à le partager autour de vous, à liker cette vidéo, c'est super important. et puis à vous abonner évidemment à cette chaîne. Produire ces vidéos familistes à un coup, c'est pourquoi vous pouvez nous venir en aide en nous faisant un don sur le lien en description ci-dessous. Merci beaucoup. Euh il y a un passage du livre où vous parlez euh du fait que vous avez culpabilisé par rapport euh à ce qui s'est passé avec cette femme avec Laurence. On peut dire son prénom ici, j'imagine s'il est dans le livre. Euh je me rappelle plus des termes exacts, mais il me semble que vous

38:34 parlez du fait de lui avoir volé des années de sa vie, quelque chose comme ça. Est-ce que vous pouvez nous parler de ça ? Ben en réalisant que Franck n'aurait pas dû être Franck, je me suis dit mais ça veut dire qu'on aurait jamais dû se marié donc elle aurait épousé quelqu'un d'autre donc elle aurait peut-être eu des enfants. considéré que finalement mon réveil, si je puis parler d'un réveil où tout à coup j'ouvre les yeux, mais il a des conséquences énorme pour les gens qui m'entourent et premièrement pour cette femme qui se retrouve du jour au lendemain à réaliser que même si j'ai un corps d'homme, elle est mariée avec une femme et c'est un choc pour elle. Et puis euh bah oui, c'est difficile de pas m'en vouloir. Je me dis mais elle aurait

39:21 une vie très différente. Elle elle aurait certainement vécu des choses qu'elle a qu'elle a pas pu vivre. Et ça a été oui, ça a été difficile. Alors elle a été incroyable. On me dis "Ben il faut pas t'en vouloir. Moi aussi j'étais convaincu et cetera. Elle a jamais été euh dans la revanche vis-à-vis de moi, dans l'amertume, pas du tout. Au contraire, elle était dans la gratitude de ce qu'on avait pu vivre et tout. Mais malgré tout, ben oui, c'est 12 années de vie qu'on a partagé, presque 12 ans, où finalement elle ben elle a à quelque part, elle a si j'ose dire perdu les plus belles années de sa vie. Ces années où on se construit, où on se marie, où on a des enfants. Bah ça, je lui l'ai pris à quelque part. Alors, comment se passe le déclic le

40:07 moment où vous dites à quel moment vous dites "Bah, finalement, je suis une femme, je me suis trompée ?" Hm hm. Alors, on a on a fêté nos 10 ans de mariage, on passe nos 10 ans de mariage et puis on est tellement heureux ensemble, on a vécu tellement un mariage juste incroyable qu'on a à cœur de d'offrir un nom à Dieu dans un service auprès d'une d'une œuvre de bienfaisance au Canada qu'on aime. Ils sont actifs dans le domaine des médias et on aimerait aller comme bénévole pour pour servir un nom avec eux et pendant ce temps faire une formation biblique. qu'on est là-bas au Canada, euh on a vraiment beaucoup de plaisir dans ce qu'on dans ce qu'on entreprend. Et puis je me souviens, c'est en mai 2016, euh je suis dans une quête euh de

40:53 vivre plus dans ma foi, dans ma relation avec Dieu. Euh je dis à Dieu, j'aime tes bénédictions, j'aime, si je puis dire, ta main, j'aime ça, mais je veux plus, je te veux toi. Et je suis vraiment avec cette faim, cette soif de le rencontrer. Et je me souviens, je suis dans cette chambre, je me revois dans cette chambre au moment où je fais cette prière de tout mon cœur. Soudain, j'entends vraiment au plus profond de mon cœur. Franck, tu veux plus de moi ? Il y a quelques années, tu as fait quelque chose. Si tu veux plus de moi, il y a un prix à payer. Tu es au maximum dans la condition où tu es. tu es au maximum de ce que tu peux vivre avec moi.

41:40 Il me dit si tu me fais confiance, je te restaurerai dans ton identité initiale. Et si tu fais le choix de rester tel que tu es, je ne t'aimerai pas moi. Ça s'arrête là. Mais ça c'est un tremblement de terre. Au moment où il parle dans mon cœur, c'est comme si un voile s'est complètement levé, un voile de mensonge, de tromperie. C'est comme si tout à coup, je vois la vérité en face, la réalité en face. Tu peux faire toutes les opérations que tu veux. Tu peux croire plein de choses sur toi. La réalité, tu es une femme. Et pour moi, ben c'est un c'est un tsunami, c'est une vingue. C'est tout se

42:26 dérove sous mes pieds. C'est l'identité que j'ai construite, ce que je crois être, ce que les gens pensent que je suis, c'est mon mariage, c'est mes rêves, c'est l'imagination de vieillir avec cette femme que j'aime, c'est toute mon identité, tout s'écroule. Je perds tout. et je vais prendre du temps avec Dieu parce que je me dis non mais attends c'est c'est pas possible, j'ai mal compris et cetera. Mais cette fois dès que j'ouvre la Bible, tous les passages que je lis lis tout tout me dit oui c'est ça. Par exemple un des premiers passages sur lequel je tombe, c'est dans Romains. C'est l'apôtre Paul qui parle Romains chapitre 12 où il dit "Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement

43:13 de l'intelligence. Tout à coup, je comprends que mon intelligence, elle est morte. Mon intelligence, mes croyances, elles ont été faussées. Et c'est comme si Dieu m'invite à laisser sa présence, son amour, sa puissance renouveler les choses pour que je puisse voir les choses autrement. C'est comme si vous êtes une personne mince, mais quand vous vous regardez dans le miroir, vous vous voyez obève. Bah tout à coup, c'est la même chose par rapport à mon identité. C'est comme si Dieu me dit "Est-ce que tu veux venir voir à travers mon regard ?" Mais là c'est j'ai conscience du prix, j'ai conscience de j'ai conscience que c'est une offre, une proposition que Dieu me fait, mais au plus profond de mon cœur, je sais que c'est le meilleur. Pour elle, pour moi, je sais que c'est le

44:01 meilleur. Et donc, vous ressortez de de cette pièce avec cette information. Ouais. Et qu'est-ce que vous en faites ? Qu'est-ce qui se passe les jours suivants ? Comment vous le dites à votre épouse ? Enfin, comment ça se passe ? Je suis en état de choc, j'ai besoin de temps. Euh, j'en parle très vite à Laurence qui est en état de choc qui me dit "Mais chérie, toutes les promesses, tout ce qu'on a reçu, tous les projets" et j'ai dit "Oui, tu as raison, je sais, je sais mais je t'en supplie, ouvre ton cœur que si Dieu veut te parler, il puisse le faire." Et en quelques jours à elle-même, elle vit la même chose. Dès qu'elle ouvre la Bible, tout lui parle de la repentance, d'une restauration. Tous les passages, c'est comme si tout à coup ça a une perspective. C'est un petit peu comme si

44:47 vous choisissez de changer de voiture ou vous voulez acheter un vélo électrique et vous commencez à faire des recherches puis vous trouvez le bon modèle alors qu'habituellement vous vous promenez dans la rue sans le voir parce que votre regard s'est assis sur tel modèle ou sur tel vélo ou sur tout à coup vous voyez vous les voyez partout. Bah là, c'est la même chose. Elle ouvre sa Bible, tous les versets qu'elle lit, c'est c'est la c'est pour elle, c'est une réalité et totale en une semaine. En une semaine, on on prend notre décision. En une semaine, on fait le choix qu'on va divorcer. Ah bon ? Que ben queon va se séparer et puis que je vais essayer d'entrer dans ce processus. Mais pour moi, ce processus, il est tellement anxiogène que je me réfugie

45:33 derrière la première étape en me disant "Bon, le divorce va prendre des plombes." Pourquoi séparer ? Parce que pour moi, c'est inconcevable de vivre avec une femme en étant une femme. Pour moi, maintenant parce que la Bible pour moi est mon mon autorité. Je l'ai dit à l'âge de 7 ans, je vais vivre quelque chose de très fort avec Dieu. Et je prends conscience que la Bible est un livre très particulier. J'ai envie de dire un livre surnaturel. Quand on s'y intéresse un petit peu, on réalise que c'est un livre qui a été écrit sur une période de 1500 ans par 40 auteurs différents. Certains étaient très riches, d'autres pauvres. Certains avaient l'éducation, d'autres pas ou peu. Ces 40 auteurs sur 1500 ans, ils sont pas vus. Ils sont pas croisés pour

46:19 la plupart. Et pourtant, tous vont porter un même message, le plan de la réconciliation de l'humanité avec Dieu. Ils vont tous pointer vers une personne, Jésus. Vous avez un prophète Isaïe, je l'ai mentionné, qui 500 ans avant la venue de Jésus va parler dans Ésaïe 53 de ce que Jésus va souffrir. Il va donner des détails. Euh dans les psaumes, le roi David parce qu'il a tout à coup là, il est sous cette onction de de la prophétie va dire "Ils vont tirer au sort mes vêtements, ils ne vont pas déchirer ma tunique." Et c'est exactement ce qui s'est passé des des centaines d'années plus tard lorsque Jésus va être crucifié. Pour vous, une femme avec une femme selon la Bible, c'est pas c'est pas acceptable pour

47:05 vous. Pour moi. Alors, je dis ça pour dire pour moi la Bible, elle est d'une telle réalité. C'est tellement pas un juste un livre mais la parole de Dieu que quand je vois dedans que sa vision du couple, c'est de créer un homme et une femme. Il dit dans la Genèse, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme et ensemble ils deviendront une seule chair. Et le mot chair ici fait référence à une alliance de sang. Qu'est-ce qui se passe quand une femme fait l'amour avec un homme pour la première fois ? Il y a du sang qui coule, l'imen qui se rend. Ça c'est ce qui décrit la Bible. Ce que décrit la Bible, l'union entre un homme et une femme. C'est ça. Et on parle d'une alliance. Une alliance, il y a pas de fin. C'est quelque chose qui c'est le cœur de Dieu. C'est ce que je lis dans la parole, c'est dans la Bible. C'est

47:52 l'union d'un homme et d'une femme. Et du coup, bah oui, pour moi ça ce serait comme rentrer dans une un cheminement de repentance, mais à quelque part à moitié. Je je aucune paix pour rester en couple avec elle. Je sais que le plus beau, alors j'arrive pas à le voir à ce moment-là, je le vis aujourd'hui mais j'arrive pas à le voir à l'époque, mais je me dis le plus beau, ce serait que j'ai des attirances pour les hommes. Ça m'est jamais arrivé. Alors, j'arrive pas à le voir à l'époque là, mais je vais le vivre après. Est-ce que vous pouvez nous raconter ? Oui, volontiers. Alors, en premier lieu, je le vis comme un cadeau de Dieu très rapidement. Les sentiments amoureux que j'ai pour ma femme vont me quitter. Et ça, c'est je sais que c'est surnaturel

48:39 et les gens qui nous ont connu en couple pourraient témoigner que c'est surnaturel parce que il y en a qui disaient "Mais s'il y a bien un couple qui va jamais divorcer, c'est vous." Je rappelle, on donnait des cours à des couples, on on suivait des couples en difficulté. C'est vous dire combien on était on se touchait tout le temps, on était très tactile. Je lui disais souvent pour reprendre les paroles de je crois que c'était Cabriel qui disait qu'entre nous plus il y a d'espoir et moins je respire. Bah c'était ça un peu. Euh donc ça c'est la première étape. Il va enlever les sentiments amoureux que j'ai pour mon épouse. Ensuite quelques mois après, je vais réaliser que mon attirance pour les femmes n'est plus là. subitement, ben je vois, c'est tout à coup un moment où je vois que mon positionnement a changé. Si à l'époque j'allais rentrer dans une démarche plutôt séductrice à chercher euh à

49:25 draguer les filles et tout, ben là c'est plus du tout ce que je désire et il y a plus d'attraction même physiquement mon attirance. J'ai plus d'attraction physique pour les femmes. Et là je me dis oh c'est dingue parce que je c'est pas que j'ai travaillé à ça, j'ai travaillé à aimer Dieu. J'ai travaillé à m'approcher de Dieu, à grandir dans ma relation avec lui. Et tout à coup je vois que mes attirants sont changés. Donc là, ça me fait hyper bizarre. Et puis j'ai 37 ou 38 ans, je suis dans un endroit où tout à coup, il y a un jeune un jeune homme qui monte sur un stage, une une estrade et il commence à parler et je me revois, je suis là, attends, c'est quoi ça ? Je commence à ressentir comme des trucs là, comme des des papillons, je sais pas comment vous dit ça, mais j'étais là, ça m'était jamais

50:10 arrivé. Je le regarde et je le trouve hyper beau et genre et je me C'est très marrant parce que je me sens un peu ridicule comme une ado euh maladroite mais il me plaît et je peux j'ai jamais pu dire ça dans auparavant et c'est ce que je vis aujourd'hui c'est la réalité c'est que si je ben pour expliquer bien ça avant quand je voyais un groupe de gars je me disais si j'étais un un de ces gars je serais celui-là aujourd'hui. Si je vois un groupe de gars, je me disais bah si je devais être avec un gars, ce serait celui-là. Donc ça c'est c'est juste pour moi là je vois la promesse pleinement accomplie de Dieu quand il m'a dit si tu me fais confiance je te resterai dans ton identité initiale. Bah là pour moi, je vois cet accomplissement parfait. Est-ce que ce changement dans votre

50:58 attirance envers les hommes, il a été corrélé avec le fait d'avoir arrêté de prendre de la testostérone ? Est-ce que vous pensez pas que c'est ça qui a pu jouer un petit peu aussi sur l'attirance sexuelle ? Alors, pas du tout parce que j'ai arrêté la testostérone, j'étais encore mariée. D'accord. Euh quelques années après notre mariage, j'étais tellement convaincu, comme j'en parle, de cette guérison, du fait que Dieu allait me donner du sperme et cetera, que j'ai choisi comme un acte de foi d'essayer d'arrêter. J'avais essayé d'arrêter plusieurs fois puis ça marchait pas. J'avais après 3 semaines, j'avais des sauts d'humeur pas possible. Laurence me disait, je crois qu'il faut qu'on fasse la piqûe. J'étais là, bon, OK. Et euh et on faisait l'injection et tout, mais il y a eu un jour où j'ai su que j'ai su, je peux pas expliquer. Je savais que

51:44 c'était terminé. Et effectivement, on a stoppé les injections. Je les faisais moi-même puis c'est mon épouse qui les faisait. Et euh et en fait, j'ai eu aucun effet secondaire que j'aurais eu habituellement et puis psychiquement, j'étais toujours très bien. Euh je je peux pas dire que tout à coup non, je vois pas du tout en fait une corrélation à ça parce que c'était bien des années avant. En fait, le discours que vous tenez sur l'orientation sexuelle et le changement de d'orientation sexuel euh pose un peu la question des thérapies de conversion. C'est-à-dire que vous semblez dire que c'est quand même mieux d'être hétérosexuel dans le sens où on bon quand on croit en tous les cas en Dieu,

52:29 quand on est chrétienne, voilà, c'est quand même mieux d'être hétérosexuel. Néanmoins, il y a certaines personnes qui sont homosexuelles et moi je sais pas ce que vous en pensez. Vous avez bien évidemment le droit d'en penser ce que vous voulez, mais moi je pense que euh voilà, l'orientation sexuelle c'est quelque chose dîner, c'est quelque chose euh qui ne change pas, qui ne peut pas se modifier et je considère qu'on ne doit pas forcer les gens à essayer de modifier leur orientation sexuelle. Pourtant, c'est ce que vous avez fait sur vous. Vous êtes quand même forcé dans une certaine mesure. Au début, en tous les cas, vous avez voulu. Qu'est-ce que ça vous évoque ce que je dis ? Alors, je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il faut pas forcer,

53:15 pleinement d'accord avec vous. Moi, je me suis pas forcé à changer mon orientation sexuelle. J'ai choisi d'abandonner ma vie. J'ai choisi que quand je reprends l'image du train dont j'ai parlé tout à l'heure, j'ai choisi que c'était plus mon âme et mes ressenti qui allait être en premier, mais j'ai choisi que ma locomotive, ça allait être mon esprit, c'est-à-dire cette partie spirituelle de mon être connecté à Dieu. Et ça veut dire que j'ai choisi d'apprendre à aimer ce qu'il aime et à ne pas aimer ce qu'il n'aime pas. Donc moi, je me suis pas concentré sur je dois pas être homosexuel. Bon, déjà, je me sentais pas homosexuel, mais je me suis pas concentré sur bah, il faut changer, il faut être une femme parce que j'ai réalisé très vite dans les premiers jours que si je faisais ça, j'allais me suicider. Et je suis

54:01 vraiment très cache avec ça. Je sais que je n'aurais pas supporté. Et j'ai passé un deal, si j'ose dire, avec Dieu, en lui disant, je ne me forcerai pas. Il va falloir que tu fasses ce que je peux pas. Et à quelque part, Dieu m'a amené au bout de moi-même en me disant "Mais oui, c'est bien moi qui vais faire ça en toi." D'ailleurs, quand il m'a dit "Si tu me fais confiance, je te restaurerai, c'est pas tu te restaureras." C'est lui qui l'a fait. En fait, c'est pas tant mon témoignage, mais c'est le témoignage de ce qu'il a fait dans ma vie. Maintenant pour moi clairement si la parole de Dieu dans la Bible il est dit que une union qui honore Dieu, c'est l'union d'un homme et d'une femme, si l'homosexualité est est considérée comme un péché dans la Bible, pour moi c'est la preuve que le cœur de Dieu, c'est l'hétérosexualité et que du coup il y a un chemin de restauration pour celles et

54:49 ceux qui le veulent. Dieu ne nous force jamais. Dieu nous laisse ce choix-là. Il m'a laissé ce choix-là. J'ai beaucoup de d'affection et de compassion pour des gens qui qui disent eux-mêmes "Mais je me sens homosexuel ou je suis homosexuel, je je voilà, c'est comme ça" et cetera. Je je vois que c'est c'est des gens d'une extrême sensibilité et très souvent remplis d'amour. Mais je vais être franche. Je vois aussi qu'ils sont pour beaucoup remplis de blessures et très souvent en lien avec l'enfance où les rôles de papa et de maman ont été malmenés. inversé où on a eu une maman très autoritaire, un père absent. Je vois ces choses, j'ai j'ai régulièrement des personnes homosexuelles qui me

55:35 contactent, qui me partagent leur parcours. Je je veux pas choquer en disant ça. C'est pas du tout mon cœur. Je sais qu'il y a de la souffrance, mais je suis frappé que pour jusqu'à maintenant aucun ou aucune des personnes qui m'a contacté peut me parler dans d'une enfance où il y a pas eu des abus. que ce soit des abus physiques, psychiques, spirituel ou émotionnel, il y a toujours cette notion des habit des abus qui revient et ça moi ça m'interpelle. Donc pour vous, ça peut pas être juste cette biologique une attirance. Voilà. Ben je trouve si c'est biologique, je trouverais Dieu injuste de condamner l'homosexualité. dans dans une certaine mesure, on peut pas se dire aussi que ben voilà, c'est biologique et que ben certaines personnes sont

56:22 appelées à se reproduire plus facilement que d'autres. Je respecte si c'est ce que vous croyez profondément, c'est pas ce que je crois. Vous pensez que tout le monde a la même opportunité de reproduction dans la vie ? Je pense que l'opportunité va aussi beaucoup dépendre de du climat dans lequel on grandit. Si moi à 8 ans je m'imaginais accoucher, j'avais des crises d'angoisse. Être une mère me semblait impossible parce que euh je je crois profondément et c'est pas pour jeter la pierre sur ma maman, mais c'est vrai que j'ai on n' jamais pu construire un lien d'attachement ensemble. Ce lien d'attachement, j'aimerais parler brièvement de l'attachement. Mon lien d'attachement, il a été détruit et dès mon plus jeune âge, j'ai été confronté à

57:08 la perte et je veux dire, j'avais 8 ans quand mon meilleur ami d'enfance m'a souhaité de bonnes vacances puis il est parti pour les vacances d'été. Il est jamais revenu. Il s'est tué dans un accident en montagne. La même année, ma maman va être opérée d'une d'un problème au niveau de la de la colonne vertébrale. Le chirurgien va faire une erreur. Elle va passer 3 jours entre la vie et la mort et ensuite des mois en réhabilitation. Du jour au lendemain, je me retrouve à devoir gérer des choses à la maison. Je suis parentalisé. C'est une réalité. Mon père peut pas tout faire. Là encore, c'est pas un reproche, c'est une réalité. Ma naïveté de l'enfant, elle tombe quand vous dites on vous dit "Ben ta maman oui, dans quelques heures, c'est bon, tu peux lui parler." Puis qu'en fait ça prend des jours, des semaines puis que la première fois que je la vois, c'est derrière un

57:54 mar, je la reconnais pas tellement il y a des des tuyaux qui vont partout. Cette image, elle m'est restée alors que j'ai oublié beaucoup de choses. À 15 ans, ma meilleure copine de l'école me souhaite de bonnes vacances. Elle ne revient jamais parce qu'elle s'enlève la vie. Je vis des amitiés qui sont brisées parce que j'arrive pas à m'attacher de manière saine. Je suis euh dépendante affective. Euh et ce qui est assez fou, c'est que je me retrouve il y a quelques années et très récemment encore, je me retrouve avec une employeur qui part en voyage et qui me dit alors dans 10 jours et là je la regarde et j'ai des crises d'angoisse de fou qui remontent et je lui dis mais tu reviens, tu reviens. C'est irrationnel. vous êtes son employé et vous lui dites "Tu reviens, tu

58:40 reviens." Et là, je comprends que c'est cette petite fille qui crie. Cette petite fille qui a peur qu'elle ne revienne jamais, que son avion s'écrase, que quelque chose se passe parce que j'ai connu ça toute l'enfance, toute l'adolescence. Ensuite, j'ai transitionné, j'ai perdu plein d'amis. Je détransitionne, j'en perds d'autres. Donc en fait la notion d'attachement, la notion de stabilité intérieure, de paix intérieure, je l'avais pas. Et et ça, je crois que cette capacité effectivement à être attachée à à être affirmé dans l'identité par un père présent. Aujourd'hui, dans notre société, le père il est beaucoup moqué. On a réduit l'homme à un être souvent et masculin, qui sait pas prendre des décisions, qui sait pas être là et cetera. On rend la femme super

59:26 puissante. Elle sait tout faire. Elle doit être une super sexy, elle doit être une super maman, elle doit être une super ménagère, elle doit être super au travail, elle doit tout arriver à faire, tout. Il y a un tel déséquilibre. Je vois beaucoup d'enfants qui qui sont livrés à eux-mêmes, qui savent pas se repérer avec un père, qui savent repère. Il est où le repère ? Justement en coulisse, vous m'avez dit que pour vous euh avant votre détransition, être une femme était quelque chose d'horrible, de terrible. Est-ce que vous pouvez un peu nous en parler ? C'était quoi être une femme dans votre tête ? Euh, c'était une punition. La représentation que j'avais de la féminité bah était vraiment faussée hein. Je parlais tout à coup d'une personne mince qui se regarde dans un miroir qui se voit énorme. Pour moi, la féminité c'était c'était ah c'était

1:00:11 abject à rejeter. Je tout ce qui représentait la féminité en moi, je n'en voulais pas. Je me souviens d'avoir eu dit à mon chirurgien, soit vous m'enlevez ses seins, soit je me les taille moi-même. J'en pouvais plus d'avoir une poitrine. Euh toute mon adolescence, je vais porter des vêtements très amples. Et oui, j'ai 8 ou 9 ans quand je m'imagine accoucher. Rien que de m je me revois dans mon lit, rien que d'imaginer un accouchement, j'ai des crises d'angoisse, je transpire. C'est tout ce qui est propre à la femme pour moi, comme si je dois me l'approprier, c'est impensable. Par contre, j'aime si horrible dans dans enfin pourquoi dans votre imaginaire être une femme c'est si horrible ? Est-ce que vous avez pu décortiquer d'où vient cette idée ? Je crois que c'est un mensonge tout simplement, un mensonge que j'ai accepté, que j'ai accueilli comme une

1:00:57 vérité. Un mensonge culturel ou un mensonge de quel ordre ? Non. Euh je crois vraiment que dans je crois que j'ai beaucoup parlé de Dieu. Oui. Et je crois profondément que Dieu existe, qu'il est vrai et qu'il aime et qu'il veut sauver les gens qui qui tout le monde. Euh après, c'est une question de choix personnel. Mais si je crois que Dieu existe, je crois aussi que le mal existe. Il y a un verset dans la Bible dans Jean 10, le verset 10 qui dit que Satan vient voler, égorger et détruire. Et dans le même verset, il dit "Mais moi Jésus, je suis venu afin de donner la vie et la vie en abondance." Et on voit là le contraste entre le mal et le bien. Et moi, je crois vraiment que il y en a un qui cherche à nous détruire, à détruire nos vies, à détruire la destinée de nos vies et

1:01:45 notre identité. J'ai parlé de ce psaume 139 où le roi David dit "Mais je suis

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