0:00 Si vous aviez prévu de passer faire le plein de la voiture cette semaine, attendez-vous à une mauvaise surprise. Pour une fois, ce n'est pas la faute des Russes. Depuis samedi matin, les États-Unis et Israël bombardent l'Iran. Le guide Suprême Kamini est mort et l'Iran reposture à peu près tous les pays du golf. envoie des missiles sur Tel Aviv, des drones sur les Émirats et des roquettes sur le Kawait et Barin. La veille, le médiat romanis annonçait une persecille historique dans les négociations. L'Iran acceptait de ne plus stocker d'uranium et d'ouvrir ses sites à l'AIEA. La paix était, je cite, à portée de main. Et 24 heures plus tard, Teran était bombardé. Premier effet, le prix du baril de Brent a bondit de plus de 10 % à l'ouverture
0:46 des marchés et le détroit d'ormous par lequel transit d'ordinaire presque un/ers du pétrole mondial est à l'arrêt parce que deuxième effet six des plus gros armateurs de la planète ont suspendu leur rotation. Les navires privés qui oseraient s'aventurer dans la zone devraient se lallomer entre les bâtiments de guerre le plus gros déploiement militaire américain depuis l'Irak en 2003 et les assureurs refusent de couvrir. Comme l'Ukraine avant lui, ce nouveau conflit va avoir des conséquences qui vont se faire sentir bien au-delà du Moyen-Orient sur votre plein d'essence ou sur votre facture de gaz, sur vos placements, mais aussi et c'est plus grave sur les populations. Dans cette vidéo, je vous fais un bilan économique, géopolitique et humanitaire. On verra combien de temps ça peut durer et comment tout ça va impacter la planète, les marchés et malheureusement
1:32 votre portefeuille. Mais avant de commencer, je vais vous révéler le secret qui transforme les millionnaires en milliardaires. Ce secret, c'est le private equity, une classe d'actifs bien gardés et inaccessible aux investisseurs particuliers. Mais ne vous inquiétez pas, monier Radar vous a trouvé une porte dérobée. Notre partenaire Fundora est la voie d'accès privilégié aux fonds privés pour les investisseurs particuliers. Pour vous donner un exemple concret, en juillet 2025, Fundora a proposé à ses utilisateurs un fond basé à New York spécialisé dans la tech américaine en phase prè IPO. Ce fond n'investissait que dans des pépites déjà soutenues par des fonds de premier plan comme XAI, Grock, Epic Games, Anthropic ou Clarna. Sures de ces boîtes, le fond a déjà réalisé des multiples de 14X avec un
2:18 horizon de sortie court et des distributions prévues dès la 2e année. Ce fond est désormais clôturé, mais ne manquez pas leurs futures opportunités d'investissement, certaines pourraient offrir une exposition à des start-ups issus du prestigieux Y Combinator. N'attendez plus, scannez le QR code ou cliquez dans le lien en description. Je vous le dis, ces prochains jours, attendez-vous à une mauvaise surprise à la pompe. Le pétrole, c'est le premier secteur touché par ce nouveau conflit au Moyen-Orient à cause de la logistique. Le D3 d'Ormous, c'est un goulet de 50 km de large entre l'Iran et Oman. Chaque jour, environ 15 millions de barils de
3:03 brut y transitent, plus une énorme part du gaz naturel liquéfié mondial. 30 % du pétrole de la planète passe par ce couloir, mais depuis lundi, la mer est belle et peu agitée et plus aucun navire commercial à l'horizon. L'Iran n'a même pas eu besoin de le fermer et le D3 est ouvert. Il a suffi d'un simple message radio diffusé par les gardiens de la révolution à tous les navires de la zone du type aucun bateau n'est autorisé à franchir le détroit d'Ormouse. Les armateurs ont stoppé leur tournée et les pétroliers ont fait demi-tour. Côté prix, le choc est immédiat. Le Brent est passé de 73 dollars vendredi soir à près de 80 dollars dimanche avec un pic à + 13 % en séance et les analystes anticipent entre 85 et 90 dollars le baril. La banque UBS va plus loin. Si le D3
3:50 reste inutilisé plus de quelques jours, on pourrait toucher les 120 dollars. Pour rappel, on était à 73 vendredi. Le PEP plus a tenté un geste dimanche en relevant ses quotas de production de 220000 barils par jour. C'est au-dessus des 137000 attendus. Mais sur un marché qui absorbe 100 millions de barils par jour, c'est un pansement sur une fracture ouverte. D'autant que la capacité de réserve rial est concentré en Arabie Saoudite et aux Émirats, deux pays qui, au moment où je vous parle sont eux-mêmes la cible de missiles iraniens. Si le pétrole monte, derrière il y a le kérosène, donc les billets d'avion, il y a le gazol donc le transport routier. Et derrière les deux, il y a le prix de tout ce qui arrive en camion ou en avion, c'est-à-dire à peu près tout. Il y a aussi les engrais azotés fabriqués à partir de gaz
4:36 naturels. Donc le prix de l'alimentation. Pour l'Europe, c'est un coup dur. Le continent importe plus de 90 % de son pétrole et reste très dépendant du GNL qui transite par Hormous et dont les prix ont bondi eux aussi. Plus 26,6 % en 24 heures seulement. L'Asie est encore plus exposée. La Chine importait à elle seule 1,6 million de barils par jour d'Iran. Pas seulement pour sa consommation personnelle, mais aussi pour revendre le produit raffiné. Elle va devoir se fournir ailleurs en concurrence directe avec l'Europe et le Japon sur le marché spot. Ça tire les prix vers le haut pour tout le monde. Mettre des bâtons dans les roues chinoises comme avec le Venezuela, Donald Trump adore mais ça coûte cher. Pour un français, il faudra compter environ 8 centimes de plus par litre à la pompe pour chaque dollar de hausse sur le bail. Si le brent atteint
5:21 90 dollars, ça représente une petite dizaine de centimes de plus par litre par rapport à la semaine dernière. Et ça c'est dès cette semaine. Si c'est possible, mieux vaut attendre avant de remplir la cuve de fioule. Mais si la crise dure, les risques sont élevés que l'inflation reparte à la hausse, compriment les marges des entreprises et la croissance européenne déjà fragile en prendra un nouveau coup. Du côté des marchés, ça tremble. Les futures du SP500 ont plongé de 1,6 % dimanche soir. Le Nasdaq baisse de 2 %. L'or monte, le dollar monte, le réflexe classique quand le monde a peur. Tout ce qui ressemble à une valeur refuge attire l'argent, tout le reste en perd. Les grands gagnants de ce lundi matin, vous les devinez, le secteur de la défense et les producteurs de pétrole américain, les grands perdants aussi, les compagnies
6:07 aériennes, la chimie, la plasturgie, tout ce qui achète du brut comme matière première et qui ne peut pas répercuter la hausse en 24 heures sur ses clients. Côté mer, le fret maritime est en train de se reconfigurer en temps réel. Les navires qui passaient par Hormous doivent contourner l'Afrique. Des jours de trajet en plus, du carburant en plus, des délais en plus. Mais les valeurs résistent. Mais chaque jour de fermeture du D3 allonge les chaînes d'approvisionnement mondial. On a déjà vécu ça avec le blocage du canal de Suèse en 2021. Sauf qu'ormouse, c'est quatre fois le volume de Suè. Quand un conflit reste limité à une ou deux semaines, l'histoire récente montre que les marchés absorbent le choc et parviennent à rebondir. En juin dernier, pendant la guerre des 12 jours entre Israël et l'Iran, le Brent avait flambé puis rechuté dès le cesser le feu. Mais le pire scénario, c'est un enlisement. Hormous désarté plusieurs semaines,
6:54 l'Iran qui continue de frapper les infrastructures du golf et un baril durablement au-dessus de 100 dollars pendant plusieurs mois. Là, oui, on change de monde. Ce mononde toujours en mouvement qu'on analyse chaque mardi dans notre newsletter gratuite. On vous propose un récap de la semaine sur les marchés, une action à potentiel et l'analyse d'un événement qui peut influencer vos investissements et votre vie quotidienne. Rejoignez nos 53000 abonnés et inscrivez-vous, le lien est dans le descriptif. Le changement de régime até, c'est l'objectif clairement affiché des opérations Epic Fury et Roaring Line. Deux noms super guerriers pour la plus grosse offensive conjointe depuis la guerre d'Irak. Mais le mot important, c'est régime. En juin dernier, pendant la guerre des 12 jours, l'objectif était limité. Frapper le nucléaire iranien, dégrader les capacité militaires et rentrer à la maison. Cette
7:39 fois, Trump voulait la fin de la République islamique. Il le revendique. Il s'est adressé directement au peuple iranien. L'heure de la liberté est à porté de main. Il a appelé les militaires iraniens à choisir entre l'immunité ou une mort certaine. Mais le problème c'est qu'on ne change pas un régime, même décapité avec un discours. L'Iran a riposté en quelques heures beaucoup plus vite qu'en juin sur Israël et sur à peu près tous les pays du golfe qui hébergent des bases américaines et même françaises. Ce qui veut dire deux choses. D'abord que les Iraniens avaient prévu un plan de continuité avec des frappes préautorisées et une chaîne de commandement décentralisé en cas de décapitation du régime. ensuite que le paris américain d'une victoire en 4 semaines est loin d'être gagné. Avec tout ça, la tension et les ressources diplomatiques viennent de basculer de l'Ukraine vers le golf et les réactions
8:25 internationales dessinent déjà le monde d'après. Pékin est furieuse. Elle perd un fournisseur et demande la cessation des hostilités. La Russie condamne elle aussi et présente ses condoléances. Mais e Oh ! Et moi, vous m'oubliez ? Tiens, quelle est cette voix ? C'est l'Europe oublié quelque part dans un coin. Personne n'a décroché le téléphone pour la prévenir avant les frappes. Royalement ignoré, Macron a convoqué un système de défense et parlé de déclenchements de guerre. Mais l'Union n'a aucun levier militaire, aucun siège à la table des décisions. Et pendant qu'elle rédige des communiqués, les drones iraniens frappent une base navale à Abu Dhabi où stationnent des forces françaises. L'O, petit sultanaat du golf, avait plus d'influence sur ce dossier que les 27 réunis. Mais la grande question c'est la suite. 4
9:10 semaines pour faire tomber un régime qui tient depuis 1979 avec une armée qui vient de prouver qu'elle pouvait rioster simultanément sur cette pays. La fin du régime des Mola. Pas vraiment. L'intérim est déjà assuré le temps de désigner un successeur à l'Iran ne change pas de voix au sujet du nucléaire. Le Moyen-Orient est à la croisée des chemins mais personne ni à Washington, ni à Jérusalem, ni à Teran, ne sait à quoi ça ressemblera quand la fumée va se dissiper. Et puis il y a les dégâts qu'on ne compte pas en dollars. Si le chaos s'installe dans le pays, comme par exemple en Palestine ou en Syrie, le potentiel migratoire vers la Turquie, le Caucas puis l'Europe devient problématique. La Turquie, l'Azerbaïdjan et l'Arménie le savent. Il partagent des frontières directes avec l'Iran et s'en préoccupe déjà. L'Europe a mis 10 ans à digérer la crise syrienne avec un pays de 22 millions d'habitants. On parle ici
9:57 d'une toute autre échelle. 93 millions, c'est la population de l'Iran, quatre fois celle de la Syrie au début de la guerre civile. Et l'Iran héberge en plus 6 millions de réfugiés afghans arrivés après le retrait américain de Kabou. Reste que pour l'instant, ce sont les morts qu'on compte. Les chiffres évoluent vite, mais déjà aminables. Dans le sud de l'Iran, une école primaire de filles a été touchée par une frappe. 148 morts, 95 blessés, des enfants. L'ambassadeur iranien a leu à dénoncer un crime de guerre devant le conseil de sécurité. Siana a diffusé les images. Mais là poste iranienne ne fait pas dans la dentelle non plus. Les missiles ne visent pas que des bases militaires. Des aéroports civil ont été touchés au Kawait, à Barin des hôtels, des ports et des quartiers résidentiels. À Barahin, des immeubles de quartiers commerçants de SIF ont été frappés par des drones.
10:44 Trois soldats américains sont morts, cinq sont grièvement blessés. Trump a promis de venger chaque victime américaine. La machine est lancée et elle accélère. Le Hezbola avait prévenu avant les frappes. Si c'est le régime iranien qu'on vise, toute la région s'embrase. Les outils au Yémen qui harcèlent déjà le trafic maritime en mer rouge depuis des mois n'ont aucune raison de rester les bras croisés. Chaque jour qui passe sans cesser le feu augmente le risque d'une escalade régionale incontrôlable et avec elle le risque d'attentat terroriste en Occident. Ce genre de conflit historiquement ne reste jamais qu'entené à la zone de guerre. Et puis il y a la question qui revient à nouveau. Le nucléaire. Israël possède l'arme atomique. L'Iran était au seuil. Trump affirme avoir totalement détruit le programme nucléaire iranien en juin dernier. Mais c'est faux. La CIA parle
11:30 de dégâts sévères, la IEA de dommages importants mais pas de destruction totale. Le Pentagone parle d'un retard de 2 ans. La Defense Intelligence Agency estime que l'Iran n'a pas de missile capable d'atteindre le territoire américain. Quant à la menace imminente invoquée par Trump pour justifier l'opération, plusieurs de ses propres responsables du renseignement la qualifient d'exagérer. Quant aux Pentagone, ils ont carrément expliqué au Congrès qu'il n'y avait aucun signe que l'Iran allait attaquer les US en premier. Dimanche, le lendemain des bombes, Trump a annoncé qu'il était prêt à reprendre les négociations avec l'Iran. Sa phrase exacte au magazine The Atlantic : "Ils veulent parler et j'ai accepté de parler." Sauf que la plupart des gens avec qui il négociait vendredi sont morts samedi. L'Iran est à un carrefour avec face à lui trois chemins. Effondrement du régime, chaos prolongé ou sursaut
12:16 nationaliste, tout est possible y compris les trois en même temps. Ce qui est certain, c'est que ce weekend va laisser des traces et que comme toujours, ce sont surtout les populations locales qui vont souffrir. On leur adresse toutes nos pensées et on croise les doigts pour que la paix revienne vite. Mais avant de partir, n'oubliez pas de vous inscrire sous Found pour investir dans les meilleurs fonds mondiaux de private equity. scannez le QR code ou cliquez sur le lien en description pour vous inscrire dès aujourd'hui. Restez curieux et je vous dis à très bientôt sur Myir Radar.