[NCTV] Les coulisses de la science - La forêt calédonienne

CALEDONIA www.youtube.com

Bref Résumé

Ce reportage explore les forêts de Nouvelle-Calédonie, mettant en lumière leur unicité et l'importance de la recherche scientifique pour leur conservation. Il souligne l'hétérogénéité des forêts calédoniennes, leur fort taux d'endémicité, et les défis liés à leur gestion et conservation. Les chercheurs utilisent des méthodes standardisées pour collecter des données et comprendre le fonctionnement de ces écosystèmes uniques.

  • Les forêts calédoniennes ont un taux d'endémicité élevé et une hétérogénéité importante.
  • Les chercheurs utilisent des parcelles standardisées pour collecter des données et comparer les forêts.
  • La rareté de la faune affecte la dispersion des graines et contribue à la diversité des forêts.

Introduction aux Forêts Calédoniennes

La Nouvelle-Calédonie possède une faune et une flore uniques au monde, avec un taux d'endémicité de 80 %. Les scientifiques étudient ces forêts, à la fois simples et complexes, pour éclairer les politiques de gestion et de conservation. L'objectif est de comprendre l'état des forêts calédoniennes, ce qui les différencie des autres forêts du monde, et de définir ce qu'est une forêt calédonienne.

Mise en Place d'un Dispositif d'Étude en Forêt

Une équipe de chercheurs de l'Institut agronomique néo-calédonien et de l'Institut de recherche pour le développement met en place un programme de recherche dans la forêt de Waté, en province Nord. Ils délimitent une parcelle de 100 m sur 100 m, un standard international, pour analyser la diversité, la richesse, la densité et la structuration de la forêt. Cette approche permet d'extraire un petit carré de la forêt pour y effectuer des mesures détaillées.

Particularités et Enjeux de Conservation des Forêts Calédoniennes

Les forêts calédoniennes, bien que similaires aux forêts tropicales à première vue, présentent des particularités importantes. Elles se distinguent par leur richesse floristique et les fonctions qu'elles doivent assurer pour se maintenir, notamment leur résilience face aux perturbations naturelles et humaines. La diversité des types de sols, l'altitude, la pluviométrie et les phénomènes cycloniques contribuent à l'hétérogénéité de ces forêts.

Endémicité et Hétérogénéité des Forêts

La Calédonie se distingue par son fort taux d'endémicité, avec près de 75 % d'espèces endémiques et environ 90 % pour les espèces d'arbres. L'hétérogénéité est également un facteur clé, avec des forêts différentes de proche en proche. Bien que le nombre d'espèces d'arbres par hectare soit inférieur à celui de l'Amazonie, la richesse de la Calédonie réside dans cette diversité entre les parcelles.

Méthodes de Mesure et Caractérisation des Arbres

Pour étudier le fonctionnement des forêts, les chercheurs utilisent des standards de mesure internationaux, définissant des zones de 1 hectare. Ils identifient et caractérisent tous les arbres de plus de 10 cm de diamètre, les étiquetant avec un numéro unique pour suivre leur évolution. Ces mesures permettent de comparer les parcelles entre elles et avec d'autres parcelles dans le monde.

Identification des Plantes et Analyse de l'État Dynamique de la Forêt

L'identification des plantes se fait en observant le feuillage, en réalisant des entailles dans l'écorce (slash) pour examiner la couleur du bois et la présence de latex. Ces observations aident à déterminer l'état dynamique de la forêt, en distinguant les forêts jeunes en recolonisation des forêts anciennes. Les échantillons difficiles à identifier sont ramenés à l'herbier pour comparaison.

Analyse des Données à l'IRD et Comparaison des Parcelles

Au laboratoire de l'IRD, les chercheurs analysent les échantillons collectés, en comparant les caractères morphologiques des plantes pour les identifier. Ils comparent également les espèces trouvées dans différentes parcelles pour évaluer la similarité ou la dissimilarité des flores. Les forêts calédoniennes se révèlent très diverses, même à courte distance.

Mesure de la Densité du Bois et Estimation du Stock de Carbone

La densité du bois est mesurée à partir de carottes de bois, en calculant le rapport entre le volume frais et le poids sec. Cette densité est un indicateur de la vitesse de croissance de l'arbre et permet d'estimer les stocks de carbone présents dans les forêts. Les carottes sont séchées à l'étuve pour éliminer l'eau avant d'être pesées.

Caractérisation des Forêts à Large Échelle par Analyse d'Images Satellite

Une méthode est mise en place pour définir les forêts calédoniennes à large échelle, en utilisant des images satellite. Les résultats préliminaires indiquent que les forêts calédoniennes sont denses, avec une densité d'arbres à l'hectare supérieure à celle d'autres régions du monde. Cependant, la hauteur de la canopée est plus faible en Calédonie.

Dissimilarité Floristique et Facteurs Environnementaux

Les forêts calédoniennes présentent une forte dissimilarité floristique, avec des parcelles très différentes les unes des autres. Les chercheurs ont testé l'hypothèse que cette dissimilarité est liée à la distance entre les parcelles ou aux conditions environnementales, mais ces facteurs n'expliquent pas entièrement les différences observées.

Rareté de la Faune et Dispersion des Graines

Une hypothèse est que la rareté de la faune en Nouvelle-Calédonie limite la dispersion des graines, ce qui contribue à la diversité des forêts. Bien que le taux de dispersion des plantes par les animaux soit similaire à celui de l'Amazonie, le manque d'animaux capables de disperser les graines rend difficile la colonisation de nouvelles zones.

Importance de la Connaissance des Forêts pour Leur Conservation

Les études sur les forêts calédoniennes servent à acquérir des connaissances pour mieux les gérer et les conserver. Les résultats montrent que les forêts sont toutes différentes, ce qui remet en question les méthodes de conservation classiques comme la création de parcs nationaux ou la compensation écologique. La diversité des forêts calédoniennes réside dans leur hétérogénéité de proche en proche.

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0:04 [Musique] [Applaudissements] [Musique] bonjour et bienvenue dans les coulisses de la science la Nouvelle-Calédonie possède une faune et une flore unique au monde avec un taux d'endémicité de 80 %

0:52 la forêt calédonienne est reconnue mondialement par sa diversité et son originalité aujourd'hui nous allons vous montrer ns scientifiques tent de comprendre nos forêts qui sont à la fois simples et complexes afin de répondre aux politiques de gestion et de conservation des [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] forêts quel est leur état qu'est-ce qui différencie nos forêts des autres forêts du monde qu'est-ce qu'une forêt calédonienne c'est tout de suite sur nctv [Musique] tout de suite direction la province Nord dans la forêt de waté là nous allons à

1:38 la rencontre d'une équipe de chercheurs de l'Institut agronomique néocalédonien et de l'Institut de recherche pour le développement qui ont mis en place un programme de recherche permettant de collecter beaucoup de données afin de comprendre en détail comment fonctionnent nos [Musique] forêts là on est en train de mettre en place notre dispositif d'étude en fait hein c'est le principe de ça c'est de d'arriver à avoir une une organisation bien carrée une parcelle de 100 m sur 100 m parce que en fait c'est le standard international aujourd'hui qui est utilisé à peu près partout dans le monde donc ça paraît un travail très technique mais c'est de délimiter au sein de ce grand massif forestier un carré qui va bien permettre d'analyser toute la diversité la richichesse la densité la

2:25 structuration d'une forêt donc on va c'est comme si on extrayit une petit carré de la forêt dans lequel on on prenait toutes nos [Musique] mesures je travaille ici sur les forêts naturelles de la Nouvelle-Calédonie et plus particulièrement dans le cadre de ce projet avec la province Nord pour tenter de répondre à des questions aussi simples mais finalement très complexes qu'est-ce qu'une forêt calédonienne et quels sont les enjeux de conservation que l'on peut porter à ces forêts je dirais qu'à premier abord une forêt calédonienne c'est pas différent d'une forêt tropicale des autres régions du monde mais ça c'est le premier abord dès

3:10 qu'on commence à creuser un petit peu dans le dans le contenu dans la composante dans la structuration dans l'organisation de ces forêts on s'aperçoit qu'elles ont certaines particularités qui font à la fois que c'est une richesse biologique pour le territoire mais c'est aussi une curiosité scientifique qui nous amène à nous interroger sur beaucoup de composantes de cette forêt il y a par exemple la richesse floristique c'est-à-dire les espèces en elles-mêmes mais les espèces ne sont que le reflet de certaines fonctions et donc il y a aussi toutes les fonctions que ces forêts doivent réunir pour pouvoir se maintenir et notamment avoir un acte de résilience en cas de perturbation qu'elle soit en tropique ou naturelle ici on sait qu'il y a des grandes périodes de cyclone mais il y a aussi des activités humaine d'origine humaine qui vont donc amener des

3:56 interférences dans le fonctionnement naturel de la forêt et la forêt a toutes ses capacités justement pour réagir avec des pas de temps des fois qui dépassent la mémoire de l'homme mais qui est aussi une une garantie pour pouvoir se maintenir sur très long terme ça [Musique] [Applaudissements] c'est alors c'est la grosse particularité disons des forêts calédoniennes au départ au premier abord on a un peu l'impression que c'est une forêt et puis finalement pour des simples traits des fois on voit des forêts avec des fougères d'autres avec des palmiers d'autres où il y a ni l'un ni l'autre et puis quand on commence à creuser nous botanistes on commence à rencontrer les espèces qui existent à un endroit donné qui n'existent pas dans l'autre endroit on a des types de sols différents des sols ultraamaapiques sur

4:42 lequels il y a des activités minières des sols volcanossédimentaires comme là où nous sommes aujourd'hui à waté tout ça vont faire des particularités dans le fonctionnement biologique et qui vont créer une hétérogénéité de plus la Calédonie est un petit territoire mais avec des grands contrastes environnemental on a une altitude qui va de 0 à 1600 m on a des pluviométries qui s'étalent entre 500 et 400 4500 mm d'eau par par an on a des types de sol différents on a des topographieses très abruptes on a des phases cycloniques donc on a beaucoup d'éléments qui vont faire que la Nouvelle-Calédonie va être un environnement extrêmement particulier sur lequel les plantes vont devoir inventer ou trouver des solutions pour réagir à l'ensemble de ces particularités qu'ell soit environnementale climatique voir en

5:28 tropique [Musique] alors la forêt calédonienne vous connaissez tous que les la Calédonie est un endroit où il y a beaucoup d'espèces endémiques on est à près de 75 % d'espèces endémique pour plus de 3300 espèces on dénom à peu près 1000 espèces d'arbres là pour les 1000 espèces d'arbres on a on arrive à peu près à 90 % d'espèces endémiqu donc là c'est une particularité qui va se jouer au niveau international et continental parce que qu'on va pouvoir comparer la Calédonie simplement en chiffre et donc comparer le nombre d'espèces que l'on va trouver par rapport à d'autres régions du monde mais l'hétérogénéité de la Calédonie se situe aussi du fait que de proche en proche de point en point on va trouver presque des forêts

6:14 qui sont toutes différentes par exemple ici sur Wat on va trouver on va faire des des études on va tomber sur un nombre d'espèces important sur une zone de 1 hactare mais si on va faire quelques kilomètres plus loin on va refaire le même dispositif on va trouver aussi des espèces totalement différentes de celle qu'on en a trouvé avant donc la richesse de la Calédonie elle ne se situe pas vraiment au nombre d'espèces d'arbres à l'hectare ici on travaille sur des parcelles de 1 hectare on arrive aux alentours de 100 espèces à l'hectare à peu près et pour donner un ordre d'idée en Amazonie par exemple on peut avoir jusqu'à 300 ou 400 espèces d'arbres à l'hctare donc on pourrait penser au premier abord que la Calédonie est une zone où la la forêt est pauvre mais c'est une fausse image de la richesse puisque en fait la richesse de la Calédonie va se situé dans le

7:01 l'hétérogénéité c'est-à-dire que une parcelle de 1 hectare queon va faire ici à waté sera totalement différente de celle que l'on fera peut-être 2 km plus loin et en fait c'est dans cette hétérogénéité qu'on appelle la diversité betta que l'on va trouver toute la richesse de la [Musique] Calédonie alors le le le la difficulté en fait pour étudier vraiment le fonctionnement d'une forêt c'est qu'il faut déjà avoir des standards de mesure nos standards de mesure à nous en Calédonie nous avons calibré sur le standard international qui est de définir des zones de 1 hactare c'est-à-dire 100 m de côté des carré de 100 m de de côté dans lequel on va

7:48 identifier caractériser l'ensemble des arbres c'est-à-dire les les troncs qui sont supérieurs à 10 cm de diamètre c'est un standard qui nous permet justement de comparer nos parcelles entre elles mais également de de comparer nos parcelles avec les autres parcelles qui ont été faites dans les autres endroits du monde ou proche d'ici puisqu'il y a des parcelles aussi au Fiji qui ont été faites ou Vanou à tout ça nous permet justement de de repositionner nos informations mesurées par rapport à celles qui ont été mesurées ailleurs 46 donc on mesure tous les av qui ont plus de 10 cm de diamètre donc on mesure leur diamètre et on les étiquettes avec un numéro unique ce qui n permet en fait de suivre l'arbre

8:33 au cours du temps et ça permettra aussi aux autres équipes de travailler derrière donc ils vont lire les numéros sur les arbres et là ils vont faire par l'identification ouais et les deux autres à côté il y a un tamanou j'ai les noter on collecte le 33 et par contre je mets l'autre en référence sur 3 33 bah là on est en train de mettre les noms sur sur les plantes en fait on est en train de les identifier et donc on bah on regarde tous les caractères auquels on a accès à savoir le feuillage le slash on essaie de regarder des feuilles au sol et on essaie de mettre des noms sur un maximum de plantes une feuille simple et une feuille composé là dans les deux cas c'est une feuille donc ça pour nous c'est des caractères qui sont super importants c'est la première

9:20 chose qu'on va regarder et puis après on va regarder comment elles sont implantées c'estàdire parfois les feuilles elles vont être alternes comme là ça veut dire chacune d'un côté il y en a une d'un côté une de l'autre une d'un côté une de l'autre et puis dans certains cas les feuilles elles sont opposées c'est que les feuilles opposées elles vont être inséré sur le rameau l'une en face de l'autre donc ça c'est pareil c'est des caractères qui sont importants pour nous et qui vont nous permettre peut-être de réussir à identifier la plante donc on regarde ça on on regarde on fait un petit slash ça veut dire on va faire une petite entaille dans les cors on va regarder la couleur du bois et ça ça va nous donner de l'information au slash on va pouvoir voir aussi s'il y a du latex dans certains cas il va y avoir un latex blanc ou jaune qui va couler et ça ça nous permet aussi ça nous donne des

10:05 informations supplémentaires pour pouvoir essayer d'identifier la plante parce qu'ici il y a quand même énormément d'espèces donc c'est pas toujours facile de pouvoir mettre un nom du premier coup sur ce qu'on voit quoi ça va nous permettre dans dans le travail pour essayer de caractériser un petit peu les forêts en fonction des espèces qui sont présentes sur les parcelles on va pouvoir peut-être avoir une idée de l'état dynamique de la forêt est-ce que c'est une forêt jeune avec des espèces qui sont en train de recoloniser ou est-ce que c'est des forêts plutôt anciennes avec des des espèces qui sont plutôt en place depuis longtemps ouais bon alors là typiquement ça c'est une mirtassé donc c'est une plante qu'on va être obligé de descendre ça veut dire qu'on va être obligé de de prendre un échantillon

10:51 [Musique] donc effectivement c'est bien uneir tassé peut-être un [Musique] piliocalx voilà et ben en fait cet échantillon là je vais le ramener au labo parce que là moi aujourd'hui je suis pas capable de mettre un nom dessus parce que c'est un groupe qui est trop important c'est des c'est des des espèces qui sont très difficiles à déterminer donc en fait je vais ramener ça à l'herbier et en fait l'herbier c'est une grosse collection de

11:36 références dans l'herbier on a énormément d'échantillons de plantes je vais aller regarder plusieurs espèces qui ressemblent tout à ça donc je vais comparer et ça va me permettre de pouvoir mettre un nom probablement dessus ça arrive aussi parfois que pour certaines espèces on soit obligé de les laisser indéterminé parce qu'on a pas suffisamment d'informations pour pouvoir les les déterminer [Musique] direction à l'Institut de Recherche pour

12:21 le Développement à numea que font-ils de ces données comment ces données sont-elles analysées et à quoi vont-elles ser réponse en [Musique] image là je suis en train de regarder là pour pour ce groupe là donc ça c'est un Dios spiriros pour ce groupe là parmi les caractères qui sont vraiment important pour nous ça va être ce qu'on appelle le calis donc cette espèce de petite cupule là qui soutient le qui soutient le le fruit euh selon les espèces cette petite

13:10 cupule elle va soit être velue donc avoir un être recouverte avec une avec des poils qui peuvent être plus ou moins longs plus ou moins courts là celui-là il a la particularité d'avoir le calice qui est tronqué ça veut dire qu'il y a pas de il y a pas de dents il y a pas de lobe c'est un calice qui est assez régulier et donc je sais que cette espèce là à le même caractère mais là finalement quand je les regarde le fruit est plus rond la feuille a pas tout à fait la même texture après les plantes c'est un petit peu comme les hommes elles sont variable donc toutes les plantes vont pas être exactement pareilles parce que selon si elles vont pousser au soleil ou sur différents types de sol elles seront pas forcément pareilles donc il faut pas regarder un échantillon quand on essaie d'identifier une plante ben on regarde l'ensemble des échantillons parce qu'on va voir que il peut y avoir des variabilités donc bah voilà je vais

13:56 regarder cell et puis si c'est pas cellà j'iris en chercher un autre euh pour essayer de voir si je trouve quelque chose qui se rapproche plus de de l'espèce que j'ai ramassé quand on va avoir mis des noms sur toutes les espèces qu'on a récolté dans cette parcelle euh ça va pouvoir nous permettre aussi de comparer les les ce qu'on aura trouvé sur cette parcelle-l avec ce qu'on aura trouvé sur les autres parcelles qu'on a fait déjà qu'on a réalisé en Nouvelle-Calédonie parce qu'en fait les flores elles sont différentes c'est aussi ça qui nous intéresse de pouvoir voir la dissimilarité ou la similarité qu'on va avoir entre les parcelles et une des choses aujourd'hui qu'on observe avec le le travail qu'on est en train de faire en Nouvelle-Calédonie c'est qu'en fait les forêts elles sont très diverses c'est-à-dire que en faisant deux parcelles même à peu de distance on va trouver des choses qui sont extrêmement

14:42 différentes le le travail sur les forêts humides c'est quelque chose qui qui a démarré il y a pas tellement longtemps pendant on a beaucoup travaillé enfin il y a eu beaucoup de travail qui a été fait sur les maquis en nouvelle-calédoni mais finalement il en avait pas tant que ça sur les forêts donc aujourd'hui ce qu'on découvre enfin on est loin d'avoir compris tout le fonctionnement des forêts humides de Nouvelle-Calédonie c'est vraiment le but de notre travail aujourd'hui c'est d'essayer de comprendre un petit peu comment ça [Musique] fonctionne donc par par exemple ici c'est une carotte qu'on a récupéré dernière fois sur le terrain et à partir de cette carotte on va devoir mesurer la densité de bois nous donner un indice par exle de la vitesse de croissance des arbres donc en fait la densité de bois

15:29 ce que c'est c'est le volume frais donc le volume de cette carotte le volume de bois divisé par son poids sec donc la première étape c'est de calculer le volume donc c'est facile comme c'est un cylindre pour calculer le volume on multiplie le diamètre du cylindre par en fait la longueur de la carotte et donc cette densité de bois on va s'en servir comme comme indicateur de différentes propriétés de l'écologie de de l'arbre donc par exemple une densité de bois faible va nous indiquer que l'AR a plutôt une croissance rapide alors qu'une densité de bois élevée va nous indiquer que l'arbre a plutôt une croissance lente donc après avoir mesuré les carottes on va les emballer dans du dans du papier journal puis on va les mettre à l'étuve pour les faire sécher comme je vous ai dit parce que pour calculer la densité de bois ce qui nous

16:14 intéresse c'est le poid sec ok donc il faut enlever l'eau de des carottes donc pour ça on les met pendant 72 he une étuve à à 60° donc ici on a notre étuve à 60° dont on se sert pour sécher nos échantillons donc on a placé nos carottes il y a 3 jours et maintenant on va all récupérer pour aller les peser du coup après avoir mesurer les carottes pour obtenir le volume et après les avoir séché à l'ittuve on va les peser pour obtenir la masse de carbone présente dans ces carottes et à tenir ainsi la densité de bois elle fait 1.01 g d'accord ça on va le diviser par le volume et ça nous donnera la densité

16:59 et donc ce poids au final il est lié principalement au carbone d'accord donc on va pouvoir utiliser aussi cette denité de bois pour calculer les stocks de carbone en fait présents dans les [Musique] forêts alors j'essaie j'essaie de de mettre en place une méthode qui permet de définir les forêts calédoniennes à large échelle c'est-à-dire que je travaille sur toute cette zone donc ici c'est la la province Nord qui est représentée et j'essaie pour travailler à cette large échelle j'essaie de travailler à partir d'images satellite c'està-dire que en rouge ici vous avez tous mes sites j'ai 18 qui sont représentés par 18 sur 18 images

17:46 satellites et ici vous avez forêt plate c'est là où on était la semaine dernière donc en fait moi je vais essayer de de caractériser ces forêts euh à partir d'analyse euh d'image s les résultats préliminaires que j'ai à ce jour sont par exemple on peut dire que les forêts calédoniennes sont denses euh j'ai fait des petites comparaisons par rapport à d'autres région du monde donc ici euh je représentais euh l'Afrique l'Amérique du Sud l'Australie et la réunion du coup on peut voir que par rapport à nos premiers résultats on a des des densités d'arbres à l'hectare qui sont supérieurs à 1000 alors que en

18:32 Afrique on va plutôt être autour de 500 arbres à l'hectar et en Amérique du Sud par exemple plutôt autour de 600 on parle de résultats préliminaires parce que pour l'instant on travaille sur un jeu de six parcelles on va en mettre des nouvelles en place et au sein de ces six parcelles on a également vu que on a une hétérogénéité c'est-à-dire qu'il y a des parcelles où on a mesuré 800 arbres à l'hectare et d'autres où on en a mesurer 1500 mais en moyenne du coup on est aux alentours de 1000 un autre résultats préliminaires qui est ressorti de ces analyses de terrain c'est l'étude de la hauteur de la canopée donc ici on peut voir vous avez

19:22 ici les les diamètres des arbres et ici la hauteur des arbres donc on peut voir sur ce graphique que pour un même diamètre les arbres en Calédonie vont être plus petits que dans d'autres régions du monde on sait que en Amérique du Sud les les la hauteur moyenne de canopé donc la hauteur moyenne de la forêt elle est plutôt autour de de 40 40 m et qu'en Asie par exemple elle est plutôt autour de 50 de 60 70 m en Calédonie pour le moment on a plutôt durée de hauteur de canopé entre 20 et 25 m donc on voit qu'on est largement en dessous en terme de hauteur par rapport

20:08 à d'autres forêts tropicales humides dans le monde alors avec nos derniers résultats sur les parcell de de forêt notamment mise en place en Province Nord on voit qu'on progresse progressivement dans la connaissance et dans la caractérisation des forêts de la Nouvelle-Calédonie aujourd'hui on constate quelque chose de très important c'est un énorme une énorme dissimilarité entre les forêts c'està-dire que lorsque l'on met des parcelles en forêt on constate qu'elles sont très différentes les unes des autres si on prend en compte les espèces donc ça c'est ce qu'on appelle la dissimilarité floristique c'està-dire que les forêts ne sont pas identiques d'une parcelle à l'autre au niveau de la liste des espèces qu'on y trouve ça c'est le premier constat et maintenant en tant que chercheur on essaie d'expliquer ce

20:54 constat donc la première des explications qu'on a testé et de savoir si ces différences étaient lié à la distance entre nos parcelles c'est-à-dire que l'hypothèse que l'on peut poser c'est que plus les parcelles vont être distantes l'une de l'autre plus elles devrait être dissimilair donc elles devrait être différentes les unes des autres or ce que l'on constate c'est que ça marche pas du tout c'est-à-dire que deux parcelles situées à quelques centaines ou quelques quelques kilomètres l'une de l'autre sont aussi différentes que des parcelles celles qui vont être situé à plusieurs dizaines voir centaines de kilomètres l'une de l'autre évidemment hypothèse que l'on a posé c'est de considérer que les conditions de l'environnement donc les principales paramètres de

21:40 l'environnement qui peuvent être la pluiviométrie les pentes l'altitude pourra être un facteur d'explicatif en posant l'hypothèse que deux parcelles qui ont la même pluviométrie par exemple seraiit plus proche que de parcelles qui ont des pliviométries différentes donc une parcelle ou alors deux parcelles en altitude différentes une parcelle qui serait située à 300 m aurait une grande différence par rapport à une parcelle située à 1000 m d'altitude mais par contre serait très proche des autres parcelle situé à 300 m d'altitude donc on a testé ces paramètres de l'environnement pour expliquer notre facteur principal qui est la dissiminarité et là en fait après pas mal d'analyses statistiques on s'aperçoit que nos indices de diversité donc qui sont exprimés ici qui sont la

22:26 la richesse c'estàdire le nombre d'espèces et les indices de diversité Shannon et Simpson ne sont sont très peu expliqués par les conditions de l'environnement ici on a le substrat on a l'altitude on a la pliométrie et on a les pentes et on voit que les seules différences statistiques significatives ou les plus importantes on va dire sont expliqué par la pluviométrie mais avec un nombre très faible puisque en réalité la pluvométrie n'explique jamais plus que 6 % de cette dissimilarité que l'on observe après avoir éliminé les autres arguments qui étaient les conditions environnementales ou la distance géographique un des constats que sur lequel on essaie de construire notre nouvelle hypothèse c'est que nous sommes dans des forêts très particulières au

23:12 niveau du monde donc notamment la densité donc ça veut dire que sur un hectare on a beaucoup de tiges beaucoup d'arbres par contre l'autre élément que l'on peut constater c'est que même si on a beaucoup de tiges par contre on a très peu d'espèces c'est-à-dire on va avoir quelques tamanous des caoris des des faux êtres mais on va pas avoir beaucoup d'espèces pour un nombre d'armes très important alors que ces phénomènes là sont souvent inversés si on prend la Guyane française par exemple on va avoir beaucoup moins de tiges mais par contre beaucoup plus d'espèces donc on a un rapport qui est très inversé en Nouvelle-Calédonie avec finalement une une faible richesse floristique donc un faible nombre d'espèces sur un hectare de forêt alors que le nombre d'arbres est très très élevé et donc donc du coup

23:59 on se pose la question si finalement il y a pas un problème un problème entre guillemets une difficulté à se disperser en Nouvelle-Calédonie ce que l'on constate en fait en Nouvelle-Calédonie c'est que les plantes normalement doivent se disperser par les animaux au même taux à peu près que ce que l'on constate en Amazonie à peu près 75 % des plantes de Nouvelle-Calédonie comme en Amazonie sont dispersées par les animaux or évidemment la grosse différence entre les l'Amazonie et la Nouvelle-Calédonie c'est la rareté de la faune en Nouvelle-Calédonie donc on a très peu d'animaux qui sont capables de disperser les graines de nos arbres et donc évidemment franchir une vallée pour une plante sans un animal qui est capable de disperser la graine c'est extrêmement compliqué donc là aujourd'hui une graine qui se trouve sur une parcelle elle est un peu piégée dans cette forêt donc elle

24:44 va se elle va se multiplier localement il va y avoir donc beaucoup d'arbres de la même espèce qui vont apparaître sur cette parcelle par contre la chance qu'elle aille sur une autre parcelle va être très faible ce qui permet justement d'expliquer l'ensemble des résultats c'est une des hypothèses qui couvre disons l'ensemble des résultats que aujourd'hui on a acquis sur les forêts de la province Nord notamment donc en fait nos études aujourd'hui elles vont servir à plusieurs points d'abord c'est acquérir de la connaissance simplement pour savoir comment fonctionnent les forêts de la Nouvelle Calédonie mais c'est pas juste pour savoir comment elle fonctionne c'est aussi pour être en mesure de mieux les gérer et aujourd'hui on est mandaté notamment par la province Nord les services de l'environnement de la province Nord pour essayer de voir queles sont les grandes de caractéristiques des forêts

25:29 calédoniennes et comment mettre en place les meilleures méthodes les meilleurs modes de gestion pour leur conservation leur conservation pour le long terme en réalité en fait pour faire de la bonne conservation dans un territoire comme la province Nord et notamment et aussi en Nouvelle-Calédonie il faut être en mesure de savoir ce que l'on conserve donc on a les les des les les schémas les plus classiques c'est de créer des parcs des réserves des air protégé ou notamment pour lorsqu'il y a une exploitation minière ou une autre type d'exploitation c'est de faire des phénomènes de compensation c'est-à-dire on va exploiter une zone et on considère qu'on va pouvoir conserver une zone équivalente similaire aujourd'hui on a bien vu dans nos résultats c'est ce qui ressort le premier paramètre c'est que les forêts sont toutes différentes les unes des autres donc faire un parc

26:15 national dans une région ne permet pas de conserver l'ensemble de la diversité de la Nouvelle-Calédonie puisque on a bien vu que quelques kilomètres plus loin les forêts sont très différentes faire une compensation d'une zone for fortière pour en exploiter une que l'on considère comme équivalente c'est pas forcément possible d'après nos résultats puisque nos forêts sont pas équivalentes et toute la diversité et toute la richesse des forêts calédoniennes est justement inclue dans toute cette hétérogénéité de proche en proche voilà c'est fini pour aujourd'hui nous espérons que cette émission vous aura permis de comprendre qu'il est important d'étudier et de connaître nos forêt pour mieux la préserver on se donne rendez-vous dans 15 jours pour un nouveau magazine des coulisses de la science à bien bientôt

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