0:02 Bienvenue sur la chaîne de Huillam Daverec. Si je vous parle d'apparition mariale, l'image de Marie qui vous vient en tête est très certainement proche de la statue de Lourdes. Vous imaginez une femme avec un voile, une grande robe blanche, une ceinture bleue ou quelque chose d'assez similaire. Et bien, dans l'apparition que je vais vous présenter aujourd'hui, vous allez découvrir quelque chose d'unique dans toute l'histoire. Marie est habillée d'une robe de soie verte. Oui, vous avez bien entendu, elle était toute de vert vêtue. Pourquoi ? Oh, il y a une raison très spéciale que vous allez découvrir. Cette apparition mariale s'est déroulée à Bargemon, une commune située dans le département
0:51 du Var en France. C'est là que se sont produits bien des miracles et que de nombreux pèlerins sont venus prier. Toutefois, pour bien comprendre cette histoire, il faut remonter le temps. En effet, tout a commencer bien loin de Bargemon, en Belgique, plus précisément dans la province du Braban, il y avait là un village nommé Sichem, au sein duquel se trouvait une petite colline appelée Montegu. Elle s'élevait fièrement, comme si la terre elle-même voulait s'approcher du ciel. Au sommet, un chêne, mais pas n'importe quel chêne, un arbre ancien colossal aux branches déployé comme les bras d'une croix. En son tron, une niche avait été sculptée,
1:40 abritant une statue de la Vierge Marie. Et cette vierge, elle fascinait. Belle à couper le souffle. Elle semblait irradier une paix mystérieuse. Dans le secret des conversations, certains allaient même jusqu'à chuchoter que ce n'était pas des mains humaines qui l’avaient façonnée, mais des mains angéliques. Les siècles passèrent et malgré le poids des années, la dévotion envers Marie ne faiblissait pas. Chaque jour, les fidèles grimpaient la colline en silence, les yeux levés vers la statue. Mais en 1602, le chêne fatigué par le temps, se fissura. Il vacillait, menaçant de s'effondrer à tout instant. Le cœur lourd, on se résolut à l'abattre. Alors, pour que la ferveur ne
2:26 s'éteigne pas avec l'arbre, l'archevêque Mathias Hovius fit bâtir une église, une promesse de pierre pour protéger la statue. Et c'est là qu'un miracle survint. Le jour où la statue fut placée dans l'église achevée, des larmes s'écoulèrent de ses yeux, des larmes de sang, comme si elle pleurait la perte de son arbre, son trône, son sanctuaire originel. On conserva précieusement le chêne abattu et de ce bois sacré furent sculptées plusieurs petites vierges destinées à d'autres églises et à d'autres prières. C'est à ce moment précis que le révérent-père Sébastien Gâche entre en scène. C'est un franciscain discret et fervant. Il venait du petit village de Bargemon. Durant
3:17 un de ses nombreux voyages, il fut reçu à la cour d'Isabelle Claire Eugénie d'Autriche. gouvernante des Pays-Bas espagnols. Là, dans les couloirs feutrés du pouvoir, un officier influent lui fit un cadeau inespéré, une statue de la Vierge à l'enfant taillée dans le bois sacré du chêne de Montaigu. Le père Gâche fut extrêmement touché par ce magnifique présent et voulut que la statue puisse être priée dans son village d'origine, Bargemon. Bien sûr, il ne pouvait pas la garder pour lui. Alors, il la confia à la communauté locale nommée la confréie des pénitants blancs. J'ouvre une petite parenthèse si vous ne le savez pas. Les pénitants blancs sont les membres d'une confréie de laïque catholique apparu au Moyen-Âge, particulièrement présente en France et très active
4:07 en Provence. Ils sont appelés « blanc » à cause de la couleur de leur habit de procession. Contrairement aux moines ou aux prêtres, les pénitents blancs ne sont pas religieux au sens canonique. Ils vivent dans le monde, ils se marient, ils travaillent, mais ils sont connus pour leur réunion de prière, l'assistance qu'ils apportent aux malades, aux mourants et leurs œuvres de charité. Comme cette confréie possède une petite chapelle, le père Gâche sait que la statue sacrée de la Vierge à l'enfant pourra être honorée dignement. Mais un événement incroyable allait bientôt se produire et changer le destin de Bargemon. Tout juste une journée avant que l'on ne mette en place la statue dans le village, dans une maison de pierre vivait une femme nommée Ellisabeth Amic qui avait épousé Jean Caille, un habitant de Bargemon. Cette pauvre dame
4:59 était atteinte de bien des mots. Elle souffrait de fièvres chroniques et des contractions musculaires douloureuses lui faisaient perdre l'équilibre. ce qui la faisait chuter plusieurs fois par jour. Elle était devenue maigre, son teint était blanc, sa vie était un véritable calvaire. Les médecins qui l'avaient osculteé, avaient conclu qu'il n'y avait plus rien à faire. Alors la pauvre madame Caille attendait la mort mais sans se plaindre. Elle était tout au contraire animée d'une foi puissante et priait beaucoup. Le 17 mars 1635, personne ne sait encore que la merveilleuse statue de Notre-Dame est arrivée à Bargemont depuis 3 jours. Ellisabeth Caille essaie de dormir mais de nombreuses douleurs la réveillent. Soudain, elle entend un bruit.
5:51 Elle ouvre les yeux, tend l'oreille et à nouveau entend que l'on toque à la porte. Elle se lève avec difficulté, s'approche et ouvre. Devant elle se tient une femme très belle. Madame Caille en la regardant pense que ce doit être une pèlerine. Elle est en effet vêtue d'une robe de velour vert attachée par une ceinture de soi verte aussi. Mais ses habits sont très usés et contrastent avec sa beauté et sa noblesse. Sur sa tête, elle porte un petit chapeau et par-dessus une couronne d'or sertie de pierres précieuses. Ellisabeth Caille est très troublée quand elle croise le regard de la pèlerine. En effet, ses yeux semblent resplendir d'une lumière vive et
6:40 douce à la fois. Cette femme est si belle, si majestueuse. Ses cheveux d'or semblent si éclatants. Madame Caille, malgré son émotion intense, lui demande : "Mais d'où venez-vous, madame ?" La pèlerine lui répond alors : "Je viens de très loin, d'un royaume étranger au vôtre." Elisabeth la prie alors d'entrer dans la maison et lui propose l'hospitalité. "Venez, venez, je vous en prie, ne restez pas dehors." Mais la pèlerine secoue la tête. Je souhaite en tout premier rendre mes hommages à Dieu. Oh, très bien, très bien, lui répond madame Caille, comme vous le souhaitez. Avec difficultés, Ellisabeth accompagne la pèlerine jusqu'à l'église. Elles prient en silence. Sans trop comprendre pourquoi,
7:33 madame Caille ressent une paix immense. Puis les deux dames reviennent au logie. Je vous en prie, entrez maintenant. Vous allez vous reposer, je vais vous faire à manger. La pèlerine refuse poliment et regarde Élisabeth dans les yeux. Je suis ici pour vous guérir et pour vous demander une chose. Oui. Quoi ? Il me faut une nouvelle robe. Celle que je porte ne vaut plus rien. Me promettez-vous de me donner ce que je vous demande ? Oui, bien sûr, ne vous inquiétez pas, je vous le promets. Et à peine eut-elle fini sa phrase que la pèlerine disparut en souriant. Madame Caille,
8:19 au-delà d'être troublée, ne comprenait pas le sens de ce qui venait de se passer. Pourquoi cette pèlerine si majestueuse lui avait-elle demandé une robe ? Ça n'avait aucun sens. Le lendemain matin, à peine les premières lueurs du jour perçaient-elle les volets qu'Élisabeth, encore bouleversée par l'apparition de la veille, se précipita vers son mari. D'une voix tremblante, elle lui raconta tout. Chaque détail, chaque mot, chaque regard. Jean Caille interloqué l'écoutait sans oser l'interrompre et à peine avait-elle terminé son récit que... Qui vient donc nous rendre visite de si bonheur ? se questionne Jean. En ouvrant la porte, il découvre sur le seuil 6 pénitants blancs, ceux même à qui le Père Gâche avait confié la précieuse
9:09 statue et dont je vous ai parlé précédemment. L'un tient une boîte recouverte de tafta vert, un vert profond. Et dans cette boîte, Notre Dame de Montaigu. Il n'était pas venu par hasard. Il cherchait Jean Caille parce que grâce à ses connaissances, il pouvait les mettre en contact avec un maître verrier de la région. Ils avaient en effet besoin de faire construire une chasse de verre pour accueillir dignement la statue. Et quand les pénitants blancs ouvrent la boîte afin de montrer la statue, le souffle d'Élisabeth se suspend. En voyant la Vierge apparaître dans la lumière du matin, elle s'exclame : "Mais c'est elle, c'est la pèlerine. En un éclair,
9:57 madame Caille comprend tout. Le tafta vert qui sert de protection à la statue, c'est la robe usée dont elle parlait. La nouvelle robe que Marie lui a demandé, c'était la chasse sensée l'habiller à nouveau et la protéger. Une enveloppe digne pour honorer celle que le ciel lui avait envoyé. Soudain, sans dire un mot, Elisabeth s'élance. Elle court dans la maison, elle fouille, ouvre des coffres et des tiroirs et elle revient les bras chargés de bijoux. "Ce sont mes biens familiaux", dit-elle. La voix ferme, les yeux brillants, mais je les offre afin que soit réalisé pour la Vierge la plus belle chasse d'argent qu'on puisse créer. Elle le mérite. Elle se tourne vers son mari, plus déterminée que jamais. Vite, pars, trouve le maître Verrier qu'on commence dès aujourd'hui.
10:46 Mais autour d'elle, le silence s’est épaissi. Les pénitents sont sidérés. Ils connaissent bien Elisabeth et savent qu’elle était à l’article de la mort et là ils viennent de la voir courir dans la maison à la recherche de ses bijoux. De plus elle qui est toujours pale comme un linge, possède en cette matinée un visage en bonne santé avec un teint rosé. Elisabeth se rend compte qu’en effet, elle n’est plus du tout fatiguée, elle respire normalement. Elle ne tremble pas. Elle n’a plus de fièrvres ne fait pas d’attaque. Elle se sent si bien. Et là elle se souvient des paroles de la pelerine et comprned. « Je suis ici pour vous guérir » Mme Caille avait tenue sa parole et sa guérison était la preuve que son récit était bien réel.
11:35 Elle tombe alors à genou en remerciant de toute son âme pour cette merveilleuse grâce. A la vitesse du vent la nouvelle se répand dans tout Bargemon et en quelques jours, les habitants affluent. On veut voir la statue. La toucher. Prier devant elle Et bientôt… d’autres signes, d’autres guérisons éclatent comme autant de lumières illuminant la nuit. Les grâces ne s’étaient pas arrêtées à la porte d’Élisabeth Caille. Non. Elles se propageaient. En 1636, c’est le nom d’un enfant qui commence à circuler dans les rues de Bargemon : **Hugues Raybaud**, douze ans à peine. Depuis l’enfance, le garçon était prisonnier d’un mal redouté : **l’épilepsie**.
12:20 Des crises soudaines, violentes, incontrôlables. Parfois si fortes qu’il restait inerte pendant de longues minutes, livide, sans souffle… tant et si bien qu’on le croyait mort. La famille Raybaud, épuisée, n’avait rien négligé. On avait vu les médecins. Multiplié les remèdes. . Mais rien n’y faisait. Le mal revenait, chaque fois plus cruel, comme un démon qui s’acharnait. Alors un jour, dans un dernier élan d’espoir, les parents décidèrent de le conduire devant la statue de **Notre-Dame de Montaigu**. C’était pendant une **neuvaine de messes**. Neuf jours. Neuf messes consécutives. Neuf appels lancés au ciel. Le jeune Hugues, frêle et tremblant, fut là chaque jour.
13:07 Et le neuvième… tout bascula. **Plus aucune crise. Plus aucune absence. Plus aucun symptôme.** Le garçon allait bien. Et jusqu’à la fin de sa vie il resta en bonne santé. Voici une autre guérison remarquable : En **1638**, un autre enfant va être touché par la grâce. Il s’appelle **Jean Latil**, il a neuf ans. Il vient de Villars, un hameau non loin de Castellane. Jean est **muet de naissance**, et n’a **jamais marché**. Mais sa mère, **Lucrèce Martin**, entend parler des miracles qui s’accomplissent à Bargemon. Alors elle prend une décision que son entourage considère comme folle. Elle fait le vœu de se rendre pieds nus avec son fils jusqu’à la chapelle,
13:56 d’y faire **une neuvaine**, et d’offrir, selon ses moyens, un présent à la Vierge. Sachant qu'elle habite à presque 50 km de Bargemon ce qu'elle souhaite faire est loin d'être une sinécure. LE voyage fut difficile et pénible mais Lucrèce prie chaque jour et Jean bien que muet et paralysé accompagne toujours sa mère. PAs avec des paroles bien sur mais à sa façon il prie avec des soupirs et des regards **Un langage d’âme** qui dépasse celui des mots. Quand ils s atteignent enfin les portes de Bargemon avant même d'avoir vu la statue miraculeuse, dès que Jean voit la chapelle, sa mère sent qu'il se met à bouger.
14:44 C'est impossible ! Mais ses jambes se redressent et il se tient alors debout tout seul et marche. Et devant la foule stupéfaite Jean Latil se met à parler. Sa mère ne peut s'empêcher de tomber à genou et en pleure elle remercie la Vierge. Son petit garçon qui avait tant souffert depuis sa naissance, il est là devant elle guéri et lui sourit. Et voici encore un autre récit qui ne peut que nourrir votre âme. Cela concerne une dame d'environ 45 ans nommée Autouroune Doibte Cela fait presque 6 ans qu'elle a totalement perdu la vue,
15:31 depuis tout ce temps, elle ne fait plus un seul pas sans l’aide d’un guide. Ayant entendu elle aussi parlé de Bargemon, elle y fut accompagnée par de charitables amis. Autouroune a choisi de faire une neuvaine, elle prie, chaque jour, sans relâche. Et ce jour-là, alors qu’elle assiste à la messe dans la chapelle, vient le moment où le prêtre élève l'hostie vers le ciel afin de la consacrer. Et au moment ou la clochette retentit. Autouroune voit une lumière, elle commence par distinguer le coprs du Christ entre les mains du prêtre. La lumière vient de l'hostie c'est un moment si beau cette lumière est si intense et douce à la fois. Ses yeux qui ne voyaient plus rien qui étaient complètement morts voient à nouveau.
16:19 Puis elle distingue d'autres formes autour de l'hostie et bientôt elle recouvre complément la vue. Et depuis ce jour, elle n’a jamais cessé de voir. Je pourrais encore vous raconter des récits similaires pendant des heures tant il y eut de miracles à Bargemon. Ce ne furent pas seulement des guérisons il y eut aussi des marins qui perdus dans la tempête invoquèrent la Vierge de Bargemon et furent mystérieusement sauvés. Mais face à l’afflux de pèlerins, aux récits qui se multiplient, et aux miracles qui se propagent comme une traînée de poudre, l’Église ne peut plus rester spectatrice. À Fréjus dont dépend Bargmeon, l’évêque Monseigneur Pierre de Camelin suit la situation de près. Et il décide d'agir pour démêler le vrai du faux.
17:06 Il envoie une délégation officielle à Bargemon. Une enquête canonique est ouverte. Sérieuse. Longue. Intransigeante. Elle s’étale de 1635 à 1641, six années durant lesquelles chaque témoignage est recueilli sous serment, chaque détail examiné à la loupe. On convoque les malades, les proches, les témoins oculaires. Des médecins eux-mêmes sont appelés à la barre, contraints de confirmer ce qu’ils n’expliquent pas : des guérisons définitives, parfois instantanées, sans cause naturelle. Et enfin… le verdict tombe. Solennel. Officiel. Voici un résumé des mots de l'évêque. « Ayant vu et examiné plusieurs grands miracles, et n’y ayant trouvé aucune imposture,
17:52 nous autorisons qu’ils soient non seulement publiés, et prêchés, mais aussi imprimés. » Le sceau est posé. La reconnaissance est acquise. D'ailleurs un livre entier fut écrit pour témoigner de toutes ces grâces. Nous y reviendrons par la suite il porte un nom qui peut vous sembler à rallonge mais qui témoigne du style de l'époque. Il s'appelle : Le trésor inconnu découvert DANS LE PANÉGYRIQUE D'UNE IMAGE MIRACULEUSE DE LA VIERGE MARIE par le révérend Frère Raphaël un Augustin déchaussé. A partir de là le Sanctuaire devient extrêmement populaire, des foules de plus en plus nombreuses viennent de partout pour prier à Bargemon. Au point que le Roi Louis XIII signe des lettres patentes.
18:37 Alors pour rappel les lettres patentes étaient des actes législatifs émis par le roi de France, servant à officialiser des décisions royales. Louis XIII reconnaît la dimension spirituelle du lieu. Et surtout, il soutient la création d’une communauté religieuse stable pour entretenir le sanctuaire : les Augustins déchaussés. On leur construit un couvent. On les charge d’assurer la messe quotidienne, les confessions, l’accueil des pèlerins. Et la renommée de Bargemon atteint son sommet. Mais alors, vous vous demandez sûrement comment se fait-il que Bargemon soit tombé dans l'oubli, contrairement à d'autres sanctuaires comme Lourdes ? Et bien, il y a une raison à cela. La révolution française. Je vous rappelle que pendant cette période se sont déroulées des
19:26 attaques terribles contre l'église. Les vols, les pillages étaient innombrables. Des églises ont été brûlées, d'autres transformées. Vous l'avez peut-être oublié, mais Notre Dame de Paris a été convertie en temple dédié à la raison, des processions laïques étaient célébrées. Dans le nord de la France, 400 églises paroissiales ont été vendues à des spéculateurs qui les démolissaient pour revendre les matériaux. Et je ne vous parle pas des curés guillotinés quand ils ne voulaient pas renoncer à leur foi ou des persécutions innombrables. Il est difficile de bien imaginer cette période tant que l'on n'a pas étudié ce qui s'est vraiment passé. À Bargemon, le coup est terrible. Le couvent des Augustins déchaussés est abandonné. L'ordre des pénitents blancs est dissout par la force et le sanctuaire marial autrefois si vivant plongé dans le silence.
20:14 Heureusement juste avant les pillages un paysan sentant venir l’orage décide de sauver la statue de Notre Dame de Montaigu à l’origine de tant de grâces. Au péril se sa vie il l’enveloppe dans du tissu, la glisse dans une boîte et l’emporte en secret, loin des regards.Il va falloir attendre plus d'un siècle en 1905 pour que la statue soit retrouvée. Dans cette apparition, il est important de noter que la Vierge Marie souhaite avant toute chose aller prier Dieu. C'est un enseignement très puissant. Avant toute chose, il y a Dieu. Mettre Dieu en première place dans notre vie n'est pas qu'une figure de style ou un concept théologique lointain. C'est une réalité à vivre chaque jour. Car Dieu est en nous et si nous
21:02 lui donnons la première place, alors nous marchons sur un chemin qui nous apportera l'épanouissement. Mais pas seulement pour nous, pour toute l'humanité. Car ainsi nous accomplissons la prière de Jésus et nous travaillons pour la venue du royaume de Dieu sur terre. Tous ceux qui se plaignent que Dieu n'existe pas à cause des violences et des guerres oublient que ce sont déjà leurs paroles et leurs doutes qui étouffent sa venue et facilite les barbaries perpétuées en ce monde. Dieu ne viendra pas comme dans les tragédies grecques pour résoudre tous les problèmes. Il se manifestera par notre amour, notre sagesse et nos efforts. L'avènement de son royaume ne viendra que lorsque nous mettrons notre ego à son service. Alors que dans notre société aujourd'hui, c'est l'inverse et même chez de nombreux croyants, la religion est là pour
21:54 donner bonne conscience, appartenir à un groupe, se sentir supérieur aux autres pour avoir raison. Mais si on se sent meilleur que les autres, alors c'est que c'est notre ego qui dirige notre vie. Car si c'est Dieu qui est à la première place, seul compte l'accomplissement de sa volonté, mais qui comprend vraiment ce que ces mots signifient ? Accomplir la volonté de Dieu ce n'est pas agir pour un bonhomme barbu sur un nuage qui fait des choses sans aucune logique et qui se fâche si nous ne lui obéissons pas. Ça c'est une vision de l'ego que de le voir ainsi. Une vision infantilisante et tellement avilissante de Dieu. Accomplir sa volonté, c'est faire ce qu'il y a de meilleur pour nous et toute l'humanité. Rien n'est supérieur à cela. Et si nous repensons au sanctuaire de Bargemon qui fut longtemps oublié, nous pouvons constater que dans nos villes,
22:43 il peut nous arriver parfois que nos propres sanctuaires tombent aussi dans l'oubli suite à des idées folles que nous avons faites nôtres ou des conclusions erronées que nous érigeons en vérité suite à des épreuves difficiles. Désormais et à l'image de ce sanctuaire qui est revenu à la vie, faites en sorte que votre sanctuaire soit restauré. Soyez animés par une foi intense. Ne laissez plus les désordres extérieurs entrer en vous et polluer votre sanctuaire. Et à force d'effort, vous verrez que Dieu viendra s'installer en vous avec toute sa hiérarchie angélique. Ce sera alors un grand jour, le plus beau de tous. Je vous souhaite le meilleur.