0:00 Jusqu'à très récemment, j'expliquais que le projet de Michael Sailor et de sa société Micro Strategy devenu Strategy était simplement de faire du levier pour acheter de plus en plus de Bitcoin et gagner plein de sous en augmentant son risque. Pourquoi pas après tout ? Mais cela ne m'excitait pas plus que cela. Car gagner de l'argent c'est très bien mais gagner de l'argent au service d'un projet fort c'est bien mieux de mon point de vue. Or, depuis quelques semaines, Michael Sailor a étoé son offre pour s'attaquer à ce que l'on appelle la pyramide du crédit en finances. Et là, c'est autrement plus excitant car la promesse est énorme. Faire concurrence au marché monétaire et au marché des obligation d'état. Alors ça ça me parle beaucoup plus car le marché obligataire, c'est le plus gros marché financier bien loin de vendre
0:45 celui de l'or ou celui des actions. Pour tout vous dire, le marché des actions dans le monde, c'est environ 115 trillions de dollars. Tandis que le marché des obligations, c'est plutôt de l'ordre de 300 trillions de dollars. Le marché obligataire, c'est l'argent des États et des big guys. C'est accessoirement le marché où se produit la fameuse euthanasie du rentier, ainsi que la faillite des monnaies car le marché obligat. Et la monnaie. Et oui, puisque tout dollar ou toute monnaie fat général est issue d'une création monétaire par la dette, cela signifie que toucher au marché de la dette, c'est directement toucher à la monnaie. Pour être plus précis encore et contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, le problème de premier ordre avec les monnaies fiates comme l'euro ou le dollar est loin devant tout le reste. Ce n'est pas la quantité de monnaie car les
1:32 masses monétaires qui explosent ne sont que la conséquence de la manipulation des taux d'intérêt. Donc pour changer la monnaie, il suffit d'avoir l'ambition de rétablir un juste prix de marché du prix de la monnaie. Cela mérite une petite explication car j'avoue que ce n'est pas forcément intuitif. La monnaie est toujours ou presque issue d'une création monétaire par le crédit, ça vous le savez déjà. Sachez que tout à l'exception des billets de banque dans votre poche est issu d'une création monétaire par la dette de quelqu'un d'autre. En soit, c'est pas un problème du tout. Et si vous avez besoin de vous en convaincre, allez voir cette vidéo. Sinon et ben croyez-moi sur parole, vous gagnerez 10 minutes. Donc plus de 95 % de la monnaie en circulation est attachée à un taux d'intérêt. Cela signifie que si la masse monétaire explose par l'impression monétaire, cela
2:18 veut dire très exactement que quelqu'un, et ce sont souvent les États, a eu accès à un crédit avec un taux d'intérêt que l'on appelle le taux de marché inférieur au rendement du capital dans l'économie que l'on appelle le taux naturel. En clair, si dans l'économie acheter un bien immobilière apporte 6 % et que vous pouvez emprunter à 2 % parce que vous êtes riche et que vous avez un accès facile au crédit, alors vous pouvez vous mettre sans risque supplémentaire sous le robinet à liquidité monétaire pour gagner de l'argent sans rien apporter de plus à l'économie. Et oui, vous empruntez à deux et vous gagnez 5 % donc vous faites une marge de 3 % sans prendre aucun nouveau risque et sans apporter aucun travail supplémentaire. Mais une minute, pourquoi est-ce que je dis que vous gagnez 5 % alors que je viens de dire que l'immobilier
3:03 rapportait 6 % ? Et bien parce que dans ce scénario où le taux de marché est inférieur au naturel, tous ceux qui ont accès au crédit vont se mettre à emprunter pour acheter et les prix vont se mettre à monter. Donc cela enclenche un cycle de baisse des rendements par la hausse des prix jusqu'à ce que notre fichu taux de naturel rejoigne le taux de marché. Mais bon, vous en tant que riche, comme vous gagnez 3 % sans vous fatiguer, bah c'est pas très grave si Nicolas rallonge un peu la durée de son crédit. C'est très exactement ce qui s'est passé sur l'immobilier aux USA et en Europe. Et qui a pipé les taux d'intérêt de marché d'ailleurs ? et bien les banques centrales pard pour empêcher les États un peu cunieux de faire faillite. Car quand vous avez trop de dettes, la seule façon de survivre c'est soit de faire défaut soit de baisser le taux d'intérêt. Le problème c'est que
3:49 vous ralentissez toute la croissance économique car les Nicolas de base se retrouvent avec de l'immobilier plus cher. Donc ils investissent moins dans des choses qui rapportent de la richesse au pays. Mais bon, vous en tant qu'état, vous vous dites que c'est toujours mieux que de devoir baisser vos dépenses. Et en tant que riche, bah vous vous en fichez car de toute façon, vous êtes le deuxième grand gagnant et de toute façon, vous ne pouvez rien y faire aux politiques de bidouillage des taux de la banque centrale. Comme on dit, haïz le jeu mais pas les joueurs. Et en plus, en tant que riche, vous vous dites que si les banques centrales voulaient faire rentrer tout ça dans le rang, bah c'est pas très compliqué. Il suffirait de laisser les taux aller naturellement vers leur équilibre. Bref, tout ça pour vous dire que les problèmes monétaires viennent des taux d'intérêt en premier ordre et avant tout le reste. C'est pas pour rien que dans les journaux économiques et financiers, on vous bassine avec les taux directeurs des banques centrales tous les jours. Et
4:35 c'est à cela que s'attaque Michael Sailor. Donc j'espère qu'il a de très bons amis au placés et puissants pour le protéger et qu'il a un menton en acier car il pourrait bien subir quelques allez pression très virile et très dynamicale, disons-le comme ça. Alors maintenant, venons-en au fait. Comment s'y prend-il ? Mais bien sûr, vous l'aurez compris, sa stratégie est basée sur Bitcoin. Alors, allons-y, déclinons la stratégie de Strategy. Franchement, quel nom pourri. On sait jamais de quoi on parle du coup. Donc maintenant, je vais parler de Sailor en lieu et place de strategy parce que sinon on va pas s'en sortir. Mais bon, bref, commençons par la première couche de la pyramide, se construire un trésor de guerre en Bitcoin en utilisant du levier non bancaire. En l'occurrence, il duvier sur la base de ce que l'on appelle des obligations convertibles. En gros et en rapide, car ce n'est pas le cœur du
5:20 sujet aujourd'hui. Michael a commencé par acheter du Bitcoin et lorsqu'il n'avait plus de cash, il a proposé des obligations à environ un petit pourcent de rendement, mais qui ont également le bon goût d'être convertible. Dans l'idée, avec une obligation convertible, vous gagnez moins qu'en achetant du Bitcoin directement, mais vous avez un plancher à la baisse qui correspond au Bitcoin déjà dans la société. Dis plus simplement, si le prix de Bitcoin baisse et qu'il faut rembourser, la société va vendre ces bitcoin pour rembourser en premier les détenteurs d'obligation convertible. Comme vous êtes remboursé en priorité sur les autres actionnaires, et bien en cas de faillite, vous perdrez moins que les autres, voire vous ne perdrez rien du tout. Par contre, si Bitcoin monte, vous serez converti en action de la société dont le prix aura explosé car la société est en levier sur
6:05 Bitcoin. Elle fait donc une performance financière supérieure au prix de Bitcoin. Bref, c'est un compromis entre risque et rendement qui a également d'autres avantages pour certains acteurs de la finance comme le mode de détention des Bitcoin qui est emballé dans une action, ce qui simplifie la vie à beaucoup d'institutionnels qui n'ont par exemple pas le droit d'acheter du Bitcoin. Ou alors autre avantage, c'est de parier sur le fait que Michael Sellor sera un entrepreneur brillant qui aura une stratégie qui lui permettra de faire de son entreprise l'un des piliers du système financier de demain. Bref, vous avez la base de la pyramide avec tout ça. C'est cette partie que je ne trouvais pas si excitante que cela car une fois que Bitcoin a terminé son adoption, vous n'avez plus qu'à vendre les Bitcoin dans la boîte, devenir riche et partir à la pêche car il n'y aura
6:51 presque ou presque plus de rendement à en tirer. Mais c'est à ce stade quand Sailor a amassé plus de 600000 bitcoin qu'il commence alors à émettre des actions toutes particulières que l'on appelle des actions préférentielles qui sont en réalité des produits financiers de crédit. Aujourd'hui, il y en a quatre et là on rentre dans le dur, on rentre dans le cœur du sujet. Alors allons-y. Le premier qu'il créé, c'est le strike ticker strrk. Et alors là, attention, il faut suivre parce qu'étant donné qu'il est quand même très mauvais pour donner des noms aux choses, tous les noms de ces actions préférentielles se ressemble. Donc on s'y perd très vite. Bref, le strike c'est une action préférentielle, ce qui signifie que les possesseurs de Strike sont des actionnaire de la société Strategy, mais
7:37 avec des droits différents attachés à ces actions. En l'occurrence, la société promet à tout détenteur de strk 8 % de rendement plus un diè des actions de base de la société dont on a parlé juste avant qui porte le ticker MSTR. Et bien sûr, vous avez une seniorité de l'action qui est au-dessus des actions MSTR et donc des obligations convertibles puisque les obliques convertibles vous donnent des actions MSTR mais en contrepartie, vous n'avez que 8 % de rendement même si le prix du Bitcoin double dans l'année plus 10 % de la hausse des actions MSTR. Donc pour le dire simplement, moins de risque mais également moins de rendement. Et figurez-vous que cela a redoutablement bien marché. Comme il n'y a environ
8:23 qu'un milliard de dollars distribués en action strk et que la boîte vaut 120 milliards, on peut dire que le strike est sacrément surcollatéralisé en quelque sorte. Donc c'est du 8 % plus éventuellement quelque chose lié à la hausse de l'action MSTR. Et c'est réellement parti comme des petits pains. Mais qu'est-ce que Sailor a fait avec le milliard qu'il a récolté lors de l'émission des strike ? Et bien il a acheté du Bitcoin pard. Il arrête pas de le répéter, il fait que ça de ses journées, il achète du Bitcoin. Mais comme il rémunère 8 % quelque chose qui fait en moyenne du 50 % par an, cette opération est venue augmenter le nombre de Bitcoin par action MSTR pour la plus grande joie de ces actionnaires. Et là, il faut comprendre quelque chose dans la stratégie fondamentale de Michael Sedor
9:08 qui dit qu'il ne vend jamais un BTC. La raison est simple, quand il aimait des actions et on verra il y a le strike et il y en a bien d'autres ou quand il aimait des obligations convertibles, il collecte de l'argent et il achète du Bitcoin avec. Mais comme il fait, on va dire du 30 à 50 % de rendement avec les bitcoins qu'il achète, et bien en fait il détache une partie des levées de fonds qu'il fait sur les marchés pour payer les rendements dont on vient de parler. Donc effectivement, tout bitcoin dans la société de Sailor pour l'instant en tout cas ne ressort jamais. À ce stade, j'imagine qu'il a créé le strike pour lever de l'argent en s'adressant à un marché différent des investisseurs sur les obligations convertibles sur le MSTR. Et oui, il y a un marché des taux avec un risque modéré qui se fiche pas mal de Bitcoin et qui raisonne en
9:55 dollars. Donc si vous leur promettez du 8 % plus quelque chose avec une très bonne garantie, les gars sont clients. Gardez en tête que lorsque vous achetez des obliques convertibles sur du MSTR, basiquement son premier produit en quelque sorte, vous pensez que Bitcoin va crever le plafond. Alors que quand vous achetez du strike, vous voulez surtout 8 % bien sécuriser, voire même un peu plus avec le bonus en action MSDR si MSDR performe bien. C'est donc pas du tout la même clientèle. Ensuite, fort de son succès et soutenu par la hausse du prix de Bitcoin qui permet de moduler à la baisse le risque pris par la société sur ses obligations convertibles et sur ses strikes, Sailor réalise, ce qui est pour moi un coup de génie qui va le rendre très riche ou alors très très pauvre dans l'avenir. Il crée deux autres actions préférentielles, le
10:41 Stride strd et le Strif strf. Je vous ai dit que c'était une tanée cet homme quand il se met à étiqueter les choses. Donc le Stride et le Strif. Fondamentalement, ce sont deux actions préférentielles exactement identiques. Quand vous achetez du Stride ou du Strife, Sailor vous promet une action avec un nominal à 100 dollars et 10 % de rendement. Je vous passe les détails pour aller à l'essentiel. La grande différence, c'est la seniorité de ces deux actions. En cas de pépin, le Strike sera remboursé avant le MSTR, mais après le Strike. En ce qui concerne le Strie, il sera tout en haut de la pyramide de remboursement. Les possesseurs de Strive seront payés en premier quoi qu'il arrive et queles que soient les futures
11:28 actions préférentielles qui pourraient être créées à l'avenir. Et c'est cet ordre de sécorité qui va faire que le Stride va devenir moins cher sur le marché secondaire, ce qui fait mécaniquement monter son taux d'intérêt à près de 13 %. Puisque le risque de non remboursement est supérieur au Strike et au Strif. Et de la même façon, le Strife va se revendre plus cher, ce qui va faire baisser son taux d'intérêt, car le Strife est le produit avec les meilleures sécurités dans la hiérarchie des risques chez Tonton Sailor. Le taux d'intérêt du Strife est actuellement de 8 à 9 % en raison de ce risque le moins important de tous les produits. C'est là que vous voyez l'efficience des marchés. Simplement en modulant le risque, en introduisant une hiérarchisation, vous modulez automatiquement le rendement. Là
12:15 encore, Sailor élargit sa clientèle en proposant des déclinaisons, des actions de sa société qui répondent à des besoins différents. Jusqu'ici, c'est cool mais on va voir que cela devient brillant avec le stretch cette fois. STRC, il y a une demande qui n'est pas encore satisfaite, c'est de disposer d'un titre que l'on peut acheter 100 dollars et dont on est sûr que la valeur initiale ne bouge pas ou très très peu, mais avec un rendement qui lui est quand même associé. Et ce rendement, Michael Sayor veut le fixer à à peu près 10 %. Donc Tonton Sayor consulte Chat GPT Grock car ses conseillers à plusieurs milliers de dollars de l'heure ne comprennent rien à ce qu'il veut faire et en une après-midi, il crée le stretch. >> Je m'installe un samedi après-midi, je joue avec Lia, je conçois un titre
13:01 financier, je le modifie, je le conçois à nouveau une troisième fois. Lia me dit "Ça n'a jamais été fait, je l'envoie aux avocats." Ils disent "Ça n'a jamais été fait. Je l'envoie au banquiers. Ils disent "Cela n'a jamais été fait dans l'histoire du monde." Puis ils soulèvent une petite objection. Oh, il pourrait y avoir un problème de paiement anticipé et c'est insoluble. Après quelques semaines, je retourne voir mon IA et lui demande "Y a-t-il une solution ?" Elle répond "Oui, rendez la préférence de liquidation flottante." D'où vient la préférence de liquidation flottante ? nos titres, c'est un problème de paiement anticipé et on ne peut les vendre au-dessus du père sans préférence de liquidation flottante. Même avec 10000 avocats et 10000 ans, je
13:47 n'aurai pas la réponse. J'ai obtenu la réponse en quelques minutes de l'IA car l'IA n'a absolument aucun préjugé et elle n'a aucune inertie. C'est une institution financière utilisant l'intelligence numérique. Ensuite, nous en imprimons pour 6 milliards. Sans IA, zéro vente. Tous demandent quel est le cas d'usage révolutionnaire de l'IA. Peut-être concevoir un titre financier et en vendre des milliards par mois. Qui voit ça ? Personne. Un seul. Je suis à table avec un avocat d'une gigantesque organisation financière de milliers de milliards de dollars. Je demande, "Utilisez-vous l'IA ?" Il dit non, notre service juridique nous l'interdit pour des raisons de sécurité. >> Le secret pour stabiliser le nominal d'un titre financier et ici une action
14:34 préférentielle en l'occurrence, c'est de pouvoir en émettre ou en racheter, mais surtout d'avoir une maturité très courte. En l'occurrence, Sailer va faire le minimum possible avec des actions à savoir une distribution de dividendes mensuel, ce qui va contracter la volatilité au maximum. Et vous voyez qu'aujourd'hui on est proche du 10 % de rendement et le cours de l'action stretch est plutôt très plat. J'imagine que c'est même un record de platitude pour une action et c'est bien le but. Mais c'est là que le monde change. Ce que vous avez sous les yeux, bien que cela s'appelle une action, ressemble furieusement à un vrai dollar. Mais oui, si vous remplacez 100 dollars par 1 dollar et que vous dites "Je t'échange 1 dollar" contre un bout de papier qui s'appelle stretch et qui rapporte x % tous les mois, ça a le look d'une vraie
15:21 monnaie. dit autrement pour que vous réalisiez la dinguerie. Si vous êtes une entreprise qui a 1 million de dollars en trésorerie qu'elle ne veut pas perdre et sur lequel elle voudrait bien faire un rendement, le réflexe de tout directeur financier est de mettre ce million de dollars à la Fed, à la banque centrale sur ce que l'on appelle un fond de trésorerie de court terme via un broker du style Black Rock, Vanggarde et j'en passe qui va vous rapporter du grosso modo 3 % environ sans risque. En ce moment, vous ne courez aucun risque sur votre capital car c'est à la banque centrale américaine et vous êtes sûr que vous retrouverez votre capital car un fond de trésorerie achète des obligations de très court terme qui ne sont donc pas sensibles à la variation des taux car justement elles sont de court terme. Alors là, prenons une
16:07 minute là-dessus car je pense que ce petit paragraphe va en interloquer plus d'un et puis une petite explication va vous permettre de comprendre la différence entre ce que l'on appelle le marché des obligations et ce que l'on appelle le marché du cash. Si vous prenez une obligation à 10 ans à 5 %, cela signifie que vous allez toucher 5 % par an pendant 10 ans et à la fin on va vous rendre vos sous. Sauf que pendant 10 ans, il peut s'en passer des choses sur les taux. Par exemple, si les taux d'intérêt montent car l'inflation est montée et que le 10an américain était émis à 7 %, maintenant au lieu de 5 %, cela va avoir un impact si vous voulez revendre votre obligation au bout de 5 ans par exemple. Et ben oui, vous avez un bout de papier qui rapporte 5 % alors que l'on trouve aujourd'hui les mêmes bouts de papier qui rapportent 7 %. Donc le vôtre est moins bien. Alors si vous
16:54 voulez vendre le vôtre, il va falloir accepter une décote pour compenser le manque à gagner. Et à l'inverse, ça marche aussi. Si les taux baissent, votre obligation vaut plus cher. C'est pour cela que l'on dit sur le marché obligataire que le prix d'une obligation est inversement proportionnel à son taux d'intérêt. Autre facteur intéressant, plus vous prenez une maturité longue, plus votre capital va subir de la volatilité. Par exemple, sur une obligation à 30 ans, une variation de 1 % des taux d'intérêt de marché va faire varier votre capital jusqu'à 20 %. C'est donc très volatile. Alors plus on parle d'une obligation de longue durée, plus on entre dans le marché obligat. À l'inverse, quand vous avez une obligation overnight, à savoir du jour au lendemain, vous êtes complètement
17:39 insensible aux variations de taux d'intérêt. Dans ce cas, on ne parle plus du marché obligataire, mais du marché du cash, car votre capital n'est plus exposé au risque de l'incertitude lié au futur. Et enfin, quand vous regardez les taux d'intérêt à chaque échéance pour une devise donnée comme le dollar, le 1 mois, le 3 mois, le 1 an, le 5 ans, le 10 ans, vous obtenez ce que l'on appelle la courbe des taux du dollar. Et quand vous voyez une courbe desétaux qui a cette tronche-là, vous savez qu'il y a un problème car théoriquement une courbe des taux sur un marché suffisamment profond, liquide et libre, ça ressemble à ça. Et oui, plus la maturité est courte, plus les taux sont faibles car on ne rémunère pas le risque du temps. Et plus on s'éloigne dans le temps, plus les taux montent car l'incertitude du
18:25 futur est rémunérée avec un premium. Bref, je ne m'appesantis pas sur les courbes de taux car c'est un vrai gros sujet en finance. Mais vous avez le concept et il est très important. En tout cas, la courbe des taux, c'est vraiment le cœur du réacteur financier qui sert à piloter l'économie, loin devant la taille des bilans des banques centrales, la masse monétaire et toutes ces choses qui sont au final assez peu importantes comparées à la courbe des taux. Et qu'est-ce que Tonton Sailor est en train de faire ? Et oui, maintenant vous avez commencé à le comprendre. le début d'une fichue courbe des taux obligataires en dehors du contrôle des banques centrales avec à sa base la maturité la plus courte, le stretch ce qui ressemble furieusement à un stable coin. Et ça c'est fou car soit vous considérer qu'il a l'autorisation de
19:10 faire cela car personne n'y croit en haut lieu car il est pris pour un débile. Soit il le fait avec l'appui de l'administration politique et peut-être financière car tout le monde doit avoir compris qu'il est loin, très loin d'être débile. Ou alors dernière possibilité et il va lui arriver des bricoles dans pas longtemps. En tout cas moi du MSTR, j'en ai pris un paxon car j'adore le projet. Du coup c'est risqué mais la promesse est énorme. Alors en réalité il lui manque encore des choses à Sailor pour pouvoir sortir une vraie courbe des taux. Et là-dessus quand je dis ça, c'est pas une critique hein. Faut juste lui laisser le temps de les faire ces produits à part. Aujourd'hui, il a la base du crédit à court terme, le stretch, mais il n'a pas les autres maturités. Par contre, il a le Strife et le Stride qui reflète une sorte de catégorie investment grade et high yield
19:57 que l'on peut résumer par les obligations de bonne qualité et les obligations de mauvaise qualité. Attention, l'investment grade ou autrement appelé aussi BA ainsi que le high yield autrement appelé le marché du Junk Bond sont aussi deux marchés obligataires très importants car ils permettent aux directeurs financiers du monde de gérer les taux d'intérêt non pas via la maturité mais via le risque de défaut. C'est pour ça que j'ai dit qu'il lui manque beaucoup de produits financiers à notre Sailor car d'un côté il a du stretch sans risque de courte maturité. De l'autre, il a du Stride et du Strife pour gérer le high yield et l'investment grade, mais il n'a pas de maturité spécialement différencié sur ce genre de produits. Donc au global, si on veut résumer, il lui faudrait au moins une dizaine de produits pour grader les
20:44 deux axes maturité et risque afin de proposer un marché obligataire et cash basé sur Bitcoin qui puisse proposer une concurrence réelle au marché obligataire classique et de belles courbes de taux. Donc il a encore du boulot, même si en réalité le design de tout cela aujourd'hui devient assez basique car il a posé les grands principes et il n'a plus qu'à jouer avec les seniorités de paiement et les maturités, donc avec les paramètres pour composer sa gamme de produits. Mais attention, si on s'arrête à aujourd'hui, proposer un taux sans risque de court terme sur une base de Bitcoin, c'est révolutionnaire. Et je vous explique, le taux sans risque, son stretch qui allie grande séorité et courte maturité fait concurrence aux obligations pilotées par le taux directeur des banques centrales. C'est
21:30 quand même le taux sans risque qui permet de piloter toute la courbe des taux d'intérêt derrière. Il est pas bête du tout, tonton Sailor. Dit autrement, en admettant que vous croyez en sa mayonnaise et partant du principe que son taux sans risque est de 10 %. Alors, vous arrêtez tous les projets d'investissement dans l'économie réelle qui vous rapportent moins de 10 %. Fini les investissements locatifs à la noix qui font monter les prix de l'immobilier pour tenter vinement de battre l'inflation pour le plus grand au profit des promoteurs. Vous mettez vos souchont Sailor à la place. Sailor achètera du Bitcoin avec et au bout du compte, ces dollars finiront dans la poche du gars qui doit rembourser son prêt à la banque et ils seront détruits. Oui, la promesse potentielle est encore très risquée de tout ce bazar est de rétablir un taux de marché qui correspond au taux naturel de
22:18 l'économie et par la même occasion de nettoyer le bilan des banques centrales au profit d'une augmentation explosive de Bitcoin. C'est à ce moment-là, en rétablissant le véritable taux d'intérêt de la monnaie que vous commencez à absorber toute une partie des grandes classe d'actifs fondé sur des activités bidon, une partie de l'immobilier la noix, une partie du marché obligataire bien évidemment dont les taux sont truqués, une partie du cash également, mais aussi une partie des actions concernant les entreprises les plus boîteuses et cetera et cetera. C'est une grande entreprise de nettoyage de toutes les fausses valeurs dans l'économie. Et c'est ainsi que Michael explique paisiblement à qui veut l'entendre qu'un Bitcoin vaudra une dizaine voire une vingtaine de millions de dollars à terme. Oui, le gars vous prédit de faire
23:05 un x 100 sur le prix actuel et le pire c'est que c'est même pas complètement dingue. Bon va falloir passer deux ou trois étapes he on est d'accord là-dessus. Je dis pas que ça va être simple mais comprenez la vision. Et plus que cela, si vous achetez du MSTR, au lieu d'acheter des Bitcoin, vous avez le potentiel de faire x 1000 ou x 10000 sur 20 ans, disons, car toute cette machine est conçue pour construire un rendement sur Bitcoin pour les actionnaires de MSTR. Avouez quand même que c'est une dinguerie en soi ce qui nous explique. Et comme c'est une dinguerie mais avec une vision qui a une possibilité de se réaliser, et ben ça m'intéresse forcément et je mise gros là-dessus. Alors pour autant, est-ce que NI ? Bitcoin étant une valeur mondiale et décentralisée, on aura toujours besoin de taux d'intérêt
23:50 différents pour les États-Unis, les pays d'Europe ou la Chine, bref pour chaque zone économique homogène. Et le truc c'est que tout le monde est d'accord pour dire que nous sommes allés tellement loin dans le délire sur les taux d'intérêt et la dette qu'il va falloir une sacrée purge avant que des taux d'intérêt assis sur un Bitcoin qui poursuit son adoption arrive au même niveau qu'un taux d'intérêt proposé par une banque centrale qui émet du Fiat pour faire plaisir à son état de tutelle qui est surendetté. Donc oui, pendant un temps, le temps de l'adoption et du retour à la normale, Bitcoin pourrait faire un carnage sur les assets financiers du monde entier, tout comme ce fut le cas de l'or à certaines époques, mais en beaucoup plus énervé et en beaucoup plus rapide. Car comme on le disait dans les années 2000, avec internet tout va plus vite et tout cela, c'est sans parler du boost qu'une
24:36 généralisation de l'IA, si elle se poursuit pourra apporter car je rappelle que Bitcoin est natif à internet tout de même. Donc si je suis une IA, je veux commercer en Bitcoin. D'ailleurs, en parlant d'IA, je vous invite à aller voir cet entretien avec Michel Kazaka que je recevais dans le cadre du club 42. Nous avons parlé de la stratégie de Michael Sailor et vous verrez que ce sera intéressant d'avoir son avis, mais aussi d'IA, d'énergie et même de la vie extraterrestre qui pourrait exister dans les plis de votre canapé. Oui. Ah, je peux vous dire qu'on est parti très très loin. Mais les membres du club 42 ont paraît-il adoré. Alors à vous de me dire dans les commentaires si cet entretien vous plaît ou alors si ce sont juste des flatteurs intentin faucu.