0:00 regarder ces informations qui visiblement ont fuité mais enfin si la Russie c'est qu'elle les a laissé un peu fuiter. Le président russe Poutine s'est rendu à Sarof, centre de l'industrie nucléaire nationale berceau de la première bombe atomique soviétique. Il a tenu une réunion secrète, en tout cas elle était hors agenda, qui ne figurait pas son programme officiel. Il avait environ 10 minutes entre l'aéroport et la maison des scientifiques. Le programme du président était censé commencer. Or, il était absent depuis plus d'une heure. C'est là qu'on a compris. Plusieurs chaînes locales Telégram ont rapporté le fait que la discussion à l'aéroport portait sur l'avancement des tests du missile de croisière Bouret Vesnique et sur la possibilité de son entrée en service dès 2025. C'est très classique de ce genre de régime. En réalité, ils savent très bien que ça se saura. Oui, mais c'est
0:46 alors et parmi la nostalgie quand même de l'Union soviétique, il y a cette idée que l'Union soviétique était aussi en pointe dans les termes techniques dans l'espace, dans les dans les sciences du nucléaire. Igor Tam qui est un des avec Sakarov qui est un des paires de la bombe de l'arme thermonucléaire soviétique, il était prix Nobel de physique. Voilà. Ça fait combien de temps qu'il y a pas eu de de Russes prix Nobel de quoi ? Mais il faut aussi comprendre le contexte de de cette de cette visite à Sarov. C'était en fait pour fêter les 80 ans de la décision des soviétiques de commencer un programme nucléaire. Donc c'était c'était pas juste une réunion qui avait lieu dans le vide et il y avait toute une célébration. Il a invité beaucoup de jeunes physiciens pour lui poser des questions qui lui a permis donc de parler des méchantes
1:33 élites européennes qui veulent faire la guerre à la Russie. Donc est-ce que c'était finalement pour apprendre que que l'essai du du du bourest boun bouresnic était était un flop ? Le 14e essai était le 14e échec. que le le coup de téléphone, c'est peut-être pour dire ben voilà la grande célébration que nous allions que nous allions avoir que qui devait avoir lieu ben n'aura pas lieu. Donc moi je crois qu'il faut pas non plus trop lire d'information et et trop se laisser emporter par cette agitation que Poutine veut susciter chez nous. Il veut la susciter. Vous savez, il y a une différence fondamentale entre le signalement nucléaire russe et le signalement nucléaire français. C'est que les Français disent très très peu. Les Russes disent beaucoup. Et le problème avec tout ce blabla en
2:19 permanence qui sort de Moscou, c'est qu'il finit par perdre sa crédibilité. Alors, il y a le danger avec ça. Il y a le danger que bah on crie au loup et puis un jour le loup, il est vraiment là et tout le monde se fait manger. Mais ce ce cette espèce de blabla incessant et ben plus personne n'y prête attention. Et on ne devrait pas nous y prêter attention non plus parce que c'est exactement ce qu'ils veulent. Enfin, ils prêtent attention. Oui, puisque visiblement on a vu qu'il y a une telle peur si la si la Russie n'était pas une puissance nucléaire, le tour de la guerre aurait été tout différent. chez les Américains, on se souvient quand même que c'était des préoccupations de Biden. On serait peut-être pas là obsédé par ça. Il était obsédé par ça. Woodward a écrit leur là-dessus. Si si les Russes avaient pas brandi cette menace, certainement les Américains on été plus en peut-être je sais même pas en fait. Je sais même pas s'il y a besoin même de le dire. Ça
3:04 a toujours été une ligne politique américaine he depuis la guerre froide. Attention euh ménager euh la ménager l'Union soviétique et la trouille de l'escalade avec l'Union soviétique, c'est un voilà Biden était vraiment obsédé d'une certaine façon de ce que ce que ce qu'il disent à Washington était vraiment obsédé par cette question nucléaire en particulier. Pourquoi ce bourret vesnic suscite un tel visiblement dans la sa vision de la grandeur exsoviétique aujourd'hui russe chez chez chez Poutine ? Rappelons ce qui représente c'est un une propulsion à charge nucléaire le fait 12 m de long et ça on parle de missile à très longue portée. C'est bien ça. Oui. Ben je crois qu'il a voilà une propulsion nucléaire. C'est ça la vraie caractéristique. C'est un missile à propulsion nucléaire et donc qui peut bah une un rayon d'action qui est qui
3:51 est presque illimité. Il peut faire le tour de la terre pratiquement. Oui. Il y a pas propulsion nucléaire. Vous avez de l'énergie hein tant que vous voulez quoi. Bon le petit problème c'est que je crois qu'ils en sont c'était leur 14e essai et ça fait 14 échecs hein. Et il y a eu des dégâts. Il tomber radioactive à chaque fois. Oui oui non il y a eu des morts enfin ça fait des dégâts. Donc a priori on n'est pas prêt de le voir voler quand même. Mais ça fait partie de ces armes miracles que les voilà que les Russes adorent que Poutine adore en réalité et qui pour l'instant on a pas vu grand-chose hein. Moi j'ai pas la moindre idée savoir si c'est pertinent ou non d'un point de vue militaire. Où est-ce qu'ils en sont ? En revanche, d'un point de vue politique, c'est assez habile parce que rien que cette expression de Tchernobyl volant, on parlait tout à l'heure de l'inquiétude des opinions publiques européenne devant une escalade de la guerre, tout le monde se souvient de de
4:38 de ce qu'il faisait quand on a appris le l'explosion de Tchernobyl. Et donc effectivement, il y a cette inquiétude euh face à face à une escalade. Pardon. Moi, j'entends Ternoby le volant, donc j'imagine un missile qui explose au départ et Ah oui ! Ah oui ! Oui. Alors, de ce caslà complètement en espérant que comme d'habitude les rayonnements s'arrêtent à la frontière. Voilà. Ellisabeth, non, je cette idée enfin c'est vrai que cette idée de Charnoby volant, même si je me souviens pas ce que je faisais, mais je pense que j'étais trop petite, mais euh c'est c'est traitez-nous de vieux Ellisabeth. Regarde qui nous trait de vie. J'étais à Kèvre. Vous étiez tout prêt. Moi j'étais tout près. Ouais. Non mais moi je je me souviens la seule chose dont je me souviens, c'est cette idée que effectivement ça allait pas au-delà des frontières et et cette ce qu'on a
5:26 compris depuis c'est que cette menace nucléaire même si c'est juste la propulsion ou même si c'est une centrale nucléaire comme Zaporij ça fait effectivement écho dans des des parties de la population qui ont très peur de ce que pourrait être une sorte de grande bombe qui nous tombe sur la tête. On disait tout à l'heure déjà quand on parlait des troupes au sol à quel point l'idée que les Américains sont ou non dans l'aventure change tout. En réalité, on en a l'illustration de manière tout à fait spectaculaire ce soir avec ces révélations du Wall Street Journal. C'est vous qui l'avez tweeté, j'ai vu ça sur votre fil Twitter diabète tout à l'heure. Suron le Wall Street Journal, le Pentagone bloque depuis des mois l'utilisation par l'Ukraine des missiles à longue portée pour frapper la Russie et ça va beaucoup plus loin puisqu'on comprend que en réalité le
6:11 moindre tir de missile à longue portée remonte jusqu'à exact. le secrétaire à la défense américain. Une procédure d'autorisation de haut niveau du ministère de la défense qui n'a pas été rendue publique a empêché l'Ukraine de tirer des missiles tactiques à longue portée de fabrication américaine ou attaque MS contre des cibles en Russie depuis la fin du printemps. Donc qu'on comprenne bien, ça veut dire que si l'Ukraine veut tirer au missile, la décision remonte jusqu'au secrétaire d'État la défense des États-Unis. Donc le patron ministre de la défense des États-Unis, il dit oui ou non. Euh oui, d'autant plus que pour tirer aussi loin, pour tirer à des centaines de kilomètres, il faut avoir des catalogues de cibles. Euh voilà, ces catalogues de cible, ils sont américains euh essentiellement. Euh mais et donc je j'ai tendance à penser que de tout temps
6:58 euh les Ukrainiens ont été quand même obligés un peu de passer par les Américains avant de pouvoir tirer tirer le leurs armes. C'est un aveu fascinant quand même parce qu'en terme de souveraineté, on peut le lire d'ailleurs de deux manières. Il y a la façon deux façons de lire quand même en terme de souveraineté, c'est un pays souverain de l'Ukraine. Là, il y a une espèce de de suggestion aux États-Unis qui est quand même complète, c'est non, j'allais dire en fait il y a pour moi, il y a pas une immense info là. C'estàd que si le Wall Street Journal révélait que Pitexf a autorisé les Ukrainiens à utiliser des attaques MS pour frapper dans la profondeur en Russie, je serais tombé de ma chaise et vous m'auriez posé la question. Alors d'ailleurs comment vous expliquez ça ? Vous qui critiquez tout le temps l'administration Trump, j'aurais été quand même bien en peine. J'aurais
7:43 produit un sabitable pour essayer une maison et et là j'ai envie de dire enfin vous attendiez à quoi est-ce que Trump leur dise allez-y, c'est bon bombarder la Russie. émission après émission, on brosse, j'allais dire, le le portrait du trumpisme par Trump. Et donc, je crois qu'on a on a plus le droit de s'étonner de ce genre de d'information. Certes, ça godit, c'est ératique et cetera, mais il y a quand même un horizon qui paraît assez clair et dans lequel moi je fais pas rentrer en tous les cas le fait d'autoriser les Ukrainiens à frapper la Russie, pas chez Trump. Moi, je je rejoins Galager, j'étais pas très étonné. Ce qui est intéressant d'un point de vue aussi de politique interne, c'est que ça montre aussi le poids envoyer Peter Hexet et Eldrich Colby et
8:29 Colby qui est quand même le petitfils de bloqué de l'ancien directeur de de CIA et celui qui surtout commence à gagner cette guerre idéologique en interne, il est très fixé sur la Chine au détriment de tout. C'est-à-dire il l'Europe l'intéresse pas. Il veut que tout soit prêt pour entrer en guerre avec la Chine. Il était impliqué dans le strategic defense review la programmation militaire américaine dans le premier mandat. Il a un poids considérable d'un point de vue c'est lui qui avait bloqué toutes les livraisons à destination de l'Ukraine en disant nous sommes en dessous de nos seuils critiques pour traiter toutes les menaces. Donc on arrête livraison à l'Ukraine et Pitexf vous vous souvenez de cette image à côté de Donald Trump auquel on demande ben qui a pris cette décision et Pitexf qui regardait ses chaussures et on sentait que au niveau
9:16 de la coordination ça avait vacillé un petit peu mais mais il y a il y a un élément pire si on lit l'article du World Street Journal c'est que c'est c'est cette chaîne de commandement si vous voulez ne s'applique pas que aux attaques à Mess américain ça aussi au Storm Shadow et au scalp franco-britannique parce que ils ont des composants américains. Donc aujourd'hui nous en Europe, on on va dire à Trump tous fier oui, on va augmenter nos nos dépenses de défense. Beaucoup de pays européens qui disent bon allez cher Donald, sois gentil avec nous parce qu'on va dépenser plein de fric pour acheter tes armes. Et imaginons que et et qu'est-ce qu'on va faire avec ces armes ? Depuis Texas, ça a eu trois bourbons de trop puis dit bah non, faut pas les utiliser. Mais voyez, ça on dit beaucoup quand même sur notre suggestion parce que pardon, on dit on aime bien se moquer de
10:02 Exet en Europe. On dit vous saz il a eu le scandale signal comme vous avez rappelé, on dit qu'il a la bouteille un peu facile enfin quand même c'est lui qui décide, c'est lui qui presse sur le oui ou le non. Donc en réalité l'homme sérieux dans l'affaire, l'homme sérieux c'est lui pas nous. Parce que nous on parle, on s'agite mais en réalité c'est monsieur qui décide. Parce qu'en plus maintenant ces armes que les Ukrainiens n'auront pas le droit d'utiliser, c'est nous qui les aurons achetés aux Américains pour les leurir. Vous voyez à quel point ou mais c'est quand même enfin on peut dire c'est scandaleux, c'est choquant et cetera, mais objectivement moi je dis bien jouer Trump. Oui. Insistons là-dessus qu'on comprenne bien la chaîne. Donc c'est acheter aux Américains, payer aux Américains, surfacturé par les Américains et en plus c'est eux qui donnent le Oui. Ça va plus loin que ça. Qu'est-ce qui va se passer
10:47 ? On va les avoir les troupes au sol en Ukraine et elles seront sous le commandement de qui ? Les Américains. Oui, c'est vrai. C'est ce qu'ils ont proposé. Attendez, attendez. Comment c'est possible ? C'est ce qu'ils ont proposé. On en a parlé. C'est qui les patrons de l'OTAN ? Vous vous y allez sur le sol et c'est nous qui v gérer. Si c'est une opérationne. Mais ce sera une ils ont dit même sans opération pas mais ce sera simplement ser Regardez regardez vous avez vu regardez Michel regardez Michel regardez la vraie nature des Américains. Vous savez c'est comme dans les les comment on appelle ça ? les X les les les martiens et les envahisseurs ils avaient le doigt spécial ou je sais pas quoi. lui et elle sont pas comme nous. Ce sont deux Américains et ils réfléchissent plus vite comme américain et ils disent en réalité on va chef non mais c'est c'est les enseurs ou voilà personnellement en tant qu'européenne moi ça me choque qu'on a
11:33 pas le courage justement de dire non parce que quand on est et c'est hier ou avant-hir que j'ai entendu cette phrase de d'un responsable américain qui disait vous allez donner des troupes mais on est gentil on on va vous manager on va vous gérer coordonner bon mais même s'il y a pas le drapeau autant ce sera des états majors dans un cadre et le cadre il est commandé par les américains. Voilà le le patron des forces terrestres de l'OTAN c'est un américain. Le patron d'ailleurs des forces en Europe de l'OTAN de toutes les forces de l'OTAN en Europe, c'est un américain. Est-ce que à Kosovo il y avait pas un français qui gérait justement l'opération à Kosovo ? Les les sorties aériennes ? Euh oui. Non mais après de la la sur l'opération de l'OTAN euh en
12:18 Afghanistan euh il y a eu euh Oui, il y a eu encore il y a eu encore des Français, il y a encore des gens qui euh qui commandaient pas forcément américains. Bah à partir du moment où en Afghanistan on a fusionné avec le Enduring Freedom l'opération américaine, il n'y a eu que des chefs américains. Et regardez effectivement comme vous le disiez Rubio lui-même qui aurait dit enfin c'est une différence c'est Reuters qui le qui le rapporte une option serait d'envoyer des forces européennes en Ukraine très bien mais de confier leur commandement et leur contrôle aux États-Unis d'Amérique surtout leur contrôle ou surtout leur contrôle c'està-dire c'est pour éviter de faire des conneries face aux Russes par exemple donc ça pourrait être d'une certaine façon une garantie pour les Russes à l'intérieur de la garantie de sécurité pour les mais c'est comme le kill switch dans l'avion c'est-à-dire c'est une kill switch sur les troupes vous y allez pas oui ben Voilà. Non mais c'est c'est ex voilà c'est une notion de contrôle
13:04 de contrôle technique, de contrôle tactique et cetera.