0:00 Comment finir un discours de façon mémorable sans se contenter du fameux merci ? Quand on arrive à la fin d'un discours, d'une présentation ou d'une réunion, la plupart des gens, même les plus talentueux des orateurs qui passent sur des TX se contentent d'un simple merci. Merci d'avoir été là, merci d'avoir écouté. Et ne vous méprenez pas, exprimer sa gratitude, c'est essentiel. Mais terminé par juste merci, c'est un petit peu comme un dessert sans sucre. Votre auditoire repart et votre impact s'évapore, le soufflet retombe. Alors aujourd'hui, je vais vous montrer une autre façon de conclure, une méthode qui va laisser votre message dans la tête de vos auditeurs, peut-être 1 heure, quelques
0:46 jours, voire peut-être même des années. Donner envie d'agir et même asseoir votre autorité. Alors, pourquoi la fin compte tout autant que le début ? Vous vous rappelez, on en a parlé dans une précédente vidéo, la dernière impression est tout autant importante que la première impression. Et pourtant, beaucoup de personnes qui parlent en public font trois erreurs qui sont fatales. Donc ici, je vais d'abord vous introduire les trois grandes erreurs. La première erreur, ça va être la sortie fantôme. Vous savez ce qu'ils font, c'est qu'ils vont dire "Bon ben voilà, c'est tout pour moi, merci." Et là, il retourne s'asseoir. Pas d'impact, pas de message. Une dernière
1:32 impression un petit peu fade. Le résultat, c'est que leur présentation disparaît en 30 secondes. L'erreur numéro 2, ça va être de terminer avec une FAQ, un moment de question-réponse. Oui, c'est surprenant, mais un moment de questionréponse doit se placer avant votre conclusion. Imaginez, vous venez de passer 10 minutes à convaincre votre auditoire que le télétravail augmente la productivité et là une main se lève et dit "Foutise, c'est n'importe quoi. Les gens travaillent beaucoup moins quand ils sont chez eux." Et là, votre message s'effondre. Tout le monde va repartir avec la phrase de cette interruption. Ah oui ! Et si s'il avait pas tout à fait
2:19 tort ? Parce que en effet, peut-être que les gens sont moins productifs quand ils sont chez eux. H c'est vrai que quand ça m'est arrivé de travailler chez moi, j'avais envie de faire d'autres choses puisque j'étais chez moi. H donc la solution ça va être de placer les questions-réponses avant votre conclusion. Vous pouvez l'introduire par exemple en disant je vais prendre une ou deux questions et puis ensuite je conclurai. Et ainsi vous gardez la main sur votre conclusion et ça garde une note forte. Erreur numéro 3, une faim qui s'éteint un petit peu comme une bougie. Euh voilà. Alors et bien si vous avez des questions, n'hésitez pas. Vous pouvez venir vers moi après la conférence. Voilà, n'hésitez pas à
3:06 venir vers moi. Merci beaucoup. On sent l'hésitation, on sent que vous improvisez, on sent que c'est pas travaillé. Et c'est dommage parce que la dernière impression c'est celle qui reste. Ne faites pas la bougie. Vous voyez cette bougie là ? Juste avant de s'éteindre, toute la cire, elle est décomposée comme un flanc. Ça donne la même impression. Si vous n'êtes pas sûr de vous, si vous ne savez pas où est-ce que vous allez avec votre faim, alors comment on va faire mieux ? C'est là qu'entre en jeu la méthode de la question moteure. Deux mots magiques qui vont changer votre façon de conclure. La question moteur, c'est le principe de terminer votre présentation avec une question mais une question ouverte,
3:51 conçue pour rester dans la tête de votre public pendant des heures. Alors pourquoi une question ouverte et pourquoi ça marche ? Une question ouverte va inviter à réfléchir. Elle ne se consomme pas comme une question fermée avec un oui ou un non. Il faut un petit peu chercher si on veut y répondre. Ainsi, elle prolonge la vie de votre sujet dans la tête de votre interlocuteur. Imaginez une personne du public en train de cuisiner, de faire ses courses un petit peu plus tard dans la journée et là, hop, la question lui revient en tête parce qu'il n'a pas eu le temps lors de votre discours, lors de votre présentation d'y répondre entièrement. C'était une question ouverte. Ça demande un petit peu de réflexion. Ça demande d'aller chercher
4:38 des idées, peut-être des exemples. Peut-être qu'il y a plusieurs idées, plusieurs exemples. Et peut-être qu'il y a des contradictions, peut-être que c'est un sujet vaste. Et c'est là qu'on touche quelque chose d'intéressant. Elle intrigue, elle interpelle et peut-être même qu'elle va amener à agir. Alors, voici les trois étapes pour créer votre question moteure. D'abord, formule votre question en choisissant un de ces mots. Pourquoi ? Comment ? De quelle manière, jusqu'à quel point ? Quelles seraient les conséquences si on oublie le est-ce que qui appelle à juste répondre par oui ou par non ? Dans quelle mesure notre manière de travailler aujourd'hui prépare les générations futures au monde qui les attend ? Comment améliorer nos
5:25 villes sans sacrifier la qualité de vie de nos habitants ? Ensuite, faites-la émerger de façon naturelle au niveau de votre contenu, c'est-à-dire elle doit être le prolongement logique de ce que vous venez de dire. Faire écho aux thèmes, aux enjeux de votre sujet, de votre présentation. Enfin, viser une question sans réponse immédiate. Un point de tension, une zone d'incertitude, quelque chose qui donne envie de continuer d'explorer. Prenons des exemples. Comment offrir aux enfants l'éducation réelle dont ils vont avoir besoin pour s'épanouir dans le monde de demain sur le changement climatique ? À quel moment atteindrons-nous un point où Terraform et Mars sera notre seule
6:12 chance de survie ? Dans le management ? Si on donnait une journée par mois à chaque collaborateur pour créer contrainte, jusqu'où pourrait aller l'innovation ? Et pour renforcer encore plus votre question moteur, votre point final, enchaîner après votre question moteur l'un de ces trois leviers. Le premier, revenir à votre question de départ, votre point de départ, votre hou, votre accroche. Peut-être une question, une anecdote, une citation, une statistique. Revenez dessus. Deuxièmement, frappez fort avec une phrase clé qui finira, conclura votre présentation. Cela doit
7:00 résumer l'essence de votre message. Troisièmement, donner un appel à l'action clair. Par exemple, la prochaine fois que vous prenez la parole, testez l'une de ces trois techniques et observez la différence. Si vous avez commencé par exemple par une question, au début de notre présentation, je vous ai demandé combien d'entre vous avez l'impression de manquer de puissance dans votre voix lorsque vous parliez. À présent, vous avez des clés, des outils concrets pour faire que votre voix soit un véritable instrument de puissance. Exemple de phrase clé pour terminer : "Votre voix est un muscle, entraînez-la et elle vous portera. Ce que vous dites compte, mais comment vous le dites ? Change tout." Donc, récapitulons. Le
7:46 problème, c'est que la plupart des gens finissent par juste dire merci et s'en vont. Ils commettent souvent les trois erreurs dont nous avons parlé. La solution, c'est d'utiliser la question moteur en ajoutant une fin qui soit claire, structurée. Le résultat, c'est un public qui se souvient de vous, qui réfléchit à votre question et qui peut-être passera à l'action. Yeah.