0:00 Je pense qu'on devient pas psy par hasard. Quand on choisit d'aller vers ces métier de psychologues-là, je pense qu'il a une raison profonde. Ça, ça serait une connerie de se lancer en tant que psychologue clinicien sans avoir fait l'expérience soi-même et sans avoir travaillé sur son histoire. on ne doit pas être une éponge, mais moi, je ne sais pas faire autrement que d'être l'éponge. Après, c'est aussi un métier de psychologue merveilleux parce que pouvoir accompagner les gens et voir les gens, c'est un peu éclore comme ça. Je vois vraiment l'image de cette fleur qui vient vraiment... Bonjour, bienvenue sur le podcast Ma Révolution Pro, le podcast qui vous aide à sauter le pas de la reconversion professionnelle professionnelle. Un dimanche sur deux, je vous propose des témoignages inspirants et des interviews d'experts pour vous aider vous aussi à vous épanouir professionnellement. Aujourd'hui, je reçois Jeanne Coiffard, psychologue clinicien clinicienne et fondatrice et créatrice du podcast La Psy, c'est pour les fous.
0:51 Et avec elle, on va parler du métier de psychologue de psychologue clinicien. Comment se reconvertir comme psychologue clinicien ? sont les études nécessaires ? On va parler aussi rémunération, va parler des débouchés possibles et puis on va surtout aborder l'envers du décor. Donc si ce métier de psychologue vous intéresse, restez bien avec nous et puis abonnez-vous à la chaîne pour ne rien rater des prochaines vidéos. Je vous souhaite une très belle écoute. Bonjour Elan. Bonjour. Je suis ravie de t'accueillir aujourd'hui alors que tu es, je crois, en... en escapade parisienne alors que tu vis à l'île Maurice aujourd'hui. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu déjà de ton parcours à toi ? Je crois que tu t'es toi-même reconvertie comme psychologue clinicien à l'époque, il quelques années déjà. Absolument. Alors, je pense que j'ai un parcours assez atypique. Les raisons, je ne sais pas exactement, en tout cas, ce que je peux dire de mon parcours scolaire, universitaire, c'est que je n'ai fait que des choix par défaut.
1:47 Puisque, et je raconte cette histoire dans mon livre La Fleur aux fusils, mais j'avais une forme de pression scolaire de par ma famille et du coup voilà, il n'y avait pas 36 000. possibilités, il y avait un peu une voie royale qui m'était proposée et le reste n'était pas envisageable. Et donc voilà, j'ai fait des choix comme ça pour pas trop décevoir et en même temps ne pas trop m'éloigner de moi, de qui j'étais. Mais sur le plan philosophique, cette notion de compromis, je sais pas si on peut vraiment faire, si vraiment il a des bons compromis, toujours est-il que... En général, au bout d'un moment, ça revient. Donc j'ai commencé par un IUT tech de co que j'ai fait à Aix. Ensuite, j'ai compris que le privé, allait pas être ma cam', donc je me suis dit, bon, si c'est pas le privé, c'est quoi C'est le public.
2:36 Donc je suis montée à Paris, j'ai fait un... une licence maîtrise AES, Administration économique et sociale, en me disant, bon bah peut-être que de travailler dans la fonction publique. Les cours étaient passionnants, j'ai appris plein de choses, mais je me suis dit, non, ça va pas le faire non plus. Là, j'ai eu des cours d'économie sociale et solidaire, et là je me suis dit, oui, le tiers secteur, l'associatif, ça peut être quelque chose qui me botte. Et donc, je voulais m'inscrire dans un master de solidarité internationale. Mais avant de faire ça, je voulais peu être sûre de mon coup et donc je suis allée vivre une expérience de plusieurs mois, six mois au Sénégal. j'ai choisi le Sénégal ou le Sénégal m'a choisi, je ne sais pas. voilà, et au retour, j'ai fait ce master en solidarité internationale.
3:25 Sauf que mon expérience à Dakar fait que j'ai pris connaissance en fait de ce monde-là, du monde de la coopération qui est très très différent du monde de l'humanitaire, j'insiste. Et finalement le monde de la coopération à ce moment-là de mon histoire à 25 ans, pense que j'étais très utopique et que j'ai très vite compris que 75 % des dépenses c'était des. frais de fonctionnement, c'était des 4x4 pour les expats, des belles maisons avec piscine, des chauffeurs, des jardiniers etc etc et que finalement le budget alloué au projet de. développement c'était un peu moindre. Donc j'étais un peu contrariée. Et donc je n'ai jamais travaillé dans cette voie-là. Et puis j'ai fait plein d'autres petits boulots, notamment de la formation.
4:11 Je suis intervenue dans les écoles de commerce à Dakar sur un module de communication interculturelle. Et puis il y avait quand même cette idée de la psychologie qui était là depuis longtemps. Mais à l'époque, au moment des choix, il n'y avait pas Parcoursup, mais c'était le Minitel à notre époque. J'avais émis cette... possibilité là mais très vite on m'a dit mais psycho t'es folle c'est une voie de garage je pense que ça c'est vraiment un cliché qui était très répandu à l'époque et donc j'ai. mis ça de côté et et donc ça revenait je l'avais en tête en me disant bah peut-être quand je serai à la retraite je ferai des cours à la fac en candidat libre et à ce moment là de. mon histoire je rencontre un garçon qui est devenu mon mari avec qui je suis depuis longtemps et qui me dit mais Jeanne pourquoi pourquoi attendre la retraite ?
5:00 Alors là, C'est important, donc. Oui, en effet, pourquoi pas. Et en effet, c'est lui, peut-être, qui m'a donné le petit coup de pouce. La permission que tu avais besoin. Exactement, peut-être la permission... C'est ça. Et donc, cet été-là, je suis à Paris, donc je m'intéresse à la PNL, à l'analyse transactionnelle, voilà, aux outils comme ça, donc je vais à une réunion PNL. Et là, il a un psychologue clinicien qui me parle de l'Institut d'études à distance, qui me parle de l'IED. Je ne connaissais pas du tout... Donc Paris, qui est rattaché à Paris 8 Paris 8, et c'est donc le seul, la seule université pardon, qui permet de faire le cursus entier de la licence 1 jusqu'au master 2. À distance. distance. C'est le seul. Après il y a d'autres fac, d'autres fac à distance, qui proposent la licence, peut-être le master 1 à vérifier, mais en tout cas le cursus complet en France, c'est l'IED.
5:52 Après il y a peut-être des opportunités Canada, Belgique, Suisse, mais en tout cas pour la France c'est l'IED. Et donc, oui, en effet, il a l'UED, donc je commence à m'intéresser à ça et donc je m'inscris quoi. Je m'inscris et me voilà partie pour cinq années d'études qui pour moi se sont transformées en sept ans. Pour quelle raison ? Alors, pour quelle raison ? Parce que ce sont des études qui sont très exigeantes. Donc les trois premières années de licence, je les ai enchaînées comme ça. Je vivais au Sénégal à l'époque, donc j'avais fait faire de mon ambassade mon centre d'examen. Donc j'avais eu l'opportunité, je ne savais pas non plus que ça existait, mais quand on vit à l'étranger, on peut faire ça. Donc j'ai passé mes examens à l'Institut français à Dakar, c'était très confortable. Et après, on est rentré en France et il y a eu une succession d'événements qui m'ont, entre guillemets, un peu ralentis dans mon cursus, dans mon parcours, et ça aussi, j'en.
6:46 parle dans mon livre. Donc en master 1, il mon papa qui est décédé. Et c'était un peu soudain inattendu et du coup, en plus du Master 1, j'ai fait mon deuil. C'est pas évident. Qui est un processus qui est assez chronophage en réalité. Donc j'arrivais pas vraiment, enfin j'ai vite compris que j'allais pas réussir à tout faire. Et au-delà de ce deuil, encore une fois, ce sont des études qui sont très exigeantes. C'est-à-dire que pour être acceptée en Master 1, il fallait avoir des notes vraiment excellentes. Donc je devais avoir 16 de moyenne. Et en fait à l'époque, c'est plus le cas maintenant, mais à l'époque à l'IED, il y avait une autre sélection entre le M1 et le M2. Donc il fallait en plus, de nouveau, être parmi les meilleurs pour espérer avoir une place en master, sachant qu'il y avait très peu de place par rapport à la demande.
7:33 en fait, je ne pouvais pas, je n'avais pas le droit à l'erreur en fait. Donc il fallait vraiment me concentrer. Il y avait 12 matières sur table, un stage de 180 heures, je crois en master 1, plus le rapport de stage, plus le mémoire. Donc c'est quand même beaucoup de travail plus un deuil. Donc je l'ai fait en deux ans. quand je suis rentrée en Master 2, mon fils est né. du coup, là... Là aussi ça prend du temps. voilà, j'ai décidé de m'occuper de lui un peu et de poursuivre mes études. donc immanquablement, ça a pris un peu plus de temps. Donc il m'a fallu sept ans pour cette reconversion professionnelle. Alors si on revient justement sur les études, aujourd'hui pour être psychologue clinicien en France, quels sont les diplômes, les formations qui sont nécessaires ?
8:22 Alors le titre de psychologue clinicien est donc un titre, donc on a un diplôme d'état et l'ARS ensuite nous donne ce titre. L'ARS, donc l'Agence régionale de santé. Exactement. Avec un numéro à délit de professionnels, c'est ça, comme les médecins ? Les médecins c'est RPS je crois ou RPPS. Enfin en tout cas un numéro officiel ça veut vous les dire. Exactement, donc on a ce numéro là à l'issue de nos études, il faire une demande à l'ARS de là où on vit et c'est eux qui donnent ce fameux numéro à Delhi. Donc c'est un parcours en cinq ans. Il y a des discussions actuellement pour transformer ces études en doctorats. Ok. Avec plus 8. Ce qui déjà le cas au Canada. Je trouve que ça fait assez sens parce qu'on parle quand même de santé mentale et donc c'est pas rien. C'est une grosse responsabilité et selon moi les 8 ans sont largement justifiés et en réalité c'est quand même un peu ce qui se passe dans la pratique c'est à dire qu'en effet.
9:17 il faut valider un master 2 donc c'est 5 ans d'études sauf que la plupart d'entre nous pour devenir psychothérapeute et bien en fait il faut se former à une psychothérapie et. selon l'outil qu'on choisir. cette formation, elle prend ce temps-là, fait, elle prend entre trois et cinq ans de plus. Alors c'est pas du temps plein évidemment, mais néanmoins au final on y arrive quoi. Oui parce que ce que tu veux dire c'est que dans les études de psychologie les cinq premières années universitaires, on n'apprend pas vraiment à faire de la psychothérapie ? Pas du tout même, absolument pas. En fait, y a vraiment psychologue clinicien et psychothérapeute, c'est selon moi, enfin et puis c'est pas que selon moi d'ailleurs, c'est deux choses différentes. Le psychothérapeute, pardon, il est formé à une psychothérapie.
10:04 Or, pendant les études, c'est pas ça qui se passe. C'est-à-dire qu'il a un tronc commun en licence. en psycho, il y a quatre grands domaines. Psychosocial, psycho du développement, psycho clinique et psycho-cognitive. Et donc, on va un peu balayer ces quatre dimensions pour pouvoir faire des choix, fait, arriver en master et se spécialiser. Voilà. Et une fois que... on se spécialise, et bien là on va plutôt choisir une voie et donc délaisser les autres. Donc même quand on choisit la voie de psychologue clinicien clinicienne en master, on se spécialise dans ça, tu dis on n'apprend pas de la psychothérapie. Non. Donc après si on veut recevoir des gens en cabinet par exemple, notamment, tu dis il faut aller se former derrière un Exactement. Bien sûr qu'on le fait, mais oui, selon moi on n'est pas psychothérapeute tant que de un on n'est pas soi-même passé en psychothérapie.
10:58 pour moi c'est un incontournable. Et de deux, avoir été formée et supervisée dans la psychothérapie. ce que je suis en train de dire là, c'est assez... Il a un parallèle à faire avec la Suisse. Puisque en Suisse, c'est cinq ans d'études et après, pour être remboursé, pour que les psychologue cliniciens soient remboursés par les assurances, c'est un système qui est très. différent, il faut que l'étudiant s'inscrive dans une masse. Et donc une masse, c'est une formation en cinq ans où... l'étudiant, enfin le psychologue clinicien va choisir une psychothérapie et pendant ces cinq ans il a plusieurs pans donc il faut qu'il fasse un travail, ce que je viens de dire en fait, il. a un travail sur lui plus il travaille donc c'est à dire il est déjà dans un service, il est supervisé donc il peut déjà mettre en pratique ce qu'il apprend plus la partie.
11:44 formation et il est supervisé dans la psychothérapie qu'il a choisi voilà et nous c'est ce qu'on fait. un petit peu en marge, c'est pas reconnu comme tel mais il a énormément de psychologue cliniciens qui font ça en tout cas pour faire de la psychothérapie il faut se former à un outil quel. qu'il soit en fait. Oui donc on a les psychologue cliniciens diplômés d'état qui ont été à l'université et puis il a à côté tout ce qu'on va appeler les thérapeutes, psychoprêtiens qui eux, quelque part, vont. directement se former à un outil sans passer par la case universitaire. Quelle est la tombe pointe vue un peu là-dessus ? Alors moi je suis, enfin je sais pas si je suis vraiment tranchée ou pas, je trouve que quelque part c'est un peu problématique. Parce que en effet pendant ces études, quand même, Master 1, Master 2, on a une énorme masse de psychopathologie.
12:36 En ça, on va avoir des connaissances similaires à celles des psychiatres. Sans être médecin évidemment, puisque les médecins eux peuvent prescrire des médicaments. C'est la grosse différence. différence entre psychologue clinicien et psychiatre. Néanmoins, en terme de connaissances théoriques, on a les mêmes. Et donc quand on reçoit des gens, si on n'a pas ces connaissances psychopathologiques, ça peut être un peu problématique, pense, pour l'accompagnement en fait, de savoir qui on a. en face de nous. Alors l'idée bien sûr, c'est pas de mettre les gens dans des cases ou de coller des étiquettes, non, mais quand même, je pense que c'est une base nécessaire. Après, je vais un peu nuancer mon propos là, parce que... On sait, il a des études qui l'ont prouvé d'ailleurs, que ce qui fonctionne dans le travail psychothérapeutique, c'est cette notion de l'alliance thérapeutique.
13:29 Je crois que 70 % des fonctionnements des thérapies, en tout cas sur des études qui sont sorties, sont liés à la relation. Exactement. C'est pas autant, en tout cas, c'est le chiffre le plus gros dans les différents facteurs. Il y a des facteurs spécifiques et des facteurs communs. Donc l'alliance thérapeutique est le facteur commun à toutes les psychothérapies. J'ai plus en tête 40%, mais peu importe. En tout cas, c'est le plus gros pourcentage qui va avoir un impact positif sur l'efficacité du travail. Et je pense qu'il a des psychologue cliniciens qui sont mauvais et des psychopaticiens qui sont très bons dans le sens de l'alliance. Donc c'est pour ça que je veux un peu nuancer mon propos pour cette raison-là. Mais c'est vrai que la base des connaissances en psychopathologie, est quand même...
14:18 Oui, parce qu'il y a des psychologue cliniciens diplômés d'État qui font les 5 ans et qui ne pas derrière se former parce qu'il n'y a aucune obligation. C'est chacun fait ce qu'il veut et qui du coup se retrouvent dans des cabinets mais ne savent pas vraiment faire parce qu'ils n'ont jamais appris. Exactement. Ça, arrive et puis il a même des psy, j'en ai rencontré en tout cas sur les bancs de l'université, peut-être que depuis ils ont fait un travail mais pendant les études des. étudiants qui n'avaient pas commencé de thérapie. Pour moi, c'est impensable. Mais voilà. Mais qu'on n'ait pas d'obligation. Exactement. c'est un autre point qui est assez étonnant, qu'il ait pas d'obligation. Selon moi, ça devrait être comme une matière en fait. faudrait une attestation du psy, sans parler de ce dont on a travaillé.
15:03 en fait, est-ce que tu allée vivre cette expérience ? C'est l'apprentissage de manière empirique quoi. Qu'est-ce qui se passe quand on est assis sur le fauteuil ? Qu'est-ce qui nous traverse ? Qu'est-ce qui nous anime ? Si on revient en tout cas sur ceux qui ont envie d'aller vers la psychologie d'État, j'ai fait avoir beaucoup de clients qui sont très intéressés par la psychologie,. l'accompagnement et qui se posent plein de questions sur ce que je vais vers l'université, est-ce que je me forme dans des pratiques alternatives, va dire. Comment ça se passe, ces études à distance ? sont un peu les difficultés ou les points de vigilance qu'il faudrait avoir ? Alors c'est vrai que c'est un parcours qui est vraiment semé d'embûches. De mon envie. Mais pas impossible. Quand on a ça à l'intérieur de soi, on peut soulever des montagnes.
15:52 L'idée ici, vraiment d'être réaliste et d'être au plus près des choses. Exactement. Donc non, c'est pas simple. Si on a la chance de ne pas avoir à travailler. Ça c'est vraiment le luxe suprême, ce qui est quand même assez rare. Mais avoir un travail à temps plein, me paraît assez compliqué, mais il a plein de gens qui y arrivent. Maintenant, à l'IED, je suis passée de l'autre côté, j'encadre les stagiaires, les master 1 sur les rapports de stage. Et donc c'est amusant de constater qu'il n'y a quasiment que des personnes en reconversion professionnelle, que des femmes, ou en tout cas une écrasante majorité, qui eu justement une. quarantaine d'années. et qui sont en reconversion professionnelle. oui, certaines d'entre elles travaillent à côté et en effet c'est difficile d'allier les deux parce que comme je le disais tout à l'heure ce sont des études qui sont très.
16:45 exigeantes. Vraiment très très exigeantes. À quel niveau c'est exigeant ? Parce que quand je l'expliquais, 12 matières sur table, 12 partiels, c'est énorme ! Et si seulement... C'est un peu critique de ma part, mais si seulement on faisait appel à notre bon sens. Mais non, on demande de la parquerisation en fait, malheureusement encore. Oui, c'est très universitaire. Et donc ça veut dire qu'il faut engranger des connaissances. Et à un moment donné, pour apprendre, il faut se le répéter, il faut la lire, l'affiche. Et donc ça demande du temps. Parce que concrètement ça se passe comment justement ? des cours qui sont synchrone, asynchrone, c'est des vidéos qu'on regarde quand on veut, c'est des trucs à lire. Alors à distance c'était principalement des polycopier, voilà, donc il faut être très rigoureux.
17:33 Alors ça par contre oui, à distance, il n'y a pas de j'ai un emploi du temps, je sais que je dois aller tel jour à tel endroit, voir telle matière etc. Non, là c'est toi et toi-même, donc tu te lèves le matin, tu te fais ton programme et donc oui je pense que la rigueur et la détermination c'est deux... Autonomie aussi quoi. Oui exactement, ouais ouais. avancer seule mais encore une fois quand on sait pourquoi on fait ça je pense que c'est assez c'est pas très compliqué en tout cas on arrive à trouver les ressources pour ça mais. oui oui c'est très exigeant parce que ça demande du temps parce qu'on a quand même encore une fois ces connaissances en psychopatho bah il faut les acquérir donc du coup il faut. bûcher quoi. Parce que c'est conciliable les études de psychos avec un travail à l'université classique en formation initiale ou c'est forcément à distance ?
18:22 Non, non, on peut aller à la fac. Mais tu dirais que c'est conciliable avec un travail à temps plein ? non l'université non. Non, je ne pense pas. Oui, c'est pour ça que la plupart vont à distance. En tout cas, en reconversion professionnelle, c'est à distance parce que justement, a cette latitude de pouvoir bosser le soir et le week-end si on veut ou alors moi, par exemple, je travaillais. à mi-temps, donc ça me permettait de moduler et quand je n'étais pas au boulot, j'étais sur ma chaise de bureau. Donc ça c'est la licence et puis ensuite maintenant il a l'entrée en master qui est devenue très compliquée en France. Comment ça se passe quand on est en reconversion professionnelle à distance ? C'est les mêmes exigences, vraiment. Je ne pas quoi dire de plus parce que c'est très sélectif. Est-ce que tu peux nous parler peut-être de la sélectivité qu'il a aujourd'hui en master que peut-être certaines personnes ne connaissent pas parce qu'ils ont quitté les bancs de.
19:12 l'école il a certain temps déjà ? Alors c'est vrai que entre le moment où moi je me suis reconvertie et aujourd'hui, y a eu justement Parkour Soup qui n'y avait pas au moment où moi j'ai fait ça. je pense que maintenant... Il y a la plateforme Mon Master. Voilà, c'est ça, Mon Master. En tout cas, ce qui est certain, c'est que les chiffres sont assez accablants. D'ailleurs, j'en parle dans mon podcast. Alors je ne plus forcément les avoir en tête, mais il y a 4000 demandes pour 50 places. Je ne sais plus quel est le ratio, mais en tout cas, c'est important. Et d'ailleurs je fais une blague dans l'épisode en disant il vraiment être fou pour... L'apsu c'est pour les fous mais dans le sens pour nous les professionnels aussi quoi, faut être un peu fou pour choisir cette filière mais comme c'est aussi une filière passion, une. filière vocationnelle, bah on a tous nos...
19:59 de très bonnes raisons. Donc il a un gros écrémage en fait qui se fait, ça veut dire qu'il a aussi comme tu le disais toi-même tout à l'heure dans ta propre expérience, il avoir des très très bonnes. Exactement. Pour espérer passer en master. Exactement. Et sinon... Du coup on fait quoi ? Savoir rien ce qu'on a fait Absolument. C'est ça hein ? Alors heureusement maintenant il y a une sélection en licence pour arriver au master et une fois qu'on y est on va Moi c'était pas cas. Moi je connais des gens qui sont restés sur le carreau avec un master 1 et qui pas pu aller en master 2. C'est assez fou. C'est plus le cas aujourd'hui, bonne chose. Après quand on est plus jeune, alors là on parle de reconversion professionnelle mais... Si on n'arrive pas à pousser la porte du master, bon déjà faut pas se décourager.
20:44 Si ça marche pas une première année, peut-être faut retenter. Après j'ai parlé du Canada, de la Belgique, de la Suisse, pourquoi pas. Mais bon en général quand on est en reconversion professionnelle, on a une famille, on est implanté dans une géographie, donc c'est pas facile. Après il peut y avoir des choses, des parcours comme ça. Pourquoi pas vers psy-scolaire, ça peut être une option, mais là c'est encore une autre... Donc là je crois que c'est un concours, on a une licence de psycho, il a le concours de psychologue clinicien scolaire. Après, si ce métier de psychologue de la relation d'aide nous plaît, peut aussi peut-être aller vers eduXp, il a des passerelles. Après si vraiment l'objectif c'est d'être psychologue clinicien, il faut s'accrocher, il faut s'accrocher et peut-être...
21:30 Quand on n'est pas pris la première fois, faire en sorte que notre dossier ou notre CV soit peut-être plus attrayant. Mais là encore une fois quand on est en reconversion professionnelle, ce pas forcément évident de faire des stages supplémentaires. Mais en tout cas, j'ai écrit un article sur ça, sur qu'est-ce qu'on fait si on n'a pas son master. Mais c'est vrai que ça s'adresse davantage aux jeunes de 20 ans. Mais on peut faire un service civique, on peut partir... faire un volontariat de solidarité internationale, peut partir n'importe où juste pour apprendre une autre langue, vivre une autre expérience, faire du bénévolat, en tout cas,. faire en sorte que son CV soit plus attrayant pour que ça passe sur une prochaine demande.
22:16 Je sais pas si tu vas avoir la réponse, mais est-ce que les personnes en reconversion professionnelle sont désavantagées, avantagées ? Est-ce que ce qu'on a fait avant peut être... un plus ou à l'inverse quelque chose de négatif ? Alors tout dépend de l'endroit où on va toquer. pense que par exemple l'IED c'est vraiment c'est le fonds de commerce de l'IED. C'est les femmes de 40 ans en reconversion professionnelle. Pour les masters ensuite, pour l'entrée en master. Oui, en effet ça dépend. L'IED ils sont habitués à ces genres de profils. Bon, je pense qu'il a toujours, partout, y a toujours un pourcentage de personnes qui sont, entre guillemets, pas dans les clous, c'est pas du tout ce que je veux dire, qui. vont pas être comme toutes les personnes.
23:05 Moi, je trouve que c'est un atout dans une classe d'avoir quelqu'un qui plus âgé, qui a plus d'expérience, qui a vécu d'autres choses. Au contraire, je trouve que c'est un atout, mais après, c'est pas moi, je suis pas dans le jury. Est-ce que justement, tu parlais de classe, là, est-ce qu'à l'IED, il a des regroupements. ou est-ce qu'on est vraiment aussi seuls, seuls avec ces fiches et ces polycopiers ? Alors il a, et c'est exactement le mot, ces regroupements, il y a deux regroupements par an, en présentiel en général, après, comme moi en l'occurrence je suis loin donc ça s'est. fait en visio, mais on a quand même été deux fois quatre heures au même, dans un même temps en tout cas, ensemble. Et ce dans toutes les matières. Donc il y a quand même du lien qui se fait. Là je sais que le petit groupe que j'ai accompagné, avaient un groupe WhatsApp, il y avait beaucoup de solidarité, beaucoup d'échanges, beaucoup de communication, donc on n'est pas.
23:56 non plus seul. Plus il a un groupe Facebook je pense, des étudiants de l'IUD, enfin c'est sûr même. Donc ils arrivent à créer quand même un un esprit un peu communauté. Exactement, de pouvoir poser des questions, on n'est pas seul, seul, seul. Alors je crois qu'il y a une autre problématique, ce sont les stages. On s'accroche toujours. Exactement. Est-ce que tu peux nous en parler un peu ? Là, pareil, les étudiants renvoient et ça a été évidemment mon expérience aussi, où il faut envoyer quand même beaucoup de CV avant d'avoir une réponse. Bon après, je pense qu'on finit toujours par trouver, mais on va peut-être pas trouver spontanément ce vers quoi on serait allé ou le rêvé, entre guillemets.
24:44 Mais oui, il faut vraiment s'accrocher. Je pense qu'on arrive toujours à trouver mais c'est quand même beau. Là aussi c'est chronophage de faire ces dossiers là. Faut aller chercher. Si on n'a pas des connaissances, en tout cas... Parce que c'est en licence ? C'est parti de quel moment obligatoire Alors 3, a un stage de une centaine d'heures. Et après c'est 280 en master 1 et je pense que c'est le double, quasiment le double en master 2. Qu'est qui fait que c'est si difficile à trouver ? Alors il y a plein de raisons. En général quand on cherche un stage, on va plutôt avoir tendance à chercher un stage en institution. Et en fait les politiques gouvernementales depuis certaines années sont plutôt dans le sens de moins de services publics.
25:31 Donc il y a aussi je pense moins de psychologue cliniciens en institution. Donc déjà il a cette raison. Et ensuite, a beaucoup de psy et là, c'est un appel, s'il a des psychologue cliniciens qui nous écoutent. C'est aussi un appel de dire, essayer de voir si quand même il a pas moyen de moyenné, parce que c'est vraiment hyper difficile. Et ça peut être un vrai atout parce que c'est un regard extérieur. Ça peut vraiment être une force sans que ce soit un remplacement d'un congé-mat, parce que ça, on le voit aussi beaucoup. Donc, ce n'est pas l'idée non plus de mettre les étudiants en difficulté. Mais je pense que ça peut être une force en fait, et pas simplement le voir, il faut que j'accueille un stagiaire, ça va être chronophage, j'ai pas le temps, etc. Ça fait partie de la formation. c'est vrai que moi je trouverais formidable que ce soit un peu comme les études d'infirmier, où il a un cursus, on passe par différentes, ça serait vraiment génial.
26:23 Les différents services, veux dire les différents instituts, c'est globalisé. plus ou moins préprogrammés, un peu comme en médecine. Peut-être si on passe à 8 ans d'études, c'est peut-être ce vers quoi on va attendre et je pense que ça serait plutôt sain d'avoir voilà ce panel parce qu'en fait être psy en. psychiatrie, en service fermé, en service ouvert, être psy dans une association d'accueil des migrants ou être psy à l'aide sociale à l'enfance ou être psy en prison, ça n'a rien à. voir. Il y a quand même quelque chose, il y a un fil rouge, il y a quelque chose de commun dans la posture probablement mais c'est en fait on. C'est comme si on ne pas le même métier de psychologue. On va venir au débouché. Quand on a fini ce parcours de combattant des études, on arrive, on est psychologue clinicien.
27:10 Quelles sont les opportunités, les débouchés, comment on exerce ? Maigre. me réponds que celle-là... C'est maigre. Mon expérience, c'est que, une fois diplômée, contente, j'ai cherché, j'ai envoyé... des centaines de CV, mais là aussi j'étais pas mobile. C'est aussi le problème de la reconversion professionnelle. Encore une fois, on est souvent ancrés dans un territoire avec des enfants qui vont à l'école ou un conjoint ou une conjointe qui travaillent déjà. Donc on est un peu limité. Donc moi, j'étais à Toulouse à ce moment-là, j'ai envoyé des centaines de CV. Sauf qu'à un moment donné, faisait sept ans que j'étais en reprise d'études, il fallait y aller quoi, il fallait travailler. Et donc c'est comme ça que j'ai pris la décision de me lancer. dans le libéral, mais c'était pas confortable du tout cette affaire.
27:58 Franchement, je pense que j'aurais préféré commencer en institution parce que je pense que le travail pluridisciplinaire est extrêmement riche. Alors parfois, l'institution peut être un peu maltraitante par manque de moyens, vraiment. Mais quand ça se passe bien, quand on tombe sur une bonne équipe, c'est aussi très riche. Ça peut aussi être une expérience humaine professionnelle absolument incroyable. Et moi j'ai pas eu cette opportunité là et vraiment je le déplore et je me suis lancée parce que j'avais commencé à me former à la thérapie ICV. ICV tu veux nous préciser ? pardon excuse-moi. Intégration du cycle de la vie et même maintenant on dit LI, Life Span Integration, ça vient des Etats-Unis donc maintenant on parle de LI, ICV pour parler de cette thérapie et.
28:50 donc j'avais... pendant mon master j'avais commencé à me former à cette thérapie et donc même si c'était très inconfortable pour moi de me lancer en libéral j'avais quand même l'outil, j'avais. quand même un début de quelque chose. C'est ce dont tu parlais tout à l'heure au début. Exactement, donc j'avais quelque chose, peu une grille pour l'action quoi, quelque chose qui m'a aidé à me lancer, qui m'a rassuré, voilà je savais un petit peu où je mettais les. pieds, je savais comment mener mes premiers entretiens, j'avais, en ICV on a des protocoles donc voilà c'était... Pour moi, c'était très rassurant d'avoir ça. en parallèle, je me suis directement inscrite dans un D.U., donc diplôme universitaire en systémie, thérapie familiale. donc au fur et mesure, la systémie, là, c'était trois, le D.U., pardon, c'était trois ans.
29:36 Et donc, tous les mois, j'avais ce rendez-vous à la fac à Toulouse. Et donc, le temps passant, j'avais de plus en plus d'outils que je pouvais expérimenter, mettre en pratique, en tout cas me reposer sur ça. Et heureusement que j'avais ça, sinon. ça n'aurait pas été la même expérience. Parce que c'était difficile de trouver une institution, tu t'es directement orientée vers le libéral. Moi je lisais article dernièrement où les jeunes psychologue cliniciens disaient la même chose. Parce que les institutions, c'est souvent dans les domaines publics, les secteurs publics. Exactement. Ou associatifs. Mais aussi mentionnés par l'Etat. Et puis, tu vas me dire si c'est exact ou pas, mais je crois que c'est souvent aussi des cartons ou des mitans, des postes qui sont souvent assez fractionnés. qu'il a un quart temps là, un quart temps là, un quart temps là et que c'est assez difficile d'avoir un temps plein, c'est ça ?
30:24 Oui, c'est vrai que les postes à temps plein sont rares, exactement. Et donc on se retrouve dans des situations de mi-temps, de temps partiel, ce qui peut être une aubaine entre guillemets parce que c'est pas inintéressant d'avoir une pratique en. institution et une pratique libérale. trouve ça, moi j'aurais bien aimé faire ça comme ça. Et dans ce cas là, ça peut être une chance en fait de... De mixer les deux. Exactement, de mixer les deux. Mais tout le monde n'a pas envie, en fait quand on est au libéral on est entrepreneur et donc c'est encore autre chose. Ça veut dire de la Com, ça veut dire de la ça veut dire des choses auxquelles on n'est pas du formé parce que ça, pareil, les études ne forment pas ça, malheureusement. Et donc on découvre tout ça aussi avec le libéral. Oui parce qu'il suffit pas de mettre une jolie plaque « psychologue clinicien diplômé d'État » pour que le cabinet soit plein.
31:11 Absolument. vraiment. toi t'as développé ? Je sais pas si tu veux partager comment t'as développé ? c'était intéressant en effet. Au début évidemment j'avais pas de patients. Alors je crois que les plannings en ligne pour ne citer personne ça m'a quand même aidé à me faire connaître. Ce qui a été particulièrement pertinent et utile, c'est que... Tu parles de Doctolis, peut-être ? Pour ne pas les nommer, mais comme je trouve qu'ils sont atrocement chers, je n'avais pas forcément... Oui, parce peut-être que les gens ne le savent pas, mais effectivement, les psychologue cliniciens, les médecins qui sont dessus, payent tous les 139 euros. 139 euros. Donc sur un an, ça fait 1500 euros. C'est énorme. Et en fait, autant quand on est dentiste, médecin... Voilà, il a pas le même chiffre d'affaires.
31:57 Donc finalement, ça peut se noyer un peu, mais sur un chiffre d'affaires de psychologue clinicien, c'est énorme, 1500 euros. Surtout quand on débute en plus et qu'il a pas beaucoup de clientèle encore. C'est facilement 10%, en fait. Peut-être un peu moins quand on se fait connaître et qu'on a... plus mais c'est un gros budget. ça t'a aidé néanmoins quand même ? Ça m'a un peu aidé et ce qui m'a aidé surtout c'est que quand j'avais pas de patients j'avais fait des petites cartes de visite alors c'était il a quelques années peut-être il. a d'autres méthodes mais en fait ce que j'ai fait c'est que je suis allée dans les salles d'attente des médecins donc j'ai fait vraiment la postière j'ai identifié tous les. cabinets de médecins généralistes autour de mon lieu d'exercice et vraiment je suis allée attendre dans les salles d'attente pour aller me présenter.
32:42 Donc premier rendez-vous, j'ai attendu mon tour. Au moins une heure. ensuite, j'expliquais aux personnes dans la salle d'attente en disant écoutez, je suis psychologue clinicien, je viens me présenter, j'en ai vraiment pour cinq minutes, je vous jure. Et c'était le cas parfois, beaucoup moins. Et donc je pouvais dire, ben voilà, je viens de m'installer, je suis dans tel endroit, voici ma carte. Si un de vos patients a besoin d'un accompagnement psychologique, vous pouvez lui donner ma carte et ça a fonctionné. Ça a fonctionné. Alors on va parler rémunération, a un peu abordé le sujet. Alors j'imagine que c'est différent quand on est un libéral et quand on est à l'institution, mais quel est le salaire moyen ou un peu les normes en tout cas ? Alors ça aussi j'en parle dans le podcast dans l'épisode 5 en particulier.
33:28 On est sur du 22-25 cas par an. Ouais, ce qui n'est pas fou. Non, ce qui est nul. Franchement, faut le dire. Non, en fait j'ai fait les calculs, le taux horaire d'un psy en institution, mais au final ça revient au même en libéral, je vais expliquer pourquoi. On est sur du 12 euros. Ce qui est à peine plus que le SMIC pour 5 ans d'études, ou 7 selon les personnes. Et bientôt 8. C'est complètement déconnant cette affaire. que mine de rien on a une forme de responsabilité, enfin on reçoit... vend pas du chocolat, même si ça peut être peu anti-dépresseur cette affaire. voilà, on a quand même une responsabilité, sans parler de la charge émotionnelle de ce travail-là.
34:15 c'est quand même... Pas cher payé. Non, c'est vraiment pas cher payé. Mais j'embarque avec moi les sages-femmes, les infirmiers, les profs. Les profs, fait, tous les métier de psychologues du Caire, et ça j'en parle dans l'épisode 6 de mon podcast, où je fais le lien entre la forte féminisation du métier de psychologue et cette situation où la. rémunération n'est pas vraiment en adéquation avec notre mission. Alors tu disais c'est la même chose en libéral et en... Parce que alors en libéral on pourrait croire que les gens pensent qu'on gagne comme les médecins mais en fait déjà pas du tout parce qu'en une heure on a un patient donc selon. les endroits c'est entre 50 et 120 euros à paris par exemple les loyers sont chers etc donc l'heure elle va être à ce prix là alors que un médecin généraliste maintenant on est.
35:06 sur du 10 minutes l'entretien donc ça fait 6 patients à 30 balles bon voilà on fait le calcul c'est facile. Et puis, c'est pas encore une fois, c'est pas le même travail, donc c'est pas comparable. Mais du coup, on va gagner beaucoup moins. Et ensuite, en fait, on a des charges énormes. Une fois qu'on enlève le loyer, une fois qu'on enlève tous les frais d'Internet, de Doctolib ou autres, qui peuvent être un peu moins chers, mais peu importe, l'URSAF. L'URSAF, c'est sympa l'URSAF. Plus une prévoyance parce qu'en fait quand on est psy, il faut quand même avoir une petite assurance au cas où quelqu'un porte plainte contre nous. Bon, je crois que ça n'arrive pas souvent, mais il faut le faire quand même. La SIPAV, la retraite de la SIPAV, c'est une cata. Donc en fait, il faut aussi cotiser de son colté, sachant qu'un euro cotisé et un euro reversé.
35:56 Donc si je cotise 100 balles par mois, on va me donner 100 balles par mois. En fait pour avoir une retraite à 1005, il faudrait donner 1005, ce qui n'est pas possible puisque c'est à peine ce qu'on gagne. Donc en fait, mi bout à bout, quand on fait le calcul et l'autre aspect, en tout cas moi ça a été ce que j'ai vécu, c'est que c'est pas un travail qu'on peut faire aux 35 heures. semaine. C'est pas possible. Enfin en tout cas pour moi, mais j'en parle autour de moi avec des collègues, on est beaucoup à dire la même chose. C'est un taf qu'on peut faire 18-21 heures. semaine en tout cas dans l'écoute active. Pour quelles raisons même si ça peut paraître assez logique mais j'aimerais bien que tu détaille un peu plus cet aspect là. Alors il y en a plusieurs la première ce qui me vient c'est quand même la charge émotionnelle parce que quand on est psy alors même si on y viendra c'est la question.
36:46 d'après mais donc je passe. Les gens qui viennent nous voir c'est en général pas des gens qui vont très très bien. Et c'est des gens qui ont des histoires de vie qui sont parfois difficiles. Il y a du trauma, y a des choses pas cool quoi. Et donc on entend ça tout au long de la journée, tout au long de la semaine, des mois, des années, etc. Donc ça, peut être très pesant sur soi d'être cette éponge-là, enfin de se réceptacle. tout cas, la personne qui reçoit. En tout cas, voilà, donc ça déjà, ça c'est difficile. Et ensuite, quand on est en libéral, et bien je disais tout à l'heure, il a tout un pan de comptabilité qui prend du temps, d'organisation de son planning, d'appeler les patients.
37:38 qui prennent rendez-vous, etc. Voilà, il y a tout un pan administratif qui n'est pas négligeable en réalité, donc il faut y consacrer du temps. Le temps fire en institution, a ce qu'on appelle un temps fire, formation, information, recherche. Les gens ne savent pas ça, mais c'est très intéressant quand on est en institution. C'est un peu de fait où on a 20 % de notre temps de travail, donc sur un temps plein c'est un jour, où on est supposé pendant ce temps-là actualiser nos connaissances. C'est intéressant sur le principe. C'est vraiment super parce qu'en effet c'est un métier de psychologue... comme en médecine, où il faut vraiment actualiser son savoir parce qu'il a des études qui sont faites régulièrement et donc ça bouge et donc il faut être au fait quoi, faut être au. goût du jour. ça aussi, quand on soit en institution ou en libéral, il faut lire, il faut s'informer, il se former, c'est des métier de psychologues aussi où on a de la formation continue et donc tout ça, prend.
38:33 aussi du temps. Donc si on fait un 35 heures, ce qui pour moi est très difficile, je trouve émotionnellement. s'ajoute à ça le pan administratif, s'ajoute à ça le pan de la formation, information, etc. Donc dans mon podcast, j'ai interviewé une personne d'un psy que je connais qui s'appelle Arnaud et il dit oui, oui, je gagne beaucoup mieux aujourd'hui que je suis en libéral. qu'avant quand j'étais en institution. Mais par contre, il dit qu'il travaille 80 heures semaine. Donc en fait, si on fait le calcul de son taux horaire, là, je pense qu'on rigole. si énorme que ça quoi. Et puis en fait moi personnellement j'ai pas du tout envie de travailler 80 heures semaine, ça m'intéresse pas, j'ai envie de m'occuper de mes enfants, j'ai envie de prendre. du temps pour moi, pour ma famille.
39:20 Et puis de toute façon tu, alors je sais pas comment lui fait mais on parle effectivement de cette gestion émotionnelle, ce côté éponge, moi c'est beaucoup de clients qui parfois. voilà sont très intéressés puis me disent mais j'ai très peur de pas être capable de, les personnes qui se sentent plutôt très empathiques, très sensibles ont peur de ça, comment. ça se gère ? Est-ce que ça s'apprend dans la posture ? Comment ça se gère ? Alors moi, j'ai pas découvert le secret. Genre toute honnêteté, en toute transparence. Je n'ai pas découvert le secret. Je sais pas si c'est triste, c'est comme ça. Mais là, je renvoie à Pascal Brion, est une psychologue clinicien clinicienne canadienne, qui a écrit un livre qui s'appelle « Entretenir sa vitalité des dents. Et donc elle donne des petites pistes et du coup je m'appuie sur ses propos dans le dernier épisode, le 9ème et dernier épisode du podcast où elle explique voilà comment on.
40:13 peut faire justement pour entretenir cette vitalité des dents parce que c'est un métier de psychologue qui peut dévitaliser. Et moi ça a été un peu mon expérience, raison pour laquelle je me suis tournée vers le podcast parce qu'aujourd'hui je suis psy. C'est plus qu'un métier de psychologue en fait, c'est un peu mon identité. Et donc même si la pratique en libérale aujourd'hui j'ai vu les limites me concernant, c'est vraiment hyper personnel, c'est mon expérience, c'est pas celle de quelqu'un. d'autre. Mais moi j'ai vu les limites et en fait ça m'a vraiment dévitalisée, réellement. Et donc je me suis dit, comment je peux faire pour exercer ce métier de psychologue, continuer d'exercer ce métier de psychologue que j'aime, parce que c'est une discipline qui me passionne, mais comment je. peux faire autrement. Voilà, comment je peux continuer d'accompagner différemment.
41:00 Voilà, c'est comme ça que je me suis lancée. L'année dernière, j'ai écrit un livre autobiographique, La Fleur aux Fusils, avec l'idée justement qu'il puisse donner des petites clés, qu'il continuer d'accompagner des gens. hors les murs. Et le podcast a aussi cette vocation-là. Voilà, mais là, on parle pas de modèle économique. J'en ai pas. Pour le moment. Sur le podcast. Oui exactement. Pour l'instant, je le fais parce que je sens que c'est ce que je dois faire, mais aussi et surtout parce que je suis une privilégiée dans le sens où j'ai le luxe de ne pas me. préoccuper des aspects financiers. Mais ça, j'ai conscience que c'est unique, en En tout cas, ce n'est pas tout le monde. Donc, je saisis ma chance. La vie me donne cette opportunité, donc je la saisis.
41:47 Je me consacre à fond à ce projet et puis je vais faire le bilan. dans un an ou deux et puis on verra ce qui va se passer. Quand tu parles de j'ai vu les limites de ce métier de psychologue, est-ce que c'est les limites personnelles là de ce que toi tu pouvais absorber ? C'est ça dont tu parles. En effet, pense que j'ai parlé d'éponge mais un psy on ne doit pas être une éponge mais moi je ne sais pas faire autrement que d'être l'éponge en fait. Et donc c'est ça qui me dévitalise, c'est que je pense que je... Je sais pas si je suis trop ceci, pas assez cela... ultra empathique, trop émotionnelle, trop sensible. On va pas mettre des tickets à toi, s'en fout. Mais en tout cas, ma réalité, c'est que ça me percute, fait. donc, c'est pas...
42:34 Après, y a des gens qui y arrivent, en tout cas qui continuent d'exercer. Et heureusement, il y a des gens qui arrivent très bien. Et c'est vraiment super. D'ailleurs, ça me fait penser dans mes encadrements, avec les étudiants. Il y a une étudiante qui a fait un stage à la protection de l'enfance. et qui a été percutée aussi vraiment. Et donc sa protection ça a été de faire un pas de côté, de se mettre en distance et donc forcément elle n'a pas pu vraiment intégrer l'équipe. en ce sens ce stage entre guillemets c'était un échec pour elle en tout cas. Et on en a discuté et elle me dit oui ma superviseur elle m'a renvoyé ça, que je ne suis pas intégrée et elle l'a mal vécu et je lui disais mais en fait elle ne peut pas te dire. autre chose. Parce que si elle te dit autre chose, elle, je crois que ça faisait 20 ou 30 ou 40 ans.
43:22 C'est une personne qui a fait sa carrière à l'aide sociale à l'enfance, qui est, je pense, institution très lourde. Il a un journaliste Claude Hardy qui a écrit un livre sur ça, là, récemment. Je pense que c'est difficile. C'est vraiment une institution qui difficile. Il a manque de moyens de dingue. c'est de rajouter de la violence à la violence. C'est des gamins qui vivent déjà des situations folles. Et on va essayer de faire avec les moyens du bord. en fait, c'est parfois pire. Bref, c'est pas le sujet. En tout cas, cette étudiante... elle était vraiment en difficulté, donc elle m'a sollicité, on en a parlé, etc. Et elle a un peu mal vécu la remarque de cette personne.
44:08 Je lui disais, mais en fait, cette personne, ne peut pas te dire autre chose, parce que si elle te dit autre chose, ça veut dire qu'elle va remettre en cause 40 ans d'exercice. professionnel. C'est pas possible, en fait. elle est dans son rôle. Et en fait, ses limites, c'est un mécanisme de défense. Il y a un côté un protecteur. Et je lui disais, mais heureusement qu'il a des gens comme elle, parce que sinon, qui s'occupe de ces gamins, en fait. Donc c'est super s'il a des gens qui arrivent à avoir cette distance, qui arrivent à la juste place. On a l'impression qu'on a peu enchaîné les choses négatives depuis le début. On va venir aux choses positives après, mais continuons dans notre lancée négative. Est-ce qu'il a d'autres choses qu'on ne soupçonne pas quand on a envie de se lancer dans ce métier de psychologue-là.
44:58 En fait, ce qu'on dit là depuis tout à l'heure, pense que c'est cette charge émotionnelle. Moi, je m'attendais pas du tout à ça. n'ai à aucun moment... Alors pourtant, c'est du bon sens. Mais c'est vrai que c'est pas forcément quelque chose dans les études où ils vont allumer cette lumière-là. Ou peut-être que ça a été fait, que je pas entendu ou je pas voulu entendre. Je ne sais pas. Je pense qu'en effet, cette charge émotionnelle-là, elle est... Je pense que c'est quelque chose qu'on soupçonne pas. c'est aussi un métier de psychologue merveilleux. C'est aussi un métier de psychologue fabuleux, c'est un très beau métier de psychologue. que pouvoir accompagner les gens et voir les gens, c'est un peu éclore comme ça. Je vois vraiment l'image de cette fleur qui vient vraiment ouvrir ses pétales.
45:49 Ça, c'est un cadeau. C'est vraiment un cadeau de la vie de pouvoir accompagner les gens. Sans qu'il ait de lien de dépendance, en tout cas de simplement être... Julien Besse, il parle de Sherpa. Voilà, d'être cette petite personne-là qui est là, en soutien, et on aide les gens à avancer, à évoluer, à se transformer, à changer. Et ça, c'est magique, en fait. Ça, c'est magnifique. Ça, c'est magnifique, ouais. Quelles sont les compétences, les qualités qu'il faut avoir finalement pour être un bon psychologue clinicien ? Bon, l'écoute c'est banal, mais c'est pas si facile. La bonne écoute est pas si facile. Là, je dirais aussi, j'ai le mot supervision en tête, c'est-à-dire que quand on est psy, on va être pas systématiquement, mais il y a des situations, y a des accompagnements qui.
46:42 vont nous faire vivre et ressentir des choses. Et donc, c'est important de bien se connaître, d'où le travail sur soi, pour pouvoir identifier ces mouvements en soi et de se dire, qu'est-ce qui est en train de se passer ? fait, pourquoi je réagis comme ça ? Pourquoi je pense comme ça ? Pourquoi je suis en train de ressentir ça. Moni El-Kaïm qui est donc un systémicien, moi la théorie systémique me plaît beaucoup, c'est un de mes référentiels théoriques. Voilà, pourquoi ça résonne comme ça en moi et souvent on comprend que ça vient dire quelque chose du patient en fait. vient, parfois on s'endort en séance mais pourquoi est-ce que je fatigue comme ça ? Qu'est-ce que ça vient dire de l'autre en fait ? Donc c'est d'être attentif. à tout ce qui nous traverse. Oui, d'avoir vraiment un observateur intérieur très présent.
47:28 Donc on est à la fois à l'écoute de l'autre, mais il faut aussi être à l'écoute de soi. Et si on sent que là y a un truc, une impasse, ou il a quelque chose qu'on n'arrive pas à comprendre, ou qui est trop lourd, ou si, ou ça, de vraiment faire une demande de. supervision pour aller le poser, pour comprendre en fait ce qui se passe. Donc supervision, c'est quand on fait appel à un psychologue clinicien plus expérimenté que soi. nous permettre de déposer, de réfléchir, d'analyser des situations qui nous posent problème. Exactement, c'est exactement ça. D'autres qualités, d'autres choses que tu vois ? Déjà pas mal. D'être capable de s'observer intérieurement. Le dernier que moi je n'ai pas, visiblement, c'est justement cette capacité à se protéger. là, pardon, j'ai aucun conseil à donner parce que je n'ai pas trouvé la recette.
48:18 Mais encore une fois,. c'est mon expérience et peut-être que c'était pas ma voie. n'engage que toi. Exactement. Et aujourd'hui, donc là, je tente cette aventure du podcast, de l'écriture, etc. Et bien sûr que j'espère que ça va marcher, mais de temps en temps, me dis, si il faut penser la suite, enfin, en tout cas, si je dois imaginer un plan B, clairement, je. voudrais plutôt faire de la systémie, travailler en cotérapie et être en institution. L'opposé de ce que j'ai fait. Mais je pense qu'il faut aussi se connaître, se trouver, savoir ce qu'on peut faire, ce qu'on peut pas faire. je reviens à cette étudiante là, qui a vraiment mal vécu cette expérience, je lui dis mais non, fait, du coup c'est chouette, c'est que tu sais que c'est pas pour toi.
49:06 Et c'est ok, moins, ta limite elle est là, elle est posée, tu la connais. Donc en fait quand tu vas chercher un boulot, ben tu vas pas chercher un taf à la protection de l'enfance ou en MEX ou en foyer ou dans un foyer d'urgence. Non, c'est pas pour toi. Mais c'est pas grave. Au moins t'as appris ça. Exactement. Oui parce que... C'est tellement vaste. C'est ça, ce que j'allais dire. C'est quand même beaucoup... C'est toujours un peu la même chose et en même temps c'est tellement différent à chaque fois avec les clients, enfin ou les patients. puis les cadres qui peuvent être très différents. Les gens qu'on accompagne, les référentiels théoriques. Là j'ai une autre étudiante qui a fait son stage... Voilà, en psychologie interculturelle, l'ethnopsychiatrie, c'est aussi un champ qui est complètement passionnant, mais là on travaille avec des interprètes, on travaille avec des. migrants, c'est encore un autre champ, une autre réalité.
49:54 On parle beaucoup de santé mentale, c'est même 2025, l'année de la santé mentale. Comment tu vois l'évolution de ce métier de psychologue dans les années à venir ? Honnêtement, sais pas, c'est vraiment difficile à dire parce que la France, alors là j'aime pas parce que je commence ma phrase par là ou le et donc c'est très généralisant et. c'est précisément ce que je n'aime pas faire mais c'est pas grave. Allons-y quand même. Je pense qu'en France on est un pays qui est quand même assez conservateur, mine de rien, mine de criant. Et qu'on aime bien être un peu sur nos acquis et que je m'aperçois quand même qu'on a du mal à aller voir ce qui se passe ailleurs et du coup de pouvoir justement s'inspirer.
50:39 Donc je sais pas trop comment ça va se passer ici. Moi du coup, depuis que je fais ce podcast, je me suis intéressée à comment ça se passe au Canada, comment ça se passe en Suisse, comment ça se passe en Belgique, vraiment des pays. francophones, qu'est-ce qu'ils font ? Et donc il y a des choses encore à faire. effet, je trouverais très pertinent si c'est bien fait que ce soit des études qui soient en 8 ans avec les 3 dernières années où justement il y aurait un côté pratique, un côté. supervision, un côté formation spécifique à une psychothérapie, sur le modèle canadien. Forme d'internat quoi, finalement comme un Exactement, vraiment sur le modèle canadien. Après encore une fois, c'est pas comparable, c'est Maximilien Blanchard qui... qui a eu l'occasion de faire ses études, une partie de ses stages au Canada et qui a fait un podcast récemment où il en parle.
51:26 Ce pas comparable parce que en France, année universitaire, il y a des, c'est un peu différent parce que c'est payant, c'est un peu plus cher, mais la fac en France, je ne sais pas. aujourd'hui, mais c'est 500 euros l'année. En tout cas, c'est accessible au Canada, ce n'est pas la même limonade. Du coup, ce n'est pas des modèles qui sont vraiment comparables. Donc, c'est là où c'est difficile. Mais qu'est-ce que ça va devenir, je sais pas, il a l'état qui a mis en place ce dispositif là qu'on appelle le dispositif Monsi, ça aussi j'en parle dans le podcast. Échec total, je sais pas, connais pas les chiffres exacts mais on est sur du 5 % d'adhésion, c'est donc un échec. Aujourd'hui le SNP, la syndicat national des psychologue cliniciens, est pas que un et d'autres. trouvent que ça fonctionne pas et probablement qu'ils ont raison parce qu'il y a beaucoup de critères d'inclusion donc en fait on nous vend, c'est gratuit, la psychologie pour tous.
52:19 c'est en soi-disant gratuite mais en fait non, ça correspond pas à la réalité et financièrement c'est pas viable pour nous les psy pour toutes les raisons dont on a parlé. tout à l'heure. Oui c'est que la rémunération est très très basse pour les psychologue cliniciens qui s'inscrivent dans le dispositif. En fait, on est limité, je crois que c'est 30 euros. Alors ils sont passés à 50, ouh ouh ! Sauf que les séances sont limitées à 30 minutes et en fait ça, on ne travaille pas comme ça. En psychothérapie, on ne travaille pas comme ça. Et je pense que, ben oui, ils ont invité à la table des négociations des discussions les psychiatres qui ont une autre pratique, les psychanalystes qui ont longtemps été. majoritaires dans les universités en France, etc. Ce qui est de moins en moins le cas, mais... En fait, oui, une séance de psychanalyse, c'est 30 minutes, mais c'est trois fois semaine. Enfin, c'est un autre travail et c'est une psychothérapie parmi les 400 qu'on a.
53:08 en fait, ce n'est pas... Ça ne peut pas être un modèle de référence, en fait. Quel conseil tu donnerais justement, alors, à quelqu'un qui veut se lancer aujourd'hui dans la psychologie en reconversion professionnelle ? Déjà, de bien se questionner sur les raisons. Tu veux dire quoi par là ? Je pense qu'on devient pas psy par hasard. Enfin on ne choisit pas cette filière par hasard. Au même titre qu'on choisit pas d'être éducateur jeunes enfants pour rien. Au même titre que les métier de psychologues de la relation d'aide en général. Quand on choisit d'aller vers ces métier de psychologues-là, je pense qu'il a une raison profonde. Encore une fois, je peux me tromper, c'est peut-être pas valable pour tout le monde, mais en tout cas, je pense que c'est une invitation à vraiment se questionner au fond.
53:57 réellement, je suis honnête avec moi-même, qu'est-ce que je vais chercher là ? Qu'est-ce que, voilà, qu'est-ce que je vais chercher là ? Et, ok, donc si je vais chercher ça, est-ce que c'est la seule voie possible ? Et peut-être que faire une psychothérapie peut peut-être suffire. Finalement finalement. Voilà, en tout cas, de se questionner réellement sur les raisons. Est-ce que tu vois justement des raisons qui sont pas bonnes pour toi ? Non, non, non, il n'y a pas de raison qui ne soit pas bonne. Il faut juste être clair avec ça. C'est simplement ça, savoir pourquoi on est là, savoir pourquoi on le fait. est-ce que, encore une fois, est-ce que c'est la bonne voie, en fait. mais non, les raisons sont bonnes, a tous nos histoires et je pense que ces histoires c'est des forces parce que ce qu'on vit fait que justement avec tel ou tel type de.
54:51 patients, c'est un peu comme les pères aidants finalement les pères aidants, pas des psychologue cliniciens, c'est pas des médecins etc. mais ils ont un savoir qu'aucun des professionnels n'a puisque ils ont vécu ce truc de l'intérieur et donc nous les psy, on a tous nos histoires, tous nos casseroles et donc. forcément. Ce qu'on a vécu fait que, avec certaines personnes, pas toutes, mais avec certaines personnes, il y aura justement quelque chose de l'alliance qui sera plus facile à mettre. en place et qui permet de se comprendre. Et en même temps pas de se sauver soi-même avec ce risque. Oui, peut-être quand je fais référence à cette notion de sauveur, alors je ne sais pas si c'est une théorie qui est valide.
55:36 Il y a assez des militants psy là dernièrement qui disent que c'est pas une théorie qui a été validée. Pourquoi pas ? Mais bon, moi je trouve que la psychologie de comptoir de temps en temps c'est pas inintéressant. Et quand même cette histoire de triangle dramatique sauveur-victime-bourreau, c'est quand même une lecture même si ça n'a pas été validé sur le théorique scientifique. Et en effet je pense que les professionnels de la relation d'aide, ils ont un peu cette tendance du sauveur en fait à en aide à. Et ça aussi je pense qu'il faut le travailler en amont pour pas se noyer. que si on... s'épuiser. Exactement. Et donc là je renvoie au rapport sur la santé des professionnels de santé où en fait c'est accablant ce qu'il a dans ce rapport là sur le nombre de personnes qui se disent en.
56:24 souffrance... Je crois que le terme burnout vient à la base de ce secteur là. C'est quand même bizarre. C'est le monde à l'envers. Est-ce qu'il des erreurs qu'il faut absolument éviter quand on envisage de se lancer dans ce domaine-là ? Alors non. Pour moi, l'erreur, fait partie de l'apprentissage. Donc je ne sais pas aller dans ce sens-là. Je trouve que l'erreur, l'échec, on ne pas faire autrement. On ne pas faire sans. En cas, des choses où on se dit, quand même, c'est mieux si ne passe pas... Si on évite le rocher, quoi. C'est toujours mieux. Si tu as cet observ, dans les étudiants tu es en cadre ou dans des jeunes psy qui démarrent.
57:10 Non franchement, comme ça là, n'y a rien qui me vient. encore une fois, que je pense que ma notion de l'erreur, pour moi, ce n'est pas quelque chose de négatif. Donc je n'ai pas forcément envie de dire, ne pas... Ça a des pièges, c'est ce sens-là. Si ce qu'on vient d'évoquer là, vraiment savoir bien se connaître, avoir fait un travail sur soi. Je pense que ça, ça serait une connerie de se lancer en tant que psychologue clinicien sans avoir fait l'expérience soi-même et sans avoir travaillé sur son histoire. que vraiment, cette notion de résonance qu'on utilise en systémie, ça peut être un levier, comme ça peut être un facteur bloquant dans le travail thérapeutique avec le patient. Donc ça peut être ça l'erreur de pas suffisamment se connaître, de pas suffisamment travailler sur soi, parce que ça peut être contre-productif.
58:01 Est-ce que tu des ressources à nous recommander ? Livres, podcasts, vidéos, tu en as cité un certain nombre, on va reparler de ton podcast juste après, mais des choses en tout cas qui pourraient être aidantes sur des personnes. qui ont envie d'en savoir plus sur ce domaine là avant de se lancer. Alors il y a plein de choses qui me viennent en tête évidemment, peut-être s'intéresser aux psychothérapies, aux outils en tout cas, de se dire ok je me lance dans les études là,. mais en fait comment j'ai envie de travailler, qu'est qui existe et donc. du coup lire un petit peu les différentes approches. après, il n'y en pas une meilleure qu'une autre, il faut simplement être à l'aise avec ces outils, tout simplement. Mais peut-être bien avant de finir les études, de commencer déjà à s'y intéresser. Et pourquoi pas de commencer à se former, parce qu'il y a certaines écoles de formation ou instituts de formation qui acceptent les étudiants, et donc ce n'est pas inintéressant de.
58:54 faire ça. Après, évidemment, le podcast que j'ai créé, donc la petit c'est pour les fous, en tout cas la série une qui parle du métier de psychologue de psychologue clinicien, c'est quelque chose que j'aurais. aimé.
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