P. J. Iannuzzi - Ce que veut dire grandir dans la vie divine et mourir aux vertus

Résumé Bref

Ce programme explore comment vivre dans la Divine Volonté à travers les écrits de Louisa Piccarreta. Il met en lumière les caractéristiques des vies divines, soulignant qu'elles sont un don de Dieu, nécessitant stabilité, espérance, persévérance et confiance. L'importance de mourir à soi-même, de reconnaître son néant spirituel, et de cultiver les vertus divines (ou angéliques) est soulignée pour permettre à la personne divine du Christ de se former et d'opérer pleinement en nous.

  • Les vies divines sont un don et non une acquisition.
  • La stabilité, l'espérance, la persévérance et la confiance sont essentielles.
  • Mourir à soi-même et reconnaître son néant permet à Dieu d'agir en nous.
  • Les vertus divines transcendent le temps et l'espace, contrairement aux vertus traditionnelles.

Introduction

Le programme "Apprendre à vivre dans la divine volonté de Dieu" explore les écrits de Louisa Piccarreta concernant les vies divines, qui sont essentielles pour vivre dans la divine volonté. Les émissions précédentes ont abordé les caractéristiques de ces vies divines, soulignant qu'elles sont de Dieu et qu'elles existent dans le présent éternel.

Récapitulation des Caractéristiques des Vies Divines

Jésus souhaite établir sa personne même en nous, en s'unissant à notre volonté. La volonté divine aide dans nos pensées, paroles et actions, impactant toutes les créatures de tous les temps. Ce don de vivre dans la divine volonté ne peut être acquis par l'effort humain, mais est donné par Dieu. L'âme doit être ancrée dans la volonté de Dieu, cherchant à toujours faire sa volonté, même inconsciemment. L'espérance est une autre caractéristique, nourrissant la foi et enflammant l'amour, personnifiant ainsi les trois personnes divines dans l'âme. La persévérance renouvelle l'âme dans la vie divine de Dieu, la rendant participante à tous les privilèges de sa vie divine.

L'Importance de l'Amour et de la Confiance

La vie divine tire sa force de l'amour divin de Dieu, qui aspire à reproduire son image dans l'âme. La confiance est essentielle ; la peur indique un manque de confiance en Dieu, empêchant la reproduction de sa vie divine dans l'âme. Il faut mourir à soi-même pour vivre dans la volonté de Dieu et acquérir la vie divine.

Mourir à Soi-Même : Le Néant et la Divine Volonté

Le "néant" dans les écrits de Louisa signifie la conscience de son incapacité à faire le bien sans la grâce de Dieu. Jésus demande à Louisa de cultiver cette conscience de son néant, de rester à sa place d'humilité pour que le "tout" (Dieu) puisse prendre sa place en elle. Cela implique de mourir à la souffrance, aux vertus, et à toute chose qui éloigne de la volonté divine.

Le Plan de la Rédemption et la Divine Volonté

Louisa s'interroge sur la réalisation complète de la divine volonté après tant de siècles de saints. Jésus explique qu'il y a un deuxième plan qui complète les sacrements : la reproduction de sa propre personne divine dans l'âme. Cela signifie une nouvelle présence du Christ, accomplissant réellement les actes dans l'âme de celui qui vit dans sa volonté.

Acquisition Progressive de la Vie Divine

Jésus reproduit progressivement sa personne en nous. Pour cela, il faut détruire les pensées, les regards et les désirs qui ne sont pas pour Dieu, et les remplacer par des pensées et des actions divines. Ce développement progressif produit la stature parfaite du Christ en nous. Il est donc présomptueux de croire que tout ce que nous faisons est inspiré par Dieu dès le début.

Les Vertus : Acquises vs. Infuses

L'église enseigne que les vertus peuvent être acquises ou infuses. Les vertus morales ne deviennent chrétiennes que lorsqu'elles sont infusées par Dieu. Les vertus morales infuses sont contrôlées par la droite raison et animées par l'Esprit Saint. L'esprit intérieur, l'amour filial envers Dieu, est ce qui donne du mérite à une action, et non simplement l'exécution extérieure d'une obligation.

Vertus Humaines vs. Vertus Divines

Les saints avant Louisa exerçaient les vertus chrétiennes, mais Louisa a accès à la "vertu divine". Jésus lui enseigne qu'elle ne peut pas appliquer les mêmes méthodes pour acquérir les vertus divines, car elles sont nouvelles. Les vertus divines, ou angéliques, transcendent le temps et l'espace, impactant toutes les créatures.

Entrer dans son Néant pour Recevoir les Vertus Divines

Dieu établit progressivement sa personne divine en nous en entrant dans notre propre petitesse, notre néant. Avec cette disposition, Dieu infuse en nous les vertus divines, qui ne peuvent être acquises par la simple pratique. Nous coopérons à l'opération de Dieu, permettant à ses vertus d'agir en nous. Pour recevoir cette infusion, l'âme doit être vide de tout ce qui n'est pas de Dieu.

Détruire les Pensées et Désirs Non Divins

L'âme doit détruire les pensées, les regards et les désirs qui ne sont pas pour Dieu, en entrant dans son propre néant. Cela signifie cultiver la conscience que nous ne sommes rien sans la grâce de Dieu. Cette prise de conscience, bien que difficile, est nécessaire pour que le Christ puisse habiter en nous en sa personne.

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0:00 [Musique] Vous écoutez Radio Maria, une voix chrétienne dans votre foyer. Nous vous proposons maintenant d'apprendre à vivre dans la divine volonté avec le père Joseph Yanouzi. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Prions avec les paroles que Jésus nous a enseigné. Notre Père qui est au cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien et pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui

0:46 nous ont offensés. Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal. Amen. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Bienvenue mes frères et sœurs en Christ dans ce programme intitulé Apprendre à vivre dans la divine volonté de Dieu. Dans les deux dernières émissions, nous avons médité sur les écrits de la servante de Dieu Louisa Picareta et en particulier des passages sur le thème des vies divines. Ces vies divines dont Jésus parle dans les écrits de Louisa

1:31 font partie intégrante du don de la vie dans la divine volonté. Pour récapituler brièvement dans les précédentes émissions, nous avons parlé des caractéristiques de ces vies divines expliquées par Jésus. La première chose que nous devons considérer, c'est qu'elles sont divines. Donc, elles sont de Dieu. Deuxièmement, elles sont des vies. Ce qui signifie qu'elles sont quelque chose qui est dans le présent, le présent éternel, le toujours maintenant. Si vous me passez l'expression, j'ai d'abord cité les volumes 5 à 10, puis j'ai commencé la dernière fois à citer les volumes 11 et suivants. J'ai cité des extraits de 1903 jusqu'à 1912

2:20 environ dans les deux dernières parties. Et j'ai souligné certaines caractéristiques de ces vies divines qui sont essentielles pour établir en nous le don de la vie dans la divine volonté de Dieu. Passons brièvement en revue ces caractéristiques. Premièrement, Jésus souhaite établir en nous sa personne même. Cela a été révélé le 24 mars 1903. Jésus veut être toujours uni à notre volonté. Et si nous avons un désir ferme, avons pris la décision avec une intention droite de plaire à Dieu, de l'aimer, de

3:08 le glorifier et de le réparer au nom de toutes les créatures, [Musique] la volonté de Dieu viendra à notre aide dans tout ce que nous pensons, disons et faisons. Certes, la volonté de Dieu est venue en aide à tous les saints du passé qui ont parfaitement accompli sa volonté. Mais ceci dit, Dieu veut maintenant faire progresser l'humanité vers un état plus intime d'union avec lui, un état éternel dans lequel chacune de nos pensées, paroles et actions a un impact sur toutes les créatures de tous les temps. Quelque chose que les saints du passé ne pouvaient pas faire sans faute de leur part. Grâce au don qui était actualisé depuis ces dernières

3:53 années, qui nous a été donné par l'intermédiaire du Saint-Esprit. et des écrits de la servante de Dieu Louisa, nous pouvons avoir un impact sur toutes les créatures de tous les temps et cela sans aucun mérite de notre part parce que c'est un pur don de Dieu. Rappelons-nous de ce mot. C'est quelque chose qui nous est donné, le don de vivre dans la divine volonté. Si ce n'était pas un don, les saints du passé auraient pu l'acquérir en vertu du perfectionnement de leur vertu chrétienne. Mais puisque ce n'est pas une vertu, on ne peut en faire l'acquisition ou l'atteindre par un effort humain. Il faut que ce soit donné par Dieu. Les caractéristiques de ce don ne

4:40 peuvent être expérimentées par aucun être humain. à moins que ce don ne soit donné actualisé dans l'âme par Dieu lui-même. Ce qui a commencé à se produire depuis quelques décennies en commençant par la servante de Dieu Louisa elle-même. Certes, ce don était en Adam et Ève, il était également en Jésus et Marie, mais il nous est maintenant donné à nous et à notre nature humaine déchue ou plutôt blessé, blessé par le péché originel. péché originel dont nous ne sommes pas coupables. Nous assumons les effets du péché originel mais pas la culpabilité qui est uniquement le fait de nos premiers parents. À la date du 24 mars 1903 dans le volume

5:26 5, Jésus dit à Louisa qu'il veut toujours être uni à notre volonté, à tel point qu'il veut être familier avec nous, c'est-à-dire entrer en nous et coopérer ou plutôt opérer avec notre volonté humaine qui elle coopère avec la volonté de Dieu. Dieu est l'acteur. Nous sommes les coopérateurs. nous concourons à son acte. J'ai également souligné l'importance de la caractéristique de stabilité, le fait d'être stable dans la volonté de Dieu. Pour que Dieu établisse sa vie divine dans l'âme, celle-ci doit être ancrée dans la volonté de Dieu. C'est-à-dire que son esprit et sa volonté doivent chercher à toujours

6:12 faire la volonté de Dieu. quand bien sûr elle est éveillée et qu'elle a cette intention de faire en tout sa volonté. Alors même quand l'âme dort, en vertu du fait qu'en étant réveillée, elle a cette intention de faire la volonté de Dieu, cette dernière fait le reste. continue à respirer dans notre vie, à se nourrir dans notre cœur, même lorsque nous sommes endormis, parce que la vie implique une continuité et une vie divine ne peut pas être interrompue. Si celle-ci doit s'établir en plénitude dans l'âme, il ne peut pas y avoir d'interruption.

6:59 Et l'âme est sevrée progressivement par Dieu par les grâces qu'il donne pour atteindre l'état d'union habituel avec sa volonté. L'âme ne peut pas atteindre cet état habituel immédiatement. Et donc Dieu permet que nous fassions l'expérience de sa volonté par intermittence. Ce que Louisa désigne comme un don fait à l'âme in prestito en prè pour aiguiser son appétit, enflammer sa volonté, attiser son désir, pousser son esprit à vouloir être toujours attentif et désireux de la volonté de Dieu.

7:47 Une autre caractéristique que j'ai partagé est l'espérance. L'espérance est une caractéristique de la vie de Dieu dans l'âme. Et plus l'âme espère, plus elle contient de vie divine. Cela se trouve à la date du 29 avril 1904. Et dans l'âme qui espère, la vie divine ne cesse de croître. L'espérance nourrit la foi et la foi enflamme l'amour. La foi, l'espérance et l'amour sont comme la personnification des trois personnes divines dans l'âme.

8:32 Ainsi, lorsque nous espérons, nous exerçons nécessairement aussi la foi et l'amour dans la mesure où les trois personnes divines sont distinctes mais inséparables. Et c'est le cas également des trois vertus théologes de foi, d'espérance et d'amour. Une autre caractéristique présentée dans les segments précédents est la persévérance. Par la persévérance, l'âme est renouvelée dans la vie divine de Dieu et acquière continuellement la vie divine en elle-même. C'est ce que l'on trouve le 11 avril 1905. Et cela permet à Dieu cette espérance, cette stabilité et cette persévérance de

9:17 l'âme dans la divine volonté. Cela lui permet de la rendre participante à tous les privilèges de sa vie divine. Jésus le dit à Louisa le 9 mai ainsi que le 30 mai 1905. Il lui rappelle que tout se trouve dans la vie divine que Dieu possède et qu'il veut nous transmettre progressivement et continuellement. Vous voyez, en Dieu, il n'y a pas limite ni fin et l'âme est capable de croître exponentiellement, progressivement et éternellement en Dieu sans jamais cesser de croître même au ciel.

10:05 Certes, au ciel, l'âme est fixée en Dieu, confirmée en grâce, de sorte qu'elle ne peut plus pécher ou souffrir. Toutefois, elle va continuer de grandir unie à la divine volonté dans l'unique état éternel dans lequel elle pense et agit. J'ai partagé une autre caractéristique qu'on trouve le 15 juin 1906 où Jésus rappelle à Louisa que la vie reçoit sa véhémance de l'amour. Autrement dit, les vies divines que Dieu veut augmenter en nous progressivement proviennent de son amour divin.

10:52 Il lui dit le 15 juin que le créateur ayant libéré des étincelles de son grand feu d'amour [Musique] aspire à les recevoir toutes en lui en retour mais dans l'âme comme beaucoup d'images de sa vie divine que son amour produit dans l'âme. Une autre caractéristique est la confiance que l'on trouve le 3 janvier 1907. La confiance reproduit la vie divine dans l'âme. Si une âme éprouve de la crainte, nous dit Jésus, c'est le signe que cette âme se fit à elle-même et non pas tant à Dieu. La peur est un signe que l'on ne fait pas confiance à Dieu,

11:39 qui ne peut pas alors reproduire en l'âme sa propre vie divine. Je voudrais passer rapidement au volume 11. Parce que ce fait de ne compter que sur soi-même par peur est très approprié dans la société d'aujourd'hui où nous entendons dans les médias presque tous les jours sinon tous les jours, que nous devrions tous avoir peur du virus du Covid, que nous devrions tous avoir peur. Et cela s'oppose à 180°gr aux écrits de la servante de Dieu Louisa Picareta. Ce message est également opposé à l'Évangile de Jean et à la lettre de Jean où il nous a averti de ne pas avoir peur. Il est opposé à l'Évangile où

12:27 Jésus marchait sur l'eau et où il disait aux apôtres de ne pas avoir peur. Si les médias veulent instyer en nous la peur, nous devons combattre les fausses sécurités qu'il nous présentent avec le véritable et sûr antidote qui est la confiance en Dieu. Dans le volume 11, Jésus dit à Louisa qu'il faut mourir à soi-même pour vivre dans sa volonté et acquérir la vie divine. Le 4 juillet 1912, Louisa a écrit : "Il semble que tout m'échappe, la souffrance, les vertus, toute chose."

13:14 Et Jésus lui répond : "Ma fille, qui a-t-il ? Veux-tu perdre ton temps ? Veux-tu sortir de ton néant ? Avant de poursuivre, je voudrais m'assurer que vous comprenez ce que signifie le néant dans le contexte des écrits de Louisa. Le néant, c'est la conscience que l'on a de sa propre incapacité à faire quoi que ce soit de bon sans la grâce de Dieu. Voilà ce que c'est le néant. ne signifie pas que l'on nie nos capacités qui viennent de Dieu en vertu du fait que nous avons été créés par lui à son image et à sa ressemblance. Le néant ne signifie pas que l'on nie la

14:00 vérité comme la Sainte Vierge lorsqu'elle a dit dans son magnificat que toutes les générations la diront bienheureuses. Elle ne se vantait pas. Elle reconnaissait simplement quelque chose de vrai, à savoir qu'elle était la mère de Dieu. Et en toute humilité, elle a reconnu ce fait. Il s'est penché sur la petitesse de sa servante. Dans les écrits de Louisa, la petitesse et le néant sont équivalents. En fonction du traducteur, des mots différents seront utilisés : néant, petitesse, humilité, abaissement. Ce sont tous des synonymes qui signifient dans le langage spirituel du texte de Louisa une prise de conscience de sa propre inaptitude à faire quoi que ce soit de bon sans la

14:47 grâce de Dieu. Cette prise de conscience de son néant, Jésus demande à Louisa de ne pas l'oublier mais de la cultiver. Parfois, souvenez-vous, cela se passe en 1912, alors qu'elle était encore en train de progresser dans la divine volonté, même si elle y vivait déjà. Elle y vivait depuis 1894 sauf erreur. En 1912, elle était encore en train de grandir dans cette voie et il lui arrivait encore de temps en temps de faire des retours sur elle-même, non pas pour des raisons égocentriques, mais pour chercher à plaire davantage à Jésus. Mais elle mettait son attention au mauvais endroit. Or, Dieu voyait bien que son intention était bonne, mais les fruits n'ont pas

15:33 été à la hauteur. Elle voulait plaire à Dieu en étant parfaite dans les vertus et en souffrant toujours pour les pécheurs. C'est pourquoi elle dit au début de ce passage du 4 juillet, il semble que tout m'échappe, la souffrance, les vertus, toute chose. C'est-à-dire qu'elle ne peut pas les maîtriser. Et Jésus avec bonté la réprimande en lui disant qu'est-ce qu'il y a ? tu perdre ton temps ? Veux-tu sortir de ton néant ? Reste à ta place dans ton néant, dans ton abaissement, afin que le tout puisse prendre sa place en toi. Sache cependant que tu dois mourir complètement dans ma volonté. Tu dois mourir à la souffrance. Tu dois

16:18 mourir aux vertus, à toute chose. Qu'end Jésus par mourir aux vertus ? Mourir à la souffrance. Cela nous ramène au passage précédent qui m'a incité tout à l'heure à passer au volume 11. Quand Jésus dit à Louisa qu'en plus de tout trouver dans sa divine volonté et dans ses vies divines, l'âme ne doit entretenir aucune crainte. Sinon, c'est qu'elle se fit à elle-même. L'âme doit avoir confiance. une confiance inébranlable en Dieu dans sa divine volonté. Avec cette confiance,

17:04 nous reproduisons la vie divine dans l'âme. C'est ce que nous lisons à la date du 3 janvier 1907. Et nous sautons maintenant au 4 juillet 1912 parce qu'ici on retrouve ce même thème de la confiance à la place de la crainte. Louisa nourrit un peu de crainte ici. Elle a le sentiment de ne pas satisfaire assez le Seigneur, de ne pas glorifier suffisamment notre sauveur. C'est pourquoi elle veut maîtriser les vertus et la souffrance mais n'y parvient pas. Elle s'inquiète donc et Jésus lui dit d'arrêter de penser ainsi. Le 4 juillet 1912, il poursuit sa douce

17:51 réprimande avec ce qui suit. L'âme ensevel dans ma volonté comme dans un tombeau, mourra à la souffrance, à ses vertus, à ses biens spirituels et ressuscitera en tout à la vie divine. Toute pensée qui concerne soi-même, même à propos des vertus elles-mêmes, c'est toujours la recherche d'un gain propre et un éloignement de la vie divine. Ainsi Jésus précise ici à Louisa ce que signifie le fait de devoir mourir à la souffrance, aux vertus et à toute chose. Il lui dit que lorsqu'elle pense à elle-même, même en ce qui concerne les vertus

18:37 elles-mêmes, elle pense à gagner quelque chose pour elle-même tout en ne se préoccupant pas de la vie divine en elle. Vous pourriez à juste titre demander si ce ne sont pas là des aspects complémentaires, l'âme ne devrait-elle pas penser à grandir dans les vertus et se faisant grandir nécessairement dans la vie divine ? La réponse est oui. Cependant, dans ce cas où Louisa se préoccupait des vertus, de la souffrance et de tout le reste qui lui a valu cette douce réprimande de Jésus,

19:22 elle se fiait trop à elle-même et pas assez à Dieu. Elle avait un peu peur et Dieu ne voulait pas de cela. Je vais partager avec vous quelques passages pour illustrer ce pointément. Prenons le 6 octobre 1922, soit 10 ans après le passage que je viens de lire en 1912. Louisa écrit mon amour Jésus est-il possible qu'après tant de siècles d'existence de l'Église qui a produit tant de saints dont beaucoup ont émerveillé le ciel et la terre par leur vertus et leurs merveilles il n'est pas tout fait dans le divin vouloir afin de

20:08 former ce plan dont tu parles. Ce plan dont Jésus parle à Louisa le 6 octobre 1922, c'est le plan de la rédemption. Il lui dit qu'il y avait le plan de la rédemption et que Jésus devait souffrir, mourir et ressusciter puis envoyer le Saint-Esprit pour restaurer l'Église. Et dans cette restauration de l'église se trouve une première réalisation de la divine volonté. sous la forme de l'établissement des sacrements. Cependant, il devait y avoir une deuxè réalisation, un deuxième plan que les

20:54 saints du passé n'ont pas connu et que Jésus dans les écrits de Louisa nous révèle aujourd'hui et qui a lieu en ce moment même. Et ce deuxième plan complète les sacrements, il complète le premier plan. Ce second plan consiste en ce que Jésus reproduit dans l'âme. Non seulement la grâce à travers les sacrements, ce qu'il fait aussi, mais en plus de ce premier plan, produisant la grâce dans l'âme et en particulier la grâce sacramentelle, de même que la grâce sanctifiante, la grâce actuelle, la grâce habituelle et cetera. En plus de tout cela, il reproduit sa propre personne divine dans l'âme et

21:39 cela est nouveau. Il s'agit vraiment, du point de vue théologique, d'une nouvelle présence du Christ dans l'âme, de Jésus en personne. Nous participons déjà à la nature divine par le baptême, mais avec le don de la vie dans la divine volonté, Jésus reproduit en nous non seulement sa nature divine, mais aussi sa personne divine dans l'âme. Qu'est-ce que cela veut dire ? C'est significatif théologiquement, c'est révolutionnaire. Cela signifie que Jésus accomplit littéralement, non pas mystiquement, non pas spirituellement, mais réellement, les actes dans l'âme de l'être humain qui vit dans sa volonté, par l'opération de son intellect, de sa mémoire et de sa volonté dans l'âme

22:26 et par le battement de cœur, le souffle et la circulation sanguine dans le corps, ainsi que tout le dynamisme psychosomatique de l'être humain, même ses émotions. Nous devons faire attention à ne pas présumer qu'une fois que nous désirons vivre dans la volonté de Dieu, tout ce que nous faisons est inspiré par Dieu et contrôlé par Dieu. Non, ce n'est pas ainsi que cela fonctionne. Ce que Jésus dit à Louisa, c'est qu'il s'agit d'une réalisation progressive. Rappelez-vous ce que j'ai mentionné plus tôt. Jésus veut progressivement reproduire sa personne en nous. Comment le fait-il progressivement ? Et bien Jésus donne une partie de la réponse dans les écrits de Louisa.

23:13 En particulier le 21 mai 1913, il lui dit "Ma fille, je veux en toi la véritable consommation, non pas imaginaire, mais réelle, simple et réalisable. Supposons qu'une pensée qui n'est pas pour moi te vienne à l'esprit. qui n'est pas pour moi. Tu dois la détruire et la remplacer par une pensée divine. Et ainsi, tu auras consommé la pensée humaine et acquis la vie de la pensée divine. De même en ce qui concerne l'œil. Si l'œil veut regarder une chose qui me déplaît

23:59 ou qui ne se rapporte pas à moi et que l'âme se mortifie, elle a consommé l'œil humain et a acquis l'œil de la vie divine et ainsi de suite pour tout le reste de ton être. Oh comme je sens couler en moi ces nouvelles vies divines. Elles prennent part à tout ce que je fais. J'aime tant ses vies que c'est de tout par amour pour elle. Ces âmes sont les premières devant moi et si je les bénis à travers ell, d'autres sont également bénis. C'est ainsi que Jésus produit progressivement sa personne divine en nous.

24:44 Ce qui est un nouveau type de présence qui depuis 6000 ans n'a été expérimenté sans faute de leur part par aucun être humain conçu dans le péché, c'est-à-dire toute l'humanité à l'exception de Marie, l'Immaculée Conception. Chaque fois que nous mourons à une de nos facultés qui n'est pas en phase, en harmonie avec les facultés de Dieu, qu'il s'agisse d'un exercice de la vue, de Louis, de l'odorat, du toucher, du goût, de la réflexion, de l'imagination, de la mémoire. [Musique] Nous acquérons alors par la grâce de Dieu une vie divine.

25:32 Et ce développement progressif ou cette acquisition de vie divine en nous par la puissance créatrice de Dieu produit en nous la stature parfaite du Christ en nous. Le Christ doit parvenir à une formation parfaite en nous de sorte à ce que sa divine personne puisse opérer pleinement en nous. Il est donc présomptueux de notre part de dire dès que nous commençons à faire nos actes dans la divine volonté ou à mortifier une de nos pensées humaines ou paroles ou actions humaines que tout ce que nous faisons et disons est inspiré par Dieu. Nous devons rester humbles. C'est ce que Jésus veut dire en parlant d'entrée dans notre néant, notre petitesse.

26:18 Nous devons être vides de nous-mêmes et cela prend du temps. Tout comme un musicien ne peut produire un son doux si sa flû n'est pas vide, Dieu ne peut pas non plus produire en nous sa symphonie si nous n'avons pas ces vides en nous, ces espaces, ces cavernes dans lesquelles il souhaite placer toutes les pensées, les paroles et les actions de sa personne divine afin qu'il puisse pleinement prendre vie en nous et régner en nous. [Musique] Saint- Paul a parlé de la personne du Christ qui atteint sa pleine stature en nous. Il a écrit que chaque personne reçoit un don de Dieu

27:05 pour l'édification du corps du Christ jusqu'à ce que celui-ci atteigne sa pleine stature une fois que le corps du Christ a placé ses dons au service de l'église. Je crois que c'est dans les Corinthiens qu'il dit ceci. Alors la personne du Christ atteint sa pleine stature. Il en parle dans la deuxième épitre aux Corinthiens ainsi que dans Éphésiens chapitre 4 verset 12 et 13. Et ce perfectionnement du corps du Christ, c'est-à-dire de chacune des âmes qui ont été baptisées en Christ par le sacrement ou par un baptême de désir ou de sang permet à sa personne d'arriver à la pleine maturité en nous.

27:53 Permettez-moi de faire une pause ici et de compter sur vous, mes frères et sœurs en Christ, pour continuer à prier et à soutenir de quelque manière que ce soit Radio Maria qui dépend entièrement de votre bonne volonté et de vos prières. Car il s'agit d'une diffusion soutenue à 100 % par les auditeurs et sans publicité. Pour en revenir aux vertus, que veut dire Jésus lorsqu'il dit à Louisa qu'elle doit mourir à la souffrance, au vertus et à tout le reste ? Plus précisément, que veut-il dire par mourir aux vertus ? L'église enseigne que les vertus peuvent

28:39 être acquises ou infuses. Ceci est important car une personne peut avoir des vertus mais n'en tirer aucun mérite si elles sont acquises et non infuses. Pour bien faire comprendre ce point, il faut savoir que les vertus morales ne deviennent des vertus chrétiennes que lorsqu'elles sont infus. Par exemple, un avar n'acquéra pas de vertus morales infuses parce que le dépouillement dont il fait preuve, son austérité est orienté à son propre avantage et non vers le bien d'autrui et le bien de Dieu.

29:27 Les vertus morales lorsqu'elles sont infusées par Dieu sont contrôlées par la droite raison et elles ont besoin des dons de Dieu qui perfectionnent les forces de l'âme et qui sont animés par l'Esprit Saint. Pour illustrer les vertus morales infuses, je vous renvoie aux enseignements de Saint Thomas d'Quin qui fut un véritable maître en la matière. L'exposé de Thomas sur l'acquisition des vertus par l'homme trouve sa pertinence dans l'ordre des vertus morales infuses qui donne une facilité intrinsèque à la volonté humaine sans exclure bien sûr

30:15 les obstacles extrèques. Les vertus morales chrétiennes infusent donnent à l'homme une certaine facilité intrinsèque dans l'exercice de la volonté et de l'intellect. Les vertus morales infuses sont exercées par la raison, la raison droite, avec l'aide de l'Esprit Saint et ses dons. Elles ne sont pas différentes extérieurement des vertus morales acquises qui ne font gagner aucun mérite. Souvenez-vous que ce qui fait la différence dans l'ordre divin, dans l'ordre moral également, ce n'est

31:02 pas l'acte extérieur mais l'esprit intérieur. L'acte extérieur consiste en l'exécution observé extérieurement comme l'accomplissement d'une obligation. Alors que l'esprit intérieur va au-delà de la simple exécution d'une obligation et accomplit un acte qui n'est pas un simple devoir, mais un acte d'amour filial envers son maître. C'est l'acte d'un enfant qui cherche à être pour son père un enfant fidèle. Je vous ai cité tout à l'heure l'exemple

31:49 d'un avar. Thomas d'quin utilise cet exemple. Pour le comprendre, il faut savoir que la vertu morale infuse un objet essentiellement surnaturel proportionné à l'acte surnaturel de l'homme. Un objet qui n'est accessible que par la grâce de Dieu. Thomas nous dit qu'un avar qui aime l'argent sera frugal dans ses dépenses. Or, être économe dans ces dépenses, c'est une vertu. N'est-ce pas ?

32:36 Mesurer la valeur des choses et contrôler les dépenses. Mais quel est l'esprit intérieur qui donne du mérite à cette action ? Chez l'avar, cet acte de tempérance n'est pas une vertu parce qu'il est égocentrique. Et saint Thomas dit cela : "Cette vertu n'est pas pratiquée par amour du bien honnête et raisonnable, mais par amour de l'argent." Et il ajoute qu'en plus de l'acquisition de cette vertu humaine de tempérance par l'avare, non pas la vertu divine, mais la vertu humaine, de véritables vertus morales acquises peuvent aussi exister, même dans l'état de péchés grave.

33:24 Par exemple, un homme peut s'abstenir de jouer au casino afin de vivre raisonnablement et de permettre à sa famille de vivre raisonnablement. Mais tant qu'il reste dans l'État, disons de vouloir assouvir avec son argent quelque autre vis, sa vertu dans la volonté humaine s'y trouve dans une disposition instable. Thomas l'exprime ainsi. La volonté humaine ne peut donc pas produire un état de stabilité de la vertu. Elle s'y trouve toujours comme vacillante et cela est dû au fait que

34:12 l'état de péché dans lequel vit cette personne fait que sa volonté se détourne habituellement de Dieu. On peut donc dire qu'il agit extérieurement de manière vertueuse, mais l'esprit intérieur est orienté vers l'amour de soi plutôt que l'amour de Dieu. et son effort pour accomplir un quelconque bien dans l'ordre naturel s'accompagne d'une grande faiblesse. Pour que cet homme puisse acquérir l'état de vertu stable, il doit rester dans l'état de grâce, ce qui ne peut venir que des vertus morales infusées par Dieu et de grâce que les vertus humaines acquises ne peuvent pas procurer.

34:59 J'ai cité ici un exemple extrême pour bien montrer la différence entre les vertus qui concernent soi-même et les vertus qui concerne Dieu et sa création. Les vertus qui sont égocentriques et les vertus qui sont altruistes. Louisa n'a jamais recherché les vertus égocentriques dans sa vie. C'est pourquoi j'ai utilisé un exemple extrême comme je l'ai mentionné juste pour montrer la différence entre une vertu tourné vers l'amour de soi et une vertu tournée vers l'amour de Dieu qui sont en contradiction l'une avec l'autre. Mais Louisa a eu des moments où en voulant plaire à Dieu, elle s'est trompée de cible.

35:45 En aucun cas, mon propos est de juger Louisa ici. Je ne fais que reprendre ces textes en partageant avec vous un éclairage théologique sur ce qu'elle a écrit. C'est pour cette raison qu'elle ne voulait pas que ses volumes soient publiés parce qu'elle savait qu'il y avait beaucoup de ces choses entre elle et le Seigneur très personnelle et embarrassante et qu'elle ne voulait pas que les gens lisent ces choses mais elle a obéi à son confesseur. Elle a obéi à Jésus qui ont voulu que cela soit publié. Et ces écrits nous aident et c'est pourquoi le Seigneur voulait qu'il soit publié afin de nous aider à comprendre comment nous devons pratiquer ces vertus. Louisa essayait d'imiter

36:31 l'approche que les saints avant elle avaient pour acquérir la vertu. Ici, permettez-moi de dire qu'il n'y a rien de mal à la façon dont les saints ont acquis la vertu dans le passé. [Musique] C'est la norme qui prévaut encore aujourd'hui et nous devons toujours suivre le même chemin que les saints dans l'acquisition des vertus. Alors, qu'est-ce qui a donc changé ? Ce qui a changé la vertu. Les saints avant Louisa exerçaient les vertus chrétiennes, les vertus théologales, les vertus cardinales, les vertus morales et

37:17 cetera. Ce qu'il n'avaiit pas à leur disposition et que Louisa avait à sa disposition, c'était ce qu'on appelle la vertu divine. Donc Jésus disait à Louisa, "Tu ne peux pas essayer de mettre du vin nouveau dans de vieilles outres. Tu dois mettre du vin nouveau dans des outres neuves. Ce qui signifie que si je te donne une nouvelle vertu à pratiquer, que les saints d'avant toi n'avaient pas la possibilité d'exercer sans faute de leur part parce que cette vertu ne leur a pas été donnée. Il ne faut pas suivre la même méthode qu'ils ont utilisé pour acquérir des vertus différentes. Si on veut grandir dans les vertus que

38:02 les saints ont exercé et acquis les vertus chrétiennes, les vertus morales, les vertus théologales, alors oui, on doit suivre leur manière d'exercer les vertus afin de les acquérir. Mais si tu veux pratiquer une nouvelle vertu, cette nouvelle vertu qu'ils n'ont pas expérimenté, alors tu dois te tourner vers moi et non vers eux pour acquérir cette vertu parce qu'ils n'ont pas laissé d'exemples à suivre. Mais puisque le Christ possède cette vertu, cette vertu divine, c'est vers lui que Louisa doit se tourner. C'est ce qu'il veut dire quand il lui dit qu'elle doit mourir aux vertus. Il parle de cette approche des vertus divines. Il te faut mourir à l'utilisation de

38:48 méthodes faites pour s'appliquer à des types différents de vertus [Musique] et te tourner vers moi pour acquérir ces nouvelles vertus. Quelles sont ces vertus divines ? J'en ai parlé il y a quelques mois dans de précédentes interventions et j'ai traité du sujet dans ma thèse de doctorat approuvée par l'Université pontificale de Rome. [Musique] Ces vertus divines, Thomas Dakin les appelle les vertus angéliques. En fait, pour simplifier ce que ces vertus divines ont que les vertus chrétiennes n'ont pas, ce que ces vertus divines ont que les vertus morales n'ont

39:33 pas. Ce que ces vertus divines ont, que les vertus théologales n'ont pas, c'est la transemporalité. Autrement dit, les vertus divines ne sont pas limitées au temps ou à l'espace comme le sont les vertus théologales, morales, cardinales et chrétiennes que les saints du passé ont exercé. [Musique] Louisa présente les vertus divines comme des émanations de la trèssainte Trinité, de lumière inaccessible à l'esprit créé qui varie en intensité et ont un impact sur la vie de toutes les créatures au ciel, au purgatoire et sur terre.

40:19 On trouve cela au volume 16, le 19 mars 1924, ainsi que dans le volume 13, le 14 janvier 1922 et le volume 19 le 31 mai 1926. Dans le volume 15, 2 mai 1923, la liste est longue. Je vous renvoie à ma thèse et en particulier au chapitre 4.1.31. Jésus révèle à Louisa que les vertus divines sont une sublimation continue dans l'unique opération éternelle de Dieu, des vertus morales que l'âme a assimilé dans son cheminement chrétien et comme celle qu'Adam et Marie possédaient.

41:06 Ceci est important car lorsque nous désirons vivre dans la divine volonté de Dieu, [Musique] Dieu veut établir sa personne divine en nous progressivement par notre mort à nos propres pensées, nos propres actions, nos propres désirs. Et la seule façon pour nous de mourir à ces choses est d'entrer dans notre propre petitesse, notre néant ou abaissement de soi, cette connaissance de soi que sans la grâce de Dieu, nous ne sommes capables de rien. Et avec cette disposition, Dieu infuse en nous et c'est le verbe correct, infuse.

41:54 Parce que nous ne pouvons pas acquérir ces vertus divines comme nous pouvons acquérir les vertus chrétiennes. Ce sont des infusions. Elles ne peuvent pas être acquises par la simple pratique et la répétition. Il faut que Dieu les infuse en nous. Nous établissons ou plutôt nous aidons Dieu à établir en nous la personne du Christ. Il s'agit d'une opération progressive. Dieu opère alors en nous par le biais de ses vertus et nous coopérons à l'opération de Dieu. Voyez-vous, par nous-mêmes, nous ne pouvons pas aller dans le passé, le présent et l'avenir et encore moins au purgatoire et au ciel. Et si les saints du passé ont pu prier pour les âmes du purgatoire et prier les âmes du ciel, ils n'ont pas pu aller ni

42:41 dans le passé ni dans le futur et avoir un impact sur toutes les âmes, toutes les créatures. Les vertus divines sont capables de le faire dans l'âme. Et c'est Dieu qui fait cela en nous. C'est pourquoi nous devons entrer dans notre propre néant ou petitesse car c'est cet état d'esprit qui permet à Dieu d'entrer dans notre vie. Un verre déjà plein à rabord ne peut pas recevoir une infusion plus importante. En anglais, le terme infusion prend le sens d'apport externe de liquide comme une perfusion, une injection. Pour que le verre puisse recevoir une infusion d'eau, par exemple, l'eau étant

43:28 une représentation de l'Esprit Saint, l'âme comme le verre doit être vide. Et c'est ce que signifie la petitesse. Et quand quelque chose entre dans ce verre et le remplit, quelque chose qui n'est pas de Dieu, le verre doit être vidé. [Musique] J'utilise des expressions simples ici pour illustrer les enseignements de Jésus à Louisa sur la façon dont l'âme doit détruire un regard qui n'est pas pour Dieu, une réflexion qui n'est pas pour Dieu ou un désir qui n'est pas pour Dieu. C'est le mot que Jésus utilise. Elle doit détruire cette pensée

44:14 de sorte que la vie divine puisse remplacer cette pensée humaine par une pensée divine. Souvenez-vous lorsque je vous ai cité le volume 11 à la date du 21 mai 1913 quand Jésus révèle à Louisa cette même vérité. Il dit "Supposons qu'une pensée qui n'est pas pour moi te vienne à l'esprit. tu dois la détruire et la remplacer par une pensée divine. De même en ce qui concerne l'œil et tout le reste de ton être. Alors, comment détruire cela ? En entrant dans notre propre néant, c'est-à-dire en ayant la conscience de soi, en cultivant cette conscience que nous ne sommes rien, que Dieu est tout, vient divine volonté. Encore une fois, cela ne veut pas dire

45:00 que nous ne sommes rien littéralement parce que nous sommes quelque chose qui contient Dieu. N'est-ce pas ? Nous sommes donc nobles. Nous sommes d'origine divine fait à l'image et à la ressemblance de Dieu. Par conséquent, nous ne sommes pas rien au sens littéral du terme. Dieu nous a créé à partir de rien. Mais maintenant nous sommes quelque chose et nous ne serons jamais dématérialisés. Nous ne cesserons jamais d'exister. Nous existerons toujours grâce à Dieu. Donc ce néant ne signifie pas littéralement rien. Il signifie que notre prétention propre au mérite, à la sainteté, à la vertu ou au succès est une illusion complète. Et nous devons nous débarrasser de toute cette autocomplaisance et reconnaître

45:47 que nous sommes littéralement et je le dis dans le monde spirituel, non pas dans le monde physique, nous sommes littéralement incapables de faire quoi que ce soit sans la grâce de Dieu. Une prise de conscience qui n'est pas toujours facile à cultiver et pourtant elle est nécessaire pour que le Christ puisse habiter en nous en sa personne. Mes frères et sœurs en Christ, merci pour votre patience, merci pour votre attention, merci pour votre néant. Merci de prier afin que je sois néant moi aussi dans le bon sens du terme bien sûr afin que le Christ se reproduise en moi, en vous et par nous sur toute la terre. Que Dieu vous bénisse et vous garde au

46:34 nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Vous écoutez Radio Maria, une voix chrétienne dans votre foyer. Vous avez écouté Apprendre à vivre dans la divine volonté de Dieu avec le père Joseph Yanouzi. [Musique]

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