0:00 Salut tout le monde, aujourd'hui on se retrouve sur l'aéroport du Bourget pour un événement qui a lieu chaque année, c'est la quatrième année déjà que je me rends à cet événement, c'est le salon des formations au métier de l'aéronautique, le SFMA. C'est l'endroit où si vous êtes un futur ou une future PNC, un futur pilote ou même mécanicien, il y a plusieurs compagnies aériennes qui viennent, il y a plusieurs écoles qui viennent également, et bien c'est le lieu incontournable pour vous renseigner sur ces formations. Alors évidemment, moi je vais me concentrer sur les formations de pilotes, on va aller à la rencontre des écoles principalement en France, également au Canada, puisque ça devient de plus en plus populaire et également il y a d'autres centres de formation qui sont un petit peu partout en Europe. Donc je vous emmène avec moi aujourd'hui, on va aller rencontrer les élèves pilotes, les instructeurs et puis même les responsables des formations. C'est parti !
0:57 On va continuer sur le salon et maintenant on va se rapprocher d'une école. Peut-être que vous connaissez, si vous me suivez sur YouTube, j'étais allé voir cette école-là, j'avais fait un vlog pendant la journée des 50 ans, enfin 54 ans puisque ça avait été décalé avec le Covid. Et à côté de moi, est-ce qu'il est disponible ? Est-ce qu'il est disponible ? Il se cache, parce que lui aussi vous le connaissez. C'est Julien d'Aéro-Pyrénées. Qu'est-ce que tu fais aujourd'hui ici ? Explique-nous. On représente Aéro-Pyrénées, la collaboration avec ATR et puis on a ouvert aussi un centre à Valence avec les prochaines rentrées, la nouvelle rentrée qui commence en mars. C'est un petit centre qui est vraiment très chouette où je vais être débasé maintenant. Ok. Et ça fait combien de centres du coup pour Aéro-Pyrénées ? On est à trois centres. Donc Paris, Versailles, Toussus-le-Noble, Perpillan, Kyrac-Péciège et Valence. Ok, trop bien. Et donc toi, tu vas être ? le
1:43 nouveau chef pilote ? Alors chef pilote, oui et non, je reste adjoint au chef pilote du siège à Perpignan, mais je serai au poste de chef pilote à Valence. Ok, trop bien. Et tu peux nous parler un peu de la formation chez Aéropyrénées, comment ça se passe exactement, quelles sont les différentes étapes, comment on fait pour s'inscrire, quelle est la particularité de cette école ? Alors les inscriptions déjà c'est de discuter avec un interlocuteur, un commercial, de prendre les renseignements, en fait trouver le bon cursus qui vous convient en fonction de votre expérience. Et puis après on rentre en formation souvent par l'ATPL théorique, là on prend les stages en septembre, en janvier, mars sur les centres que l'on choisit. Et puis en fonction du cursus on commence, on parle théorique, et puis par la pratique, on s'appelle IR, MCC, jusqu'à la fin de l'uctlarté. Et comment choisit son centre entre sur Valence, à Paris ou à Perpignan ? Déjà
2:31 par rapport à votre localisation, si admettons on est de Lyon, c'est quand même plus proche d'être sur Valence. Maintenant après le centre, ça peut être aussi bien de savoir bouger un peu pour le métier, de pouvoir bouger. L'avantage c'est que chez Aux Pyrénées, on a un interconnecté, donc on peut faire une partie par exemple à Toussieux-le-Noble, une partie à Perpignan et puis l'autre partie à Valence. Ok, donc c'est modulable de ce point de vue là. Exactement. Et les élèves vont où à la fin de la formation en général ? Comment ça se passe ? C'est un accompagnement pour les compagnies ? Ou est-ce qu'ils partent chez Ryanair ? En soi, pour faire simple, déjà on a un système d'alumni, on a beaucoup d'anciens élèves qui partagent aussi des annonces qu'ils voient un petit peu partout dans leur compagnie ou même sur internet. On a un accompagnement avec notre CTKI, donc qui pose en gros des petites sessions d'entraînement, de sélection, une relecture des CV, des lagomotivations. Et puis derrière, effectivement, il faut postuler
3:21 pour les emplois comme dans n'importe quel canot de col. On a beaucoup de chez nous qui partent chez Ryanair. Maintenant aussi certains sont assez nombreux dans le travail aérien. Et dans l'aviation d'affaires, sur du Citation, du Mustang, du Falcon, etc. Trop cool, merci. Avec plaisir. Eh bien, regardez qui est avec moi. Je pense que vous la connaissez. Mais qui es-tu ? Laura. Élève pilote Denis, enseignement hôtesse de l'air. Effectivement. C'est peut-être l'élève pilote la plus expérimentée de l'aérien, j'ai envie de dire d'Europe, parce que tu es passée par
4:07 quoi toi avant ? C'est quoi les compagnies que tu as fait ? J'ai commencé un stage chez Twin Jets, trois semaines à Limoges, sur Beechcraft. Ensuite, j'étais chez Hainan Airlines, basé à Pékin, en Chine, sur Boeing 737. Ensuite, j'ai été chez French Beef à Paris. sur A330 et A350 et ensuite chez Emirates sur A380 et 777. C'est fou ! Et ensuite chez Aston Jett sur Citation Latitude et Falcon 7X, hôtesse propriétaire de l'avion. C'est impressionnant. Et donc du coup, c'est fini les années PNC là ? C'est ça. Alors fini pour la vie, je ne sais pas parce que ça me manque un petit peu. Je me dis peut-être le temps de trouver du travail en tant que pilote, retourner en tant que hôtesse de l'air, ça me plairait complètement. Et donc, tu
4:54 as choisi Aston Fly parce que tu es passé par Aston Jade, j'imagine que ça a un peu facilité ton choix. Pas forcément, c'était plus la localisation que j'aimais bien. Après j'ai visité, j'ai été faire les entretiens CAE aussi que j'aimais beaucoup mais il fallait partir sur Bruxelles. Ayant été expat en Chine et à Dubaï, je n'avais pas vraiment la motivation de repartir. Je m'étais posée donc c'est surtout la localisation qui a déjà rétréci mon champ de recherche. Et après j'ai visité donc Aston, Aéropyrénées, Trimaï, tout très bien. Mais Aston ça a vraiment retenu mon attention parce que c'est une grosse boîte, il y a un groupe derrière. Financièrement il y a une grosse sécurité. On a aussi un partenariat avec Ryanair et surtout il y a un garage chez Aston. Donc s'il y a un avion qui a un petit problème technique, etc. Dans la journée, le lendemain, il est réparé, tu peux revoler. Donc les locaux sont vraiment incroyables.
5:42 Tu vois où est-ce que tu mets l'argent, c'est sûr que c'est un peu plus cher, mais tu vois où tu mets l'argent. Oui, c'est des super locaux, mais ça c'est dû à l'influence de l'aviation privée, je pense, qui vient aussi au sein de l'aviation d'affaires, qui vient au sein de l'école. Donc moi j'ai visité les locaux, ils sont magnifiques. Ça c'est vraiment top. Et comme tu l'as dit, c'est hyper important d'aller visiter les écoles, de regarder ce qui nous convient et de pas forcément aller dans la première école qui nous semble la mieux parce que il y a vraiment un profil comme tu l'as dit, toi ce qui t'intéressait c'était la localisation, le fait que tu étais dans un environnement peut-être qui te plaisait aussi, le partenariat avec Ryanair donc tout ça a fait que tu as choisi cette école là. Et comment se passe la formation là ? T'en es où à peu près de ta formation ? La formation tu as la partie théorique d'abord, les 14 matières à passer avant de pouvoir passer en pratique et moi je suis en pratique du coup depuis décembre de l'année dernière donc ça fait deux ans et presque demi en tout que je suis en
6:30 formation. Et là, je suis en fin de pratique, donc je passe l'IRME dans deux mois à peu près. J'ai eu le CPL l'été dernier. Et donc, on va dire d'ici mai-juin, je croise les doigts, j'aurai fini la MCC et possiblement Ryanair. Oui, on croise les doigts. Et justement, petit détail, mais qui a son importance, tu es une femme. Donc qu'est-ce qu'il faut dire aux femmes qui veulent se lancer, qui veulent faire pilote ? On n'est pas assez. Il y a des quotas à remplir, mais ce n'est pas pour ça qu'on est pris. Il faut bosser autant que les garçons. Mais c'est vrai qu'on est vraiment minoritaire. C'est 6% je crois dans le monde. Donc il faut y aller les filles. Il n'y a pas que les garçons, c'est tout dans la tête. On a les mêmes cerveaux. On y va ! Dans votre choix de formation, vous avez la possibilité de faire vos formations en Europe,
7:16 principalement, on est au Bourget, donc forcément, la plupart des écoles ici sont françaises ou européennes, mais il y a également la possibilité, et ça devient de plus en plus populaire, de faire sa formation au Québec, au Canada. Alors quel est l'intérêt de faire sa formation là-bas ? C'est un système qui est complètement différent. Si vous avez regardé une des vidéos que j'ai postées récemment sur la formation en Australie, ces formations-là en Australie ont leurs particularités. Au Québec, c'est la même chose avec la possibilité de faire des formations d'instructeurs. C'est complètement différent du système européen parce que quand on peut postuler en compagnie aérienne, c'est vraiment notre objectif. Quand on est au Québec ou quand on est en Australie ou même aux États-Unis, on doit monter ses heures de vol pour avoir aux alentours de 1500 heures de vol et pour monter ses heures, le meilleur moyen pour que ça nous coûte le moins cher, c'est forcément de le faire par l'instruction. Et c'est pour ça que là, on va aller à la rencontre d'une école
8:04 ISMAR parce que justement, on va aller le voir, on va aller à la rencontre d'une école qui s'appelle Horizon Aviation avec le meilleur ambassadeur. On va parler, on va discuter un petit peu avec lui parce que lui, il a un parcours vraiment atypique puisqu'il a commencé. Il va nous raconter ? mais il est commencé charpentier donc c'est vraiment la preuve qu'on peut partir d'un métier qui n'a rien à voir avec l'aéronautique pour terminer et là il est instructeur vous allez voir les quatre galons attention ils sont arrivés récemment mais c'est quand même vraiment pas mal pour le parcours de l'UK. Ok Lucas est-ce que tu peux nous rappeler quitté on te connaît des réseaux French Aero, c'est ça, allez le suivre sur TikTok et Instagram raconte nous un peu ton parcours parce que je viens d'en parler justement toi tu es parti vraiment d'un truc qui n'avait rien à voir avec l'aéronautique ouais écoute en fait ce qui est cool c'est que je peux montrer j'arrive à montrer aux gens c'est possible de devenir plus sans forcément faire le parcours que tout le monde pense qu'il faut faire, c'est-à-dire faire
8:50 des grandes écoles, maths sup, maths sp, tout ça. Je suis parti de rien avoir, j'étais charpentier, j'avais toujours le rêve de faire pilote évidemment, mais j'ai pris des chemins un peu différents parce que j'étais vraiment pas bon à l'école. Donc j'ai trouvé une solution, je me suis dit que j'allais passer mon PPL en me payant mes heures de vol et en faisant de la charpente. Quand j'ai fini mon papel en Europe, je me suis dit que c'était le moment de prendre une décision. Puis rentrer dans les écoles en Europe, c'est compliqué avec le parcours que j'ai, sans bac, etc. Puis je me suis intéressé au Canada. C'est là où je suis tombé sur horizon. L'avantage que j'avais de partir au Canada, c'est qu'ils n'attendent pas de toi que tu fasses un parcours Mathsup, Mathsup, Mathsup. C'est plus basé sur la motivation de la personne. Du coup, ça m'a vraiment ouvert la porte de pouvoir rentrer dans le domaine de l'aviation pro. Donc je suis parti là-bas. Gros changement de vie. J'ai tout arrêté, tout quitté. Donc c'est sûr que c'est un pas à faire là. Mais ça vaut le coup. C'est hyper bien. Un accueillant, c'est me suivent là parce que j'en parle beaucoup. D'ailleurs, ils ont le compte Instagram Horizon Aviation, vous pouvez y aller pour, on met
9:37 tout le temps plein de trucs sur les réseaux pour la réussite des étudiants, des petites vidéos de vol, etc. Et là du coup, je vois quatre barrettes. Comment ça se fait ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Ben écoute, je suis capitaine depuis pas long sur 777. Ouais, ouais, d'accord, excellent. Là au Canada, les instructeurs ont quatre galons. Donc, j'ai validé ça. J'ai terminé ma formation instructeur il y a environ deux mois. J'ai enchaîné juste après la formation de pilote, j'ai fait instructeur parce que comme vous le savez, j'aime ça partager ma passion. C'est pour ça que je suis sur Donc je me suis dit quoi de mieux que de faire instructeur pour justement partager ma passion et puis essayer de la donner à d'autres personnes.
10:23 Bonjour, je m'appelle Mathieu Di Costanzo, je suis le président de l'école Can Aviation, du groupe French Aviation, qui détient une école de pilotage qui s'appelle Can Aviation, et aussi une autre école qui s'appelle Horizon Academy, qui forme des hôtesses des silloires. Donc ça fait 25 ans que je dirige cette école. Quelle est la spécificité de cette école par rapport aux autres ? Alors, nous, notre spécificité, on va dire que c'est une école où, quand on voit le rapport qualité-pé, je pense qu'on est vraiment parmi les mieux placés parce qu'il y a énormément de contenu dans nos formations. Quand on voit que les tarifs sont quand même de l'ordre de 100 000 €, déjà nous on est inférieur à 100 000 € et on a par exemple 50 heures de bimoteur. Donc c'est quelque chose de très conséquent et forcément on apprend quand même plus de choses sur un bimoteur que sur un monomoteur. On a par exemple comme autre exemple,
11:09 on fait une formation APS MCC. Alors APS MCC, ça veut dire travailler en équipage. et c'est une formation longue de travail en équipage. Il en existe des courses qui visent uniquement à répondre à la réglementation. On va à chaque fois un petit peu plus loin dans chaque module. Donc, nous, notre premier engagement, c'est de donner le maximum de contenu, le maximum de connaissances aux élèves. Et c'est pour ça qu'ils payent en premier lieu. D'accord. Combien il y a d'élèves dans l'école ? On a à peu près une centaine d'élèves. Ça se déroule sur deux ans. Actuellement, on est sur des... On va dire à peu près 50 élèves par an, un peu plus chaque année. C'est pour ça aussi qu'on ouvre un deuxième centre à jeun à partir de septembre. D'accord, donc à partir de septembre, il y a le choix entre Cannes ou Agin. Exactement. C'est les mêmes formations ? L'idée, c'est de faire la même qualité des deux
11:54 côtés. Je pense que c'est ce qui a fait notre réputation aussi. Donc, on va avoir les mêmes utiles pédagogiques, les mêmes avions, les mêmes simulateurs. D'accord. La flotte qui est utilisée chez Cannes Aviation, c'est du Diamond ? C'est du Diamond, exactement. Donc, nous, on a 13 Diamond, des bimoteurs, des monomoteurs. et trois simulateurs de vol actuellement. Et un extra 200 pour faire l'UPRT et une spécificité. Donc c'est un avion de voltige qui permet de faire des formations aux situations unusuelles. Bon, j'ai trouvé un de mes collègues, un de mes collègues de, on a le droit de le dire ou pas ? Un de mes collègues de la même compagnie qui travaille avec moi et qui est un ancien élève de cannaviation. Lucas, est-ce que tu peux justement te présenter, nous expliquer un peu ton parcours et par où tu as commencé avant de devenir Pyrdhénie ? Super. Alors, salut, moi c'est Lucas, j'ai 23 ans. J'ai commencé ma formation, bah, à Cannes Aviation en modulaire il y a à peu près 4 ans.
12:44 J'ai tourné à droite à gauche pour la TPL à Paris, j'ai fait un petit peu de mûrissement à Valence, à Nantes, tout ça. Et donc toute la formation pro à Cannes, à Cannes Aviation, donc le CPL, l'IRME, l'UPRT, le vol de nuit, la MCC. Et voilà, ouais. Alors pour faire sa formation de pilote, on peut la faire en France. La plupart des écoles sont des écoles françaises, mais on peut également la faire en Europe. Et aujourd'hui, eh bien, il y a l'AFTA. C'est une école qui est basée à Cork, la vraie capitale de l'Irlande, pour ceux qui connaissent un petit peu. Et c'est une école qui a des partenariats justement, notamment avec Ryanair. On est avec des élèves et on est notamment avec Nils. Nils, on se connaît puisqu'on était dans le même aéroclub à Toussul Noble. Et du coup, Nils va nous raconter son parcours. Il vient de terminer sa formation à l'AFTA. Et donc, on va lui poser quelques questions. Salut Nils,
13:30 comment ça va ? Ça va plutôt pas mal. Bon, impeccable. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ton parcours ? cours déjà de pilote, comment tu as voulu faire ce métier, quels étaient les raisons et pourquoi tu as choisi du coup l'AFTA ? Moi j'ai suivi un parcours modulaire donc PPL en Bretagne à Havannes, ATPL en France avec nos voisins Mermoz et je suis entré à l'AFTA en CPL-IRME, mentoré avec le programme Gateway 1 Ryanair, avec un programme très rapide où on suit les procédures Ryanair depuis le CPL jusqu'à la MCC et avec une embauche rapide en fin de formation chez Ryanair et je viens de signer mon chez RANR. Super, félicitations. Et pourquoi tu avais choisi cette école ? Moi je voulais partir dans un pays anglophone pour améliorer mon anglais et c'est vrai que l'opportunité de faire un parcours sponsorisé par RANR était quelque chose qui me rassurait avant de commencer la formation. Sur quel type d'avion tu as volé pendant ta formation ? Donc quand on arrive au niveau du
14:20 CPL à l'AFTA, on commence avec 10 vols d'adaptation en Cessna, juste pour se familiariser avec la plateforme, le vol en anglais et les procédures de l'AFTA et ensuite on passe directement sur le DA42. Le CPL se fait sur DA42 ainsi que l'IRM. Ok, trop Cool. Et du coup, toi, tu es venu à l'AFTA, tu avais déjà un bon niveau en anglais ou tu y es allé pour améliorer ton anglais ? Qu'est-ce que tu conseillerais quelqu'un qui te dit « Non, je ne veux pas faire ma formation en anglais parce que justement, je n'ai pas le niveau. » J'avais un niveau correct avant d'arriver à l'AFTA, mais c'est vrai que je n'avais jamais volé en anglais, je n'avais jamais fait la radio en anglais. Et moi, je pense que j'en avais besoin pour justement réussir des sélections plus tard et vraiment m'adapter. Je pense que quelqu'un qui a un peu des lacunes devrait justement se forcer, se faire du mal et puis aller à l'étranger. C'était quoi ce qui était le plus difficile dans ton choix d'école au début quand tu voulais Il y a une offre pléthorique. C'est très difficile
15:07 de choisir à la fin parce que partir en France, partir à l'étranger, choisir un programme mentoré, choisir un ATPL sur site, à distance, c'est toutes les questions que je me suis posées. C'était quoi la partie que tu as préférée pendant ta formation et la partie peut-être la plus difficile que tu as eu à l'AFTA ? Ma partie préférée, c'était l'IRME et justement à l'AFTA, accord qu'on est dans des vraies conditions IFR, donc c'est vraiment intéressant. C'est aussi ce que je venais rechercher en Irlande. Pour moi, la partie la plus difficile, c'était de faire la TP à la distance. C'est quelque chose où je me suis un peu forcé parce que je pense que j'avais besoin d'un cadre et donc c'était un petit peu dur. Comment ça s'est passé les sélections pour Ryanair par la suite pour trouver ton premier emploi ? Alors les sélections dans le programme Mentor, on a un entretien quasiment immédiatement après la formation. On postule et deux semaines après, on a un assessment. On est bien préparé à l'AFTA que ce
15:54 soit pour les entretiens tech, les entretiens RH et puis pour préparer le simulateur. Donc en un mois, on fait tout le process de recrutement et fast track. Et du coup là, tu as commencé chez Ryanair, t'en es où exactement ? Alors là je viens justement de réussir l'assessment et je vais commencer l'acuité dans quelques mois. Et premier vol, t'as déjà la date ? Premier vol, j'espère avoir des premiers premiers passagers en septembre. Trop cool, bon courage pour la suite. Merci beaucoup. Je m'appelle Paul Labbé, j'ai 22 ans, je suis originaire de Quimper donc en Bretagne. Avant ma formation, donc depuis Adeline chez Mermoz Academy, j'ai fait un bac S du
16:40 coup et après mon bac, je suis directement allé chez Mermoz Academy. Comment tu as choisi ton école pour pouvoir faire ta formation ? C'est vrai que c'est un peu compliqué comme phase parce que voilà, on est entouré de différentes écoles qui proposent plus ou moins la même chose. Moi, comment ça s'est passé ? J'ai fait ma petite sélection, donc je suis allé au SFMA un peu comme tout le monde, donc c'est vraiment un des meilleurs moyens de choisir son école je trouve parce qu'on peut vraiment parler avec avec les anciens élèves, avec les instructeurs, etc. Donc j'avais fait une sélection, à peu près une shortlist de 4-5 écoles. Et en fait, j'ai demandé à quelques contacts que j'avais rencontrés dans quelques compagnies. « Écoute, qu'est-ce que t'en penses de ces écoles-là ? » On m'a dit « Certaines, je connais pas, certaines j'aime pas trop et certaines j'aime beaucoup. » Donc de là, j'ai fait encore une shortlist, je suis allé visiter les écoles. Et puis après les visites, pour moi, ce qui est le plus important, je me suis confronté dans l'idée que c'était Mermos qui me plaisait. J'ai
17:27 fait à Tours, c'est pas trop loin de chez moi, je suis breton, donc c'était vraiment le plus simple pour moi. Les avions étaient tous modernes. Il y avait des instructeurs militaires, civils. Tout ça m'a conforté dans l'idée que Mermoz était vraiment fait pour moi. C'est quoi les critères sur lesquels tu t'es basé pour choisir ton école exactement ? Alors les critères, la flotte déjà. Est-ce qu'ils louent les avions ou est-ce qu'ils sont propriétaires ? Super important. La ville, est-ce que c'est vivant ? Est-ce que c'est mort ? Est-ce que c'est un petit peu étudiant ? Parce que j'avais envie d'avoir une scolarité un peu normale à ce niveau-là. Je me suis basé aussi sur l'instruction. Si c'était du militaire, du civil, si c'était de qualité, le taux de réussite. Et je voulais aussi une école qui était établie un petit peu, enfin un petit peu établie, ancrée dans le monde aéronautique parce que c'est vrai que voilà, on a vu
18:13 certaines écoles apparaître, disparaître. J'avais un petit peu peur de ça parce que c'est vrai que c'est un gros investissement. Et je me suis basé également sur les retours d'expérience forcément de nos anciens élèves. Et justement, comment tu as fait à la fin de ta formation pour réussir à trouver un job aussi rapidement ? Parce que tu m'as dit que c'est allé très vite. Ouais, c'est allé très, très vite. Alors, je pense qu'entre nous, j'ai eu quand même assez de chance. parce que je suis arrivé à une période où ça recrutait vraiment beaucoup beaucoup beaucoup. Je suis chez Ryanair, la compagnie aspirait littéralement les nouveaux pilotes. Donc concrètement, j'ai reçu mes licences et en fait j'ai postulé, deux semaines plus tard, on m'a appelé pour les online. Donc ils appelaient ça les online, c'est des tests psychothélices et psychomoteurs. Je les ai passés en ligne forcément. J'ai attendu peut-être deux, trois semaines avant d'avoir une convocation à Dublin. Donc j'ai fait entretien, simulateur, ça s'est super bien passé. Une équipe vraiment au top je trouve pour les recrutements. Et puis après, on m'a proposé moins d'un mois plus tard une date
19:02 de QT et du coup je suis rentré entre le moment où j'ai postulé et la QT, dû s'écouler peut-être deux mois et demi. Tu penses que c'est quelles compétences et quelles qualités qui sont essentielles pour pouvoir être recruté rapidement ou même exercer ce métier ? Je pense que tout le monde connaît un peu les compétences techniques et non techniques sur lesquelles toutes les compagnies en Europe se basent. Donc ce qui est decision making, teamwork, communication, voilà. Toutes ces compétences-là sont super importantes. Et je pense qu'une des compétences très importantes également à avoir en entretien ou en simulateur, ça va être l'honnêteté intellectuelle qui pour moi est un des piliers de l'aviation. Si on n'est pas honnête envers nos compétences ou alors ce que les autres ont à nous dire, en fait on ira nulle part et on restera, on stagnera en fait. Dernière question, est-ce que tu peux me parler de ton premier vol chez Ryanair sur 737 ? Le premier vol sur 737, alors j'ai eu deux premiers vols, j'ai eu le base
19:50 training où on faisait des tours de piste et j'ai eu le premier vol avec les passagers. Base training c'est assez spécial comme environnement, on est quatre élèves avec un captain et un observateur, c'est très très spécial parce que l'avion est vide, On arrive, l'avion est vite de chez vide, très très léger, pas beaucoup de carburant. On tourne peut-être 5-6 fois et puis après on échange chacun son tour. Je me sentais vraiment comme chez Mirmos à Tours. À la fin des tours de piste à 1500 pieds. Sauf que là, en fait, c'était avec une machine de 63 tonnes. Ça m'a fait vraiment bizarre. Au début, j'ai un petit peu galéré. Mais au bout de deux tours, je me suis vraiment bien débrouillé à la fin. Mais c'est un avion entre nous, je pense qu'il est assez compliqué à poser au début. Après, on s'y fait. Mais ouais, première étais, ça, je n'en suis pas si fier que ça. De toute façon, c'est pour ça, c'est parce que c'est un métier où tu apprends sur le long terme et là tu viens de commencer mais tu sais que c'est toute ta carrière
20:38 où tu vas apprendre des chaises comme tu as pu apprendre en école. On ne s'arrête jamais d'apprendre, c'est ça qui est beau dans ce métier, on ne s'ennuie jamais. Il y a un capitaine qui va nous dire quelque chose, toujours un petit truc à rajouter et on accumule de la connaissance même à 65 ans quand on est en fin de carrière. On est sur le stand de l'ESMA, une école de pilotage pour les pilotes, mais également pour les PNC. Mais nous, on va parler de la formation de pilote avec un des élèves pilotes qui est justement avec nous, c'est Enzo. Salut Enzo, comment ça va ? Super et toi ? Impeccable. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu comment tu es venu à choisir l'ESMA et pourquoi cette école et où est-ce
21:25 que tu en es dans ton parcours ? Alors, je me présente rapidement. Donc Enzo Maillet, j'ai 19 ans, j'arrive sur mes 20 ans. J'ai commencé à voler à 13 ans, lâché à 15 ans, puis à 16 ans et maintenant je suis à l'ESMA. Donc école basée à Montpellier, toujours le soleil, fleu de diamonds exceptionnel. Et puis je dirais l'occasition qui est pas mal, qui m'a beaucoup facilité, le logement aussi. Et donc du coup, qu'est-ce qui t'avait amené à choisir cette école ? Tu avais comparé plusieurs écoles avant de choisir cette école ? Bien sûr, les concurrents, on les citait bien sûr, j'avais fait tout le tour. Mais comme je l'ai dit, je pense qu'on a un gros avantage sur la localisation, sur la flotte, le fait qu'on a une maintenance sur place. Donc là, on a un roulement qui est continu en fait, une réputation depuis 45 ans. L'ESMA a fait ses preuves. Ok, et l'ESMA, c'est principalement des Diamonds, la flotte ? Donc toi, tu as volé sur quel type d'avion ? Alors moi,
22:13 à l'époque, j'ai fait du DR-400, du TB9. Je me suis inscrit à l'aéoclope de l'Hero, juste à côté. avant d'aller à l'ESMA. Donc, dès la 40, je connaissais déjà. Et puis, Diamond aussi, ça fait ses preuves à la Porsche de l'Aviation Générale, comme je l'appelle souvent. C'est quoi les difficultés que tu avais au début quand tu voulais te lancer et tu ne savais pas par où commencer, quelle école choisir ? Tout le monde hésite au tout début. Et c'était quoi ce qui t'a vraiment aidé à finalement te lancer et à venir à l'ESMA ? Je pense que, alors moi, je voulais faire Pépin. et les NAC. Puis j'ai été simplement honnête avec moi-même. J'avais besoin de concret. J'ai commencé à voler super tôt et j'avais juste envie de ça. Voilà, je pense un peu comme tout le monde. C'est quelque chose qui me tient au trip et voilà, j'avais besoin de concret. Donc j'ai juste été honnête avec moi-même. J'ai vu que la prépa, ça allait être un peu difficile. J'avais peur de perdre un peu d'années. Et voilà, au dernier moment, je me suis lancé, je me suis renseigné, comme on vient de m'en parler. La partie théorique, comment tu l'as abordée ? C'était
22:59 une partie difficile pour toi ? Non, c'est beaucoup d'investissements, mais c'était tellement ce que je voulais faire que ça s'est super à me passer. On a des cours H24 avec un super support, pas de pilot, là, c'est génial. On a toutes les animations 3D, on comprend super bien. Si on a une question alors que le cours est fini, une heure après, le prof, il est toujours là pour t'expliquer juste à toi. Et ça, c'est vraiment bien aussi. C'était quoi la partie que tu as préférée de toute ta formation ? IFR. L'IFR, c'est souvent ce qui revient justement, l'IFR. C'est là où ça devient un petit peu sérieux et que tu apprends vraiment à faire du pilotage comme si tu étais finalement dans un avion de ligne. C'est ça, et puis tu apprends, alors bien sûr en VFR, tu apprends des choses, le CPL, tout ça, mais l'IFR, c'est un monde qui n'a rien à voir. Et le SIMU, tout ça, c'est bien, mais voilà, d'être dans la vraie vie là et de calculer, de faire toutes tes anticipations, c'est complètement génial. C'est un autre monde, c'est super. Comment tu abordes
23:44 la suite avec les sélections en compagnie ? Est-ce que tu as déjà commencé à regarder vers où tu voulais aller et c'est quoi tes objectifs ? Bien sûr. Un petit peu comme tout le monde, il y a les Graal, il y a Air France, il y a Hop. Le but, bien sûr, de ne pas te payer de QT comme un peu tout le monde en fin de fois. Mais non, Air France, bien sûr, c'est le rêve. C'est ce que je vise. Comment tu avais fait pour financer ta formation ? J'ai fait un prêt étudiant avec mes parents. D'accord. Et pour le logement, tu es aussi sur place dans les résidences étriantes à côté de… Oui, une minute de l'ESMA, c'est sur place, pas besoin de voiture. C'est tout meublé, tout est inclus à bon prix, donc c'est super. Tu donnerais quoi comme conseil à quelqu'un qui justement veut se lancer et du coup dit que ce n'est pas fait pour lui, que forcément il n'est pas prêt et qu'il repousse toujours à plus tard ? On a plein de personnes qui disent ça parce qu'ils ont fait STMG, parce qu'ils ont fait machin. C'est ouvert à tous horizons. Je pense que je le dirais toujours,
24:32 la passion, Ça mène au bout de choses, donc quand on n'est passionné... Parce que ça reste quand même une formation qui est difficile, faut le reconnaître. C'est pas facile, c'est vrai. Mais la passion mène au bout de choses. Oui, c'est ça. C'est parce que tu fais quelque chose qui t'intéresse. Donc c'est difficile, mais pour autant ça t'intéresse. Donc forcément tu performes. Ok, super, merci beaucoup. Avec un plus. C'est chouette. Bonjour à tous, moi c'est Eddy, j'ai 32 ans. Je suis actuellement superviseur dans les télécommunications en reconversion professionnelle, dans le but de devenir pilote de nuit un jour.
25:17 Parce que j'avais quand même besoin d'un petit boost, en plus de la motivation que j'ai de moi-même, j'avais quand même besoin de me faire accompagner. Un boost, et puis par le contenu qu'ils proposaient, toutes les masterclass, je trouve que c'était vraiment un gros plus pour bien se relancer dans le bain après 10 ans de pause. Moi justement, c'est la diversité des masterclass. Surtout, il y a un planning assez chargé tous les mois. Et puis la possibilité d'accéder en replay, surtout moi avec mes raisons professionnelles et parfois même familia. Donc du coup, je peux y accéder à tout moment. Franchement, je dirais que le gros avantage, c'est qu'on est quand même un petit sac, en fait très soudé, très solidaire. On se donne quand même pas mal d'astuces, on s'entraide beaucoup. Et puis franchement, la diversité des masterclass. L'axe replay depuis le début aussi,
26:07 c'est très enrichissant. Et je pense qu'en termes d'accompagnement, c'est ce qui se fait de mieux pour moi. Franchement, il y a un peu de tout. Moi, pour l'instant, ce qui m'impressionne le plus, c'est vraiment des petites astuces au niveau mathématiques, physique. Et puis après, beaucoup d'informations sur les écoles qu'on n'aurait pas pu avoir si on va chercher de soi-même. Donc il y a beaucoup de discussions au sujet des écoles, la préparation, les entretiens, même les CV. Le CV, pareil, je me suis rendu compte en regardant quelques commentaires et vidéos que je suis complètement à côté de la plaque. Donc c'est des petits détails en fait, mais qui peuvent faire en sorte que lorsqu'on est rodé et qu'on va se préparer, devant une école ou pour une sélection pro, on sera le mieux préparé possible.
26:59 Il y a vraiment un grand besoin de pilotes de ligne. Les recrutements ont repris post-Covid. C'est vrai que pendant la période Covid, ça a été vraiment compliqué. Déjà pour les pilotes qui voulaient se faire embaucher et les pilotes qui étaient déjà embauchés, qui ont perdu leur job pour la plupart et qui finalement, seulement quelques années après, ont pu réintégrer une compagnie aérienne. Mais maintenant, le marché reprend. L'année dernière, à titre d'information, Air France a recruté 700 pilotes et cette année, pour l'année 2025, ce sera environ 400 pilotes. Ce qui fait qu'il y a vraiment un réel besoin et donc il y a un réel besoin de former des pilotes de ligne pour que les nouvelles générations de personnel navigant soit prête pour les années à venir, l'augmentation du trafic aérien, le nombre de passagers également. C'est hyper important d'avoir des personnels techniques qui soient qualifiés pour pouvoir assurer la sécurité des vols et pouvoir tout simplement permettre aux compagnies d'avoir assez de ressources humaines pour faire voler leurs avions.
27:54 C'est ici que se termine notre visite du salon des formations au métier de l'aéronautique. J'espère vraiment que vous avez apprécié ce vlog. Peut-être que je vous ai croisé cette année. Si ce n'est pas le cas, je vous invite vraiment à vous inscrire pour les prochaines années. En général, le salon a lieu entre fin janvier et début février. C'est l'occasion de découvrir les métiers de l'aéronautique. Et plus particulièrement, si vous souhaitez devenir pilote de ligne, c'est l'endroit idéal. Également, si justement vous hésitez sur la formation que vous devez choisir, sur la structure de votre parcours intégré, modulaire, comment vous remettre à niveau, comment optimiser votre financement, votre dossier, bancaire que vous souhaitez performer en maths, en physique, en tests psychotechniques, en méthodologie, en anglais ou même comment concevoir vos candidatures, votre CV, votre lettre de motivation, votre présentation orale par exemple, j'ai créé une plateforme qui vous permet d'avoir toutes ces ressources-là. Je vous invite vraiment à réserver un appel
28:43 avec moi et on pourra discuter de votre projet et faire en sorte que vous puissiez préparer toutes les candidatures nécessaires pour les formations les plus exigeantes, les cadets Air France, les cadets Luxair, les cadets Rélingus, les cadets de British Airways ou même pour les écoles que vous avez pu rencontrer aujourd'hui. Derrière, je vais vous accompagner de zéro jusqu'au cockpit et puis vous allez pouvoir optimiser toutes les candidatures aux compagnies aériennes, même les plus prestigieuses et vous allez pouvoir performer sur le long terme puisqu'on va commencer à forger votre esprit de pilote professionnel dès le début. On n'attendra pas la fin, on fait ça dès le début, ce qui permet de vous démarquer des autres. Donc je vous invite vraiment à cliquer sur le lien dans la description. Je vous souhaite à tous une excellente journée, un très bon vol et n'oubliez surtout pas de vous abonner, ça m'aide à faire du contenu encore plus qualitatif. En tout cas, moi, je vous dis à la prochaine vidéo.