0:01 Pour commencer cette émission et bien nous allons commencer par recevoir des invités de marque évidemment puisqu'il s'agit de notre chef Fabien G recteur de l'humanité et Mathieu Pigas ainsi que Pierre Siankovski patron et directeur éditorial du groupe combat que je vous demande d'applaudir tandis qu'ils vont monter sur scène. Donc Mathieu Piigas va arriver en en cours en cours d'entretien. Merci beaucoup Pierre et Fabien d'être avec nous d'être avec nous ce soir. Donc Fabien, vous êtes sénateur communiste de SIN depuis 2017 et directeur du journal l'Humanité depuis 2021. C'est toujours particulier d'interviewer son chef, mais quand on est en CDI, on a la sécurité de
0:48 l'emploi et donc aucune crainte évidemment de prendre la parole et de le questionner sur quoi que ce soit. Et donc à vos côtés Pierre Sienkovski, directeur éditorial du groupe Combat. Merci euh beaucoup euh messieurs. Euh Fabien, je l'ai dit en introduction, le weekend dernier, un militant d'extrême droite a été tué à Lyon. Évidemment, on va commencer par euh par l'actualité. Euh depuis lors, le combat politique s'enflamme euh autour de la violence politique. La droite et l'extrême droite cible particulièrement la gauche et l'extrême gauche qui selon elle tuent. La France insoumise est particulièrement visée. Comment est-ce que vous en tant qu'homme politique vous vous observez cette séquence ? Bon, bonsoir à toutes et tous. Bon, tout d'abord, il faut condamner clairement, c'est un crime et il faut
1:34 que justice soit faite, que la police puisse enquêter dans les meilleures conditions puis que la justice fasse son travail et si elle révèle que ce sont des militants d'ultra gauche ou de la gauche extrême qui sont mêlés de près ou de loin à cette affaire, il faut le condamner sans ambiguïé et sans embage. Premièrement, la deuxième c'est que je crois que il n'y a pas de voix d'issue pour la violence en politique, ni comme méthode, ni comme stratégie, ni comme projet politique. D'ailleurs à gauche, nous sommes nombreus et nombreux justement à dénoncer la violence des
2:22 mots ou la guerre commerciale ou la guerre menée notamment par l'extrême droite de Trump à Méloni en passant par Miley et en appelé à la force de la diplomatie. Et donc ici en France, on ne peut pas avoir un autre discours qui consisterait à dire que la force serait acceptable et non plus pour moi ce qui est la démocratie, c'est-à-dire la dispute organisée à partir d'arguments et de faits. Enfin, je le redis puisque nous allons consacrer ce moment et cette soirée à la lutte contre l'extrême droite, à la bataille idéologique, la bataille médiatique nécessaire pour faire reculer les idées d'extrême droite d'abord dans les pensées mais aussi dans les cœurs.
3:09 Et donc on n'est pas dans la même moment mais en 1934 lorsque les idées d'extrême droite étaient très fort on n pas répondu à gauche par faire le coup de point, on a répondu par faire front commun, front populaire pour faire reculer ces idées d'extrême droit. Et c'est la même chose qu'il nous faut aujourd'hui, c'est-à-dire l'unité de notre camp, une contreoffensive idéologique, une bataille médiatique à la hauteur de la bataille que mène l'extrême droite qui elle dans son ADN a la violence parce que son projet est la haine, la division et nous nous devons opposer la solidarité, la justice sociale, fiscale,
3:54 écologique. Et donc notre humanité commune, je le dis, elle doit être sans embalage et sans double discours. Lorsqu'un homme meurt, il faut se mettre devant et je le dis le condamner d'ù qu'il soit. Enfin, nous sommes dans un moment où ce crime odieux, je le redis, est évidemment récupéré par une grande partie de l'extrême droite, mais aussi euh une partie des droites coalisées. évidemment dans un jeu politicien pour écarter une force politique mais à travers elle la LFI pour pas la nommer mais à travers elle discréditer toute la gauche et son combat et faire rentrer en
4:40 réalité le rassemblement national dans ce qu'ils appellent l'arc républicain en tout cas en faire une force républicaine alors que son ADN est l'antirépublique l'antidémocrate ici. Je veux dire l'extrême droite c'est de Boulanger à Pétin et cetera. C'est une longue tradition en France qui est contre la République démocratique laïque et sociale et en faire un des acteurs qui a choisi d'ailleurs le capital pour 2027 pour arriver au pouvoir. Et donc il ne faut pas tomber dans ce jeu de division, faut pas tomber dans ce jeu politicien, mais il faut condamner sans emball et vous l'avez rappelé et c'est pas minimisé du tout ce qui s'est passé mais l'extrême droite, elle l'a tué et très largement y compris au cours de ces dernières années. On a beaucoup parlé de
5:26 Clément Mic aussi parler de Martin Henrambour qui était un jeune rudal et tant d'autres. Donc voilà, ça ne peut pas être notre méthode ni notre projet et nous face à cela, face à ces méthodesl il faut répondre par l'unité de notre camp et un projet politique qui redonne espoir et je ne crois pas qu'on redonne espoir à la majorité de notre peuple en lui projetant la violence au quotidien. Euh Fabien, vous-même en octobre 2023, vous avez été menacé par un réseau d'extrême droite qui appelait je cite à mettre une balle dans la nuque après 280 journalistes enfin 180 personnalités dans un certain nombre de de journalistes. Vous aviez tous été signataires d'un d'un texte rappelant à l'occasion l'importance de de l'information dans cette dans cette période
6:12 quand on a été menacé comme ça nommément. Est-ce que parce que là vous disiez il faut réussir à à combattre d'un point de vue politique la violence, est-ce que là on est quand même pas dans une période où où les dict sont en train de céder où on a très envie de céder à la violence justement ? Et justement face à cela, c'est notre unité. Euh c'est du calme. Euh il y a besoin de se ressaisir et de mener la contreoffensive idéologique. Moi le problème que je vois c'est que la violence qui s'exprime partout dans la société et donc aussi en politique parce que la politique elle est pas enfin elle est pas découpée de ce qui se passe dans la société. Elle va avec un
6:57 affaiblissement total aussi du niveau du débat politique. Malheureusement, la désinformation aujourd'hui et l'apanage, les réseaux sociaux poussés par des algorithmes puissants portés beaucoup par l'extrême droite qui relait des campagnes extrêmement fortes de désinformation pour cibler un tel ou un tel, c'est quasi maintenant malheureusement quotidien et ça arrive à beaucoup de responsables politiques, syndicaux, associatifs antiracistes féministes écologiste et tant d'autres. Et donc face à cela, il faut d'abord garder son calme, savoir aussi porter plainte parce qu'il y a une justice en France et c'est ce que vous avez fait quand vous vous avez été Oui. Je l'ai encore fait aujourd'hui pour un autre cas. Donc ça m'arrive
7:43 comme à beaucoup de responsables politiques, peu importe. Donc il faut rester extrêmement sérieux. Mais moi, j'appelle à ce que l'ensemble de la gauche ressaisisse, s'unisse avec un projet politique porteur d'espoir pour une très grande majorité et pour ne pas tomber justement dans le panneau du piège de la division, de la haine, du racisme. Et euh aujourd'hui, une grande partie du capital a choisi son camp. Ça sera l'alliance de l'extrême droite et du capital comme ça s'est exprimé chez Trump, chez Mélonie. D'ailleurs, Trump a annoncé qu'il ne s'interdisait pas des ingérences électorales au moment de l'élection au niveau de l'Union européenne pour pousser monsieur Farage en Grande-Bretagne, pour pousser un
8:30 certain nombre d'extrême droit d'Allemagne à ailleurs et y compris en France pour pousser soit Bardella Le Pen ou Zemour. Pierre Siankovski, je me tourne vers vous. Je le rappelle, vous êtes directeur éditorial du groupe Combat. On va parler justement de cette revue là qui sort euh qui est titré justement faire "Faire front commun contre l'extrême droite." Euh c'est le titre et le but poursuivi par cette revue. Je le rappelle, elle elle regroupe pardon l'humanité Radio Nova, mais aussi Blast, Street Press et les Inrock. Pourquoi justement ce cette alliance là, ce regroupement autour de cette revue, c'est une façon justement de de de mener le combat contre l'extrême droite et de prolonger aussi le combat politique peut-être. Oui, exactement. on toutes les
9:16 rédactions ont senti qu'il y avait une urgence euh dans ce combat justement culturel contre contre l'extrême droite et pas que culturel d'ailleurs. Euh et il y a une certaine évidence à à travailler ensemble en fait à à faire que cinq redac puissent pendant 2 mois itérer écrire faire des sommets. Enfin, c'était il y a eu quelque chose d'assez euh miraculeux, je dirais, parce que c'est pas simple de faire travailler euh Crédac ensemble, mais il y a il y a il y a vraiment quelque chose de très vertueux qui s'est créé au fil des moments. Les sommers étaient assez évident à à produire et c'était une expérience vraiment nouvelle pour nous tous parce qu'on est tous habitués à travailler dans notre coin et c'est vraiment inédit. C'est assez rare. Ouais. Moi, j'ai pas de j'ai pas de d'exemple de d'autant de médias, je dis
10:02 journaux, mais c'est des médias en fait qui qui s'unissent pour faire pour faire ce genre de choses. Avec les Europe, on avait faire un numéro avec Soot mais beaucoup plus léger à l'époque et mais là voilà, c'est c'est cinq médias engagés qui qui travaillent ensemble, qui travaillent ensemble au quotidien et c'est ça qui était très nouveau, c'était alors avec des moyens de communication aujourd'hui qui sont beaucoup plus évidents. Je crois qu'on a dû faire 6000 book WhatsApp et 450000 mail. Mais voilà, c'était enfin à voir, c'était quand même quelque chose d'assez impressionnant et ça s'est super bien passé. Ben justement, alors comment ça a pu voir le jour et qui a eu cette idée folle ? Enfin, comment c'est comment c'est né ? Je sais même plus qui a eu cette idée folle. On s'est on s'est vu un jour. Alors, la rumeur dit que c'est à la fête de Luma tard tard dans la nuit entre Mathieu Pigas et Fabien Gem et je sais
10:49 pas si mes sources sont au stand de Cuba paraît-il. Ah bah la rumeur doit être vraie alors et on s'est on s'est revu ensuite effectivement avec les équipes de Luma, Street Press et et Blast et donc Nova et les AROC et ouais, on on a lancé ce truc bah comme une évidence en fait, c'était il y avait une espèce de de fraternité entre tous les sororités, entre tous les médias et on a avancé ouais de de façon très spontanée sur le le sommaire avec une une volonté de faire. Et justement, qu'est-ce qui a guidé les choix éditoriaux mais aussi les choix de de format ? Dans cette revue, on voit des reportages, des enquêtes, beaucoup d'enquêtes notamment qui montrent les faiblesses de l'extrême droite et
11:35 comment comment la combattre des entretiens. Comment est-ce que ça a été comment ça a été fait ces ces choix là ? Ben, il y avait il y avait l'idée de de de fournir en fait une un corpus euh de de fournir des exemples, de montrer de C'est pour ça qu'il y a une grande variété de euh de de formats. vous l'avez dit, il y a des reportages, il y a des interviews, enfin il fallait faire appel à des spécialistes, il fallait aller voir sur le terrain ce qui se passait, il fallait confronter les idées, il fallait euh il fallait produire en fait de de la de la pensée, produire du de l'information pour que ce magazine, il soit en fait une une ressource. Et il a été vraiment construit comme ça. C'est-à-dire euh c'est bien beau de pas être d'accord, mais il faut avoir des arguments pour pour pas être d'accord. Donc l'idée c'était de fournir un maximum d'arguments et de et de construire ce
12:21 Ouais. ce magazine comme une boîte à outils, comme un en gros comme un rempart intelligent qui permettent en gros de bah de donner des clés dans les discussions, dans les euh dans les débats sur les réseaux sociaux. Enfin voilà, c'est c'est c'était l'idée de de base d'en faire quelque chose de de très utile en fait. Alors justement, un rempart intelligent, un outil de lutte, est-ce que c'est quelque chose qui pourrait réapparaître dans les temps à venir ? dans une présidentielle dans dans un peu plus d'un an maintenant. Est-ce que c'est quelque chose qui pourrait euh se poursuivre ? Bah faut jamais dire jamais. C'est oui, enfin l'expérience pour moi a été euh euh très profitable. Euh donc je vois pas pourquoi on le referait pas. C'est enfin le produit est super, on a on a bien bossé, les rédactions se sont bien
13:07 entendues. Donc à partir de là, la porte est surtout pas fermée à l'avenir. Fabien, dans la période, on parle beaucoup de concentration des médias. Euh qu'est-ce que ça a comme sens de d'avoir des rédactions amis finalement, de faire ce pas là ? Vous parlez juste avant de l'Union de la gauche. Peut-être que c'est la même idée finalement qui guide cette envie de faire une union comme ça autour de des rédactions. Bah avec l'ensemble des équipes de l'humanité depuis que je suis arrivé, bon il y a la question de développer évidemment le journal, son activité en propre, euh son activité numérique, les vidéos, c'est la deuxème saison de ça ira. Puis moi, j'ai
13:55 on s'engage pas à l'humanité simplement par hasard, on le fait parce que on est des militantes et des militants de journalisme, de la vérité, de la chercher et d'oser la dire. Et puis dans un temps politique et le nôtre où les idées d'extrême droite sont maintenant banalisées au centre du jeu. Donc on peut pas à un moment donné dire l'unité l'unité et ne pas y travailler concrètement. Donc c'est la rencontre avec Mathieu depuis un an et demi. Euh je crois que c'est aussi des rencontres humaines qui font que euh il a le même souci. Euh, on ne se ressemble pas, on n' pas le même parcours, mais à un moment donné, on ne s'unit pas avec son frère
14:40 ou jumeaux ou sa sœur jumelle. On s'unit avec d'autres pour rassembler largement et nous dépasser. Et donc, on a fait beaucoup de rencontres, on s'est vu à la fête de l'humanité, on a échangé publiquement, on va continuer à le faire. Et après, on s'est revu avec l'ensemble des équipes et on a dit banco, on le fait, on élargit, c'est un premier numéro. Moi, je pense que ça en appelle d'autres avec beaucoup d'autres qu'il faut faire rentrer. C'est la même chose que lorsque Emmanuel Macron a décidé de dissoudre l'Assemblée nationale avec le Paris, soit de conserver le pouvoir, ce qu'il a fait en étant minoritaire, soit de le confier à Jordan Bardella. euh le Nouveau Front populaire aîné et puis nous on avait pris deux initiatives avec une soixantaine de médias, place de la
15:27 République qu'on continue avec le village des médias indépendants. On fait aussi un partenariat avec Nova à la fête de l'humanité et donc moi, j'appelle ce soir à ce qu'on élargisse euh ce mouvement et qu'on prenne d'autres types d'initiatives. Euh on verra et puis il y a un combat de fond qui va pas s'arrêter de toute façon évidemment ce soir à ce premier numéro adoptit d'initiative. Euh je l'ai redit, je pense que la bataille idéologique, elle passe en partie par la bataille médiatique et qu'aujourd'hui une des grandes faiblesses de la gauche, c'est de ne pas avoir une chaîne d'information en continu parce qu'il n'y a que des chaînes d'information de droite libérale ou d'extrême droite. Et donc pour la gauche de progrès social et
16:12 l'écologique, nous avons une faiblesse là-dedans. Donc, il faudra s'unir probablement avec beaucoup d'autres peut-être pour un jour la réaliser. Et donc, je pense qu'il faut faire vivre toujours son ses paroles avec les actes. Donc, on est on a dit on veut l'unité dans notre champ d'action, l'unité médiatique. On développe notre journal, on a besoin de continuer à le développer, à le renforcer, mais on veut aussi unir bien au-delà de nous et donc avec y compris Nova, les roc, Blast, Street Press et il y en a beaucoup d'autres qui doivent venir autour de la table parce que si l'extrême droite arrive au pouvoir, une des premières questions, c'est que évidemment elle va attaquer des libertés individuelles et publiques et d'intérêt général. Elle va faire la chasse aux
16:58 migrants, la chasse aux syndicalistes, la chasse aux droits des femmes. Mais elle s'attaquera aussi à la question du droit de la presse dans un moment de concentration extrêmement forte comme vous l'avez dit. Maintenant, c'est 5 6 milliardaires qui détiennent le pouvoir, non pas en interdisant tel ou tel canard, mais en réduisant par exemple considérablement les aides à la presse et en étouffant toutes les voies indépendantes des pouvoirs de l'argent dont l'humanité et tant d'autres. Donc c'est maintenant qu'il nous faut évidemment mener cette contreoffensive. Justement, j'allais vous demander euh un petit peu en rebond comment enfin quel rôle plutôt peut peut jouer la presse mais aussi les médias dans cette bataille culturelle. D'autant qu'on est face à un monstre médiatique, un ogre médiatique, le groupe Boloré notamment,
17:45 mais pas seulement, il y a un certain nombre de de groupes plutôt réactionnaires. Comment est-ce que justement on mène la bataille alors qu'il y a quand même une disproportion en terme de de moyens malgré tout ? Bah après, on mène la bataille en terme d'impact. C'est euh c'est il faut il faut produire de l'impact, il faut donner des bonnes informations, il faut des choses qui touchent juste, il faut euh taper là où où il faut taper. Et c'est vrai que c'est enfin nous quand on a commencé à réfléchir à à ce numéro, c'était ça, c'était voir comment on s'organise et comme le dit Fabien, l'idée c'était de poser une première pierre, c'était s'organiser, c'était voir ce qu'on peut construire ensemble à 5 et et ce qu'on peut ensuite construire ensemble à plusieurs. C'està-dire que moi ce qui m'a frappé, c'est le nombre
18:30 de textaux que j'ai reçu de confrères quand on a commencé à publier cette première vidéo sur nos réseaux. Il y a beaucoup de gens qui me disaient "Mais pourquoi vous nous avez pas appelé ?" Donc ça c'est super encourageant d'avoir des messages des confrères qui disent "Bah tiens, j'aurais bien aimé être avec vous sur ce euh sur ce front et comme le comme le dit Fabien en fait, il faut il faut il faut se dès maintenant se s'unir pour produire effectivement de l'information ensemble et voir comment on en produit ensemble dans le futur. C'est-à-dire que on a utilisé des enfin les méthodes qui sont à notre portée c'est et que tout le monde peut utiliser. C'est sur les réseaux sociaux le cross post. euh quand on cross pooste une vidéo à 5, on est plus puissant que quand on la publie tout seul. Donc euh il faut utiliser les les moyens qui sont à notre porté. Il faut euh euh produire
19:15 de de l'information intelligente, il faut il faut travailler, il faut euh euh moi c'est ce que je retiens de ce de ce de ce de ce numéro, c'est déjà je voudrais rendre hommage aux équipes de LUMA qui ont accueilli toute la production de de ce magazine. Je crois qu'elles sont épuisées sans vouloir. [rires] Je crois que là et euh et on a eu un super accueil et c'était vraiment enfin il y a vraiment eu quelque chose de une camaraderie et euh et on a super bien bossé en fait. C'était euh c'était euh euh dans dans une carrière de journalistes, on vit pas beaucoup de moments comme ça en fait où on se met tous ensemble, on décide de faire euh un magazine à plusieurs, on ça va vite en plus, on euh il faut il faut tomber des pages, il faut produire les articles, il faut
20:01 trouver la bonne photo. On a fait appel à énormément de dessinateurs euh parce que là aussi c'est le monde des dessinateurs, un monde très engagé qui qui nous a accompagné sur ce sur ce numéro. Donc merci à eux aussi. Mais mais voilà, c'est c'est s'unir, c'est c'est savoir s'écouter parce que c'est vrai que c'est pas toujours une des grandes qualité de la gauche en général, c'est les gens s'écoutent pas beaucoup, les gens parlent beaucoup mais s'écoutent pas beaucoup. Donc on s'est beaucoup écouté, on a essayé beaucoup de bah voilà de trouver des des zones de compromis de on était pas tous d'accord sur tout mais en fait à force de s'écouter, à force de bah de de se connaître un peu mieux aussi dans le dans l'exercice, on était on se connaissait pas tous très bien en fait hein quand on a fait ce ce projet en fait. On a appris à se découvrir, on a appris à avancer de façon groupée et moi
20:49 c'est ça que je retiens, c'est s'unir, avancer ensemble et se fixer des objectifs qu'on qu'on essaie de d'atteindre. Pierre, Nova a été racheté en en 2015 par Mathieu Pigas, mais on a la sensation alors évidemment quand on est extérieur à la rédaction, on pense surtout à à l'équipe de Guillaume Meuris qui débarque et on a l'impression qu'à ce moment-là, il y a un vrai tournant. Est-ce que vous pouvez nous dire euh parce qu'on suppose que le tournant il a eu avant dans les têtes, le moment où vous vous où vous vous dites euh en interne à NOVA OK, là il faut que on accélère sur euh une forme de de prise de position plus claire à gauche euh peut-être que vous le définissez pas comme ça d'ailleurs. Bah non, mais disons que Nova a toujours été une radio progressiste depuis sa création par Jean-François Bisau, hein.
21:36 une radio qui euh euh qui euh enfin c'était la la sono mondiale, c'était l'idée de parler d'une euh d'une musique universel, de d'accueillir de de de tas de de de styles musicaux différents, de de faire venir des artistes de tous les pays, de s'écouter aussi, de discuter. Il y a beaucoup de de gens qui sont passés par Radio Nova il y a Jamel de Bous, il y a Eric Ramzi au Marcy. Donc c'est une radio qui a été super que les gens ne connaissent plus maintenant. Mais mais [rires] si quand même. Et euh mais enfin plein d'autres et disons que c'est vrai que il y avait un ADN chez Radio Nova qui ne demandait qu'à être rallumé. Je sais pas si on va rallumer un ADN mais en tout cas il a été rallumé par Guillaume
22:23 Emerric et et Pierre Emmanuel et Juliette. C'est c'est vrai que bah je pense aussi que c'est l'émission qui arrive au bon moment et qui parle des sujets qui intéresse alors je vais pas dire les gens de gauche parce que ça intéresse tout le monde mais c'est des c'est des des sujets qui Ouais c'est comment comment on réagit comment on lutte contre le justement le le pouvoir réactionnaire c'est au cœur de de ce qui intéresse pas mal de gens. Petite question pour pour Fabien pour toi Fabien euh tu es communiste. He c'est pas c'est pas un secret. sénateur communiste. Euh les communistes, historiquement, ils sont plutôt en faveur de médias détachés des intérêts privés euh parce que pour éviter justement que l'information soit orientée en faveur des intérêts des classes dominantes, là tu es main dans
23:09 la main avec un millionnaire, Mathieu Pigas. Comment ça se fait justement que que ce ce soit enfin que les communistes soient main dans la main là avec un millionnaire ? C'est c'est OK quand un millionnaire est de gauche de de faire alliance ? Alors, millionnaire ou multimillionnaire, on lui demandera quand il arrivera. Euh bah, on va lui demander euh l'état de son compte en banque dans quelques secondes puisque Ah, il repart du coup. [rires] Il repart. Mathieu bien Mathieu parce que je suis en train de répondre à une question sur toi. Alors, ça m'intéresse. On va lui dire, je suis désolé, je vais faire quelque chose de très inélégant. Je vais je vais m'éclipser mais je vais puisque voilà, on a trop peu de siège. Je voilà, vous pouvez évidemment applaudir Pierre. Bonsoir Mathieu. Bonsoir.
23:55 Bonsoir. Bonsoir à tous et désolé président du groupe combat. Donc je on était en train de demander combien vous aviez sur votre compte Mathieu donc vous arrivez au bon moment. Ce sera la question suivante mais là c'est une question. Donc on me demandait Mathieu avant que tu arrives, comment un communiste pouvait s'allier avec un un millionnaire. Voilà. Donc j'ai dit d'abord je et moi je je t'ai écouté, j'ai entendu que tu disais très justement que je je vais te citer en fait, on ne s'unit pas avec son frère ou avec des gens très proches ou similaires. On cherche la complémentarité. Bah oui. Et la complémentarité c'est la force et la puissance tout simplement. J'ai aussi, je t'écoutais et je suis à nouveau confus du retard, mais moi je dirais que cette aventure de combat,
24:42 c'est d'abord une aventure humaine. En effet, la rencontre qui a été la nôtre, si tu m'autorises, euh j'ai trouvé magnifique les échanges qu'on a eu. On n pas le même parcours, tu l'as dit, mais on a les mêmes valeurs, je pense, et les mêmes principes. C'est la rencontre des rédactions euh autour de ce projet commun combat. Et puis moi je voudrais juste revenir sur un point parce que vas-y vas-y Ouais ouais je répondrai à la question après hein j'attends je vais essayer de tenir le plus longtemps possible en monologue mais non je voudrais dire la chose suivante. Moi, je suis très fier et très heureux de ce projet collectif qui a été porté donc par les l'ensemble des rédaction effectivement pendant des mois et dont la genèse, je crois a été une
25:27 discussion que nous avons eu ensemble à la fête de l'humanité. Au fond, l'origine de ce projet, c'est un double constat. Le premier constat, c'est la bataille culturelle qui est en cours. On en a beaucoup parlé, on va pas là être trop long, mais c'est évidemment la lutte euh pour imposer via les médias ses idées, ses valeurs, ses thèmes, ses mots, ses expressions. Et c'est la lutte qui est bien évidemment menée par l'extrême droite. En réalité, l'objectif he c'est très simple, c'est gagner la bataille des idées ou d'imaginaires des imaginaires pour gagner la bataille électorale. Et le constat qu'on faisait, c'est d'abord la la grande efficacité des il faut il faut
26:13 le il faut le constater de l'extrême droite dans ce récit. on le voit encore aujourd'hui ou euh dans les derniers jours et euh une très grande coordination et et articulation entre les médias d'extrême droite. Et face à cela, c'est le deuxième constat face à cette espèce de de enfin c'est pas cette espèce cette bataille culturelle engagée par l'extrême droite et au fond une grande unité des médias d'extrême droite. Il y avait et j'espère jusqu'à là et jusqu'à combat une forme de une forme de désunion, manque d'union, manque d'unité, manque de coordination, en tout cas des médias de gauche et des médias indépendants de gauche. J'avais cité Lénine, je m'étais autorisé, je à la fête de
26:59 l'humanité. Ouis, carrément. Non, moi je cite souvent les niges donc et et en disant qu'au fond la maladie infantile du de de la gauche c'était sa division et ses division et qu'il fallait savoir les surmonter. La première façon de les surmonter, bah c'est celle-ci, c'est l'union de ces rédactions et ce projet commun contre l'extrême droite. Je t'ai entendu dire Fabien et moi je je je ne peux qu'appuyer ça. J'espère que ce n'est que le début d'une coopération de ce type sur le fond et sur la forme. Sur le fond, ce numéro est un numéro hors série exceptionnel, j'espère. Alors, je suis désolé pour les rédactions épuisées et je le sais, mais mais j'espère qu'il y en aura d'autres des numéros de ce type et qu'on saura développer euh ce ce journal ensemble. Le deuxième
27:46 point que je veux faire, c'est que sur la forme, j'espère que d'autres rédactions, d'autres journaux, d'autres médias nous rejoindront. J'ai j'ai j'entendais Pierre tout à l'heure dire que je vois là-bas et que je remercie encore et et je je félicite du travail qui a été fait mais dire que effectivement lorsque ce projet a été rendu public un certain nombre de rédactions d'autres journaux nous ont contacté moi je ne peux dire qu'une chose c'est que je les invite tous je pense comme toi à nous rejoindre voilà en j'ai été très long pour dire que c'est un projet dont je suis fier dont nous sommes fiers ensemble qui j'espère n'est que le début d'une aventure commune et qui pour moi un sens profond. Voilà, juste un petit point timing pour que vous sachiez messieurs, qu'il nous reste à peu près 7 minutes. Non non non, on a encore le temps pour rer de question
28:32 mais comme on est sur Twitch, on a le temps. Euh non mais pourquoi ? Moi je l'ai dit à Mathieu, je lui dis si on fait des choses ensemble, on prendra des critiques toi parce que tu fais quelque chose avec un communiste. Mais alors c'est ça qui est incroyable, c'est que pour l'instant j'en ai pas pris. Bon ben tant mieux. Et moi pour ma part puisque je fais un truc avec un multimillionnaire mais moi je crois que le moment politique nous invite nous pousse à nous rassembler avec des gens avec qui on partage les mêmes valeurs et le même combat. Euh on a beaucoup discuté depuis un an et demi, je travaille pas de façon personnelle puis publique. On partage beaucoup de choses sur les questions de valeur et surtout d'éviter le scénario qu'on nous vend tous les jours dans
29:18 beaucoup de chaînes d'information et pas que sur Boloré de l'arrivée inéluctable de l'extrême droite au pouvoir. Nous considérons que nous pouvons déjouer ce scénario si nous menons la contreoffensive idéologique, la bataille médiatique parce que pour moi, il n'y a pas de victoire politique sans bataille idéologique avant et la bataille médiatique en fait. Donc à partir de là, moi depuis maintenant quasi 5 ans que je suis directeur de l'humanité, j'ai fait le même constat que Mathieu. J'étais assez abassourdi que chaque média de gauche sans parler d'indépendant des puissances de l'argent mais chacun était dans son couloir et personne voulait se parler et qu'on se regardait en chien de faillance et un certain nombre de fois j'ai dit vous savez que si l'extrême
30:03 droite arrive au pouvoir elle s'attaquera d'abord à l'humanité peu importe par lequel elle commencer mais elle fera tous les chiquers politiques qu'elle considère son ennemi. Et donc face à cela, nous avons besoin de nous rassembler et moi je suis, je le dis aussi très fier et très heureux d'être avec Mathieu ce soir avec Blass et Street Press et j'espère que beaucoup d'autres aussi vont nous rejoindre puisque nous aussi nous avons reçu beaucoup de confrères et de consœurs qui nous ont dit "Mais pourquoi on vous avait pas appelé On peut avoir une idée du nombre de rédactions qui vous ont peut avoir une idée du nombre de vos rédactions ? Non, parce que après euh euh je veux pas dire des noms ce soir pour les mettre en porte àfaux, mais je pense que nous avons besoin de regarder euh assez rapidement. Nous verrons euh les
30:49 conditions mais avant la fête de l'humanité d'essayer de rééunir beaucoup de plus de gens et pour voir regarder est-ce que nous sortons un notre numéro en fin d'année, en début d'année prochaine dans la bataille qui s'annonce de l'élection présidentielle et législative, peu importe. Et je le redis, je pense que nous avons besoin de prendre d'autres types d'initiatives comme nous prendrons la fête de l'humanité. On a maintenant un partenariat, je peux le dire, solide à Venova. On va continuer à le renforcer. Les équipes euh on vient d'évoquer Guillaume Merde sera très certainement présent aussi à la Gora et on a envie de produire d'autres choses et il nous faut continuer à élargir et à prendre des initiatives d'ampleur pour éviter cela. Et je pense que chacun dans son couloir, en tout cas en ce qui nous concerne en tant que média, nous avons aussi une
31:35 responsabilité. Nous ne pouvons nous laver les mains de ce qui est en train d'arriver. Et si on appelle à l'unité du camp politique, on commence aussi par l'unité du camp médiatique. Je peux je peux rajouter, je suis [rires] désolé je voudrais rajouter deux choses mais simplement pour souligner ce que tu as dit avec lequel je suis évidemment d'accord. La la première chose fondamentale, c'est que ma conviction profonde, c'est ta conviction profonde, c'est que rien n'est joué pour 2027 et que non, il est faux de dire que l'extrême droite a gagné ou que le Rassemblement national va gagner. Ma ma conviction à nouveau très profonde, c'est que le Rassemblement national, il peut être battu à une condition, c'est d'être combattu. Je l'ai déjà dit mais je pense que la
32:22 façon de le combattre c'est de le démasquer. C'est d'ailleurs l'objet de ce journal, c'est d'expliquer, d'analyser, de montrer. Mais pour le démasquer, il faut arriver à souligner et à montrer qu'il n'est pas ce qu'il prétend être. C'est vrai sur les sujets économiques, on va pas en parler là ou sociaux, il est quand il quand il est au pouvoir ou quand ils sont au pouvoir, les partis de la droite radicale, ils font exactement l'opposé de ce qu'ils ont dit avant avec des résultats systématiquement catast catastrophiques d'un point de vue économique. Mais surtout, ce sont des partis et c'est un parti le Rassemblement national dont l'existence même est contraire aux valeurs de la République. Donc moi je pense qu'il y a un combat en effet, d'où le titre d'ailleurs de ce journal qui est à mener la condition pour le mener c'est mon deuxième point c'est l'union. Je voudrais juste dire
33:08 une chose et d'ailleurs tu viens de le dire Fabien et on l'avait dit à la fête de l'humanité. L'Union c'est évidemment la coordination et l'articulation des médias de gauche pour porter ce combat ensemble et ce n'est que le début. Mais c'est aussi, et je parle au responsable politique que tu es, l'Union des forces politiques de la gauche qui pour moi est absolument indispensable. On va pas tomber ici euh dans la politique politicienne si tu m'autorises cette expression, mais je veux juste dire que euh ce qui au fond ce qui nous sépare les uns les autres et je parle pas de nous deux est infime par rapport à ce que nous devons défendre ensemble en fait. Et donc, il est absolument fondamental qu'on arrive tous à se regrouper et à se réunir en tenu de la menace qui vient autour d'une plateforme
33:54 commune, d'une vision commune, de valeur commune puisque nous avons les mêmes valeurs pour combattre le Rassemblement national. Donc cette union des forces de la gauche, moi je je la souhaite ardemment et de toutes mes forces. Juste pour compléter parce que je je partage beaucoup de choses avec toi, sauf Non, non, non, non, pas du tout. le si maintenant on commence à se connaître donc s'il y avait un soft je te le dirai direct. Non, mais moi je pense qu'il est important de démasquer l'extrême droite parce que je pense que je le redis ici, je pense qu'une grande partie du capital a basculé et a choisi ses candidats pour 2027 et donc ils vont mettre les moyens pour verrouiller le système démocratique en appuyant l'extrême droite comme ils l'ont fait avec Trum Miley, Méloni et
34:39 cetera pour sauvegarder leur intérêt refuser euh par exemple la taxe Zucmane, refuser l'augmentation du SMIC refuser de mettre à jour les 211 milliards d'aide publique aux entreprises. Bref, continuer cette cure d'austérité et ces politiques au service des ultrariches. Mais je pense qu'il faut aussi et ne pas oublier un domaine et je sais que tu partages cela avec moi, c'est la question raciste du projet. Il ne faut pas avoir peur de le dire et il faut le combattre. Nous n'arriverons pas à regagner le cœur et les esprits si nous laissons à penser que cette dimension, elle n'est pas centrale dans le projet euh de l'extrême droite. Euh malheureusement, la haine et
35:25 la division des étrangers, des chômeurs et des chômeuses, bref des privés d'emploi, elle est elle est fondamentale. et nous avons trop reculé sur cette question et d'ailleurs nous en reparlons, c'est-à-dire nous arrivons à démasquer ce qu'on appelle socialement et économiquement leur projet, il faut le faire. Il y a les questions avec la carte aussi des villes qu'ils veulent prendre, un reportage sur comment ils gèrent les villes. Tout ça est vrai, y compris avec les les affaires, l'afférisme autour de ça. Mais il y a aussi cette dimension évidemment de solidarité antiraciste qu'il nous faut mettre et porter très fortement. Sinon, on n'arrivera pas à faire reculer l'ensemble des de de de ces idées. Je peux je peux je peux compléter encore. On n pas du tout le temps
36:11 de Mais oui. Alors, je sais pas si vous étiez à la fête de l'humain, mais il nous a fait il nous avait fait le coup de tick et tac et on les arrêtait plus pendant 1 heure de sous le chapitau. Bon, alors je je alors en quelques secondes vraiment Mathieu. Non, mais je voulais je voulais juste dire deux choses. D'abord sur les milieux économiques, c'est tout à fait vrai. Une très grande partie du patronat a basculé en effet. Soit d'ailleurs par conviction, soit par calcul, soit par cynisme, soit par opportunisme et au fond, peu importe ce qui compte négativement. Oui, j'ai aucun doute qu'on partage, c'est le fait qu'ils aient basculé avec toutes les conséquences de cette bascule. Moi, moi je je ça ça ça me rappelle évidemment le livre L'ordre du jour et ce qui s'est passé en Allemagne dans les années 30 où au fond, c'est quand le patronat a basculé qu'il a tout emporté avec lui et
36:56 un des moyens de tout emporter avec lui, c'est évidemment les médias. Et je crois que tu l'as dit tout à l'heure, je t'écoutais. Il suffit de regarder le contrôle des médias en France. Je parle des médias privés pour comprendre d'ailleurs la main mise d'un certain nom ou des milieux d'affaires disons et d'un certain nombre de milliardaires réactionnaires ou conservateurs sur les médias français. Ce qui m'inquiète d'ailleurs, il va falloir m'arrêter un moment, mais c'est l'offensive en cours sur l'audiovisuel public. C'est-à-dire que non seulement de contrôler, content, heureux de contrôler les médias, une grande partie des médias privés, ce qui est en train de faire euh la droite radicale, l'extrême droite, c'est d'essayer d'assommer et de mettre sous contrôle de faire terire l'audiovisuel public. C'est l'objet de cette commission contre l'audiovisuel public. Je continue en disant [rires] non, vous forc un mot un mot un mot pour
37:42 dire non mais un mot pour se retrouver là-dessus aussi parce que je pense que c'est fondamental. La question économique et sociale, elle est fondamentale. Mais tu as tout à fait raison de dire et je voudrais insister mais je vais je vais dire la même chose différemment, c'est tic et tac. Donc je vais être le tac de tic. Mais moi ce qui me frappe avec le Rassemblement national c'est et je l'ai déjà dit mais c'est c'est le c'est le parti des bouqu émissaires. Il y a toujours un responsable, il a toujours un coupable. Le coupable c'est toujours l'autre. Et l'autre, il faut pas se tromper, c'est toujours le plus vulnérable et le plus faible. C'est euh je je l'ai dit, l'immigré, l'étranger, euh le musulman, l'homosexuel, le précaire et cetera. Je suis vraiment désolé de vous couper. Vraiment, il faut conclure. Je suis désolé vraiment. Allez, non, vraiment, je suis désolé maieu, je suis vraiment désolé [applaudissements] mais c'est parce que derrière derrière
38:27 on va continuer évidemment sur cette sur cette sur cette idée là. vous allez le voir notamment avec nos prochains invités. et merci beaucoup parce que j'avais eu le plaisir de vous entendre à la fête de l'humanité et ça fait beaucoup de bien d'entendre d'entendre ce que vous portez.