Le cauchemar de Trump se réalise

Bref Résumé

Cette vidéo explore la situation complexe entourant le blocus de Bab-El Mandeb et ses implications géopolitiques. Elle présente les Houthis, leur histoire et leur influence croissante dans le conflit entre l'Iran et les États-Unis, particulièrement à travers leur confrontation avec l'Arabie Saoudite.

  • La montée en puissance des Houthis avec le blocus maritime de Bab-El Mandeb.
  • L'impact stratégique et économique de ce blocus sur l'Arabie Saoudite et la région.

Le blocage de Bab-El Mandeb

Un groupe soutenu par l'Iran, les Houthis, a annoncé un blocus maritime sur l'Arabie Saoudite, perturbant l'équilibre régional déjà fragile. Ce blocus représente une escalade majeure dans le conflit en cours, avec des implications économiques et stratégiques significatives. Les conséquences d'un éventuel blocage de Bab-El Mandeb seraient catastrophiques, affectant notamment les routes maritimes vitales vers le canal de Suez.

Qui sont les houthis?

Les Houthis, également connus sous le nom d'Ansar Allah, sont un mouvement chiite originaire du Yémen. Initialement, ils ont commencé comme un groupe pacifique s'opposant à l'influence américaine et saoudienne dans le pays. Les événements de 2004, notamment l'assassinat d'un leader du mouvement par le gouvernement, ont entraîné une fracture qui a conduit à la militarisation des Houthis. Ils ont progressivement gagné du terrain, prenant le contrôle de la capitale, Sanaa, en 2014, malgré les réserves de l'Iran à ce sujet.

Le Yemen et l’Arabie Saoudite en guerre (2015-2022)

La guerre entre le Yémen et l'Arabie Saoudite a éclaté rapidement et a évolué en un conflit complexe impliquant plusieurs factions. Le soutien militaire saoudien aux forces yéménites a été inefficace contre les Houthis, entraînant une crise humanitaire majeure avec des millions de personnes souffrant de famine et de pauvreté. Au même moment, l'Iran a renforcé ses liens avec les Houthis, leur fournissant des armes et un soutien financier, tirant parti de ce conflit pour déstabiliser son rival régional, l'Arabie Saoudite.

La détente (2022-2024)

Une période de détente a été observée autour de 2022, lorsque l'Arabie Saoudite a suspendu ses frappes contre les Houthis, qui ont en retour cessé leurs attaques. Cependant, cette trêve a été brisée par des tensions croissantes en 2023, notamment en raison de conflits en cours entre Israël et des groupes armés dans la région. Cela a conduit à des attaques fréquentes des Houthis contre des navires associés aux États-Unis et à Israël.

La tension monte (2024-2026)

Les tensions entre l'Arabie Saoudite et les Houthis ont recommencé à grimper vers 2024, alors que des frappes israéliennes ont suscité des inquiétudes quant à une possible escalade. Les Houthis ont montré leur capacité à cibler des intérêts saoudiens et américains dans la région, menaçant ainsi la sécurité maritime dans le passage crucial de Bab-El Mandeb.

L’attaque saoudienne et les conséquences

Face à l'intensification du conflit, l'Arabie Saoudite a bombardé des infrastructures stratégiques des Houthis, notamment l'aéroport de Sanaa, augmentant les tensions. Cette réaction a entraîné une escalade de la violence, et les Houthis ont rapidement répondu par des menaces de blocus maritime total sur l'Arabie Saoudite, ce qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l'économie mondiale et provoquer une réaction militaire internationale.

Les impacts stratégiques, économiques et géopolitiques

Le blocus ciblerait non seulement l'Arabie Saoudite, mais nuirait également aux opérations maritimes internationales passant par Bab-El Mandeb, entraînant des pertes économiques significatives. Le changement de trajectoire des routes maritimes obligerait les navires à naviguer autour de l'Afrique, entraînant des coûts supplémentaires, prolongement des temps de transit, et affectant les chaînes d'approvisionnement mondiales.

À quoi s’attendre, maintenant?

Avec l’intensification des conflits et le climat instable, une implication plus large d'autres pays dans le conflit est probable, notamment de la part de l'Égypte et de la Turquie. Les États-Unis pourraient également être entraînés dans un autre front militaire à cause des menaces houthis. Les négociations sont de plus en plus urgentes, mais le chemin vers une résolution durable est semé d'embûches.

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0:00 Il faut dire qu'on l'avait tous vu venir. C'est probablement le plus gros développement depuis le début de la guerre entre l'Iran et la coalition israélo-américaine. Une escalade majeur qui vient de complètement bousculer les règles du jeu faisant passer le conflit à une envergure internationale. Au cours des dernières heures, un groupe aligné avec l'Iran, les outil ont annoncé un blocus maritime complet sur l'Arabie Saoudite lui verrouillant à clé le D3 de Babel Mondeb. Depuis le début de la guerre, on redoutait une implication des outils. Alors que le blocage d'Ormous cause le plus grand choc pétrolier de l'histoire, un blocage de Babel Mandeb et par extension du canal de Suèze n'est rien de moins qu'une catastrophe dont les impacts seront si profonds que nombreux. Il faut dire que c'était la route d'urgence employée par l'Arabie Saoudite pour contourner le D3 d'Ormose

0:46 et qu'aujourd'hui les outils viennent de couper l'herbe sous le pied des Saoudiens. Plus encore, c'est l'ouverture d'un nouveau front dans la guerre opposant l'Iran, les États-Unis et leurs alliés. Soudainement, un conflit oublié depuis des années refait surface de manière aussi spectaculaire que prévisible. Mais qu'est-ce qui se passe exactement ? Qui sont les outils ? Qu'est-ce qu'ils veulent ? Et pourquoi sont-ils craints par tout le monde ? Quels sont les impacts tactiques et stratégiques d'un blocage de Babel Mandeb et surtout à quoi s'attendre en matière de réponse ? Pour certains, c'est le début d'une nouvelle phase de la guerre avec l'implication de plusieurs nouveaux acteurs. Une manœuvre qui sonne la fin de la récréation et un scénario cauchemar pour l'économie mondiale. Pour d'autres, c'est rien de plus qu'une tentative par l'Iran de briser l'impasse dans les négociations en mettant un fusil sur la temple de

1:33 Washington. Déjà, Trump prévient que les outils ne paient rien pour attendre et que toute tentative de blocage sera punie par des frappes aériennes massives. Or, les États-Unis, à bout de ressources face à l'Iran et incapable d'ouvrir Hormous, ont-ils vraiment la capacité d'ouvrir un deuxè passage maritime et un deuxième front militaire à des milliers de kilomètres ? Une chose est sûre, on s'apprête à le découvrir. Chers amis, bonjour et quel bonheur de vous retrouver pour cette nouvelle émission de 7 jours sur Terre. Vous l'avez deviné, aujourd'hui, je vous propose un examen en profondeur de la situation dans la mer Rouge suite à l'annonce par les outils d'un blocus maritime sur l'Arabie Saoudite. Il sera question des outils eux-mêmes, de leur histoire, de leur revendication, toujours pour mieux comprendre la situation actuelle et bien sûr les implications tant que pour le reste du

2:19 monde. Un dossier fascinant qu'on a rarement l'occasion d'aborder. Voici le blocage de Babel Mandeb expliqué. Bienvenue à 7 jours sur Terre. Récemment, juge français de la Cour pénale internationale s'est retrouvé du jour au lendemain sans carte bancaires, sans compte Google, sans carte de crédit. La raison des sanctions américaines par décret présidentiel. Et ce n'est pas un cas isolé. Chaque année, les entreprises européennes versent 264 milliards d'euros au géant américains pour des services cloud et logiciel sans réel recours contre ce type de situation. C'est précisément pour offrir une alternative à ce modèle qui existe Infomaniaque. Infomaniaque, c'est une solution éthique au géant du web qui

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4:37 les présenter à tort comme étant directement et entièrement aligné avec l'Iran alors que la vérité est en fait beaucoup plus nuancé. C'est notamment ce que je veux qu'on explore ensemble aujourd'hui. Le fait est que l'organisation qu'on appelle Ansar Ala, un mouvement politique qui se traduit directement par les partisans de Dieu, et bien originalement c'était un mouvement politique pacifique qui était uniquement opposé en fait à la proximité du gouvernement du Yémen avec les États-Unis et l'Arabie Saoudite. À ce moment, on dénonce notamment la proximité avec les intérêts militaires américains qui sont au beau milieu de leur campagne au Moyen-Orient contre le terrorisme, l'invasion de l'Afghanistan, l'évasion de l'Irak et on a beaucoup de gens au Yémen qui ont l'impression que le gouvernement collabore un peu trop

5:24 disons directement avec le gouvernement américain. Ensuite, vous avez cette influence saoudienne sur le Yémen à travers le salafisme qui est aussi dénoncé par les membres de Ansarla. Et donc ça est important et capital de le comprendre. Vous avez affaire à un mouvement qui est largement politique et pacifique pendant des années. En fait, c'est seulement en 2004 qu'on voit une espèce de rupture qui va mener à la naissance de la faction armée d'Ansarla. Et c'est lorsque le gouvernement du Yémen assassine un fondateur du mouvement. Et à ce moment, vous voyez donc une rupture alors qu'une portion de l'organisation estime que la lutte politique demeure la meilleure voie à suivre. Et de l'autre, vous avez une portion du groupe qui estime que la lutte armée est désormais inévitable et même nécessaire. Alors, vous avez des

6:11 années de résistance armée, disons un peu larvé, qui durent entre 2004 et 2010 et c'est seulement en 2011 2012 que les choses commencent à bouger réellement au Yémen. On se remet dans le contexte, nous sommes au beau milieu du printemps arabe. À ce moment, plusieurs pays dans la région secoués par des mouvements de protestation, de manifestation populaires et le Yémen ne fait pas exception. Et donc les outils sont en mesure Ansarala, les outils sont en mesure de s'imposer beaucoup plus politiquement à partir de 2011 dans la foulée du printemps arabe qui va carrément causer autour de 2012 l'effondrement du gouvernement yéménite. Et ainsi, on a une période d'instabilité qui va durer entre 2012

6:56 et finalement autour de 2014, les outils prennent le contrôle d'une vaste portion du Yemen. On peut vous afficher la carte à l'écran de cette poussée initiale des outils sur le Yémen et vous voyez qu'on va prendre en fait une portion considérable du pays incluant la capitale Sana. Et en fait et ça est important de le mentionner parce que c'est vraiment un des éléments qui nous permet de mieux comprendre la relation entre les outils et l'Iran. Lorsque les outiansala prennent la capitale du Yémen, Sana, c'est contre les indications, contre les recommandations de l'Iran qui en fait demande explicitement au outil de s'abstenir, de ne pas marcher sur la capitale parce que à ce moment, on se met encore une fois dans le contexte, vous avez l'Arabie Saoudite et l'Iran qui sont au beau

7:42 milieu d'un affrontement, on pourrait dire un affrontement politique, géopolitique, une espèce de guerre froide du Moyen-Orient qui dure depuis des années Et donc du côté de l'Iran, on est inquiet à l'idée de l'instabilité qui pourrait être perçue depuis l'Arabie Saoudite à sa frontière et on a très peur que l'Arabie Saoudite pourrait décider d'intervenir contre les outils. Alors on demande au outil à Ansarala de ne surtout pas prendre la capitale mais ils le font quand même et c'est exactement ce qu'avait prévu l'Iran qui se produit. Et c'est ainsi que débute la guerre entre le Yémen et l'Arabie Saoudit. C'est une guerre qui tourne rapidement au véritable bordel. Alors que vous avez toute une panoplie de faction aux intérêts croisés, opposés qui s'affrontent sur le terrain. Les salafistes financés par l'Arabie

8:28 Saoudite, les frères musulmans, Al-Qaïda, l'État islamique, le gouvernement yéménite, bien sûr cette coalition de 15 pays dirigés par l'Arabie Saoudite et bien sûr Ansar, les outils eux-mêmes. Et tout ça tourne rapidement au désastre humanitaire. Alors que l'Arabie Saoudite impose un embargo sur l'ouest du Yémen, et bien vous avez une famine des morts par centaines de milliers, beaucoup de civils, de femmes, d'enfants qui sont victimisés par cette situation. Et à travers tout ça nécessairement, on assiste à un renforcement des liens entre les outils et l'Iran. L'Iran qui voit une opportunité exceptionnelle de déstabiliser un pays à la frontière de son plus grand adversaire régional,

9:14 l'Arabie Saoudite et l'Iran, bien sûr, qui sont au milieu d'une véritable guerre froide depuis des années. À ce moment, on voit ce nouveau prince héritier Mohamed Ben Salman qui arrive au pouvoir en Arabie Saoudite avec ses grandes ses grandes intentions de moderniser, réformer le pays, d'en faire une puissance régionale, de le réaligner et les Iraniens voient une merveilleuse opportunité de faire chier l'Arabie Saoudite en finançant les outils, en leur fournissant des armes et de l'appui. Soudainement, on est en mesure de mener une guerre par procuration contre l'Arabie Saoudite qui mobilise des dépenses et des ressources absolument gigantesque. Du capital politique, de l'argent, mais aussi des ressources militaires. Et très bientôt, on constate que l'Arabie Saoudite est

10:00 incapable de faire face aux outils, incapable de briser les outils alors que l'armée saoudienne est incapable de se battre en dehors de l'air climatisée. triste de le dire comme ça, mais ce qu'on veut qu'on ce qu'on veut illustrer d'une certaine manière, c'est que l'Arabie Saoudite n'a pas les capacités militaire suffisante pour mener une guerre à haute intensité contre une insurrection de de la nature de celle des outils. Et donc Mohamed Ben Salman, le prince héritier, comprend rapidement qu'il faut pivoter, qu'il faut passer à autre chose et son grand objectif bien sûr est d'abord et avant tout un objectif économique. Ce qu'il veut, c'est faire pivoter l'Arabie Saoudite en dehors du pétrole de de des hydrocarbures et de cette dépendance pour passer à une économie plus moderne

10:45 basée sur l'innovation et le tourisme. Ainsi, on essaie de bon cette fameuse vision 2030, on veut se concentrer sur Neom, sur The Line, cet énorme projet de construire une ligne à travers l'Arabie Saoudite. On veut ce pivot économique et pour se faire on doit avoir la paix avec les outils au Yémen. Ici, on assiste à une détente autour de 2022 2023 alors que l'Arabie Saoudite cesse ses frappes sur les outils et que les outils cessent de répondre en conséquence. C'est donc disons de facto un cesser le feu qui est brisé seulement ou plutôt sans dire que le cesser le feu est brisé. Les outils sont réactivés seulement quelques mois plus tard avec la campagne israélienne

11:31 sur Gaza. On se souvient le 7 octobre 2023, le Hamas lance une attaque contre Israël. Israël répond avec une campagne militaire sur Gaza, sur le Liban, sur la Syrie, sur l'Iran, sur à peu près tout le monde dans la région, mais notamment sur Gaza. Et assez rapidement, les outils décident d'intervenir avec des attaques sur des navires et sur des des des sites associés à Israël et aux États-Unis. En fait, entre la fin 2023 et la fin 2024, les outils ont lancé plus de 100 attaques contre des navires commerciaux et militaires dans la mer rouge près de Babel Mandeb. Et donc très rapidement, on a une perturbation du trafic maritime dans Babelmand dans

12:17 Babelmand pardon dans la mer rouge et par extension dans le canal de Suèze c'est un des passages maritimes les plus critiques, les plus importants, l'essentiel de la de des cargaisons à l'échelle mondiale vont transiter un point un autre par la mer rouge Suèse et Babel Mandeb. Alors, le blocage ou du moins l'instabilité, l'insécurité entraînée par les actions des outils force plusieurs entreprises à changer de trajectoire, à carrément éviter ce passage pour faire le grand tour de l'Afrique avec des semaines de navigation additionnelle de carburant, de de salaires qu'on doit débourser, des assurances additionnelles. Et donc très rapidement, on sent l'instabilité et la

13:02 perturbation qui est le blocage de Babel Mandeb par les outils. À que les Américains se mettent à bombarder. Les Américains qui ont la responsabilité bien sûr de garder ouvert tous les passages maritimes. En ce moment, on est très agacé par les attaques outils et on lance une campagne de bombardement et on échange donc des bombes de 1000 livres qui valent des centaines de milliers de dollars sur des tentes avec des gens en sandales et rapidement les Américains eux-mêmes comprennent que ça va nulle part et donc on signe une entente avec les outils. un cesser le feu qui est un cesser le feu bilatéral qui va dire essentiellement on arrête de vous attaquer et en échange vous arrêtez d'attaquer les navire américain c'est tout les outils en théorie ont

13:48 encore la possibilité de frapper les navires israéliens les les navires saoudiens. Ils n'ont jamais conclu d'entente à cet effet seulement avec les États-Unis. Les Israéliens d'ailleurs qui sont confus à ce moment alors que plusieurs de leurs navires sont attaqués, alors que il y a plusieurs attaques balistiques, des missiles lancés contre Israël, ils regardent dans la direction des États-Unis à se dire "Mais mais pourquoi vous nous avez pas inclus dans cesser le feu ?" c'est que les États-Unis étaient incapables d'obtenir un cesser le feu qui touchait tout le monde seulement eux-mêmes. Et donc les Américains se retirent en mai 2025 et très bientôt en fait quelques mois plus tard et bien c'est le début de la guerre entre les États-Unis, l'Iran et Israël. Et à ce moment, les Saoudiens sont presque immédiatement visés par des attaques iraniennes. Or, les outils

14:34 restent en dehors du conflit et sont d'une certaine manière la carte Joker que peut sortir éventuellement, que peut déployer et jouer l'Iran dans l'éventualité d'une escalade. Alors qu'on bloque le D3 d'ormous, on signale très bientôt qu'on a aussi la capacité de bloquer Babel Mandeb et éventuellement les Iraniens font des clins d'œil à une possible expansion du conflit et bientôt on mentionne explicitement qu'on s'apprête à bloquer Babel Mandeb. En fait, il y a seulement quelques jours, les Iraniens menacent les Américains en disant "Si vous frappez nos infrastructures énergétiques l'électricité l'infrastructure civile si on veut, et bien on va répondre en bloquant Babel Mandeb à travers les outils." Et donc la

15:21 tension monte. Les Saoudiens comprennent qu'il y a une urgence. On a une espèce d'épée de damoclè au-dessus de la tête. Et donc les Saoudiens comprennent qu'ils n'ont plus le choix. Il doit faire quelque chose avant que Bambel Mandeb soit fermé. Et ce qu'on observe, c'est qu'il y a des leaders outils qui viennent de voyager en Iran pour les funérailles de Layatola à l'iramener, tuer lors des premières heures, premiers jours du conflit euh entre l'Iran, Israël et les États-Unis par des frappes israéliennes. Les leaders outils assistent à des funérailles en Iran, rentrent au Yémen à bord d'un avion iranien. Et à ce moment, les Saoudiens paniquent. Ils ont l'impression d'abord c'est probablement le début de quelque chose des vols directs entre Teran et Sana, l'aéroport de Sana, la capitale

16:08 outil si on veut. Et on a peur que ce soit le début d'un pont aérien. On a peur que ce soit le début d'un soutien beaucoup plus direct et on veut lancer un signal maintenant. Alors donc les Saoudiens prennent le téléphone, appellent les États-Unis, Donald Trump plus spécifiquement et demande la permission de bombarder l'aéroport de Sana. Les Américains en la personne de Donald Trump donnent le feu vert et donc les Saoudiens bombardent l'aéroport pour plusieurs raisons. D'abord parce queon veut montrer que l'escalade est est encore possible. Arrêtez de menacer de de fermer Babel Mandeb. Arrêtez de menacer de frapper l'Arabie Saoudite. Arrêter de jouer cette espèce de posture et de gesticulation. On veut lancer le signal. Calmez-vous. Nous aussi on peut

16:53 escalader. Ensuite ben il y a le fait que l'aéroport est un symbole. un symbole de la souveraineté outil sur le nord-ouest Yémen. L'aéroport est aussi un important nœud logistique qui permet aussi de de s'organiser, de recevoir de l'équipement et d'avoir accès aux marchés internationaux. Et l'aéroport encore plus et bien c'est nécessairement un portail entre les outils et leurs alliés à l'échelle internationale, en l'occurrence l'Iran. Ainsi, les Saoudiens estiment qu'ils ne peuvent plus tolérer une menace existentielle à leur frontière. Non seulement les outils sont des alliés de l'Iran, déjà c'est problématique, mais encore plus ils ont la capacité d'exercer le contrôle sur Babel Mandeb. Il nous l' déjà démontré en faisant contourner des navires sur des milliers

17:38 de kilomètres et en faisant baisser en passant entre 2023-2025, le trafic maritime à travers le canal de Suèse est réduit de 52 %. à cause des attaques outils. Pour vous donner une idée de l'envergure, de la gravité de la situation ainsi, on comprend très bien à ce moment que les outils ont la capacité de fermer Babel Mandem, mais encore plus les outils ont la capacité de frapper les infrastructures énergétiques de l'Arabie Saoudite et immédiatement après cette frappe en fait sur l'aéroport et bien c'est exactement ce que menacent les outils. Dites attention, si vous frappez nos infrastructures critiques, on va vous répondre la même manière. On va frapper des raffineries. et on l'a déjà fait par le passé avec des perturbations

18:24 majeures. On a sérieusement compromis la production saoudienne pendant des jours alors qu'il fallait faire des réparations conséquentes sur des installations frappées par des missiles, par des drones lancés depuis le Yémen. Ainsi, on comprend que ces menaces existentielles ne peuvent plus être tolérées à la frontière. La frappe sur l'aéroport se veut donc un signal. Or, le calcul aura été un peu naïf parce que en réponse les outils lancent des missiles à leur tour contre l'aéroport d'Abas, ils menacent d'une escalade d'une campagne systématique contre tous les aéroports et les ports saoudiens. Et finalement, quelques heures plus tard, après avoir réfléchi un peu à ce qu'ils allaient faire en réponse, on détermine

19:09 qu'on ira jusqu'au bout avec une réponse maximaliste en appliquant un blocus maritime total de l'Arabie Saoudite. C'est une véritable bombe. Il y a pas d'autres manière de le décrire. Alors que les Saoudiens utilisent la mer rouge comme une soupape d'évacuation devant le blocage du Détroit d'Ormous. Ça, il faut bien le comprendre. Après le blocage d'Ormous, les Saoudiens se sont tournés vers un de leurs pipelines les plus critiques, les plus stratégiques, un énorme pipeline d'est en ouest qui traverse complètement la péninsule arabique pour rejoindre la mer rouge. Ce pipeline a une capacité de 5 millions de baris par jour. L'Arabie Saoudite produit 7 millions de baril. C'est

19:55 presque l'entièreté de la production saoudienne qu'on a été en mesure de transférer vers la mer rouge et donc de continuer à accéder aux marchés internationaux avec la la à travers Suèze et Babel Mandeb. Maintenant, quand on vient couper l'herbe sous le pied des Saoudiens, on vient causer une véritable panique, une catastrophe alors que les Saoudiens perdent complètement la capacité d'exporter leur pétrole. C'est seulement qu'une question avant que les réserves soient pleines et avant qu'on soit forcé de fermer des sites d'extraction, de fermer des puits carrément avec toutes les conséquences que ça implique. Il faudra ensuite des années pour réactiver plusieurs de ces puits. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les Saoudiens eux-mêmes. Alors, à partir de ce moment qu'on a un blocus

20:41 sur Babel Mandeb qui vient considérablement compliquer les choses pour l'Arabie Saoudite. Et je dis compliqué les choses parce que vous regardez une carte, on a encore la capacité en théorie d'atteindre les marchés internationaux via Suè. Or attention, je vous disais tout à l'heure que le trafic à travers Suèse a baissé considérablement. Il y a des conséquences là-dessus. En fait, il y a une baisse de revenus pour l'Égypte. L'Égypte touche des revenus sur le canal de Suè. Il y a un droit de transit qui doit être payé. Suèse, ce n'est pas comme Babel Mandeb, ce n'est pas comme le D3 d'Ormous. C'est un péage. Il faut payer en fonction de la cargaison, en fonction de la dimension du navire et d'un ensemble de paramètres. Ainsi, les Saoudiens préfèrent de loin passer par Babel Mondeb et éviter des charges

21:28 considérables qui font réduire le rentabilité, réduire la profitabilité du Barry, mais surtout qui les pousse à augmenter le prix éventuellement. Alors, les Saoudiens ont toujours en théorie la possibilité d'accéder aux marchés internationaux via Suèse, mais c'est une friction considérable parce que des frais s'ajoutent pour l'opération et que surtout, il faut le mentionner, les clients saoudiens sont surtout en Asie. Les principaux acheteurs saoudiens pour le pétrole en fait sont les suivants. La Chine, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud. Je vous demande, regardez avec moi la carte qu'on vous met à l'écran pendant quelques secondes et il vaut la peine vraiment qu'on fasse l'exercice ensemble. Vous allez voir à quel point c'est absurde. Imaginons que vous partez des ports saoudiens à l'intérieur du

22:13 golfe Persic et que vous voulez atteindre des clients en Inde. L'exercice est très simple. Vous sortez par le D3 d'Ormous et vous atteignez l'Ind en seulement quelques jours de navigation. Maintenant, imaginons l'itinéraire alternatif. Vous remontez à travers. D'abord, vous devez franchir la péninsule entière via un pipeline d'abord. Ensuite, vous remontez depuis un port à Yanbu sur le canal de Suèse pour contourner sur la Méditerranée le nord de l'Afrique, atteindre ensuite l'Atlantique, descendre l'Atlantique entier pour vous rendre jusqu'à au Cap de Bonne espérance et remonter jusqu'à la corne de l'Afrique pour ensuite vous

22:59 rendre jusqu'en Inde. Vous comprenez que c'est complètement absurde. On vient d'ajouter, comme je vous le disais tout à l'heure, des semaines de navigation avec des charges considérables et donc les Saoudiens ne veulent absolument rien savoir de genre d'itinéraire. C'est pas comme si c'était un petit détour, ça change complètement l'opération. Et c'est justement pourquoi c'est aussi brillant d'agir de la sorte parce qu'en fait de présenter le blocus comme une réponse défensive est proportionnée à une attaque de l'Arabie Saoudite et bien ça ouvre la porte à une négociation pour une trêve. Alors, en utilisant la vulnérabilité de la région, au moment actuel, on est peut-être en mesure d'extraire des concessions et de verrouiller de la sécurité, de verrouiller un cesser le feu avec l'Arabie Saoudite et avec d'autres

23:45 joueurs dans la région pour plusieurs années. Ensuite, bien un autre élément qu'on doit relever, c'est que de d'augmenter la pression sur les États-Unis, d'augmenter la pression sur l'Arabie Saoudite, d'augmenter la pression sur les marchés énergétiques, nécessairement ça aide énormément la posture iranienne qui fait tout en son possible pour justement augmenter la pression sur tout ça. Alors, si on vient aider les Iraniens, on vient aussi mettre la table pour un rapprochement après la guerre. Les outils sont très opportunistes. Ils ont vu une possibilité de consolider leur pouvoir sur le nord-ouest du Yémen en en essayant d'extraire des concessions de la part des principaux acteurs, notamment de l'Arabie Saoudite au niveau sécuritaire et de l'Iran au niveau de

24:30 l'appui sécuritaire, politique et économique. Si on est en mesure d'attacher ces deux dossiers, soudainement après la guerre, les outils seront en excellente position. Et donc on vient de mettre la table pour cet éventuel rapprochement avec l'Iran. Alors maintenant qu'on comprend de qui il est question, de quoi il est question, pourquoi on s'attaque les uns les autres et quels seront les impacts, on peut se poser la question à quoi s'attendre pour les prochains mois, prochaines semaines ? Et bien une chose est sûre, c'est que le conflit avec l'Iran prend maintenant une envergure résolument régionale sinon internationale. Alors qu'on sort de la région immédiate du golf pour maintenant englober Babelmand, la mer rouge et le canal de Suè. Soudainement, le conflit prend une autre dimension,

25:16 particulièrement lorsqu'on considère qu'il y aura une implication de la part de plusieurs autres pays. Parce que la prochaine étape, soyons très clai, c'est qu'on risque de voir une campagne saoudienne contre les outils, une campagne militaire à laquelle beaucoup d'autres joueurs pourraient décider de participer et ce malgré les menaces et malgré la possibilité d'un blocage de Babel Mandeb sur leur propre navire et leur propre trafic. maritime. Ces autres joueurs sont notamment l'Égypte. On en parlait tout à l'heure, le plus grand la plus grande victime si on veut d'un blocage de Babel Mandeb et par extension de Suèse et bien c'est l'Égypte qui touche beaucoup de revenus justement du canal de Suède. C'est environ bon en mala environ 10 % des revenus de l'État

26:04 égyptien et on en a compromis déjà 50 % à travers les attaques outils dans la période 2023-2025. Vous comprendrez ainsi que l'Égypte en a assez. L'Égypte veut mettre fin à cette menace sur Babel Mandeb et veut absolument sécuriser le D3 pour sécuriser l'accès à sa principale source de revenu, le canal de Suè. Ainsi, on a un intérêt dans la liberté de navigation. Ensuite, la Turquie. Vous allez être surpris mais la Turquie pourrait très bien s'impliquer alors qu'on a un rapprochement sécuritaire, militaire et politique considérable avec l'Arabie Saoudite. Les Turcs et les Saoudiens sont en train de rejoindre et de former en fait un grand taxe sécuritaire, une architecture sécuritaire sunnite à travers le

26:52 Moyen-Orient élargi. Et donc ce qu'on pourrait voir, c'est absolument une coalition Égypte, Turquie, Arabie Saoudite. vous surprenez pas de voir le barrain également le baren qui est entièrement dépendant des importations exportations pardon des exportations de pétrole saoudienne et des routes d'exportation saoudienne. Ensuite vous avez quelques wild cards si on veut notamment le Pakistan qui est un allié de l'Arabie Saoudite qui a une entente de défense une entente une clause de défense mutuelle avec l'Arabie Saoudite mais qui a refusé de rejoindre le conflit contre l'Iran. Est-ce qu'on pourrait décider peut-être de faire acte de présence face au outil ? C'est tout à fait possible. Les Émirats arabes unis pourraient décider de rejoindre le conflit mais ils se sont largement

27:38 séparés de l'Arabie Saoudite sur cet enjeu au cours des dernières années. Et donc la principale question et bien c'est l'éléphant dans la pièce. Et que feront les États-Unis ? Si les États-Unis rejoignent cette campagne de bombardement auprès de cette coalition et tout indique que ce sera le cas alors que Trump nous dit que les outils ne paient rien pour attendre, qu'on va bombarder, qu'on va leur servir une leçon et que on va rouvrir Babel Mandeb. Trump s'y engage. Est-ce qu'il est sérieux ? Il faut quand même considérer qu'actuellement l'armée américaine, les ressources militaires américaines sont étirées à leur extrême limite. Les capacités militaires américaines, la bande passante est complètement saturée avec le conflit contre l'Iran dans le

28:23 golf. S'il fallait qu'on ouvre un deuxème front et qu'on ouvre un deuxème passage maritime à des milliers de kilomètres, les choses se compliquent considérablement. Et donc Trump actuellement et votre gesticulation est-il véritablement sérieux ? Une chose est sûre, les Américains ont des capacités quand même dans la région notamment on a le camp le mononier à Jibouti partagé avec la Chine d'ailleurs qui est tout près du Yémen et qui pourrait être utilisé dans la projection de la force. Ensuite, ce qu'on peut déjà prédire va se produire au cours des prochaines semaines, c'est bien sûr une augmentation substantielle des prix du pétrole. D'abord, vous avez Hormous qui est toujours fermé, Babel Mandeb qui est désormais fermé pour l'Arabie Saoudite, potentiellement pour d'autres dans l'éventualité d'une

29:08 escalade et les stocks mondiaux de pétrole qui sont compromis par les mois de guerre auxquels on vient d'assister beaucoup de où on a utilisé les réserves stratégiques, on a libéré des centaines de millions de baris à travers le monde et donc les réserves ne sont plus à leur maximum. En fait, la réserve stratégique de pétrole des États-Unis est actuellement à son plus bas depuis 1983. C'est du jamais vu dans l'aire moderne. Le remplissage en Europe pour le pour l'hiver actuellement qui bass sont plein. On achète énormément de gaz naturel, énormément de pétrole pour se préparer à l'hiver. Alors, attendez-vous à ce qu'il y ait une enchère, à ce qu'il y ait une augmentation substantielle des prix de pétrole et c'est probablement ce qui va mobiliser une intervention

29:54 américaine. Donald Trump ne tolère pas une augmentation des prix de pétrole. Alors maintenant, à quoi s'attendre à travers tout ça ? Ben nécessairement, il y aura des négociations. C'est un peu ce que nous signale ce que nous ce que nous font comprendre les outils en se limitant au saoudien et en présentant ce blocus comme une réponse défensive et proportionnée à des attaques saoudiennes sur le Yémen. Ce qu'on vient faire, c'est d'ouvrir la porte à une négociation. Une négociation pour une trêve. À partir du moment où on dit "On vous attaque pas parce qu'on vous déteste, on vous attaque parce que vous nous avez attaqué. On est prêt à arrêter si vous arrêtez." Ce que font les outils, c'est absolument brillant. Ils sont en train d'exploiter la situation actuelle pour verrouiller des privilège et des concessions

30:39 politiques pour les années à venir. À dire pendant que l'Arabie Saoudite est dans la merde, pendant que tout le monde dans le golf est dans la merde, pendant que les États-Unis n'ont pas la capacité de venir nous faire chier, alors c'est le meilleur moment pour négocier avec tout le monde. On va nous donner tout ce qu'on demande, ne serait-ce que pour acheter la paix. Et c'est exactement ce que font et ce que souhaitent les outils, à mon avis, on souhaite une négociation. Les outils vont chercher à sécuriser des concessions en échange d'une trêve. Si chers amis, soyons très clair, le retour de la guerre entre les outils et l'Arabie Saoudite est absolument inévitable. Les Saoudiens ne peuvent pas tolérer une telle menace à leur frontière. Cela dit, il préfère que cette guerre ait lieu plus tard quand Hormous sera rouvert, quand l'Iran sera

31:26 donté si possible. Or la vérité c'est que les négociations entre les Américains et les Iraniens seront véritablement ce qui vont déterminer tout ça parce que ce nouveau front sera considéré comme une extension de la guerre en Iran. Peu importe ce que disent les outils. Et bien sûr les Iraniens plaidront qu'ils ont une influence limitée sur les outils qui ne sont pas responsables du blocage actuel. Un peu comme les Américains ont plaidé qui n'étaient pas responsable du conflit au Liban, qui ne pouvaient pas contraindre Israël à quoi que ce soit. Et bien tout indique que le ccil feu va maintenant contenir tous ses fronts ensemble et ainsi la négociation d'un cesser le feu vient de se complexifier considérablement alors que vous avez d'un côté le front iranien avec tous les

32:12 pays du Golf plus Israël plus le Liban et de l'autre côté le front saoudien avec le Yémen, les outils, potentiellement une nouvelle coalition. Ces deux enjeux devront être réglés simultanément mais de manière séparée. Ce sera beaucoup plus compliqué qu'on le croit. Chers amis, c'est un bonheur de vous avoir présenté les questions politiques, géopolitiques, stratégiqu et économiques autour du blocage de Babel Mandeb. Qui sont les outils ? Qu'est-ce qu'ils veulent ? Pourquoi ils sont en train de bloquer actuellement et comment tout ça va se terminer. En terminant, si vous avez des questions, commentaires, suggestions, c'est toujours un bonheur de vous lire et je vous invite si vous voulez plus de contenu de 7 jours sur Terre à devenir membre de la chaîne.

32:58 Pour aussi peu que 1 dollar par semaine, vous avez accès à une émission entière de plus d'une heure à chaque semaine où on revient ensemble sur l'actualité internationale et géopolitique dans un contexte informel et décontracté. C'était Benjamin Tremblé et 7 jours sur Terre qui vous dit au revoir. Sem l'amour, partagez l'espoir. Bye bye.

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