Résumé Bref
Ce texte souligne l'importance de la coopération plutôt que de la compétition dans la société, en particulier dans l'éducation. L'auteur critique le système éducatif actuel qui favorise le conformisme et la compétition, au lieu de nourrir l'intelligence collective et l'épanouissement individuel. Il insiste sur la nécessité de recentrer l'école sur le service de l'intelligence en développement, en encourageant la collaboration et en éliminant la mentalité de compétition destructrice.
- La compétition est une forme de suicide social et entrave le développement personnel.
- Le système éducatif actuel sélectionne les individus les plus conformistes au lieu d'encourager l'imagination et l'innovation.
- L'école doit être au service de la société et non l'inverse, afin de favoriser l'épanouissement de tous.
L'auteur insiste sur le fait que l'avenir dépend de nos actions présentes et qu'il est crucial de ne pas se laisser aller à des comportements destructeurs. Il critique la compétition comme moteur de la société occidentale, soulignant qu'elle entrave la création de liens sociaux essentiels au développement individuel. La compétition est perçue comme une forme de suicide collectif, car elle empêche la coopération et l'épanouissement mutuel.
L'auteur remet en question le système des grandes écoles et la compétition qu'il engendre. Il soutient que ce système sélectionne les individus les plus conformistes, capables de se soumettre aux exigences du programme plutôt que de développer leur propre intelligence et créativité. Dans un monde en constante évolution, le conformisme devient un danger, car il empêche l'innovation et l'adaptation nécessaires. L'auteur souligne que ses propres qualités ne sont pas issues de la compétition, mais des échanges et des regards des autres.
L'auteur partage son expérience en tant que professeur de première année de médecine, où la compétition féroce entre les étudiants créait un environnement malsain. Les étudiants étaient prêts à tout pour réussir, y compris à se nuire mutuellement. L'auteur dénonce cette mentalité de tueur qu'on inculque aux futurs médecins, soulignant qu'il y a quelque chose de fondamentalement corrompu dans ce système.
L'auteur plaide pour l'élimination de la compétition du système éducatif et de la société en général. Il cite la phrase de Bachelard : "Il faut mettre la société au service de l'école et pas l'école au service de la société." En mettant l'école au service de la société, on organise la sélection et la compétition entre les enfants. L'auteur insiste sur la nécessité de se mettre au service de l'intelligence en développement, en aidant les enfants à se construire grâce aux autres, plutôt qu'en les incitant à être plus intelligents que les autres.
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Transcription
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0:00 demain dépend de nous et oui c'est une évidence demain dépend de nous et nous le savons par conséquent nous n'avons pas le droit de laisser tomber il nous faut faire un projet pour demain il s'agit pas de prévoir ce qui sera mais il s'agit de faire en fait le Prophète le Prophète ne disait pas voilà ce qui va arriver il disait faites attention si vous continuez dans tel direction ça va mal tourner or actuellement on a besoin d'un prophète ou de plusieurs prophètes qui nous dit ça on est en train de courir le plus vite possible dans la pire des directions la direction de la compétition la direction de la destruction des uns par les autres et devient c'est une folie totale pourquoi est-ce que personne ne nous le dit moi ce qui me semble par exemple monstrueux c'est de penser que l'on a pris comme
0:47 moteur de notre société occidentale la compétition faut être meilleur que l'autre faut passer devant l'autre mais songons à ce que je on évoquait tout à l'heure pour devenir moi j'ai besoin du regard de l'autre j'ai besoin de tisser des liens avec lui dès que je suis en compétition avec lui je ne tisse plus de lien et par conséquent je suis en train de me suicider c'est ça qu'on devrait nous dire toute compétition est un suicide c'est vrai mais est-ce qu'il y aurait eu un Albert jacard sans compétition oh oui il y aurait pas eu de polytechnicien mais j'y perdrai pas grand-chose bien sûr pour entrer à Polytechnique vous savez on est on est 1500 candidats il y a 300 place bon il faut donc être dans les meilleurs comme on dit mais qu'est-ce que ça signifie meilleur ça signifie être capable de consacrer toute son intelligence à
1:33 étudier des choses qui vous intéressent pas mais qui sont au programme et par conséquent c'est faire vraiment acte de soumission c'est faire preuve de conformisme et actuellement le système des grandes écoles le système de la compétition ne fait que sélectionner les plus conformes or on a besoin d'un d'un monde on entre dans un monde qui va se renouveler et plus on est conformiste plus on est dangereux par conséquent on est en train de sélectionner les gens les plus dangereux ceux qui seront pas capables d'imagination non ce qu'il y a de meilleur en Albert jacard sil y a quelque chose de bon ça m'est pas venu de là ça m'est venu des regards que j'ai accepté non pas des compétition que j'aurais gagné sûrement pas or là on est en train de se fourvoyer complètement moi je voyais ça quand j'étais prof en première année de médecine vous savez en première année de médecine j'avais devant moi 400 élèves on savait qu'il y
2:19 en avait que 100 ou 120 qui auraient le droit de passer en 2e année alors c'était la lutte à couteau tiré je donnait des fauxs renseignements c'était abominable entre eux on était en train d'en faire des tueurs bien préparer des futurs médecins en leur donnant une mentalité de tueur il y a quelque chose de pourri là-dedans non c'est pas sérieux je crois qu'il nous faut extirper la notion de compétition de de toute la société et en particulier du système éducatif le pire de tout c'est d'avoir fait des écoles des lieux où on est en compétition les uns contre les autres c'est la fameuse phrase de bachel en fait la fameuse phrase de bachel que j'ai répété à plusieurs reprises il faut mettre la société au service de l'école et pas l'école au service de la société
3:04 et justement c'est en mettant l'école au service de la société qu'on organise la sélection entre les enfants donc la compétition c'est pas sérieux il nous faut dire on est au service d'intelligence qui sont en train de se construire et par conséquent il faut les aider autant que l'on peut mais surtout pas en leur disant tu vas être plus intelligent qu'un autre c'est complètement absurde ou tu vas non tu vas te construire grâce aux autres