Le Meilleur des Mondes - Livre Audio #4

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Bref Résumé

Ce texte est un résumé de deux chapitres d'un livre. Le chapitre 7 décrit la visite de Lenina et Bernard à Malpais, une réserve indienne, où ils sont confrontés à des pratiques et des conditions de vie choquantes. Le chapitre 8 explore l'histoire de John, le "Sauvage", et sa relation complexe avec sa mère Linda, ainsi que son désir d'échapper à son isolement.

  • Découverte d'une culture radicalement différente et des réactions de Lenina et Bernard.
  • Révélation du passé de John et de sa quête d'identité.
  • Proposition de Bernard d'emmener John et Linda à Londres.

Chapitre 7

Le chapitre 7 décrit l'arrivée de Lenina et Bernard à Malpais, une réserve indienne isolée. Lenina exprime immédiatement son dégoût pour l'environnement et les habitants, qu'elle trouve sales et étranges. Elle est particulièrement dérangée par le guide indien et son odeur. Ils sont témoins d'une cérémonie religieuse impliquant des serpents et un sacrifice, qui choque profondément Lenina. Bernard, quant à lui, tente d'adopter une attitude plus philosophique, mais il est également troublé par ce qu'il voit. La cérémonie rappelle à Lenina les offices de solidarité et les cérémonies du jour de Ford, mais elle est beaucoup plus intense et dérangeante. L'expérience est d'autant plus pénible pour Lenina qu'elle a oublié son soma, la privant de son moyen habituel d'échapper à la réalité.

Chapitre 8

Le chapitre 8 se concentre sur l'histoire de John, le fils de Linda, né et élevé dans la réserve. John raconte à Bernard son enfance difficile, marquée par l'isolement et le rejet en raison de sa peau blanche et de son statut d'enfant illégitime. Il décrit sa relation complexe avec sa mère, Linda, une femme obèse et décrépite, accro au mescal et nostalgique de son ancienne vie dans le Monde Civilisé. John a appris à lire grâce à un vieux manuel de conditionnement embryonnaire et a découvert Shakespeare, qui est devenu une source d'inspiration et de réconfort pour lui. Il aspire à la pureté et à la transcendance, mais il est constamment confronté à la réalité brutale de son environnement. Bernard, voyant en John une opportunité de gagner en prestige, lui propose de l'emmener, ainsi que Linda, à Londres. John accepte avec enthousiasme, rêvant d'un "Nouveau Monde admirable", mais il s'inquiète de savoir si Lenina est mariée, car il a une vision romantique et idéalisée de l'amour.

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0:00 chapitre 7 la Messa ressemblait à un navire retenu par un calme dans un des troit de poussière couleur de lion le chenal serpentait entre des rives à pique et descendant en pente de l'une à l'autre des murailles à travers la vallée courit un filet vert la rivière et les champs qu'elle arrosé sur la proue de ce navire de pierre au centre du détroit et paraissant en faire partie semblable à un affleurement en forme définie et ométrique du Roc nu s'élevait le poet Bau de malpé pâté sur pâté chacun des étages plus petit que celui d'en dessous les hautes maisons montées telles des pyramides à échelon et tronqué dans le ciel bleu à leurs pieds s'éparpill un Hamas

0:48 de bâtisse basse un LACI de muraill et sur trois côtés les précipice tombai à pic dans la plaine quelques colonnes de fumée montaient verticalement dans l'air sans un souffle et s'y perdait bizarre dit Lenina fort bizarre c'était son expression habituelle de condamnation ça ne me plaît pas et cet homme ne me plaît pas non plus elle montra du doigt le guide indien qui avait été désigné pour les conduire là-haut au publot ce sentiment était manifestement payé de retour le dos même de l'homme tandis qu'il marchait devant eux était hostile sombrement méprisant et puis elle baissa la voix il

1:35 sent mauvais Bernard ne tenta pas de le nier ils continuèrent à marcher tout à coup l'on eut dit que tout l'air était devenu vivant et s'était mis à battre à battre de la pulsation infatigable du sang là-haut à malpé les tambours battaient leurs pieds prirent le rythme de ce cœur mystérieux il ser le pas le sentier qu'il suivait les mena au pied du précipice les flans de l'énorme bateau Messa les dominit de toute leur hauteur 100 m jusqu'au plord si seulement nous avions pu amener ici l'avion dit Lenina levant les yeux avec colère sur la face nue du Roc surplombant je déteste la marche et l'on

2:23 se sent si petit quand on est sur le sol au bas d'une montagne ils poursuivirent leur marche parcourant une partie du chemin à l'ombre de la Messa contournèrent un éperon et voilà dans un ravin creusé par les eaux qu'apparut la montée par l'escalier de dunette ils y grimpèrent c'était un sentier fort raide qui ziguezaguer d'un bord à l'autre du ravin à certains moments le battement des tambours s'amortissait au point d'être tout juste perceptible à d'autres ils semblaient battre de si près qu'on les attendait au prochain tournant quand ils furent à mi-chemin du sommet un aigle passa si près d'eux dans son vol que le vent de ses ailes leur fouetta d'un souffle frais le

3:08 visage dans une crevasse du rocher gisait un tas d'ossement tout était bizarre et donnait une sensation d'oppression et l'Indien sentait de plus en plus fort ils débouchèrent enfin du ravin en plein soleil le sommet de la Messa était un pont plat de Pierre ça ressemble à la tour de charinget commenta Lenina mais il ne lui fut pas donné de jouir longtemps de la découverte qu'elle avait faite de cette ressemblance rassurante un bruit de pas amortit les fit se retourner nu depuis la gorge jusqu'au nombril le corps brun foncé badigeoné de Rai blanche comme des cours de tennis en asphalte devait expliquer plus tard Lenina le visage rendu inhumain par des

3:54 bariolages d'écarlates de noir et d'ocre deux Indiens arrivaient en courant le long du entier leurs cheveux noirs étaient tressés avec de la fourrure de renard et de la flanelle rouge un manteau en plume de dindon leur flottaient autour des épaules d'énormes diadèmes de plumes leur lançaient autour de la tête des éclats au tonvoyants à chaque pas qu'il faisaient s'levait le teinttement et le cliqueti de leur bracelets d'argent de leur lourds colliers d'os et de perles de turquoise ils s'approchaient sans maudire courant sans bruit dans leur mocassin en poau de DA l'un d'eux tenait un plumeau l'autre portait dans chacune de ses mains ce qui paraissait être de loin trois ou quatre bouts de cordes épaisses l'une des cordes se tordait de

4:40 façon inquiétante et Lenina vit soudain que c'était des serpents les hommes s'approchèrent de plus en plus près leurs yeux sombres la dévisagèrent mais sans donner aucun signe de reconnaissance ni le moindre indice qu'il l'eusent vu ou eussent conscience de son existence le serpent qui s'était tordu pendit à présent mollement avec les autres les hommes passèrent leur chemin ça ne me plaî pas dit Lenina ça ne me plaît pas ce qu' l'attendait à l'entrée du puetbleau lui plut encore moins lorsque leur guide les eû laissés pendant qu'il entrait pour recevoir des instructions la saleté tout d'abord les piles d'immondice la poussière les chiens les mouches le visage de Lenina

5:27 se plissa en une grimace de dégoût elle porta son mouchoir à son nez mais comment peuvent-ils vivre comme cela laissa-t-elle éclater d'une voix pleine d'incrédulité indignée ce n'était pas possible Bernard haussa philosophiquement les épaules quoi qu'il en soit dit-il voilà 5 ou 6000 ans qu'ils le font de sorte que je suppose qu'ils doivent y être habitués à présent mais la propreté et l'approche de la fort dignité insista-t-elle oui et la civilisation c'est la stérilisation reprit Bernard terminant sur un ton ironique la seconde leçon hypnopédique d'hygiène élémentaire mais ces gens-là n'ont

6:12 jamais entendu parler de notre Ford et ils ne sont pas civilisé de sorte qu'il est sans intérêt de oh elle lui agripa le bras regardez un Indien à peu près nu descendait très lentement l'échelle depuis la terrasse du premier étage d'une maison voisine un échelon après l'autre avec l'attention tremblante de l'extrême vieillesse son visage était profondément sillonné de ride et noire d l'un masque d'obsidienne la bouche édentée s'était affessée au commissur des lèvres et de chaque côté du menton luisait quelques longs poils hérissés presque blanc sur la peau foncée les longs cheveux non retenus en tress lui tombait en touff grise tout autour du visage son corps é

6:59 courbé et émacié au point de n'avoir presque plus de chair sur les eaux très lentement il descendait s'arrêtant à chaque échelon avant d'aventurer un pas de plus qu'est-ce qu'il a donc chuchota Lenina elle avait les yeux écarquillés d'horreur et d'étonnement il est vieux voilà tout répondit Bernard avec tout le détachement dont il était capable il était troublé lui aussi mais il fit un effort pour ne pas paraître ému vieux répéta telle mais le directeur est vieux il y a des tas de gens qui sont vieux mais ils ne sont pas comme ceuxà c'est parce que nous ne leur permettons pas d'être comme cela nous les préservons des maladies nous maintenons artificiellement leur

7:44 sécrétion interne au niveau d'équilibre de la jeunesse nous ne laissons pas tomber leur teneur en magnésium et en calcium au-dessous de ce qu'elle était à 30 ans nous leur faisons des transfusions de sang jeunes nous maintenons leur métabolisme stimulé en permanence aussi naturellement n'ont-ils pas cette ter-là en partie ajouta-t-il parce que la plupart d'entre eux meurent bien avant d'avoir atteint l'âge de ce vieillard la jeunesse à peu près intacte jusqu'à 60 ans et puis craque la fin mais Lenina n'écoutait pas elle observait le vieillard lentement lentement il descendait ses pieds touchèrent le sol il se retourna dans leurs orbites profondément enfoncées ses

8:32 yeux étaient encore extraordinairement vifs ils la regardèrent un long moment vide d'expression sans surprise comme si tout bonnement elle n'avait pas été là puis lentement le dos courbé le vieillard clopinclopant passa devant eux et disparut mais c'est terrible chuchota Lenina c'est épouvantable nous n'aurions pas dû venir ici elle t dans sa poche pour trouver son soma mais seulement pour s'apercevoir que par suite d'un oubli sans précédent elle avait laissé son flacon à l'auberge les poches de Bernard étaient également vides il ne restait àénina qu'à affronter sans secours extérieur les horreurs de malpé elle s'abattirent en

9:18 tas sur elle drue et rapide le spectacle de deux jeune femmes donnant le sein à leur bébé la fit rougir et l'obligea à détourner son visage mais elle n'avait de sa vie vu chose aussi indécentes et ce qui l'aggravait c'est que au lieu de fermer les yeux et de la passer avec Tacte sous silence Bernard se mit à faire sur ce spectacle Vivi par révoltant des commentaires qui appelaient une réponse honteux à présent que les effets du SOMAC étaient tombés de la faiblesse dont il avait fait preuve ce matin même à l'hôtel il se donnait du mal pour se montrer fort et libérer des opinions orthodoxes quel mode de relations merveilleusement intimes dit-il dépassant délibérément toutes les bornes

10:04 et quelle intensité de sentiment il doit créé il me semble souvent qu'il se peut qu'il nous ait manqué quelque chose à n'avoir pas eu de mère et peut-être aussi vous a-t-il manqué quelque chose à ne pas être mère Lenina représentez-vous assise là-bas vous-même avec un petit bébé à vous Bernard Comment pouvez-vous le passage d'une vieille femme atteinte d'oftel et d'une maladie de peau détourna son indignation allons-nous-en supplia-t-elle tout cela ne me plaît pas mais à ce moment leur guide reparut et leur faisant signe de le suivre les conduisit le long de l'étroite rue entre les maison ils tournèrent en arrivant à un coin un chien crevé gisait sur un tas

10:51 d'ordure une femme gîreuse cherchait des pous dans la chevelure d'une petite fille leur guide s'arrêta au pied d'une échelle leva la main verticalement en l'air puis lança horizontalement en avant ils exécutèrent ce qu'il commandait silencieusement ils gravirent l'échelle et franchissant la porte à laquelle elle donnait accès entrèrent dans une pièce étroite et longue assez sombre et sentant la fumée la graisse brûlée et les vêtements qu'on a porté longtemps sans les laver à l'autre extrémité de la pièce était une autre porte par laquelle pénétrait un rayon de soleil ainsi que le bruit sonore et proche des tambours ils franchirent le seuil et se trouvèrent sur une terrasse spacieuse au

11:37 dessous d'eux emprisonné entre les hautes maisons était la place du village bondé d'Indiens des couvertures brillantes des plumes fichées dans des chevelures noires et l'éclat des turquoises avec des peaux foncées luisantes de chaleur Lénina porta de nouveau son mouchoir à son nez dans l'espace libre au centre de la place il y avait deux plate forme circulaire de maçonnerie et d'argile batue toiture à n'en pas douter de chambres souterraines car au centre de chacune des plateformes s'ouvrait une écoutie béante avec une échelle qui sortait de l'obscurité inférieure il en montait un son de flûes souterraines qui se perdaaiit presque totalement dans le battement persistant régulier implacable des

12:23 tambours les tambours plaisaient à Lenina fermant les yeux elle s'abandonna à leur tonner assourdi et répété elle en laissa envahir de plus en plus complètement son moi conscient si bien qu'enfin il ne subsista plus rien au monde que cette musique et profonde pulsation sonore elle lui rappelait en la rassurant les bruits synthétiques des offices de solidarité et des cérémonies du jour de Ford orginé porginé murmura-t-elle en elle-même s tambours batté exactement suivant le même rythme il y eut une explosion soudaine de champ qui la fit sursauter des centaines de voix d'hommes criant toutes impétueusement dans un unisson R et

13:09 métallique quelques notes longuement tenues et le silence le silence tonnant des tambours puis percante d'un ton de hénissement aigu la réponse des femmes puis de nouveau les tambour et une fois encore émise par les hommes l'affirmation profonde et farouche de leur leur virilité bizarre oui l'endroit était bizarre la musique l'été aussi les vêtements les gouîrees les maladies de peau les vieillards l'étai également mais le spectacle lui-même il ne semblait pas qu'il eû rien de particulièrement bizarre lui cela me rappelle des champs en commun chez les castes inférieurs dit-elle à Bernard mais un peu plus tard cela lui

13:56 rappelait beaucoup moins cette innocente cérémonie car tout à coup avait surgi en essin du fond de ces chambres rondes souterraines une troupe effrayante de monstres hideusement masqué ou bariolé à perdre tout aspect humain il s'était mis à danser autour de la place en frappant des pieds sur le sol une danse étrange et boîtillante tout autour de la place encore chantant en marchant encore encore un peu plus vite à chaque fois et les tambours avaient modifié et accéléré leur rythme si bien qu'il devenait pareil au battement de la fièvre dans les oreilles et la foule s'était mise à chanter avec les danseurs de plus en plus fort et une première femme avait hurlé puis une autre une autre encore

14:42 comme si on les tuait et puis soudain celui qui menait la danse se détacha du cercle courut à un grand bahu de bois qui se trouvait à une extrémité de la place souleva le couvercle et en tira une paire de serpents noir un hurlement vigoure sleva de la foule et tous les autres danseurs coururent vers lui les mains tendues il lança les serpents au premiers arrivés puis replongea dans le bahu pour en reprendre d'autres d'autres encore des serpents noirs des bruns des tachetés il les tira et les lança au dehors alors la danse recommença sur un rythme différent ils firent et refirent le tour de la place avec leurs serpents serpentinant avec un léger mouvement

15:27 ondulatoire des genoux et des hanches tour sur tour puis le meneur fit un signal et l'un après l'autre tous les serpents furent lancé par terre au milieu de la place un vieillard sortit du sous-sol et les saupoudra de farine de blé puis par l'autre écoutil parut une femme qui les aspergea avec l'eau d'une jar noire puis le vieillard leva la main et avec une soudaineté terrifiante à faire sursauter il eut un silence absolu les tambours cessèrent de battre la vie semblait avoir touché à sa fin le vieillard désigna du doigt les deux écoutiers qui donn accès au monde inférieur et lentement soulevé d'en bas par des mains invisibles il émergea de

16:14 l'une l'image peinte d'un aigle et de l'autre celle d'un homme nu cloué à une croix elles restèrent là suspendu apparemment d'ellees-même comme si elles observaient le vieillard battit des mains nu si ce n'est qu'il portait un pagne de coton blanc un gamin d'environ 18 ans sortit de la foule et se tint devant lui les mains croisé sur la poitrine la tête baissée le vieillard fit sur lui un signe de croix et s'éloigna lentement le gamin se mit à tourner autour du tas de serpent qui se tordait il avait terminé le premier circuit et était au milieu du second lorsque sortant de parmi les danseurs un homme de haute taille portant un masque de coyote et ant dans sa main un fouet

17:00 de cuir tressé s'avança vers lui le gamin continua sa marche comme s'il n'avait pas conscience de l'existence de l'autre l'homme Coyote leva son fouet il yeut un long moment d'attente puis un mouvement rapide le sifflement de la lanière et son impact sonore et sec sur la chair le corps du gamin eut un tressaillement mais il n'exhala nul son il continua à marcher du même pas lent et régulier le coyote frappa encore encore et à chacun de ces coups s'éleva de la foule un soupir convulsif tout d'abord puis un gémissement profond le gamin continua à marcher deux trois quatre fois il

17:45 effectua le tour le sang coulait à flot cinq fois six fois le tour soudain Lenina se couvrit le visage de ses mains et se mit à sangloter ah faites laisser cess faites les cesser implora-t-elle mais le Fou est tombé tombé inexorablement SEP fois le tour alors tout à coup le gamin trébucha et toujours sans exhaler un son tomba la tête la première en avant se penchant sur lui le vieillard lui toucha le dos d'une longue plume blanche la brandit un instant en l'air écarlate pour que les gens la vissent puis la secoua trois fois au-dessus des serpents il en tomba quelques gouttes et soudain

18:31 les tambours firent retentir de nouveau une panique de note précipitée il y eut un grand cri les danseurs se pressèrent en avant ramassèrent les serpents et s'enfuirent de la place homme femme enfin toute la foule les poursuivirent au bout d'une minute la place fut vide il ne restait que le gamin étendu face contre terre à l'endroit où il était tombé absolument immobile trois vieilles femmes sortirent de l'une des maisons le soulevèrent non sans difficulté et l'emportèrent chez elle l'aigle et l'homme en croix restèrent quelqu temps à monter la garde sur le poetbleau désert puis comme s'ils en avaient vu suffisamment s'enfoncèent lentement par leurs écoutis hors de vue dans le monde

19:17 souterrain les Nina sanglotaiit toujours mais c'est épouvantable répétait-elle sans fin et toutes les consolations de Bernard furent vaines c'est épouvantable ce sang elle frémit si j'avais mon SOMAC il y eut un bruit de pas dans la pièce intérieure Lenina ne bougea pas mais demeura assise le visage enfoui dans ses mains sans rien voir à l'écart Bernard seul se retourna le vêtement du jeune homme qui sortit à ce moment sur la terrasse était celui d'un indien mais ses cheveux tressés étaient couleur paille yeux bleu pâles et sa peau était une peau blanche bronzée tiens salut à vous dit

20:05 l'étranger dans un anglais sans faute mais spécial vous êtes civilisé n'est-ce pas vous venez de là-bas d'au-delà de la réserve qui donc grand Ford commença Bernard étonné le jeune homme soupira et hocha la tête un homme bien malheureux et désignant du doigt les taches de sang au centre de la place voyez-vous cette tâche maudite note de bas de page out SP mAb 5 1 acte 5 partie je sais pas 51 ok demanda-t-il d'une voix tremblante d'émotion un gram vaut mieux qu'un malâ qu' clame dit mécaniquement Lina sa voix

20:53 sortant de derrière ses mains si seulement j'avais mon Soma c'est moi qui aurais dû être là reprit le jeune homme pourquoi n'ont-ils pas voulu de moi pour le sacrifice moi j'aurait fait 10 fois le tour 12 fois 15 fois PAL ti n'est allé que jusqu'à 7 avec moi ils auraient pu avoir deux fois plus de sang teindre de sang les mers tumultueuses note de bas de page the multitudous se in camaden estce que j' de voir faire ça euh faire TR d'anglaise à chaque fois horri mAb encore de grand de de acte de de en gros aïe aïe aïe il étendit les

21:40 bras d'un geste large puis avec désespoir les laissa retomber mais ils ne me l'ont pas permis je leur déplaisais à cause de mon tempint note de bas de page mislike me not for my comple mais ven le Marchand de Venise acte 2 Partien scène 1 pardon acte de scène 1 c'est les scènes je suis bête ça a toujours été ainsi toujours le jeune homme avait les larmes aux yeux il eut honte et se détourna l'étonnement fit oublier à Lenina la privation de Soma elle se découvrit le visage et pour la première fois regarda

22:25 l'étranger quoi vous voulez dire que vous désiriez être frappé de ce fouet détournant toujours d'elle ses regards le jeune homme fit un signe affirmatif pour le bien du pueblot pour faire venir la pluie et faire pousser le blé et pour plaire à pukong et à Jésus et puis pour montrer que je suis capable de supporter la douleur sans crier oui et sa voix prit soudain une résonance nouvelle il se retourna en carrant fièrement les épaules en soulevant le menton avec orgueil d'un air de défi pour montrer que je suis un homme oh il eut un halettement convulsif et se tu les yeux écarquillé il avait vu pour la première fois de sa vie le visage d'une jeune

23:10 fille dont les joues n'étaient pas de la couleur du chocolat ou de la peau de chien dont les cheveux étaient chatin clairs avec une ondulation permanente et dont l'expression nouveauté ahurissante était celle de l'intérêt bienveillant Lenina lui souriait comme il a l'air gentil garçon songeait-elle et comme il est beau le sang afflua au visage du jeune homme il baissa les yeux les releva un instant seulement pour s'apercevoir qu'elle lui souriait toujours et fut tellement ému qu'il fut obligé de se détourner et de faire semblant de regarder fort attentivement quelque chose qui était de l'autre côté de la place les questions que posa Bernard créèrent une diversion qui comment quand d'où tenant les yeux fixés sur le visage

23:58 de Bernard car il avait le désir si éperdu de voir Lenina souriante qu'il nit absolument pas la regarder le jeune homme ESS a d'expliquer sa présence Linda et lui Linda c'était sa mère se mot fit prendre à Lenina un air gêné étaaiit des étrangers dans la réserve Linda était venue de là-bas voici longtemps avant qu'il fut né avec un homme dont il était le fils Bernard dressa l'oreille elle était partie à pied dans ses montagnes par là au nord elle avait fait une chute dans un endroit escarpé et s'était blessé à la tête continuez continuez dit Bernard avec animation des chasseurs de malpé l'avaient trouvé et l'avaient ramené au puetblot quant à l'homme dont il était

24:44 le fils Linda ne l'avait jamais revu il s'appelait Thomas Kin oui le prénom du déicé était bien Thomas il avait dû s'envoler retourner là-bas s'en aller sans elle homme mauvais méchant antinaturel de sorte que je suis née à malpé dit-il pour conclure à malpé et il hocha la tête ah cette petite maison à la lisière du puetblau elle était sale un espace couvert de poussière et d'immondice la séparé du village deux chiens affamés fouillés du museau d'une façon obsène les détritures répendues devant la porte à l'intérieur lorsqu'ils y pénétrèrent la p nombre était puante et sonore du

25:29 vol des mouches Linda appela le jeune homme du fond de l'autre pièce une voix féminine assez enroué dit j'arrive ils attendirent par terre dans des bols il y avait les restes d'un repas de plusieurs repas peut-être la porte s'ouvrit une SCO blonde et très forte franchit le seuil et resta là à contempler les étrangers d'un regard ébeille incrédule bouchebé Lenina remarqua avec dégoût qu'il lui manquait dedents de devant et la couleur de celle qui lui restait elle e un frisson c'était P que le vieillard comme cette femme était obèse et toutes ses rides sur sa figure ses chaires molles pendantes ses pllies et ses jouet

26:16 fessé avec ses postules pourpré et les veines rouges sur son nez les yeux injectés de sang et ce cou ce cou et la couverture dont elle s'était couvert la tête en lo et crasse et sous la tunique brune en forme de sac ses seins énormes la sali du ventre les hanches ah bien pique le vieillard bien P et soudain cette créature laissa éclater un torrent de paroles se précipita vers elle les bras ouverts et Ford Ford s'était révoltant c'en était trop encore un moment elle aurait la nausée la pressa contre cette sali contre cette poitrine et se mit à l'embrasser fort d' l'embrass en bas vent et elle sentait abominablement

27:02 mauvais il était manifeste qu'elle ne prenait jamais de bain elle empestait tout bonnement ce sale produit qu'on mettait dans les flacons de Delta et des Epsilon non ce n'était pas vrai ce qu'on disait au sujet de Bernard elle puiait littéralement l'alcool Lenina se détacha d'elle aussi rapidement que possible elle se trouva face à face avec un visage distordu et gonflé de larmes la créature pleurait ah ma chérie ma chérie le torrent de paroles s'écoula avec des sanglot si vous saviez comme je suis contente au bout de tant d'années un visage civilisé oui et du vêtement civilisé parce que je croyais bien que

27:47 je ne reverrais jamais un morceau de véritable soie à l'acétate elle tata de son doigt la manche de la chemisette de Lenina ses ongles étaient noirs et cette culotte adorable en velours de coton à la viscose savez-vous bien ma chérie que j'ai toujours mes vieux vêtements ceux avec lesquels je suis venu ranger dans une malle je vous les montrerai plus tard quoi que bien sûr l'acétate soit tout roué mais la cartouchière blanche est si ravissante encore que je dois le reconnaître la vôtre en marocain verre le soit encore davantage ce n'est pas qu'elle m' servi à grand chose chose cette cartouchière ses larmes se remirent à couler John a dû vous

28:33 raconter ça ce qu'il m'a fallu souffrir et pas moyen de se procurer un gramme de Soma rien qu'une gorgée de mescal de temps à autre quand popé me la porter popé c'est un garçon que j'ai connu jadis mais cela vous rend si malade après coup le mescal et le payotle vous donne mal au cœur et puis cela rendait encore bien plus pénible le lendemain cette senstion affreuse de honte et j'étais tellement honteuse effectivement songez donc moi une beta avoir un bébé mettez-vous à ma place rien qu'à cette idée Lenina frémit quoi que ce ne fait pas ma faute je le jure parce que je ne sais toujours pas comment cela s'est

29:18 fait étant donné que j'ai exécuté tous les exercices maltusien vous savez bien en comptant 1 2 3 4 toujours je le jure n'empêche que malgré tout c'est arrivé et naturellement il n'y avait ici rien qui ressembla à un centre d'avortement a propos est-il toujours là-bas à Chelsey demandat-elle Lenina fit un signe de tête affirmatif et toujours éclairé par projecteur le mardi et le vendredi Lenina fit de nouveau oui de la tête cette tour ravissante en verre rose la pauvre Linda leva le visage et les yeux clos contempla en extase l'image brillante du souvenir

30:05 et la Tamise la nuit murmura-t-elle de grosses larmes filtrèrent lentement d'entre ses paupières serrées et le retour en avion le soir de stockp et puis un bain chaud et un vibre massage par le vide mais voilà elle fit une inspiration profonde haocha la tête rouvrit les yeux renifla une fois ou deux puis se moucha dans ses doigts qu'elle essuya sur le pan de sa tunique oh je regrette dit-elle en réponse à l'involontaire grimace de dégoût que fil les Nina je n'aurais pas dû faire cela je regrette mais que faire aussi quand il n'y a pas de mouchoir comme cela m'a tourmenté jadis je m'en

30:51 souviens toute cette saleté et le fait que rien ne soit asceptique j'avais une entaille affreuse à la tête quand on m'a amené ici tout au début vous ne pouvez pas vous imaginer ce qu'on me mettait sur la pléiee de la grass tout simplement de la grâ la civilisation c'est la stérilisation leur disais-je et sur mon steptoocqu et volé à benberité voir ma salle de bain niclé avec un WC note de bas de page le texte anglais que nous avons tenté de rendre fidèlement avec sa signification et un rythme comparable est une parodie d'une nurserie RIM RIM

31:38 c'est-à-dire d'une petite poésie enfantine familière à tous les enfants anglais note du traducteur c'est super comme si c'était de petits enfants mais il ne comprenait pas bien entendu comment l'aurait-il pu et en fin de compte je m'y suis habitué je suppose et au surplum comment pourrait-on tenir tout propre quand il n'y a pas d'installation d'eau chaude et regardez-moi ses vêtements cette sale laine ce n'est pas comme de l'acétate ça dure ça dure et l'on est censé la raccommoder si elle se déchire mais moi je suis une Béard je travaillais dans la salle de fécondation personne ne m'a jamais

32:24 appris à faire quoi que ce soit de ce genre-là ce n'était pas mon affaire d'ailleurs ce n'a jamais été bien de raccommoder des vêtements jetez-les quand ils ont des trous et achetez-en de neuf plus on reprise moins on se grise c'est bien ça n'est-ce pas raccommodé c'est antisocial mais ici tout est différent c'est comme si l'on vivait comme des fous tout ce qu'ils font est fou elle jeta un regard circulaire elle vit que John et Bernard les avaient quitté et faisaient les SAS au dehors de la maison dans la poussière et les imondices mais n'en baissant pas moins la voix en un ton confidentiel et se penchant tandis que Lenina se raiddissait et se reculait

33:12 si près que son souffle empesté de poisons pour Ryon agiter les cheveux qui tombaient sur la joue de la jeune fille par exemple fit-elle dans un chuchotement éraillé voyez la façon dont on se prend l'un l'autre ici c'est fou vous dis-je absolument fou chacun appartient à tous les autres n'est-ce pas n'est-ce pas insista-t-elle tirant Lenina par la Manche Lenina détournant toujours la tête fit un signe affirmatif expira la bouffée d'air qu'elle avait retenue et réussit à en inspirer une autre relativement impolluée eh bien ici reprit l'autre nul n'est censé appartenir plus d'une

33:58 personne et si l'on prend des gens selon la manière ordinaire les autres vous trouvent vicieuses et antisocial on vous hait on vous méprise une fois il est venu un tas de femmes qui se sont misise à faire une scène parce que leur mari venait me voir et puis pourquoi pas et alors elles se sont précipité sur moi non quelle horreur je ne peux pas vous raconter cela de ses mains Linda se cacha le visage et fut prise d'un frémissement comme elles sont odieuses ici les femmes folles folle et cruelle et bien entendu elle n'entendent rien aux exercices malthusiens ni au flacon ni à la décantation ni rien de tout cela

34:45 alors elles passent leur temps à avoir des enfants comme des chiennes c'est révoltant et quand je pense que moi oh for for for et pourtant John m'a été d'un grand réconfort c'est vrai je ne sais pas ce que j'aurais fait sans lui quand bien même il se mit dans tous ses états chaque fois qu'un homme même autant il était un tout petit garçon une fois mais il était déjà plus grand à cette époque-là il a essayé de tuer le pauvre wusiwa ou bien éta spopé simplement parce que je les recevais parfois car je n'ai jamais pu lui faire comprendre que c'est là ce que doivent faire les gens

35:31 civilisés la folie doit être contagieuse en tout cas il semble que John l'ai attrapé des Indiens parce que bien entendu il a beaucoup frayé avec eux bien qu'il se soit toujours conduit si salement à son égard et ne lui a pas permis de faire toutes les choses que faisaient les autres gamins ce qui d'un côté était fort bien puisque cela me facilitait la tâche de le conditionner un peu mais vous n'avez pas idée de la difficulté que cela présente il y a tellement de choses qu'on ne sait pas ce n'était pas mon affaire de savoir je veux dire si un enfant vous demande comment fonctionne un hélicoptère ou qui a fait le monde et bien que voulez-vous répondre si vous êtes une betta et avez

36:18 toujours travaillé dans la salle de fécondation que voulez-vous donc répondre chapitre 8 dehors parmi la poussière et les imondices il y avait à présent quatre chiens Bernard et John faisaient lentement les sampins c'est difficile pour moi de me rendre compte disait Bernard de tout reconstruire comme si nous vivions sur des planètes différentes dans des siècles différents une mer et toute cette saleté et puis des dieux la vieillesse et la maladie il hocha la tête c'est à peu près inconcevable je n'arriverai jamais à comprendre à moins que vous ne m'expliquiez que j'explique

37:04 quoi ceci il désigna le puéblau cela et cette fois c'était la petite maison au- dehors du village tout toute notre vie mais qu'y a-t-il à dire à partir du commencement depuis l'époque la plus lointaine dont vous puissiez vous souvenir il eut un long silence il faisait très chaud ils avaient mangé beaucoup de tortilla et de blé sucré Linda lui dit viens te coucher bébé ils se couchèrent ensemble dans le grand lit chante et Linda chanta elle chanta sur mon streptooque volé à banburité et

37:50 bon voyage petit bébé bientôt tu seras décanté sa voix se fit de plus en plus faible il y eut un grand bruit et il se réveilla en sursaut un homme était debout à côté du lit énorme effrayant il disait quelque chose à Linda et Linda riait elle avait remonté la couverture jusqu'à son menton mais l'homme la rabatti il avait des cheveux qui ressemblaient à deux cordes noirs et autour de son bras il y avait un ravissant bracelé d'argent avec des pierres bleues il aimait bien le bracelet mais il avait peur néanmoins il cacha sa figure contre le corps de Linda Linda posa la main sur lui et il se sentit mieux en sécurité

38:36 employant cette autre parlée qu'il ne comprenait pas si bien elle dit à l'homme va en présence de John voyons l'homme la regarda puis contempla de nouveau Linda et dit quelques mots d'une voix douce Linda dit non mais l'homme se pencha vers lui sur le lit et son visage était énorme terrible les cordes noires de ses cheveux touchaient la couverture non répéta Linda et il sentit sa main qui le pressait plus fort non non mais l'homme le prit par un bras et cela faisait mal il cria l'homme allongea son autre main et le souleva Linda le tenait toujours et disait toujours non

39:22 non l'homme dit quelque chose de bref et de couroussé et soudain les mains de Linda avait lâché Linda Linda il lança des coups de pieds ce tortillant mais l'homme l'emporta à travers la chambre jusqu'à la porte qu'il ouvrit le posa par terre au milieu de l'autre pièce fermant la porte derrière lui il se leva et courut à la porte en se haussant sur la pointe des pieds il pouvait tout juste atteindre le gros loquet de bois il le souleva et poussa mais la porte ne voulut pas s'ouvrir Linda cria-t-il elle ne répondit pas il se souvenait d'une pièce immense plutôt sombre et il y avait de grandes machines en bois auxquelles étaient

40:07 attaché des ficelles et des tas de femmes debout alentour tissant des couvertures disait Linda Linda lui dit de s'asseoir dans le coin avec les autres enfants pendant qu'elle allait aider les femmes il joua un long moment avec les petits garçons soudain les gens se merent à parler très fort et voilà les femmes qui repous poussit Linda et Linda pleurait elle alla à la porte et il courut après elle il lui demanda pourquoi elles étaaiit en colère parce que j'ai cassé quelque chose dit-elle et alors elle se mit en colère elle aussi comment saurais-je m'y prendre pour leur salaletissage dit-elle sale sauvage et lui demanda ce que c'était que des sauvage quand il firent de retour à la

40:53 maison popé attendait à la porte et il entra avec eux il avait une grosse gourde pleine d'une substance qui ressemblait à de l'eau seulement ce n'était pas de l'eau mais bien quelque chose qui sentait mauvais vous brûleit la bouche et vous faisait tousser Linda en et popé en bu et alors Linda rit beaucoup et parla très haut et ensuite é popé a l'air dans l'autre pièce lorsque popé partit il y entra Linda était au lit et si profondément endormie qu'il ne put pas la réveiller popé venait souvent il disait que la substance qui était dans la gourde s'appelait mescal mais Linda disait qu'elle devrait s'appeler soma seulement elle vous rendait malade après coup il

41:39 détestait popé il les détestait tous tous les hommes qui venaient voir Linda un après-midi qu'il avait joué avec les autres enfants il faisait froid il s'en souvenait il y avait de la neige sur les montagnes il rentra à la maison et entendit des voix irritées dans la chambre à coucher c'était des voix de femme et elle disait des mots qu'il ne comprenait pas mais il savait que c'était des mots abominables puis soudain plaque il eut quelque chose de renversé il entendit des gens aller et venir rapidement et il eut un nouveau flaac et puis un bris semblable à celui qu'on fait quand on frappe un mulet mais pas aussi sec puis Linda hurla oh non non non dit-elle il

42:25 se précipita dans la chambre en courant il y avait trois femmes vêtues de couverture sombre Linda était sur le lit l'une des femmes lui tenait les poignets une autre était couchée en travers de ses jambes de façon qu'elle ne put pas donner de coups de pied la troisième l'a frappé d'un fouet une deux trois fois et à chaque fois Linda hurlé pleurant il tira sur la frangeche de la couverture de la femme je vous en prie je vous en prie de sa main libreelle le maintin à distance le fouet s'abattit de nouveau Linda hurla mais la Gripa dans les siennes l'énorme main basané de la femme et la mordit de toutes ses forces elle poussa un cri libéra sa main d'une secousse et le

43:11 poussa avec une telle violence qu'il tomba pendant qu'il était couché à terre elle le frappa trois fois du fouet cela lui fit plus mal que tout ce qu'il avait jamais ressenti comme du feu le fouet siffla de nouveau ça battit mais cette fois ce fut Linda qui cria mais pourquoi qu'elle voulait te faire mal Linda demanda-t-il ce soir-là il pleurait parce que les marques rouges du fouet sur son dos le faisaient encore souffrir horriblement mais il pleurait aussi parce que les gens étaient si méchants et injustes et parce qu'il n'était qu'un petit garçon et ne pouvait rien faire contre eux Linda pleurait aussi elle était adulte mais elle n'était pas assez grande pour lutter contre elle troit

43:57 pour elle non plus ce n'était pas juste pourquoi qu'elle voulait te faire mal Linda je n'en sais rien comment le saurais-je il était difficile d'entendre ce qu'elle disait parce qu'elle était couchée sur le ventre et que son visage était enfoui dans l'oreiller elles disent que ces hommes sont leurs hommes reprit-elle et ce n'est pas du tout à lui qu'elle paraissait parler elle semblait parler à quelqu'un qui aurait été à l'intérieur d'elle-même un long discours auquel il ne comprit rien et en fin de compte elle se mit à pleurer plus fort que jamais oh ne pleure pas Linda ne pleure pas il se serra contre elle il lui passa le bras autour du cou Linda poussa un cri ah

44:45 fais attention mon épaule oh et elle le repoussa brutalement sa tête cogna contre le mur petit imbécile cria-t-elle et puis soudain elle se mit à lui donner des claques p p Linda s'écria-t-il maman ne fais pas ça je ne suis pas ta mère je ne veux pas être ta mère mais Linda oh elle lui donna une gifle sur la joues transformé en sauvage vociifera-t-elle avoir des petits comme un animal si tu n'avais pas été là toi j'aurais pu aller voir l'inspecteur j'aurais pu partir mais pas avec un bébé ça aurait été trop

45:31 honteux il vit qu'elle allait le frapper de nouveau et leva le bras pour se protéger la figure oh non Linda non je t'en prie petit animal elle lui rabattit le bras lui découvrant le visage non Linda il ferma les yeux s'attendant au cou mais elle ne le frappa point au bout d'un petit instant il rouvrit les yeux et vit qu'elle le regardait il essaya de lui sourire tout à coup elle l'entoura de ses bras et le couvrit de baiser Linda demeurait parfois plusieurs jours sans même se lever elle restait au lit prise de tristesse ou bien elle buvait le liquide qu'apportait popé riait énormément et

46:17 s'endormait quelquefois elle avait mal au cœur souvent elle oubliait de se lever et il n'y avait rien à manger que des tortill à froides il se souvenait de la première fois qu'elle avait trouvé ses petites bestioles dans ses cheveux comme elle avait poussé des cris et des cris les moments les plus heureux c'est lorsqu'elle lui parlait de là-bas et on peut réellement se promener en volant quand on en a envie quand on en a envie et elle lui parlait de la jolie musique qui sortait d'une boîte de tous les jeux charmants auquels on pouvait jouer des choses délicieuses à manger et à boire de la lumière qui apparaissait quand on appuyait sur un petit machin dans le mur des images qu'il était possible d'entendre de sentir et de

47:03 toucher tout en les voyant d'une autre boîte à faire de bonnes odeurs des maisons roses vertes bleu argenté hautes comme des montagnes elle lui compait comme tout le monde était heureux sans que jamais personne fût triste ou en colère comme chacun appartenait à tous les autres elle lui parlait des boîtes où l'on pouvait voir et entendre ce qui se passait de l'autre côté du monde des bébés dans de jolis flacons bien propres tout était si propre pas de mauvaises odeurs pas la moindre selteté elle lui contait que les gens ne se sentaient jamais seuls mais vivaient ensemble joyeux et heureux comme pendant les danse d'été ici à malpé mais beaucoup plus heureux avec le bonheur en permanence chaque jour chaque jour il

47:51 écoutait pendant des heures d'affiné et parfois quand les autres enfants et lui étaient fatigué d'avoir trop joué l'un des vieillards du pueblot leur parlait avec ses autres mots différents du Grand transformateur du monde et de la longue lutte entre la main droite et la main gauche entre la mouille et la sécheresse daonawilona qui fit un brouillard épais en pensant une nuit et de ce brouillard créa ensuite le monde de notre mère la Terre et de notre père le ciel daayuta et marsaill lemma les jumeaux de la guerre et du hasard de Jésus et de pukong de Marie et d'edsonatle la femme qui redevient jeune de la pierre noire à la Gouna et du

48:36 Grand Aigle et de Notre Dame d'Acoma histoires étranges d'autant plus merveilleuses pour lui qu'elles étaient comptées au moyen de ses autres mots et partant moins complètement comprises étendu dans son lit il songeait au ciel et à Londres à Notre Dame d'Akoma et au rangés surrangés de B dans de jolis flacons propres à Jésus en volant à Linda prenant son vol et au grand directeur des centres mondiaux d'incubation et dawona willlona beaucoup d'hommes venaient voir Linda les gamins commençait à le montrer du doigt employant ses autres mots étranges il disait que Linda était mauvaise il la traitit de nonom qu'il ne comprenait pas mais qu'il savait être de

49:23 Vilin nom un jour ils chantèrent une chanson sur elle plusieurs fois de suite il leur lança des pierres ils ripostèrent une pierre pointue lui entailla la joue le sang ne voulait pas s'arrêter de couler il fut tout couvert de sang Linda lui appris à lire avec un bout de charbon de bois elle dessinait des images sur le mur un animal assis un bébé dans un flacon puis elle écrivait des lettres le chat est là coco est dans le pot il apprenait vite avec facilité quand il se lire tous les mots qu'elle écrivait sur le mur Linda ouvrit sa grande mal en bois et tira dessous ce drôle de petit pantalon rouge qu'elle ne portait jamais un petit livre mince il

50:10 l'avait souvent vu déjà quand tu seras plus grand avait-elle dit tu pourras le lire or à présent il était assez grand il en éprouva de la fierté j'ai peur que tu ne trouves pas ça très palpitant dit-elle mais c'est tout ce que j'ai elle soupira si seulement tu pouvais voir les belles machines à lire que nous avion à Londres il se mit à lire le conditionnement chimique et bactériologique de l'embryon instruction pratique pour les travailleurs betas des dépôts d'embryon il lui fallut près d'un quart d'heure rien que pour lire le titre il jeta le livre par terre sal livre sal livre dit-il il se mit à

50:58 pleurer les gamins chantaient toujours leur horribles chanson sur Linda quelquefis aussi il se moquait de lui à cause de ses vêtements en loc quand il déchirait ses habits Linda ne savait pas les raccommoder là-bas lui disait-elle on jetait ses vêtements troués et on en achetait de neufs loc loc lui criait les gamins mais moi je sais lire se disait-il et eux ne savent pas ets ne savent même pas ce que c'est que de lire il est assez facile si elle concentrait suffisamment sa pensée sur cette question de lecture de feindre que cela lui était égal quand il se moquait de lui il demandait à Linda de lui rendre le livre plus les gamins le montraient du

51:44 doigt et chantai plus il s'appliquait à lire bientôt il fut en état de lire parfaitement bien tous les mots même les plus longs mais que signifia-t-il il interrogea Linda et même lorsqu'elle était capable de répondre cela ne paraissait pas rendre les choses bien claires et généralement elle était absolument incapable de répondre qu'est-ce que c'est que les produits chimiques demandait-il ah des choses comme des selles de magnésium et l'alcool pour maintenir petit et arriérer les deltas et les Epsilon et le carbonate de calcium pour les eos et toutes les choses de ce genre mais comment qu'on les fabrique les produits chimiques Linda d'où qu'ils

52:30 viennent ça je n'en sais rien on les prend dans des flacons et quand les flacons sont vides on en envoie chercher d'autres là-haut au dépôt pharmaceutique ce sont les gens du dépôt pharmaceutique qui les fabriquent je suppose ou bien il les envoie chercher à l'usine je n'en sais rien je n'ai jamais fait de la chimie mon travail ça a toujours été de m'occuper des embrons il en était de même de toutes les autres choses sur lesquelles il l'interrogeait Linda ne semblait jamais rien savoir le vieillard du pueblot avait des réponses bien plus précises la semence de l'homme et de toute créature la semence du soleil et

53:18 la semence de la terre et la semence du ciel c'est awona wilona qui les a créé toutes à partir du brouillard de l'accroissement or le monde a quatre matrices et il déposa les semences dans la plus basse des quatre et graduellement les semences se mirent à pousser un jour John calcula plus tard que ce devait être peu de temps après son 12e anniversaire il rentra à la maison et trouva par terre dans la chambre à coucher un livre qu'il n'avait encore jamais vu c'était un gros livre qui paraissait fort ancien la reliure avait avait été mangé aux souris quelques-unes des pages étaient détachées et froissées il le ramassa regarda la page de titre le livre était

54:05 intitulé œuvre complète de William Shakespeare Linda était étendue sur le lit buvant un petite gorgée dans une tassette affreux et pu en mescal c'est popée qui l'a apporté dit-elle sa voix était épaisse et rouque comme la voix de quelqu'un d'autre il était dans l'un des coffre de la Kiva des antilopes note de bas de page les Indiens Zuni se divise en plusieurs sectes ou Kiva dont chacune prend le nom d'un animal protecteur et possède un lieu de réunion constitué par une chambre souterraine appelé également Kiva c'est la note du traducteur on suppose qui est lié depuis

54:51 des centaines d'années ça doit être vrai parce que je l'ai regardé et il m'a paru être tout plein de bêtises d'avant la civilisation enfin il sera toujours assez bon pour te permettre de t'exercer à lire elle avala une dernière gorgée posa la tasse par terre à côté du lit se retourna sur le côté eu un quet ou deux et s'endormit il ouvrit le livre au hasard ah non mais vivre dans la Sure puante d'un lit sououillé a m joté dans la corruption à ce se dire et se faire des caresses au-dessus de la be infecte note de Bat page je non écoutez je vous le fais pas en anglais mais voilà c'est la traduction

55:37 en anglais ça vient de hamelette acte 3 SC 4 on n'a pas le temps pour que je vous fasse tout en anglais quand même les mots étranges lui roulèrent à travers l'esprit yrondant comme un tonner parlant comme les tambours des danses d'été si les tambours avaient pu parler comme les hommes chantant la chanson du blé belle belle à vous faire pleurer comme le vieux mitsima prononçant des formules magiques sur ses plumes ses batons taillés et ses bouts de Pierr et d'Osse katlate silou silok silok siloké k silou silousitle mais mieux que les formules magiques de mitsima parce qu'ils étaient plus chargés de sens parce que c'est à lui qu'il s'adressait il parlait d'une façon

56:22 merveilleuse et seulement à demi compréhensible enfin formule terrible et splendide de Linda de Linda couché là et ronflant la tasse vite par terre à côté du lit de Linda et de popé de Linda et de popé il détestait de plus en plus popé un homme peut prodiguer les sourires et n'être qu'un célérin prêtre débauché céléra sans remord et sans bonté que signifiait au juste ses mots mais il ne le savait qu'à moitié mais leur magie était puissante et continua à rondé dans sa tête et ce fut sans qu'il sut comment comme s'il n'avait pas réellement détesté popée auparavant comme s'il ne l'avait jamais véritablement détesté parce qu'il n'avait jamais pu dire à

57:08 quel point il le détestait mais maintenant il posséd ces mots-là ces mots qui étaient semblables à des tambours à des champs et à des formules magiques ces mots et l'histoire étrange étrange d'où ils étaient tirés elle n'avait pour lui ni que ni tête mais elle était merveilleuse né enmoins merveilleuse il lui donnait un motif pour détester popée et il rendirent sa haine plus réelle il rendirent popé lui-même plus réel un jour alors qu'il rentrait après avoir joué la porte de la chambre du fond était ouverte il les vit tous deux coucher sur le lit endormie Linda toute blanche et paupée presque noire à côté d'elle un bras passé sous ses épaules et l'autre main basanée reposant sur sa

57:54 poitrine et le dé tresses des longs cheveux de l'homme en travers de la gorge de Linda comme un serpent noir essayant de l'étrangler la gourde de popée ainsi qu'une tasse était posée par terre près du lit Linda ronflé il lui sembla que son cœur avait disparu laissant un trou il était vide il éprouva une sensation de vide de froid de nauser un peu de vertige il s'appuya au mur pour s'affermir sur ses jambes traître débauché sans remords semblable aux tambours semblable aux hommes chantant l'incantation du blé semblable à des formules magiques les mots se répétaient et se répétaient dans sa tête après la sensation de froid il

58:43 eut soudain très chaud il avait les joues en feu sous l'afflux du sang la chambre tournoyait et s'assembrissait devant ses yeux il grinça des dents je le tuerai je le tuerai je le tuerai it-il sans fin et brusquement il y eut d'autres mots encore quand il dormira ivre mort ou dans sa rage ou dans le plaisir incestueux de son lit note de bas de page euh c'est hamelette acte 2 scène 3 les formules magiques étaient de son côté la magie expliquer et donnerit des ordres il sortit et revint dans la première pièce quand il dor Mira ivre mort mort le couteau à viande gisait par

59:31 terre près du foyer il le ramassa et retourna à la porte sur la pointe des pieds quand il dormira ivre mort ivre mort il traversa la chambre en courant et frappa ah le sang frappa de nouveau tandis que popé se libérait d'une secouse de l'étin du sommeil leva la main pour frapper encore mais sentit son poignet agrippé et tenu et oh oh tordu il ne pouvait plus bouger il était pris dans un piège et voilà que les petits yeux noirs de popé tout proche plonger leur regards dans les siens il se détourna il y avait deux entailles sur l'épaule gauche de popé oh voyez le sang criait Linda voyez le sang elle n'avait

1:00:16 jamais pu supporter la vue du sang popé leva son autre main pour le frapper pensait-il il seait dit pour recevoir le coup mais la main se contenta de la prendre sous le menton et de lui tourner le visage de façon qu'il fut obligé de croiser de nouveau le regard de popée cela dura longtemps des heures et des heures et tout à coup il ne pu s'en empêcher il se mit à pleurer popé éclata de rire va dit-il employant les autres mots les Indiens va mon brave aeyuta il sortit en courant dans l'autre pièce pour cacher ses larmes tu as 15 ans dit le vieux mitsima

1:01:01 en parl indien à présent je puis t'apprendre à travailler l'argile accroupis au bord de la rivière ils travaillèrent ensemble tout d'abord dit mitsima prenant entre ses mains une mote d'argile humecteté nous faisons une petite lune le vieillard pressa la motte pour lui donner la forme d'un disque puis recourba les bords la lune devint un bol creux lentement et maladroitement il imita les gestes délicats du vieillard une lune un bol et maintenant un serpent mitsima roula un autre morceau d'argile pour en faire un long cylindre flexible le recourba en cercle et l'appuya sur le bord du bol puis encore un serpent encore un

1:01:48 encore un rondelle sur rondelle mitsima façonna les flans du pot il était é puis il se bomba et redevint étroit vers le col mitsima pressa tapota caressa et racla et voilà que l'objet se dressa enfin poau à eau familier de malpé quant à la forme mais d'un blanc crémeux au lieu d'être noir et encore mou au toucher parodie bancale de celui de mitsima le sien se dressait à côté regardant les deux pet il fut obligé de rire mais le prochain sera mieux dit-il et il se mit à humecter un autre morceau d'argile façonné donné une forme sentir

1:02:35 ses doigts acquérir plus d'adresse et de puissance cela lui procurait un plaisir extraordinaire A B C vitamine D se chantait-il à lui-même tout en travaillant l'huile est au foie la morue a nagé et mitsima chantait aussi une chanson sur la mise à mort d'un ours ils travaillèrent toute la journée et tout au long de la journée il fut plein d'un bonheur intense absorbant cet hiver dit le vieux mitsima je t'apprendrai à façonner l'arc il resta longtemps debout devant la maison et enfin les cérémonies qui se déroulaient à l'intérieur furent terminées ils sortirent cotelou venait en tête il tenait le bras droit tordue

1:03:20 et la main bien serrée comme pour garder quelques joyau précieux sa main serrée tend de même qu'akimé elle venait derrière lui il marchait en silence et c'est en silence derrière eux que venaient les frères et sœurs et cousins et toute la bande des vieux ils sortirent du poiblot traversèrent la Messa au bord de la falaise ils s'arrêtèrent face au jeune soleil levant cottelou ouvrit la main une pincée de farine de froment s'étalé sur sa paumme il y dirigea son souffle murmur quelques paroles puis alança poigné de poussière blanche vers le soleil kakimet fit de même alors le père de kakimé s'avança et

1:04:05 brandissant un bâton à prière garni de plumes fit une longue orison et lança ensuite le bâton derrière la farine c'est fini dit le vieux mitsima d'une voix forte ils sont mariés et bien dit Linda tandis qu'il s'éloignait tout ce que je puis dire c'est qu'il semble faire bien des manières pour fort peu de choses dans les pays civilisés quand un garçon a envie d'une fille il se contente de mais où vas-tu donc John il ne prêta aucune attention à ses appels mais s'enfuit en courant au loin au loin n'importe où pour être seul c'était fini les paroles du vieux mitsima se répétèrent dans son esprit fini fini en silence et de fort loin

1:04:53 mais violemment désespérément sans le moindre espoir il avait aimé kakimé et maintenant c'était fini il avait 16 ans à la pleine lune dans la Kiva des antilopes des secrets allaient être dits des secrets allaient être accomplis et endurés ils allaient descendre dans la Kiva gamin et en ressortir homme les gamins avaient tous peur et étaient en même temps impatient et enfin le jour était venu le soleil se coucha la lune se leva il alla avec les autres des hommes se tenaient debout sombrees à l'entrée de la Kiva l'échelle s'enfonçait dans les profondeurs éclairé de rouge déjà les gamins de tête avaient commencé à descendre soudain l'un des

1:05:39 hommes s'avança laagripa par le bras et le tira hors des rangs il s'échappa et se reglissa à sa place parmi les autres cette fois l'homme le frappa lui tira les cheveux pas pour toi cheveux blanc pas pour le fils de la chienne dit l'un des autres hommes les gamins rirent va-t-en et comme il s'attardait au bord du groupe va-t-en crièrent de nouveau les hommes l'un d'eux se baissa prit une pierre la lança va-t-en va-t-en va-t-en il y a une grêle de Pierre saignant il s'enfuit dans la nuit de la Kiva éclairé de rouge venait un bruit de champ le dernier des gamins était arrivé en bas de l'échelle il était tout seul

1:06:26 tout seul en dehors du puetblot sur la plaine nue de la Messa le rocher ressemblait à des ossements blanchis sous le clair de lune en bas dans la vallée les Coyotes aboyaient à la lune il souffrait encore de ses contusions ces coupure saignait encore mais ce n'est pas de douleur qu'il sanglotait c'est parce qu'il était tout seul parce qu'il avait été chassé tout seul dans ce monde sépulcral de rochers et de clair de lune au bord du précipice il s'assit la lune était derrière lui mais il plongea son regard dans l'ombre noir de la Messa dans l'ombre noir de la mort il n'avait qu'un pas à faire qu' un petit saut il étendit la main droite au clair de lune de la coupure de son poignet le

1:07:13 sang jaillissait encore à interval de quelques secondes une goutte tombait sombre presque sans couleur dans la lumière morte une goutte une goutte une goutte écoute demain et puis demain et puis demain note de bas de page en anglais là ça vient de mabes euh acte 5 scène 5 il avait découvert le temps la mort et Dieu seul toujours seul disait le jeune homme ces paroles réveillèrent un écho plaintif dans l'esprit de Bernard se seul moi aussi dit-il dans une bouffée

1:08:00 de confidence terriblement seul vous aussi John E l'air étonné je croyais que là-bas c'est-à-dire que Linda disait toujours que personne n'y était jamais seul Bernard rougit gêné il faut vous dire fit-il bredouillant et détournant les yeux que je dois être un peu différent de la plupart des gens si l'on se trouve avoir été différent dè là décantations oui voilà précisément le jeune homme approuva d'un signe de tête si l'on est différent il est fatal qu'on soit seul on est traité abominablement savez-vous bien qu'ils m'ont tenu à l'écart de tout absolument quand les autres gamins allaient passer la nuit dans les montagnes vous savez

1:08:46 bien quand on doit voir en rêve ce qu'on a comme animal sacré ils n'ont pas voulu me permettre d'aller avec les autres ils n'ont voulu me dire aucun des secrets n'empêche que je l'ai fait tout seul ajouta-t-il je suis restée sans manger pendant 5 jours et alors je suis allé tout seul une nuit dans les montagnes par là il les désigna du doigt Bernard eut un rire protecteur et vous avez vu quelque chose en rêve demanda-t-il l'autre fit un signe de tête affirmatif mais il ne faut pas que je vous le dise il se tut quelques instants puis à voix basse un jour reprit-il j'ai fait une chose que les autres n'avaient jamais faite je suis restée debout contre un rocher au milieu de la journée

1:09:33 en été les bras étendus comme Jésus sur la croix mais pourquoi donc je voulais savoir ce que c'est que d'être crucifié suspendu là en plein soleil mais pourquoi pourquoi mon dieu il hésitait parce que je sentais que je devais le faire si Jésus a pu le supporter et puis si l'on a fait quelque chose de mal d'ailleurs j'étais malheureux c'était là une autre raison cela me paraît une drôle de manière de se guérir d'être malheureux dit Bernard mais à la réflexion il fut d'avis que cela pouvait bien être sensé plus sensé que de prendre du Soma je me suis évanouie au bout d'un

1:10:19 certain temps dit le jeune homme je suis tombée face contre terre voyez-vous la mar que de l'endroit où je me suis coupé il souleva de son front son épaisse chevelure jaune la cicatrice était visible paler ratatiner sur sa tombe droite Bernard y porta les yeux puis vivement avec un petit frisson les détourna son conditionnement l'avait rendu non pas tant prompte à s'apitoyer qu'à se trouvit mal pour un rien la simple allusion à la maladie ou aublaû était pour lui chose non seulement épouvantable mais proprement repoussante et plutôt dégoû comme la saleté la difforité ou la vieillesse il détourna vivement la conversation je me demande s'il vous

1:11:04 plairait de rentrer à Londres avec nous demanda-t-il effectuant le premier mouvement dans une campagne dont il avait secrètement commencer à élaborer le plan stratégique dès l'instant où dans la petite maison il avait compris qui devait être le père de ce jeune sauvage cela vous plairait-il le visage du jeune homme s'illumina parlez-vous sérieusement certainement si je peux obtenir l'autorisation sent temp et Linda aussi c'est que il hésita saisi d'un doute cette créature révoltante non c'était impossible à moins que à moins que il vint soudain à l'idée de Bernard que le fait même qu'elle Fû si révoltante pourrait constituer un atout

1:11:50 formidable mais certainement s'écria-t-il en pensant ses hésit du début par un excès de cordialité bruyante le jeune homme fit une inspiration profonde pensez que cela se réalise ce dont j'ai rêvé toute ma vie vous rappelez-vous ce que dit Miranda qui est-ce Miranda mais le jeune homme n'avait manifestement pas entendu la question oh merveille disait-il et ses yeux étaient brillants son visage était empourpré de lumière comme il y a ici des êtres charmant comme l'humanité est belle note de bas de page euh tempète c'est la tempète acte 5 scène

1:12:35 1 sa rougeur s'accentua soudain il songeait à Lenina à un ange vêtu de viscose vert bouteille éclatant de jeunesse et de crème de toilette Potel souriant avec bonté il e un tremblement dans la voix oh Nouveau Monde admirable note de bas de page euh comme comme le celui d'avant commença-t-il puis il s'interrompit tout à coup le sang avait quitté ses joues il était devenu blanc comme papier êtes-vous marié avec elle demanda-t-il suis-je quoi marié vous savez bien pour toujours on dit pour toujours dans le langage indien cela ne

1:13:22 peut pas se défaire oh non Bernard ne put s'empêcher de rire John rit aussi mais pour une autre raison il rit de joie franche oh Nouveau Monde admirable répéta-t-il oh Nouveau Monde admirable qui contient des gens pareils un note de bas de page et bah comme avant va faire de partons tout de suite vous avez parfois une façon de parler fort singulière dit Bernard devisageant le jeune homme avec un étonnement perplexe et de toute façon ne feriez-vous pas mieux d'attendre que vous l'ayez vu ce monde nouveau

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