Ciblé par l’UE : Jacques Baud répond aux accusations !

Bref Résumé

Cette vidéo est une interview de Jacques Baud par André Bercoff concernant les sanctions de l'Union Européenne à son encontre pour diffusion de contenu pro-russe, les conséquences sur sa vie quotidienne, et son nouveau livre "Paix en Ukraine".

  • Jacques Baud est sanctionné par l'UE pour diffusion de contenu pro-russe, ce qu'il conteste.
  • Ces sanctions ont des conséquences graves sur sa vie : interdiction de voyager dans l'UE, blocage de ses comptes bancaires.
  • Malgré une dérogation humanitaire accordée par la Belgique, sa banque ne débloque pas ses fonds.
  • La Suisse a protesté contre ces sanctions, mais sa banque a bloqué ses comptes sans justification.
  • Jacques Baud a publié un livre intitulé "Paix en Ukraine" qui analyse les tentatives de négociations manquées depuis le début du conflit.

Introduction

André Bercoff introduit Jacques Baud, ancien officier du renseignement suisse, pour discuter de son nouveau livre "Paix en Ukraine" et des sanctions de l'Union Européenne à son encontre. Bercoff souligne la gravité de la situation de Baud, qui se retrouve sanctionné pour diffusion présumée de contenu favorable à la Russie, une accusation qui a eu des répercussions importantes sur sa vie.

Sanctions de l'Union Européenne

Jacques Baud explique qu'il a été placé sous sanctions par l'Union Européenne, motivées par l'accusation de faire de la propagande pro-russe. Il souligne qu'aucune décision de justice n'a été rendue et qu'aucune loi n'interdit ce qu'on lui reproche. Les sanctions impliquent une interdiction d'entrer dans l'Union Européenne et le gel de ses comptes bancaires.

Conséquences des Sanctions

Baud détaille les conséquences concrètes des sanctions : il ne peut pas se déplacer à l'intérieur de l'UE, y compris pour rentrer en Suisse. Ses comptes bancaires sont gelés, l'empêchant d'accéder à sa retraite et de subvenir à ses besoins. Il survit grâce à l'aide de ses amis et voisins. Il souligne que ces sanctions sont une mesure de politique étrangère, qui le prive de ses droits fondamentaux sans procès équitable.

Réactions Internationales

Baud mentionne qu'il a reçu des soutiens du monde entier, notamment d'Allemagne, où des journalistes ont lancé des pétitions. Il regrette le manque de réaction en France. Il souligne l'aspect scandaleux de la situation, où une décision de politique étrangère peut amener quelqu'un à être privé de ses moyens de subsistance.

Complexités Juridiques et Administratives

Baud explique que les sanctions ont été prises alors que l'UE pensait qu'il vivait en Suisse, ce qui soulève des questions sur la qualité des informations utilisées pour prendre cette décision. Ses avocats ont obtenu une dérogation humanitaire en Belgique pour lui permettre d'accéder à ses comptes, mais la banque ne l'a toujours pas appliquée. La Suisse a protesté contre les sanctions, mais sa banque a bloqué ses comptes sans justification.

Situation Actuelle et Options

Baud décrit une situation kafkaïenne où les décisions des différentes instances (UE, Belgique, Suisse) sont contradictoires. Il ne peut pas rentrer en Suisse sans autorisation, et ses comptes y sont bloqués. Il envisage la possibilité de demander l'asile politique en Russie. Il dénonce également le retrait de ses livres des rayons de la Fnac.

Motivations Politiques des Sanctions

Baud affirme que les sanctions sont une décision politique, motivée par ses prises de position sur le conflit en Ukraine. Il souligne qu'il n'a jamais condamné Poutine ni pris position pour ou contre l'Ukraine, mais qu'il a toujours cherché une approche équilibrée. Il dénonce une logique où ne pas être contre la Russie signifie être pour elle.

Actions en Justice et Soutiens

Baud travaille avec des avocats pour contester les sanctions devant l'Union Européenne. Il explique que les accusations portées contre lui sont basées sur des articles de presse et des allégations de tiers, sans aucune preuve concrète. Il mentionne qu'un journaliste allemand a interrogé le gouvernement allemand sur les sanctions, et que la réponse a été qu'ils étaient convaincus que c'était juste, sans plus d'informations.

Le Livre "Paix en Ukraine"

Baud présente son livre "Paix en Ukraine", qui analyse les tentatives de négociations manquées depuis le début du conflit. Il explique qu'il reprend l'histoire du conflit par ordre chronologique, en se basant sur des sources ukrainiennes. Il souligne que les Européens ont systématiquement saboté les initiatives de paix, et qu'il y a un côté belliciste en Europe qu'on n'avait pas connu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Rôle des Médias et Perspectives de Paix

Baud dénonce le rôle des médias occidentaux, qui font un travail de propagande en relayant exclusivement les déclarations du gouvernement ukrainien. Il souligne le décalage entre ce que disent les médias ukrainiens et les médias occidentaux sur les mêmes sujets. Il estime que les occidentaux ne font que négocier entre eux, sans tenir compte des positions russes. Il pense que les Américains ont compris que le conflit n'apportait plus rien, contrairement aux Européens qui continuent à miser sur une escalade militaire.

Aide Militaire et Situation Actuelle

Baud critique la manière dont l'aide militaire est fournie à l'Ukraine, avec des matériels souvent obsolètes et disparates, ce qui complique la tâche des soldats ukrainiens. Il estime qu'on n'est pas proche d'un accord de paix, mais qu'il y a des volontés qui commencent à émerger, notamment aux États-Unis et en Europe.

Appels au Soutien et Conclusion

Bercoff et Baud appellent à soutenir Jacques Baud et à lire son livre. Baud explique qu'un comité de soutien a été créé en Suisse, car les citoyens européens n'ont pas le droit de lui donner de l'argent sans risquer des poursuites pénales. Il précise que sa banque suisse a bloqué ses comptes sans justification. Il mentionne que les autorités suisses ont contesté les sanctions, mais sans effet concret pour le moment. Il conclut en soulignant que la situation en Ukraine est complexe, et qu'il y a une opposition croissante à la guerre, même parmi les Ukrainiens.

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0:00 Je peux vous poser une question ? J'ai un million de questions de poser. À mon tour, j'ai [musique] une question. Mais tout cela ne répond pas à ma deuxième question. Alors, je pose la question, monsieur le président. Je pose la question, monsieur les jurés. Je pose la question à tout le monde. Pourquoi [musique] me posez-vous toutes ces questions ? Je sais que tu n'aimes pas les questions à tout Andr Berkov. Ça te fatigue pas toujours de poser des questions tout le temps ? Et bien sans question, n'existerait pas personne et une démocratie, ce qu'on appelle une démocratie, la liberté d'expression existerait encore moins. Bonjour Jacques B. Bonjour. Bonjour. Heureux de vous retrouver. Écoutez, depuis tous ceux qui connaissent, qui connaissent mes émissions et connaissent savent que depuis déjà plusieurs années, Jacques Bau qui est ancien officier du renseignement suisse analyse des conflits internationaux et bien il a

0:47 écrit plusieurs livres et on l'a reçu à chaque fois et un livre qui vient de sortir, nous allons parler longuement, paix en Ukraine aux éditions Max Milot. Mais Jacques Beau, évidemment avant cela, il faut quand même parler de quelque chose euh pas un événement, c'est plus qu'un événement qui s'est passé. Euh l'Union européenne l'Union européenne vous a vous a sanctionné parmi d'autres comme diffusion pour diffusion présumée de contenu considéré comme favorable à la Russie. Euh d'ailleurs, le ministre français des affaires Jean-Noel Barreau l'avait nommément cité. Vous avez nommément cité dans une déclaration publique relative aux campagnes de désinformation. Alors Jacques B, qu'est-ce qui s'est passé ? parce que c'est allé très très

1:33 loin. Je voudrais que vous racontiez parce que c'est très important au-delà de votre personne ce qui peut arriver à beaucoup enfin beaucoup en tout cas certain nombre d'entre nous je le dis par rapport à une accusation et c'est allé dans votre vie quotidienne très loin. Je voudrais qu'on parle de ça et que vous nous racontiez qu'est-ce qui s'est passé exactement. Or, le 15 décembre 2025, j'ai été placé sous sanction d'ailleurs du gouvernement français apparemment sous sanction de l'Union européenne et comme vous l'avez expliqué ces sanctions sont motivées par le fait que on on m'attribue le fait que je ferai de la prop de la Russie site prousse. Oui,

2:20 je sais pas si vous êtes un site prusse mais voilà euh voilà euh ah pardon pardon Jacques Beau, excusez-moi, qui décide de ces sanctions qui parlement dit c'est les sanctions qui ont été prises par le Conseil de l'Union européenne, c'est-à-dire les ministres des affaires étrangères. Donc il est important d'ailleurs ça judiciaire, il y a eu aucun procès, aucun juge, aucune décision justice. parce que j'ai en quelconque il y a d'ailleurs interdit d'ailleurs même si je l'avais fait ce que je me suis toujours défendu de faire aucune loi l'interdit en en Europe et enfin strictement aucune loi littéralement et et je d'éviter de faire de la dans

3:09 les ouvrages que j'écris et dans mes propos d'ailleurs en essayant d'avoir un langage équilibré et d'utiliser des mots très choisis pour éviter qu'il qu'il comment qu'ils aiguillent l'auditeur ou le spectateur dans une mauvaise direction. Bref, toujours est-il que ces sanctions ont en fait deux volets. L'un je ne peux je suis interdit d'entrer dans l'Union européenne dans tous les dans tous les pays de vous êtes interdit dans tous les pays de l'Union européenne. Je peux pas entrer sur le territoire de l'Union européenne sauf que vous êtes actuellement dans un Oui, c'est ça. Allez-y, j'en prie. Vous vivez dans un pays l'Union. Oui. Donc la sanction pas tout à fait adaptée au cas. Ouais.

3:54 Alors la conséquence c'est que alors évidemment là on est obligé de passer dans des jurisprudences du coup mais je n'ai pas le droit de me déplacer à l'intérieur de l'Union européenne. Donc c'est-à-dire j'ai je vis en Belgique et je n'ai pas le droit de les frontières de la Belgique pas même pour rentrer dans mon la Suisse. Voilà. Euh ensuite de ça euh les comptes en banque euh l'Union européenne sont gelés que je n'ai pas le droit de céder à mes comptes en banque. D'autres termes, en Belgique que je suis sur retraité, donc je reçois une retraite sur un compte en banque en Suisse. Ouais. et que normalement je fais virer mon compte belge, mais comme je n'ai pas accès à mon compte belge, donc je n'ai pas au moyen pour euh pour vivre tout

4:41 simplement. Donc je n'ai pas de quoi acheter j'ai pas quoi de quoi acheter des je n'ai pas de euh les charges et cetera. Le mois de décembre en réalité ce sont des amis, des voisins qui me nourrissent. En réalité euh il y a énormément de gens qui m'ont qui ont qui ont la la France est peut-être le pays formé sur cette question, mais dans le monde entier, j'ai reçu des de soutien euh vraiment du monde entier. Je peux du monde entier. Ouais. Et alors ? Oui, Jacques Vaau, je voudrais savoir comment il se fait que par exemple parce que c'est quand même qu'on qu'on vous sanctionne encore, il y a beaucoup de choses à dire comme vous dites, on vous a sanctionné pourquoi pas de décision de justice et cetera, mais

5:28 qu'on arrive jusqu'à vous empêcher quoi de vous nourrir. Heureusement que vous avez autour de vous enfin des gens qui sont là enfin quand même. C'està-dire que on vous coupe on vous coupe les vivres au sens littéral du terme. Pour comprendre pour comprendre ça. Ouais. Et il faut comprendre que c'est la la mesure de son est une mesure de politique étrangère. Hm hm. Sur cette liste d'ailleurs nous 59 entités ou personnes qui sont sur la même liste du 15 décembre. D'ailleurs, un de vos compatriotes Oui. Xavier Morau pour ne pas le nommer. Oui. Sofreur par rapport à l'introduction que vous avez faite tout à l'heure, je crois que c'est lui qui a été mentionné Jean-Noel Barre et pas moi. Oui, exact. Oui, c'est vrai. Voilà. Mais c'est un c'est un détail

6:15 mais je pense que monsieur Barreau était ça change pas grande. Ouais. C'est-il que euh tous les 39 entités qui sont sur cette liste et seul de cette l dans l'Union européenne, ceux qui vivent à l'extérieur de et bien en principe ils ont une vie tout à fait normale. Évidemment vous avez des gens comme des Moraux je crois savoir qu'il a des biens ou des propriés en France évidemment qu'il a pas accès au aux ressources à ses propriétés et cetera. Ouais. Mais en gros évidemment n'applique pas euh ses sanctions. Par conséquent tous les autres personnes qui sont sur son sur vivent moi qui v dans l' européenne

7:02 et bien je suis touché plein fouet et absolument aucun moyen de tout simplement survie. Parularité de ça c'est que sont des décisions de politique étrangère. En fait euh c'est des décisions qui échappent au droit puisqu'elles elles sont applicables en dehors de la zone du droit européenifié des choses comme ça. D'autre terme cette sanction ou ces sanctions qui me frappent sanction extrajudiciaire. Voilà. Alors, quand on est à l'étranger, voilà, c'est comme ça. Euh euh on vit en en dehors de l'Union européenne et on vit à l'intérieur de l'Union européenne, et bien on é on est en fait, on est puni sans avoir eu accès à un un procès équitable. Euh on tous les droits

7:49 de l'homme sont du coup euh euh refusés par l'Union européenne et c'est ce qui a d'ailleurs s euh comment motiver la euh comment dire la colère qu'on a dans le monde entier parce vraiment j'ai su des soutiens évidemment beaucoup en Allemagne énormément en Allemagne H et des journalistes se sont se sont mis ensemble ils ont fait des des ils ont créé des appels, des pétitions. Il y a également en Autriche, en Pologne, pratiquement dans tous les pays européens. Je crois que le seul pays qui a pas vraiment réagi, c'est en France. Il y a eu des gens qui m'ont très aimable soutenu et qui ont écrit. D'ailleurs, je les remercie, ils sont à l'écoute. Je remercie tous ceux qui ont témoigné à très sage à travers des emails leur leur sou leur leur volonté

8:37 de me d'une manière ou d'une autre. Sinon de la part paraly et cetera, il y a eu dans des journaux mainstream a pris position contre en France je crois aucun média mainstream était ce problème. Oui. Et dites-moi montre aussi oui pardon Jacques beau ce que j'ai encore une fois pour repréciser il y a quand même quelque chose de de très grave aussi enfin c'est déjà très grave le tout mais je je comprends. vous dites politique étrangère. En quoi une décision de politique étrangère peut amener, pardon de le dire comme enfin pardon de dire comme ça, non, peut amener quelqu'un à crever de faim. Je veux dire, il y a quelque chose quand même quand même de tout à fait scandaleux encore. Vous auriez tué, vous

9:24 auriez violé, vous auriez fait vous étiez un criminel, vous auriez mis en prison. Là, non, on vous supprime le droit de vivre. Mais et alors je pense que d'abord en France, il vaut mieux être pédocriminel qu'avoir écrit des livres sur l'UCR. Alors ça c'est tout à fait clair. On peut le dire très nettement. [rires] D'ailleurs, je crois que vous avez il y a un un qui est touché par euh par l'affaire et sauf erreur monsieur Barreau lui pour qu'on commence à se fâcher. Monsieur B, il y a le réaliseur qui m'a envoyé un petit message. Est-ce que vous pouvez regarder le votre connexion de micro si vous pouvez le brancher, le débrancher, le rebrancher qu'on a un petit c'est sacadé. C'est pas notre connexion. vi parce que si vous avez un problème de de de micro, on nous dit que c'est peut-être le micro. Oui, problème de

10:09 micro fonctionne mais c'est un problème je sais pas oui un petit problème de haché. On est un peu haché, on vous entend mais il y a des mots qui je suis désolé, je peux pas. C'est un problème de connexion mais pas un problème de mic. D'accord. D'accord. Bon merci d'avoir vérifié. On va continuer. Il est connecté par cas. Non non. Oui. Alors donc vous disiez vous disiez qu' il est plus il est mieux d'être pédocriminel que écrit des livres sur l'Ukraine. C'est ça. Tout à fait. Voilà. Alors disons ce que je pense c'est que quand c'est sanctuis comme on l'a prise contre un Suisse qu'on a une idée que je vivais en Suisse et qu'on s'est pas rendu compte. Alors là vient un autre problème, c'est la base sur laquelle vos ministres prennent

10:56 des décisions parce qu'à mon avis mal consulté ces dossiers pour sait que je vivais sur le le territoire de l'Union européenne pas mais me surprend pas vraiment euh si nouveau si je vivais en Suisse théoriquement et je reviendrai tout de suite là-dessus théoriquement les sanctions ne sont pas sues. Alors, c'est une mesure de extrajudiciaire. Ouais. Et le fait que je vive en en Belgique me rendement enfin je prends tout le le les sanctions en pleine figure. Alors, j'ai dit que je parlais à la suite parce que la suite est aussi intéressante. Oui. Donc, les avocats ont ce qu'on appelle une dérogation h

11:41 ou au à l'instance qui est responsable la mise en œuvre des sanctions en Belgique. En l'occurrence, c'est le finan sanction et le le coordinateur, le coordinateur belge ou autrement dit belge m' une des dérogations humanitaires, c'est-à-dire que théoriquement avoir accès à mon compte en banque en en Belgique. Ouis. Malheureusement depuis semaines, la décision et la banque n'a toujours œuvre la décision. Vous direz à l'ure à l'heure où on parle ensemble Jacques Bau, la banque n'a toujours pas débloqué. Tout à fait mais la chose c'est encore compliquée parce que comme je vous l'ai dit en

12:27 Suisse ne et la suite ce qu'on appelle une démarche le 9 janvier auprès de l'Union européenne une démarche c'est-à-dire a transmis une note en clair disant qu'elle protestait contre les sanctions égard parce que je n'avais pas été j'avais pas eu l'occasion d'avoir un un procès équitable parce que décision porté atteinte à ma liberté d'expression. Et à ce titre d'ailleurs, je rappelle que la Suisse par n'a pas interdit comme RT ou Spoutnik par exemple. Ouais. Euh la Suisse a protesté pour ça et et

13:12 ce n'était pas bloqué en Suisse. Ils ne l'ont pas été jusqu'à la semaine passée. La semaine passée alors que j'ai une décision du ministère des belges qui autorise d'argent de la Suisse vers mon compte bel que je puisse voir. Oui. Et bien malgré cela, ma banque suisse a décidé de bloquer mes comptes, bloquer toutes mes cartes de crédit et cetera. Donc je n'ai plus une source de revenus ni [rires] en Europe. Euh la banque suisse a décidé de bloquer vos comptes. Voilà. Unilatéralement sans Ouais. Euh donc c'est c'est cafcaya cette histoire. On est dans une situation absolument café où le le ministre belge des finances a

14:00 autorisé d'argent parce que revenu comme j'ai dit ma ma retraite vient sur mon compte suisse et je faire cet argent régulièrement, j'ai un ordre permanent et cetera et ministère belge a transfert mais alors que la Suisse ne prend pas les sanctionsement ça a été transmisorbi dans Ouais. Euh Jacques B, vous savez ce qu'on va faire juste quelque chose. On va parler au téléphone parce que on a vraiment Est-ce que vous pouvez nous rappeler ou je ne sais pas, on peut rappeler. Moi, je vais je vais on va on va parler de tout cela, mais est-ce que vous pouvez prendre mettre vous mettre au téléphone, même si on aura pas l'image, ça ce serait peut-être mieux de faire au téléphone. Voilà, on peut garder l'image et couper le son. On peut

14:45 garder l'image et couper le son et avoir le téléphone en même temps. Si Oui, si on peut en tout cas en tout cas ce qu'il faut, c'est d'avoir une autre connexion. ce qui est possible. Voilà. En attendant, ce que je voulais vous dire par rapport à par rapport à à au livre de Jacques Beau, Pierre en Lucraine qui est passionnant et on va on va essayer de Est-ce que alors est-ce que est-ce qu'on s'entend ? Jacques B, ça va ? Vous vous m'entendez ? Non, il est pas le son n'est pas établi hein. Allez-y. Voyez voyez si on le son est établi ou pas. Vous m'entendez ? Oui, moi je vous entends bien. Mais est-ce que vous m'entendez ? Est-ce que vous entendez ? Ah ben alors très bien. Alors c'est parfait. Alors si on s'entend, c'est très bien. On va mieux s'entendre que la Belgique et la Suisse

15:32 hein parce que là euh [rires] c'est pas vraiment le Alors donc oui non c'est mieux on s'entend bien là. Jacques B. Euh ce qu'il faut c'est c'est savoir au fond. Donc si j'ai bien compris aujourd'hui la situation est bloquée. C'était la Belgique et l'Union européenne et les et les et les ministères étrangères et maintenant c'est la Suisse enfin la banque suisse qui bloque c'est la Suisse. Alors comme je l'ai dit par exemple par exemple les comment je ne suis pas sanctionné en Suisse. Donc théoriquement je pourrais utiliser mon compte tout à fait normalement en dehors du territoire de l'Union européenne. Pour vous donner un exemple, j'ai un abonnement au New York Times et un abonnement au World Street Journal. Et bien c'est c'est par définition les

16:18 deux sont aux États-Unis. Et ben il mon abonnement a été coupé. J'ai j'ai mon mon abonnement Ouai mon abonnement était je je enfin c'est j'ai reçu un rappel du New York Times et du jour Journal. Donc si vous voulez, j'ai j'ai dû interrompre ma mon abonnement à ces deux à ces deux médias. Donc voilà la situation dans laquelle on est. C'est absolument cafen et on voit que la main gauche c'est pas ce que fait la main droite. On a des banques qui finalement même en Belgique ne respectent même pas les ordres du ministère de la des finances. En Suisse, elle elle respecte pas non plus les ordres du gouvernement puisque le gouvernement ne me sanctionne pas. Donc on est vraiment euh sur euh on est dans

17:06 dans quelque chose qui est extrêmement inquiétant. D'autant plus que en Suisse, vous le savez ou ne le savez peut-être pas, mais le 8 mars, le peuple suisse doit voter sur la comment dire la décision de mettre dans la constitution le droit au cash au à l'argent liquide ou parce que il y a il y a cette idée de l'Union européenne de supprimer l'argent liquide à à terme. Et donc en Suisse, il y a eu une initiative pour que on inscrive dans la constitution le droit d'avoir de l'argent liquide. Et bien je j'encourage tout le monde à voter pour inscrire ça sur la Constitution parce que je vois aujourd'hui que en ayant uniquement les les banques, les cartes de crédit, les cartes de bancaires et cetera, on peut vous couper complètement

17:51 du monde. On peut même vous empêcher de vous nourrir. Non mais c'est ça. Non mais votre exemple quand même Jacques beau est absolument hallucinant parce que encore une fois encore une fois il y aurait eu c'est ça qui non mais c'est ça qui pose problème et je crois que vraiment on va parler du livre mais faut s'apantir sur cela c'està-dire que au fond vous n'avez pas eu de procès, vous n'avez pas eu d'accusation vous avez eu une une déclaration donc des ministres étrangères de du conseil de l'Europe en disant oui il est ceci on va en reparler là du fond mais en attendant C'estàd on peut proclamer, je je dirais pas enfin heureusement vous êtes là et heureusement vous avez des gens autour de vous mais on peut proclamer la mort civile de quelqu'un c'est-à-dire on dit bah vous n'existez plus en tout cas pour le moment puis débrouillez-vous. Est-ce

18:37 que vous avez pensé à rentrer en Suisse Jacques B ? Alors ben d'abord j'ai pas le droit de le faire ça commence par là. Il faudrait que je demande une autorisation à la Belgique, une autorisation au Luxembourg et une autorisation à la France pour traverser leur territoire. Et si j'allais en Suisse, je ne pourrais pas revenir à mon domicile qui est la Belgique. Donc ça n'a ça n'offre pas beaucoup d'intérêt, d'autant plus si d'ailleurs mes compes sont déjà bloqués en Suisse. Donc on est vraiment dans dans un mécanisme totalement cafen euh au sens propre du terme à vrai dire. Ouais. Et et c'est voilà. Donc ça n'a je la seule chose que je pourrais faire c'est demander l'asile politique en Russie. Oui. Non mais c'est Ouais. Ouais. Techniquement parlant techniquement

19:22 parlant c'est ça c'est la seule chose que je pourrais faire mais je comprends pas pardon juste pour être dans le détail vous dites que pour rentrer en Suisse faudrait que je traverse des pays mais si vous prenez l'avion de Belgique à en Suisse il y a il y a un avion ou c'est c'est mais j'ai pas le droit de survoler on n pas le droit de survoler Ah bah non j'ai pas le droit d'entrer sur j'ai pas le droit d'entrer dans l'Union européenne. Donc voilà, c'est c'est voilà et et et je dois dire qu'il y a eu aussi des choses, il faut en parler aussi. Euh je sais que en France, à part quelques personnes qui à part en tout cas euh euh certains médias et heureusement euh vous avez eu je sais un certain un certain silence ou un silence certain mais il y a eu quand quelque chose parler c'est qu'une lerie la Fnac a refusé à à à doré

20:10 avant banni vos livres en tout cas pour le moment n'a pas n'a pas a décidé de d'enlever votre livre vos livres des étalages. Et c'est ça tout à fait. La Fnac effectivement a décidé d'elle-même de retirer mes livres de ses rayons en France, en Suisse et apparemment également en Belgique. Donc voilà, c'est on mais ils vent quand même Mcamp d'ailleurs. Oui. Oui. Non mais c'est Non [rires] mais vive la liberté d'expression quand même, c'est hallucinant. C'est franchement à un moment donné, moi c'est du enfin on est on est tous étonnés quel que soit ce qu'on peut penser, on est d'accord avec vous, on n'est pas d'accord avec vous. Enfin il il se on dit liberté, égalité fraternité, on dit liberté d'expression. Et pour vous qui

20:57 encore une fois n'avez pas écrit des appels à la haine ou des appels au je au meurtre et cetera, ben vous êtes sanctionné. Mais vous dites au fond, si on regarde ça, c'est politique, c'est d'abord politique. Jacques B, c'est techniquement techniquement c'est politique. C'est une décision qui n'a pas été prise par une instance judiciaire. C'est pas la Cour européenne de justice qui m'a qui m'a condamné ou une autre instance belge ou Suisse ou autre. D'ailleurs, je n'ai enfint rigoureusement aucune loi. Ouais. Euh donc, on est on est vraiment sur une décision qui est strictement politique. C'est-à-dire que parce que vous avez pris opposition, en tout cas, vous n'avez pas condamné Poutine comme étant Hitler ou en tout cas vous vous avez

21:44 sans pris position pour l'Ukraine ou contre l'Ukraine. C'est pas ça vos livres, on le sait. Mais je veux dire, c'est parce que vous c'est votre orientation ou en tout cas vos livres, le contenu de vos livres qui aurait euh susciter cette discrimination totale. Voilà. Tout à fait. Parce que n'est-ce pas, le problème qu'il y a aujourd'hui, c'est quand vous êtes pas contre la Russie, donc vous êtes automatiquement pour. C'est exactement ce que disait George Bush. Si vous êtes si vous êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. Et bien, on est exactement dans cette dynamique là. Mes livres, j'ai toujours essayé, j'ai jamais condamné. ni les uns ni les autres. J'ai jamais dit que l'un devait gagner la guerre ou l'autre devait gagner la guerre. J'ai jamais dit que l'un ou l'autre devait perdre la guerre. J'ai jamais dit ce genre de choses, n'est-ce pas ? J'ai essayé toujours et mon dernier livre d'ailleurs

22:30 en témoigne, j'ai toujours essayé de trouver une approche d'ailleurs, c'est lié à mon expérience personnelle de médiation dans des conflits armés. C'est-à-dire que vous n'essayez pas de condamner les gens, mais au contraire, vous essayez d'accommoder les points de vue pour que les l'un et l'autre se une vision qui se rapproche et qui doit finalement euh se se aboutir à un accord, ce qu'on appelle un accord littéralement. Donc c'est ça mon approche. Et oui, c'est ça je sais. Alors pour on va on va évidemment parler de cette approche et parler de votre votre plus récent livre qui vient de sortir le paix en Ukraine. Mais juste un mot Jacques B aujourd'hui pour sortir de la situation encore une fois l'emploi Kafka on pourrait dire je ne sais pas c'est vous savez c'est courtelines on on on se dépêche d'en rire de peur d'être obligé

23:17 d'en pleurer mais euh est-ce qu'il y a eu des pays ? Est-ce qu'il peut y avoir des pays ? Comment pouvez sortir aujourd'hui concrètement ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Comment pouvez sortir de cette de cette espèce d'étau de double de double peine, quoi ? Bon, à ce moment-là, évidemment, je travaille avec des bureaux d'avocats qui sont en train de de d'assembler un dossier pour euh pour si vous voulez expliquer à l'Union européenne que sa décision n'avait en fait bah d'abord je sais sur quelle base ils ont ils ont jugé. Donc c'est quand je peux malheureusement pas en parler parce que euh c'est ces documents sont considérés comme confidentiel même si ce sont tous des articles de presse qui ont été tirés sur internet. Donc il y a pas une seule

24:04 il y a pas il y a pas un document confidentiel, je veux dire secret secret d'état rien du tout. Strictement rien du tout. On est uniquement sur des choses qui ont été piquées sur internet et à mon avis relativement rapidement. Il y a des articles, il ne me concernent même pas à vrai dire pour être tout à fait c'est absolument il y a neuf articles et il y en a qui je enfin il y a aucune il y a aucune déclaration qui m'est attribuée enfin qui est que on me cite nulle part en il y a pas de on peut on dit pas Jacques Bois a dit ça c'est chaque fois des allégations d'un tiers c'est-à-dire et on est exactement dans cette situation c'est-à-dire que vous avez un journaliste qui a dit beau il est pro Poutine. Bon voilà, c'est ce qu'il y a c'est ce qu'il y a dans l'article mais il y a aucune citation de moi qui aurait dit par exemple je suis pour que la la victoire russe ou je sais

24:50 pas quoi. Il y a absolument rien de ce genre-là. D'ailleurs, ils auraient bien de la peine de le trouver parce que je ne l'ai jamais dit. Par conséquent, on est vraiment avec on est on est presque dans des procès d'intention en permanence si vous voulez. Il y a il y a il y a aucune on peut pas dire vous avez dit ça et ça c'est faux ou bien ça c'est de lainformation et cetera. Il y a strictement rien de tout ça, pas un seul cas. Et donc ce que vous essayez c'est de faire, c'est de faire par vos avocats dire la thèse "Mais écoutez, il n'y a rien. Qu'est-ce qui corrobore cette espèce d'ostracisation ?" C'est ça. Voilà. Exactement. Voilà. C'est en gros c'est ça. Voilà. Et et juste un dernier, est-ce qu'il y a des pays euh puisque on sont quand même 27, hein, est-ce qu'il y a des pays qui ont exprimé des réserves ou se sont opposés où ça a été une décision prise à

25:37 l'unanimité des des ministres ? européen à votre connaissance. Alors, c'est intéressant. [rires] C'est intéressant parce que lors d'une conférence de presse du gouvernement allemand, il y a un journaliste allemand qui a posé la question au représentant du gouvernement concernant mon nom. Donc, il a il a parlé de la liste de sanction, il a dit "Pourquoi est-ce que vous avez vous avez accepté que Jacques Beau soit sanctionné ?" Et le le représentant du gouvernement allemand, il dit "Bah, en fait, on n savait rien du tout mais on était convaincu que c'était juste." Fabuleux. Mais dites donc, c'est intéressant hein, c'est j'ai confiance dans la justice de mon européenne. Enfin, c'est [rires] et les décisions politiques parce que ça veut dire en réalité ce qui s'est passé c'est qu'on leur a soumis une une liste

26:22 de noms qui devait être sanctionné et puis je pense que la pour la plupart des gens ça disait rien du tout. Beaucoup de gens d'ailleurs vivent en Russie mais je pense que pour la plupart des ministres des affaires étrangères c'était des noms qui étaient totalement inconnus. Donc on on fait une on approuve la liste, c'est tout. Mais je pense pas d'ailleurs même que euh je ne sais même pas si monsieur Barreau euh d'ailleurs savait qui je suis. très sincèrement, j'en sais j'en sais rien. C'est mais c'est Et dernière chose, vous êtes le dans cette liste là, vous êtes le seul qui est effectivement dans cette situation d'être d'être voilà parce que je dis pas prisonnier mais enfin discriminé parce que vous vivez dans un pays de l'Union européenne. Alors oui, alors il y a ça c'est dans cette en tout cas dans cette dans cette charrette de sanction, je suis le seul.

27:10 Il existe un cas semblable en Allemagne avec un journaliste allemand et qui lui a été sanctionné parce qu'il avait été euh il avait été en contact mais je veux pas trop en parler parce je veux pas non plus que mes déclarations lui préjudice mais c'était lié à la situation en Palestine et et il a lui aussi été l'objet de sanction du même Akabi et avec des conséquences qui sont à peu près les mêmes mais j'avoue que je ne connais pas les détails de son cas donc je me permettrai pas de en tout cas Jacques beau écoutez on espère tous franchement Quel que soit [rires] les encore que vous sortiez de cette espèce de NAS qui est quand même hallucinante qu'en 2026 encore une fois que quelqu'un écrivain ou pas écrivain esséiste ou pas esséiste, expert ou pas expert se

27:55 retrouve dans cette situation dans ce piège absolument mais grotesque enfin Cafkaya était terrible parce que quand même qu'est-ce que ça veut dire ? On espère tous et on espère que justement il y aura que la sagesse peut-être reviendra à certains et que le et que cette décision surtout pourra être renversée, en tout cas changée. Euh parce que vous ce disiez, je je juste là-dessus, ce qui m'a fasciné dans votre dans votre récit, c'est que c'est pas seulement les gouvernants, c'est les banques qui se mêlent de de décider aussi. Donc il y a pas seulement les institutions, enfin les institutions gouvernementales ou politiques, mais une banque dire oui mais nous euh nous on le Non non non nous il faut pas qu'on lui donne ce qui est le cas en Suisse

28:41 actuellement. Enfin euh parlons alors parlons de paix en Ukraine. Alors j'ai trouvé là j'ai reçu le livre que j'ai lu, que j'ai commencé à lire. Je l'ai pas totalement fini. Je l'ai reçu avant-hier mais évidemment je connais vos thèses et surtout j'ai lu tout tout j'ai lu à moitié à peu près là. Euh Jacques Bau euh d'abord j'ai dit mais il est il est presque provocateur père en l'Ukraine. Vous croyez qu'on y est déjà alors que on sait très bien que ça se bat et ça s'est jamais autant battu. On a vu des bombardement enfin vous connaissez mieux aussi bien que moi euh qui quand vous dites père l'Ukraine en tout cas c'est inéluctable on sait mais on a l'impression qu'on n'est pas encore sorti de l'auberge mortelle d'ailleurs. Non on n'est pas sorti de l'auberge et le livre en fait est sur l'ensemble des

29:28 tentatives ou des rendez-vous manqués je dirais depuis le début du conflit. C'est c'est de ça qu'il s'agit. et les tentatives des uns et des autres, des Russes, des Ukrainiens et des Américains pour essayer d'arriver à un accord. C'est ça le thème du livre, c'est ça. Et je reprends d'ailleurs par ordre chronologique euh le conflit. Alors, non pas sous l'angle militaire parce que ça j'en ai déjà parlé dans d'autres livres, mais sous l'angle des tractations qui ont accompagné les événements, toutes les tentatives qui ont qui ont été faites par les différents acteurs pour essayer de d'obtenir un accord. Et c'est ça en fait, c'est l'histoire de ça avec l'idée que euh s'il y a un accord à la fin, quoi qu'on dise, quoi qu'on pense

30:13 sur la Russie, l'Ukraine, peu importe, de toute façon, il faudra tenir compte de la manière dont les uns et les autres perçoivent le conflit, de la manière dont les uns et qu'on les uns et les autres pour euh comment dire pour comprendre la paix, pour voir la paix. Ouais. Et c'est ça qui qui est important parce que cette histoire des tractations respectivement des des rendez-vous manqués montre en fait la manière dont les uns et les autres voient un la guerre et ce conflit en particulier et puis comment ou entrevoie comment pourrait être la paix. C'est c'est ça. Donc si vous voulez c'est le titre est évidemment très réducteur mais c'est l'histoire d'un processus et non pas la constatation qu'il y a la paix en

30:59 Ukraine. Bien sûr. Voilà. Justement, je voudrais rapidement, on va pas on va pas touter mais si vous faites un un espèce de linéaire des rendez-vous manqués et ce qui s'est passé, vous vous commencez vous le datez de quand ? Sans remonter à toute l'histoire de l'Ukraine, de la Russie, mais pour cette vous vous la dattez de quand ces rendez-vous ? Alors, je je commence les premiers rendez-vous en 2013, grosso modo, où on a eu les premières tractations qui ont conduit à Maidan et cetera et comme toujours d'ailleurs, je me base d'ailleurs dans ce livre peut-être même plus que les précédents. C'est un livre que j'ai commencé d'ailleurs avant les sanctions. Mais assez, il faut il faut faut le dire mais on arrive finalement sur le même sujet parce que dans ce livre, plus que dans les autres, j'utilise des sources qui

31:45 viennent d'Ukraine en réalité et c'est ça qui fait la différence et et qui montre d'ailleurs que malgré qu'on prenne que des sources ukrainiennes, la perception mainstream que l'on a ou que nos élites ont du conflit sont totalement décalé par rapport à ce qui se passe en Ukraine. Et ça c'est cet écart d'ailleurs entre la perception européenne et la perception ukrainienne. Je parle pas du gouvernement, je parle vraiment de la population. Cet écart grandit aussi. Alors c'est depuis 2013 à 2000 2022 on a les initiatives russes grosso modo. En 2022 on a les initiatives ukrainiennesou et à partir de 2025 on a les initiatives des États-Unis si vous voulez. Et alors le fil enfin ce qui est intéressant que

32:31 j'ai constaté enfin que je savais intuitivement mais que j'arrive à démontrer, c'est que la seule les seuls qui ont empêché systématiquement tous ces rendez-vous de se réaliser ou les les opportunités de paix, c'est systématiquement les Européens. ce sont les Européens, pas simpement l'Union européenne puisqu'il y a aussi les britanniques, mais les les dirigeants ou les les le continent européen qui a finalement saboté toutes les initiatives. Et ça c'est assez intéressant de le constater. Il y a évidemment de nombreuses explications à ça qui qu'il faut il faut lire le livre pour les pour les voir. Mais c'est intéressant de voir que les Russes ont essayé, les Ukrainiens ont essayé et c'est même les Européens qui ont coupé l'herbe sous les pieds de Zelenski,

33:17 n'est-ce pas ? C'est donc c'est c'est il y a quand même un côté béliciste en Europe qu'on n'avait pas connu depuis la deuxème guerre mondiale. Alors belliciste ou intéressé ou les deux mon général pour l'Europe ? Oh, je pense que c'est bellicisme parce intéressé euh on peut pas dire intéressé dans la mesure où ce bellicisme a a finalement accentuer le marasme en Europe. Donc euh je sais pas qui a vraiment gagné. Euh les Américains ont probablement gagné au conflit, ce possible, mais les Européens n'ont pas gagné. Donc c'est pas vraiment par intérêt, c'est vraiment par bellicisme pur. On est tombé dans une une idéologie d'ailleurs que j'avais observé lorsque moi-même j'étais à l'OTAN où d'ailleurs même mes pères euh donc euh ce PS hein qui était

34:03 avec qui je parlais quand j'étais à l'OTAN, donc des autres colonels de la vieille Europe me confirmait ou on avait remarqué avait remarqué que le poids de la Nouvelle Europe, c'est-à-dire l'Europe orientale dans la manière de penser de l'OTAN avait pris considérablement dans l'influence depuis ou d'importance depuis le le début des années 2000 et on voit aujourd'hui d'ailleurs même dans l'Union européenne que les pays d'Europe de l'Est notamment les pays Baltiques, la Pologne et cetera, prennent toujours plus d'importance dans la la perception des conflits et cetera. Et d'ailleurs assez de manière assez surprenante, vous avez une Estonienne qui dirige la politique étrangère de l'Union européenne. ce qui ce qui témoigne d'une certaine manière de ce basculement idéologique de l'Union

34:49 européenne et qui fait aussi que l'Union européenne aujourd'hui tend à se focaliser sur la question russe au détriment d'autres thématiques qui sont beaucoup plus qui sont beaucoup plus sociétales, beaucoup plus industriel ou je sais par exemple l'intelligence artificielle, les nouvelles technologies et cetera. Tout ça semble totalement abandonné. Euh surtout quand on compare aux efforts qui qui ont qui ont consacré la Chine et les États-Unis par exemple, on s'aperçoit qu' en Europe, on est très très loin derrière. Par contre, on est sans arrêt politique étrangère semble exclusivement être dirigée dans ou orientée sur le conflit ukrainien et quel rôle et quel rôle ? Alors, je vous demande évidemment, on va parler plutôt des

35:35 médias francophones en général et français en particulier, mais quel rôle ont joué quand même ? parce que vous parlez le décalage avec le public certes, mais c'est là où les médias ont joué un rôle très important et on voit encore aujourd'hui quel rôle ont joué en fait depuis une dizaine d'années parce que les les un peu plus les médias enfin alors ce qui est intéressant de con alors ce que je constate parce que comme j'ai dit j'ai pris une grande partie de mes sources sont des sources des médias ukrainiens et je vois un décalage énorme entre ce que disent les les médias ukrainiens Et ce que disent nos médias sur les mêmes sujets, hm hm. Nos médias s'appuyent sur les déclarations du gouvernement ukrainien presque exclusivement. C'est-à-dire que le gouvernement ukrainien, bah il a euh

36:20 de nouveau hein, c'est on est en dans un pays en guerre, il a son narratif comme les Russes ont leur narratif. Bien sû ça fait partie du du du jeu et c'est c'est légitime, on peut le critiquer mais voilà, c'est comme ça. Toujours est-il que voilà en en Ukraine, on a malgré tout une un paysage médiatique qui qui est certainement comment dire limité par le fait qu'il y a il y a des effets de censure et cetera. Donc ça mais ça de nouveau ça c'est dans un pays en guerre ça se comprend. Ça c'est pas je on peut pas condamner ça, ça fait partie du mais malgré cette censure, on a un des des analyses que ou des interprétations ou des comment dire un rapportage des faits

37:05 par les journalistes ukrainiens qui est très différente de ce que font nos médias. Donc on voit que nos médias en fait font exclusivement un travail de propagande. Ouais. et et uniquement axé sur les déclarations du gouvernement ukrainien de Zelenski et des autres. Voilà. Tout à fait. Et qui est d'ailleurs qui est qui est un un en fait un langage qui est très belliciste et c'est intéressant parce que je dit tout à l'heure que au début de en 2022 c'est le initiatives de paix sont venues de l'Ukraine et il y a eu plusieurs initiatives de paix qui sont venues de Zelenski lui-même qui ont été systématiquement coupées par les Européens. Et depuis cette date, on a Zelenski qui est euh presque plus royaliste que le roi en quelque sorte, qui a changé totalement d'orientation et

37:52 qui aujourd'hui euh et bien évidemment il il est comment dire plus euh euh il veut plus de guerre quelque part, ce qui est assez étonnant dans la situation qu'on a actuellement. Mais il dit il faut rendre le Don basse, il faut tout rendre hein. Il est il est là-dessus aujourd'hui. M alors qu' qu'il demande ça ? Ça c'est assez logique parce que finalement il il se bat pour son pays. Donc tout ça c'est assez logique. En revanche, ce qui est étonnant, c'est que il voit que il arrivera pas à obtenir ça. Autrement que il arrivera pas par la diplomatie parce que la situation sur le terrain est mais il veut continuer la guerre parce qu'il y a toujours cette idée que et d'ailleurs une idée un peu comment qu'on arrive pas à expliquer rationnellement

38:39 que plus la guerre dure plus elle va affaiblir la Russie. Oui. Et et alors elle affaiblit la Russie sans aucun doute mais le problème c'est que l'Ukraine s'affaiblit encore davantage. Le différentiel pas bien sûr mais non mais c'est c'est exactement ce que disent un certain nombre d'experts ou de généraux de plateau sur certaines de nos chaînes où il dit non non non mais de toute façon il continue à le dire encore aujourd'hui hier enfin enant non non non ne de de toute façon plus ça continue plus la Russie va perdre. Euh je vais pas de mé nom mais vous en avez plusieurs comme ça qui parlent et qui qui sont toujours et de rechef et mais vraiment Urbis et orbi sur cette thèse. Euh et c'est ça qui est étonnant ce décalage entre le réel entre ce que fait

39:25 euh alors justement on va parler de et et et ce réel médiatique qui est transmis aux gens parce que les gens la plupart écoutent encore ses chaînes en continu et au et autres. Alors tout à fait. Vous savez quand vous faites une guerre d'attrition, c'est toujours une mauvaise mauvaise idée de faire une guerre d'attrition avec quelqu'un qui a plus de ressources que vous. Et c'est la situation qu'à l'Ukraine aujourd'hui, qu'on le veuille ou non. H et en fait euh même si admettons que la l'Ukraine et la Russie euh se s'affaiblissent parallèlement enfin selon au même rythme et bien euh on voit bien que ça ça tourne à la défaur de l'Ukraine. De toute façon, il faudrait que et c'est d'ailleurs un peu le discours qu'il y a aujourd'hui mais qui est de plus en plus battu en brèche par

40:10 même des experts anglo-saxons qui autrefois étaient très antirusses. Enfin, ils sont toujours d'ailleurs, mais ils constatent malgré tout que la Russie, bon, elle s'affaiblit sans doute parce qu'elle est en guerre, donc il y a des pertes, il y a des destruction et cetera qu'elle subit également, mais pas dans la même mesure que l'Ukraine. Et en définitive, on est dans une situation où euh la la comment dire l'évolution du conflit va plutôt en défaveur de l'Ukraine, quel que soit le modèle que vous choisissez. Ben vous avez dit fait la différence des pays en tant que force, en tant que surface, en tant que population, en tant que ressource et en tant qu'énergie est clair. Une question aujourd'hui quand même, où en êtes-vous sans sans où en êtes-vous ? Où en est-on plutôt sans jouer les voyants de marque de café ni les futurologues ? Est-ce que

40:59 bon aujourd'hui il y a l'Iran évidemment qui est en première ligne mais est-ce que entre Trump, Poutine, Zelenski, on veut est-ce que quand même pour vous aujourd'hui est à porté est au bout du tunnel est à porté de vue la paix ou pas à l'heure où on parle ? À l'heure où on parle, le problème est le suivant, c'est que les occidentaux et je mets dans évidemment les États-Unis, les Européens et l'Ukraine dans ce dans ce groupe là, et bien ils ne font que de négocier entre eux et c'est des négociations qui qu'il font entre eux mais il ils arrivent avec des propositions pour les garanties de sécurité, pour les territoires et cetera mais c'est des choses qu'ils ont accepté entre eux alors qu'on sait déjà que les Russes n'accepteront pas ça. Donc on se

41:46 satisfait un petit peu de négociation intérieure qu'on a fait en vas closer. Alors de nouveau on peut et et et tout le problème vient du fait que en Europe, on considère que négocier avec la Russie c'est récompenser l'agresseur. Alors on on peut évidemment le voir comme ça. seulement là, on aurait jamais de paix nulle part parce que on parlerait plus aux Américains qui sont dans Mais est-ce que c'est la position de Trump et de et de Rubio parce que apparemment ils sont pas là-dessus sur cette longueur. Donc non, ça c'est la position des Européens. C'est la position des Européens. Voilà. et et et aux États-Unis, la position est un tout petit peu différente parce que les Américains ont compris depuis la fin 2022 que le conflit était alors je veux

42:32 pas dire perdu mais enfin je veux dire que le conflit n'apportait plus rien. Voilà le le disons ça comme ça que ça n'apportait plus rien et qu'il valait mieux arrêter les frais. Et c'est ailleurs à ce moment-là, en novembre 2022 que les Américains ont ont conseillé aux Ukrainiens de euh rouvrir le dialogue avec la Russie. H et ce que ce que les Européens ont ont totalement verrouillé, je vous rappelle qu'à la même époque, on avait Our Sola Funderlen qui disait "Il y a pas d'apaisement, pas de discussion avec la Russie." Voilà. Donc on est effectivement dans ce donc il y a il y a deux même à l'époque Biden he on est encore à l'époque Biden, il y avait deux perceptions différentes et on a continué dans une dans un dans un finalement une polarisation euh du

43:19 conflit alors que les Américains depuis longtemps pensaient qu'on le le conflit n'amenait nulle part et Donald Trump lorsqu'il est arrivé au pouvoir a réalisé que bah lui ce qu'il veut faire c'est rendre l'Amérique grande à nouveau, n'est-ce pas ? America great again et que tout ce qu'on dépense dans ce conflit, c'est de l'argent perdu qui sert à rien. Et donc, il valait mieux arrêter le conflit là où il est plutôt que de d'empirer les choses. C'était un peu la politique américaine. D'ailleurs, ça reste plus ou moins la politique américaine. Tout à fait. Mais voilà pourquoi il y a une différence fondamentale et elle est elle est d'autant plus fondamentale Jacques Beau, que encore aujourd'hui ce qui est est absolument fascinant c'est que quand on sou la vleyen Macron et un peu Mertz un peu moins mais non mais même starmer et

44:04 compagnie c'est combien de milliards on va encore donner à l'Ukraine c'est vraiment ça c'estd toutes les discussions tous les trucs on voit allez les dizaines de milliards allez 50 milliards allez 100 milliards allons-y alors que comme vous dites qu'est-ce que ça leur apporte à l'Europe quoi C'est oui alors c'est et même alors évidemment à l'Ukraine ça apporte des dollars mais ou des euros mais d'un autre côté voyez et c'est là où de il y a tout un paradoxe dans cette affaire parce qu'on a d'abord on a une vision de la guerre qui est extrêmement quantitative c'estàdire qu'on pense que s'il y a plus de missiles d'un côté que de l'autre on a plus de chance de gagner et cetera et la réalité est que on a fourni à l'Ukraine des matériels qui étaient souvent obsolètes. pas tous les pays et pas pour tous les matériels, mais il y

44:50 en a beaucoup qui étaient obsolètes qui étaient totalement disparates. C'est-à-dire que les Ukrainiens ont eu de la paye à intégrer ses équipements, surtout les équipements majeurs dans une véritable doctrine militaire avec des des standards et des choses comme ça parce que tout simplement on a on a compliqué les choses. Vous avez des chars de combat qui utilisent des des obut de 120 mm, d'autres c'est de 105 et c'est pas tous les mêmes 105 mm. Résultat des courses, chaque système d'armes qu'on fournit doit avoir sa propre chaîne logistique. Donc, on a compliqué la vie des Ukrainiens beaucoup plus qu'on leur a facilité. Et euh et et ça ça c'est ce qui se retrouve aujourd'hui, si vous voulez, ça fait les les Ukrainiens, les soldats ukrainiens, je ne doute pas que ce soit des combattants qui se battent très valeureusement comme on pourrait

45:36 attendre ça d'un soldat, mais ce qu'on leur donne pour le faire n'est pas du tout à la hauteur de déclarations qu'on a en réalité. et on se donne l'illusion qu'on les a aidé mais en réalité on les a enfin on les a aidé oui en donnant des armes mais ça suffit pas pour faire pour gagner une guerre sûr et c'est ça qui est le problème. Et et ce qui est terrible dans c histoire encore une fois encore une une et et il y a des milliers de gens qui meurent hein tous les jours euh au fond on a l'impression que ça peut encore durer je ne dirais pas on va pas faire de de calcul on va faire de prédiction mais ça peut durer encore quelques temps. C'est clair. Oui ça peut encore durer quelques temps. Je pense pas à l'heure actuelle, je pense pas qu'on soit très proche d'un accord. Enfin, on s'est rapproché d'un accord parce qu'il commence à y avoir des volontés. Euh il y a certainement la

46:22 volonté américaine depuis l'année passée et puis aujourd'hui les Européens commencent à remarquer que probablement il faut commencer à parler aux Russes et on a différentes initiatives ou en tout cas certains commentaires ou remarques plutôt que des initiatives pour essayer de reprendre dialogue avec la Russie ce qui est dans un qui est un bon sens mais on est encore très loin d'avoir des résultats concrets sur le terrain. En tout cas Jacques beau va suivre ça. Je rappelle vraiment et lisez-le lisez-le. paix en Ukraine. Vous n'avez pas mis de point d'interrogation. On sait que ça arrivait quelque part à un moment donné, mais c'est vrai, lisez-le parce que c'est encore une fois bourré, bourré bourré d'information, bourré de connaissance et c'est très important de savoir ça nous impacte, on le sait et ça

47:08 nous impactera encore quelques temps si la sagesse ne reviendra pas. Et je dois dire Jacques beau que vraiment on va suivre et et tenez-nous au courant parce que là encore cette histoire d'un citoyen européen euh disons européen dans le sens vrai du terme puisque vous êtes suisse que vous vivez en Bruxelles que vous écrivez en français et cetera, euh dans la situation dans laquelle ubuesque dans laquelle vous retrouvez quand même on espère vraiment qu'à un moment donné la situation viendra pas et que surtout surtout parce que ce que ça dévoile c'est on fait maintenant des listes euh c'est quand même un climat qui ne sent pas bon. Je dirais

47:53 c'est un climat qui sent pas bon mais ce qui est intéressant c'est que vu de l'extérieur alors à l'intérieur particulièrement en France c'est des choses qui ont pas eu beaucoup de retentissement mais depuis l'extérieur c'est énorme. Il y a énormément de monde qui m'ont écrit du Canada des États-Unis qui sont extrêmement choqués par ce qui se passe en Europe et y compris des politiciens des politiciens américains qui ont écrit des articles là-dessus. Donc tout ça va un peu à l'encontre de ce que voudrait faire même l'Europe en vrai dire parce qu'on on est totalement discrédité. J'ai énormément aussi de d'audiences en Afrique et je salue d'ailleurs tous ceux qui me qui me suivent depuis l'Afrique. Il nous écoutent. Il nous écoutent. Ouais, il nous écoute. Exactement. et et euh là aussi l'image de l'Europe s'est

48:39 complètement effondrée et d'ailleurs celle de la Suisse également d'ailleurs par la même occasion hein mais on on se rend pas compte et puis le fait d'être sous sanction le le problème c'est qu'il y a un moment et comme je vous ai dit dans les accusations qu'il y a il y a pratiquement que des choses fausses mais pas pratiquement il y a que des choses fausses et vraiment c'est que des allégations mais il y a aucun fait documenté il y a aucun fait euh euh de disons oui documenté ou prouvé et cetera, c'est tout des accusations gratuites. Donc on arrivera facilement à montrer la manière dont décident les Européens, dont décide le gouvernement français, dont décide l'Union européenne et parce que le fait de me mettre sous sanction m'oblige maintenant à démontrer que c'était tout des mensonges.

49:26 Bien sûr, bien sûr. En fait, [rires] c'est qui est paradoxal, c'est l'effet boomerang. Exactement. Alex, est-ce qu'il y a juste Jacqu ? Je veux voir si on a des questions. On a quelques questions. On a beaucoup de messages de soutien pour vous et quelques questions donc précises d'ailleurs une qui fait les deux à la fois. Que peut-on faire pour vous soutenir et vous aider au quotidien ? Jacques B. Alors merci pour cette question. Donc il y a il y a un comité de soutien qui s'est maintenant installé en en à Genève parce qu'on peut le faire qu'en Suisse. Vous les citoyens français enfin les citoyens européens n'ont pas le droit de me donner de l'argent sans quoi ils sont ils sont punissables pénalement. Ah bon ? Carrément. Attendez, attendez, c'est quand même intéressant ça. C'est qu'un citoyen comme vous, si je veux moi Berkov, citoyen français envoyer une

50:14 participe à la cagnotte disons pour Jacqu, je peux être susceptible d'être poursuivi. Alors, attendez, si vous venez me donner de l'argent, si vous venez si si vous venez me rencontrer à Bruxelles et que vous me m'apportez 1000 € par exemple, euh et bien vous êtes vous êtes punissable pénalement. Alors c'est pour ça que il a fallu faire une cagnotte en dehors de l'Union européenne et là ça peut jouer et là on met on on récolte de l'argent pour payer les avocats. Après là je donc je peux pas toucher d'argent maintenant. Maintenant je ne peux être que soutenu en nature par des gens qui m'aident à survivre. Euh mais euh et c'est d'ailleurs c'est aussi la raison pour laquelle si je pourrais aller techniquement en voiture en Suisse maintenant par exemple, mais si je me

51:00 faisais attraper, ce serait considéré comme un contournement des sanctions et le contourner des sanctions est punissable pénalement. Et alors l'adresse de la cagnotte si quelqu'un veut vous aider. Alors là, je ne l'ai pas je ne l'ai pas encore à ce stade. Je crois qu'elle doit être activée aujourd'hui ou demain. Je je vous la transmettrai pour vous puissiez la mettre sur le site dira, on le dira absolument. Voilà. Mais voilà [rires] c'est fou ce qui est bien c'est que vous anticipez les questions par qu' a quelqu'un demand qu'est-ce que vous risquiez si vous partiz en Suisse en bravant les sanctions. Voilà. Voilà, on sait ce que je risque. [rires] Voilà. Oui. Ensuite, bonjour monsieur Beau. Que pensent les autorités de votre pays ? Est-ce qu'elles ont contesté les sanctions administratives de l'Etre rencontre ? Alors oui, elles ont contesté, elles ont elles ont alors la Suisse est un peu dans une situation ambigue parce que d'une part la Suisse a

51:45 appliqué plus de sanction contre la Russie que l'Union européenne. C'est [rires] ça, il faut savoir quand même plan général. Oui. Voilà. La Suisse n'est pas vraiment neutre dans ce conflit mais dans le cas particulier, elle a condamné ce paquet de sanctions, ce paquet particulièrement et elle ne l'a pas appliqué. Et elle y comme je l'ai dit tout à l'heure, elle a fait une démarche, ce qu'on appelle diplomatiquement une démarche auprès de l'Union européenne pour condamner le fait que je n'ai pas eu droit à un procès équitable et que ces sanctions violent ma liberté d'expression qui est garantie en en partout en Europe et en Suisse naturellement. Voilà, donc c'est la seule chose mais jusqu'à maintenant il y a pas eu d'effet concret de cette démarche si vous voulez. Mais parce que parce que encore une fois, je répète

52:30 pour gens qui sont pas entendu au début on était un peu haché mais euh la la banque suisse encore une fois refuse pour le moment de débloquer vos comptes. Alors oui. Alors en plus de ça c'estàdire après 2 mois après 2 mois la banque suisse ma banque suisse a décidé de bloquer mon compte et bloquer mes cartes de crédit. Est-ce qu'il vous ont dit pour Attendez ils vous ont dit pourquoi Jacques beau ? Ils vous ont donné une raison ? Non aucune raison. Je n'ai absolument aucun motif. J'ai même pas été averti en fait. Je l'ai constaté moi-même mais j'ai absolument aucun aucun motif. C'est intéressant. Il y a quelqu'un qui pose une autre question. Est-ce que vous avez contacté les USA pour une demande d'aide ? Non, je n'ai pas contacté les États-Unis pour une demande d'aide. Je sais que les États-Unis se sont intéressés à mon cas et certainement que ça entre dans leur

53:16 argumentaire pour dire que l'Union européenne s'éloigne de la démocratie. Mais je n'ai pas contacté les États-Unis. Non, je n'ai pas j'ai contacté aucun gouvernement à part mon propre gouvernement bien sûr la Suisse parce que enfin bah oui pour pour éclaircir la situation et voir comment la situation ça régla politiquement. Mais sinon, je n'ai contacté absolument aucun gouvernement. Mes avocats ont contacté le gouvernement belge pour avoir la dérogation humanitaire que j'ai évoqué. Mais c'est tout. Question où trouvez votre livre et où l'argent va du coup si vos comptes sont bloqués ? Alors l'argent les les les droits d'auteur vont toujours à l'éditeur mais ils arrivent sur un compte qui est qui est qui est qui est verrouillé si vous

54:01 voulez l'éditeur garde cet argent et puis à la fin lorsque les s seront levées et bien je recevrai tout ça et puis voilà. Et donc les livres on peut les obtenir sur Amazon. Euh la Fnac comme on l'a dit vous pouvez vous pouvez pas. Par contre, il y a la FL, on peut pas mais par contre, il y a les bons libraires. Ouais. et je vous recommande d'aller chez les bons libraires. [rires] Non mais c'est quand même c'est quand même une sacrée vraiment interrogation que ce soit pour les livres de Jacques B ou qui que ce soit d'autre que la fnaque qui est quand même un des organismes enfin je veux dire ça représente voilà la diversité la pluralité et cetera que la flaque boycotte ça s'appelle du boycotte un livre c'est quand même très très parlant tout ça

54:47 et une dernière question sur la situation en Ukraine mais est-ce que Zelonski n'aurait pas une opposition parce qu'on entend que lui mais il est pas tout seul à décider ou alors Comment ça se passe ? Alors, il y a une opposition mais elle est fort muselée. Euh et d'ailleurs en ce moment il y a des on on a évoqué alors dans quelle mesure c'est réel et tout parce que l'information est très très filtrée, mais on a parlé de tentative de coup d'état. Il y a des manifestations qui se développent un peu partout en Ukraine. Donc je parle de la partie occidentale de l'Ukraine bien sûr. Donc on est dans dans une situation le le problème est que les Ukrainiens eux-mêmes commencent à voir que cette guerre mène nulle part. C'est ça qui est

55:32 important de de remarquer. Euh, ils sont et beaucoup d'Ukrainiens et surtout dans la partie centrale de l'Ukraine, c'est des gens qui n'ont jamais été contre les Russes. Ils avaient une ils avaient ils avaient coexisté avec les Russes pendant très longtemps. Euh d'ailleurs récemment, j'ai un j'ai beaucoup de correspondants en Ukraine. D'ailleurs, j'ai un correspondant qui m'a envoyé une une carte une carte militaire euh de de de du champ de bataille là-bas. son ukrainien et il m'a envoyé la carte et c'était juste avant Noël. Il m'a envoyé comme cadeau, il m'a envoyé un insigne de l'armée ukrainienne et il m'a envoyé le ruban de Saint-George de l'armée russe. Ah, pas mal. Simplement les deux. Et pourtant, c'est quelqu'un de l'ouest de de l'Ukraine.

56:21 Donc ça ça montre que on est les Ukrainiens n'ont pas cette vision. Mais d'ailleurs, je pense que du côté russe, c'est la même chose. D'ailleurs, vous avez quand vous allez au centre culturel russe à Paris, vous avez des Ukrainiens qui travaillent avec le drapeau ukrainien et tout. Donc on n'est pas il y a pas cette haine. En revanche, il y a probablement dans la partie la partie très occidentale de l'Ukraine où vous avez une d'autres traditions et cetera. Là, il y a probablement une haine beaucoup plus grande des des Russes, mais la plupart des Ukrainiens n'ont pas cette même haine. Et même si on peut reprocher tout ce qu'on veut au Russes, et bien ils pensent que cette guerre ne mènera nulle part. Et c'est pour ça que vous avez cette opposition qui grandit. Voilà. Donc on espère un de ses jours vraiment de ces jours surtout pour eux

57:07 hein, c'està dire que que ces milliers ces dizaines et centaines de milliers de morts que la paix arrive en Ukraine. Et en attendant, on espère surtout que les livres de Jacques Bau soient effectivement vendu partout partout et que cette situation cfkaenne et buesque qu'il subit soit absolument changé et levé. Merci à vous Jacques Bau et merci à vous de nous avoir écouté.

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