Comment Warren Buffett a gagné son premier million

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Bref Résumé

Cette vidéo retrace le parcours de Warren Buffett, depuis son enfance à Omaha jusqu'à l'acquisition de son premier million de dollars. Elle met en lumière son intelligence précoce pour les chiffres et l'argent, ses premières expériences entrepreneuriales, l'influence de son père et de Benjamin Graham, ainsi que les principes d'investissement qui ont façonné son succès. La vidéo souligne l'importance de la patience, de la compréhension des entreprises et de l'investissement dans des valeurs sûres pour bâtir une fortune durable.

  • L'enfance de Warren Buffett et ses premiers pas dans le monde des affaires.
  • L'influence de Benjamin Graham et les principes d'investissement clés.
  • L'acquisition de Berkshire Hathaway et le début de son empire financier.

Introduction

La vidéo commence par une question intrigante : comment un simple chewing-gum peut-il transformer une vie et faire de quelqu'un un millionnaire ? Elle promet de raconter l'histoire de Warren Buffett et de dévoiler comment il a gagné son premier million, tout en gardant une blague préférée de Warren pour la fin.

La prophétie

Warren Buffett est né à Omaha en 1930, pendant la Grande Dépression. Dès son plus jeune âge, il montre un intérêt marqué pour l'argent et les chiffres. À six ans, il vend des chewing-gums et des Coca-Colas, mettant de côté ses premiers revenus. À huit ans, il dévore les livres sur la Bourse de son père. À dix ans, un voyage à Wall Street le marque profondément. Il lit "1000 façons de gagner 1000 $" et prophétise qu'il sera millionnaire avant ses 35 ans.

La loi du marché

En 1942, Warren investit ses 120 $ d'économies dans des actions de Cities Service. L'action chute, le paniquant. Il attend que le prix remonte pour revendre avec un léger bénéfice, ratant une envolée future. Il apprend ainsi la patience en matière d'investissement. Il devient livreur de journaux, choisissant ses quartiers et optimisant son itinéraire pour maximiser ses profits.

La déclaration

En 1944, Warren a 14 ans et se retrouve à la tête d'environ 1 000 $. Il remplit sa première déclaration d'impôts, déclarant 592,50 $. Il déduit son vélo comme frais professionnel. Il comprend le principe des intérêts composés, réinvestissant ses gains pour générer de nouveaux revenus de manière exponentielle.

Faire travailler l'argent (pour lui)

Warren investit dans une ferme, louant les terres à un fermier. Avec son ami Don Danley, il achète des flippers d'occasion qu'ils installent dans les salons de coiffure, générant 50 $ par semaine. À 17 ans, il possède près de 5 000 $. Il entre à l'université sous la pression de ses parents.

Le père spirituel

À l'université de Columbia, Warren rencontre Benjamin Graham, son maître à penser. Il puise dans son livre "L'investisseur intelligent" les principes d'investissement qu'il appliquera toute sa vie : considérer une action comme un morceau d'entreprise, se méfier des mouvements boursiers et acheter quand la Bourse baisse. Il faut déterminer la "valeur intrinsèque" de l'entreprise et acheter des actions à des prix inférieurs à cette valeur.

L'envol

De retour à Omaha, Warren crée sa propre société de gestion de patrimoine. Le business marche fort, il a déjà accumulé 174 000 $ à l'âge de 25 ans. Il achète une maison de stuc où il résidera toute sa vie. En 1959, il rencontre Charlie Munger, son partenaire de business jusqu'à la mort de ce dernier en 2023.

Le million

En 1961-62, Warren acquiert une manufacture de coton en déshérence, Berkshire Hathaway, qu'il utilise comme véhicule financier pour ses investissements. Warren devient millionnaire, une fortune basée sur les actions. Il reste fidèle à ses principes d'investissement, investissant dans des entreprises dont il comprend l'activité et qui vont survivre dans le temps, comme Gillette et Coca-Cola.

La parabole

La vidéo se termine par une parabole sur la spéculation immobilière, racontée par Warren Buffett, illustrant l'importance de la prudence et de la réflexion avant de suivre les tendances du marché.

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Transcription

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0:00 Saviez-vous qu'un simple chewing-gum comme celui-ci peut changer votre vie et faire de vous un millionnaire ? Vous n'y croyez pas ? Et pourtant, c'est vraiment ce qui est arrivé à Warren Buffett. On vous raconte aujourd'hui comment il a gagné son premier million. Lorsqu'on lui posait cette question, qu'on pose à tous les enfants : « Qu'est-ce que tu veux faire plus tard ? » Il disait : « Je veux devenir milliardaire. » Surtout restez bien avec nous jusqu'à la fin de la vidéo, on vous dévoilera une des blagues préférées de Warren. Mais avant ça : musique. Tout commence à Omaha, dans les plaines centrales du Midwest américain. En 1929, ici comme partout, le grand krach boursier

0:45 a fait des dégâts. Howard Buffett, un courtier en actions, se retrouve au chômage du jour au lendemain. Obligé de rester à la maison avec sa femme, sans télévision, sans écrans, il... passe le temps. Neuf mois plus tard naît le petit Warren. La légende raconte qu'il est tellement pressé de faire de l'argent qu'il nait prématuré de 5 semaines. Cette légende est très exagérée : il va lui falloir 6 bonnes années avant de gagner son premier dollar. Le petit Warren est intelligent et très fort en calcul mental. Il avait deux passions, c'était l'argent et les chiffres. Hélène Constanty est journaliste indépendante. Elle a écrit une biographie sur Warren Buffett. Il s'amusait avec son camarade de classe. Un de leurs jeux favoris, c’était : l'un nommait une ville américaine et l'autre devait dire combien il y avait d'habitants. Il faisait des listes, il retenait

1:31 plein de choses... Les plaques d'immatriculation des voitures... Il avait des distractions pas banales. A l'âge de six ans, il achète des chewing-gum dans l'épicerie de son grand-père, Ernest, et part faire du porte à porte dans le quartier. Pour chaque paquet vendu, il empoche 2 centimes. Allez, courage Warren ! Plus que... 50 millions de paquets à vendre pour arriver au million. Des chewing-gum, il passe ensuite aux bouteilles de Coca qu'il achète en paquets de six pour 25 cents, et qu'il revend à l'unité à cinq cents chacune. Warren commence à mettre de côté ce qu'il gagne. Ce sont ses premiers revenus qu'on vous montre ici sur ce graphique. On a choisi de vous faire une échelle logarithmique pour mieux visualiser l'augmentation de sa fortune en pourcentage : vous allez comprendre pourquoi dans deux minutes. Il a commencé

2:16 comme ça, avec une une fascination pour l'argent et une envie de gagner de l'argent des tout petit. A 8 ans, il commence à dévorer les livres sur la Bourse de son père. Son père est courtier en Bourse. Donc évidemment, ça l'influence, ça le fascine... Et, ils sont trois enfants : le père a pour coutume, à l'anniversaire des dix ans de chacun de ses enfants, de partir en voyage à New York et de visiter Wall Street. Donc Warren Buffett, à l'âge de dix ans, va visiter Wall Street avec son père. Et ça, ça le marque profondément, ça le fascine. Le gamin échange quelques minutes avec Sidney Weinberg, directeur de la banque d'investissement Goldman Sachs. « Monsieur Wall Street », comme on le surnomme, fait forte impression sur le jeune garçon. Au retour de ce voyage, il se jette à la bibliothèque municipale d'Omaha et dévore le livre « 1.000 façons de gagner 1.000 $ ».

3:02 Il prophétise alors Je serai millionnaire avant mes 35 ans. Tout démarre très bien. Pourtant, sa première expérience avec les actions va être une catastrophe. Mine de rien, en quelques années de porte à porte, le petit Warren a déjà amassé 120 $ de l'époque, soit 2 500 $ actuels, en tenant compte de l'inflation. Nous sommes en 1942 : il décide d'investir ses économies dans des actions. Dans son viseur, trois actions de Cities Service, une société pétrolière et gazière, pour lui et pour sa grande sœur Doris. Prix d'achat 38,25 $ l'unité. Et c'est la cata : juste après l'achat, l'action chute à 27 $. Buffett est paniqué. Sa sœur lui demande des comptes sur le chemin de l'école. Que faire ?

3:47 Il tient bon et attend que le prix remonte à environ 40 $ pour revendre en ayant fait un léger bénéfice. Double catastrophe pour l'économe qu'il est : le prix de l'action va bientôt s'envoler à plus de 200 $. Et voilà la première leçon que Warren apprendra : en matière d'investissement, la patience est clé. Il continue ses petits boulots. Le voici livreur de journaux à domicile. Son père avait des idées de droite et il a été élu comme conservateur au Congrès américain. Donc la famille doit déménager à Washington. Et là, il fait ce que font beaucoup de petits Américains à l'époque. C'est : le matin, avant d'aller en classe, on distribue les journaux dans les boîtes aux lettres. Beaucoup d'enfants font ça, mais lui, il le fait scientifiquement. C'est-à-dire il se lève à 5 h du matin. Et il choisit les quartiers, où il y a du monde... Il étudie son itinéraire

4:33 pour maximiser son profit. Entre autres petits boulots, il revend des balles de golf usagées et l'argent continue à rentrer. Et voici qu'en 1944, il se retrouve à la tête d'environ 1.000 $. Rien que sur l'année, il a gagné plus de 500 $. C'est énorme. Mais surtout, ce passage de seuil l'oblige à remplir sa première déclaration d'impôts. Il a quatorze ans. C’est la première trace écrite des revenus du jeune Warren. En 1944, il déclare 592,50 $, très précisément. L'équivalent de 10.000 $ actuels. Dans le détail, 364 $ viennent de la livraison de journaux et le reste de dividendes et intérêts. Et alors là, on s'arrête parce qu'il faut absolument qu'on vous montre quelque chose.

5:18 Ça se passe sur le deuxième feuillet de la déclaration. On y trouve ses frais, c'est-à-dire les sommes dépensées. La réparation de sa montre pour 10 $ et “bicyclette-divers” pour 35 $. C'est-à-dire qu'il déduit son vélo comme frais professionnel. On rappelle qu'il a 14 ans ! Cette année là, il paiera 7 $ d'impôts. En plus de l'optimisation fiscale, Warren est en train de comprendre le principe des intérêts composés Revenons à notre échelle de ses revenus. Warren comprend qu'en réinvestissant directement les intérêts gagnés sur un capital initial, il génère de nouveaux intérêts à la fois sur le capital initial et sur les premiers intérêts gagnés. Tout ça va faire un effet boule de neige et générer des revenus de manière exponentielle. D'où notre échelle logarithmique. Et vous allez voir que ça va aller assez vite, maintenant.

6:04 Son tout premier investissement, ça va être d'acheter une ferme avec des hectares de terrain. Et donc le fermier va lui verser un loyer. Le voici devenu homme d'affaires. 1947, son album de fin d'année scolaire est clair : il sera courtier en Bourse Avec son ami Don Danley, il achète des flippers d'occasion pour 25 $ que le duo installe dans les salons de coiffure du coin. Les affaires marchent tellement bien que ce sont bientôt 50 $ par semaine qui tombent tout seuls. Banco ! Le voici à la tête de près de 5.000 $ à l'âge de 17 ans. Ensuite, il rentre à l'université sous la pression de ses parents, parce que lui n'était pas absolument passionné par les études. Il s'inscrit à l’université de Columbia. C'est là qu'il va rencontrer son maître à penser.

6:50 Voici Benjamin Graham, personnage farfelu et génial qui devient très vite l'idole de Buffett. C'est dans son livre « L'investisseur intelligent » que Warren va puiser les grands principes d'investissement qu'il appliquera toute sa vie. Il a 2 règles principales dans ses investissements qui lui viennent de ce maître à penser, Benjamin Graham. C'est, d'une part, considérer une action comme un petit morceau d'une entreprise. Donc on se renseigne sur l'entreprise et sur sa solidité, sur sa capacité à dégager des profits avant d'investir. Et la deuxième règle, c'est là ce qui fait que ce n'est pas un spéculateur Warren Buffett, c'est un investisseur, c'est que il se méfie des mouvements boursiers, il n'est pas du tout dans la spéculation,

7:36 à suivre les tendances à la hausse ou à la baisse, il est même à en prendre le contrepied. C'est-à-dire que lui n'achète que quand la Bourse baisse, quand les actions sont bon marché et il revend lorsqu'elle monte. Donc c'est vraiment là-dessus qu'il a accumulé ses milliards. Autre principe clé de l'investissement selon Graham, il faut déterminer la « valeur intrinsèque » de l'entreprise. Savoir la calculer avec précision et acheter des actions à des prix inférieurs à cette valeur. Une approche mathématique qui cadre très bien avec la notion des chiffres de Warren. Quand il arrive à Columbia, sa fortune est estimée à 12.500 $. Warren découvre aussi la société d'assurance automobile Geico. Une entreprise qui vend directement ses assurances par correspondance, sans agent. De quoi assurer

8:22 les prix les plus bas ! Warren tombe littéralement sous le charme. Il se débarrasse des 3/4 de son portefeuille boursier et achète 350 actions Geico. Cette valeur deviendra un socle pour lui. Il prendra le contrôle total de l'entreprise dans les années 1990. 1951, voilà que notre Warren se marie ! Il travaille d'abord comme agent de change avec son père avant de rejoindre Graham à New York. Sa fortune est alors d'environ 20.000 $. Il va mettre en pratique ses principes d'investissement, c'est-à-dire aller chercher au fin fond de la cote boursière des entreprises auxquelles personne ne s'intéresse, qui ne sont pas du tout valorisées. Que Benjamin Graham appelle des « mégots de cigare » . D'acheter ces petites actions pas cher. C'est des entreprises qui, en revanche, sont des valeurs sûres

9:07 et donc en les achetant pas cher, on peut ensuite les conserver ou les revendre à un prix beaucoup plus élevé. En 1956, Graham décide de partir en retraite. Warren comprend qu'il est grand temps pour lui de voler de ses propres ailes. De retour à Omaha, Warren crée sa propre société de gestion de patrimoine. Le business marche très fort : il a déjà accumulé 174.000 $ à l'âge de 25 ans. Après une petite fille, le couple Buffett accueille deux garçons. Warren achète une maison de stuc avec 5 chambres à coucher pour 31.500 $. Il y résidera toute sa vie. Voilà aussi qu'il va faire la deuxième rencontre la plus importante de sa vie professionnelle. En 1959, il est présenté à Charlie Munger. Les deux hommes ont la même envie

9:53 totalement démesurée de devenir riche. Warren Buffett est quelqu'un... il est enjoué, il a de l'humour, il est optimiste. Il a une attitude comme ça devant la vie. Pas de stress. Toujours gai, toujours content. Alors que Charlie Munger est l'opposé. C'est une personne plutôt pessimiste. L'un et l'autre s'équilibrent et donc ils pèsent toujours, ils échangent toujours entre eux avant d'investir. Ils partagent leurs points de vue très complémentaires. Partenaires de business, ils ne se quitteront plus jusqu'à la mort de Charlie en 2023. Les années 1961-62 sont des années charnière. Il a fait l'acquisition d'une entreprise de textile, une manufacture de coton en déshérence qui était en train de... victimes de la crise du textile, qui s'appelle Berkshire Hathaway. Donc il achète cette entreprise.

10:40 pour un prix dérisoire. Et il va utiliser cette entreprise, donc le capital de cette entreprise pour l'aider à investir. Et donc c'est à ce moment-là qu'il va fusionner son activité de placement avec cette société et qui va constituer le socle de ses activités futures. Berkshire Hathaway va devenir l'entité de base de son empire, le principal véhicule financier de ses autres investissements. Warren est désormais millionnaire. Une fortune entièrement basée sur les actions. Et ce n'est qu'un début. Il a gardé vraiment les mêmes principes d'investissement toute sa vie. Il a été extrêmement fidèle à des valeurs sûres et notamment au fait de n'investir que dans des entreprises dont on peut comprendre l'activité, qui vont survivre dans le temps. Par exemple,

11:26 il a investi très tôt dans la société Gillette, qui fabrique des lames de rasoir. Et alors là, pour lui, c'est vraiment une entreprise idéale parce qu'il dit : « les hommes ont besoin chaque jour se raser. » Et puis il dit voilà, « un homme a pour coutume de commencer par la joue gauche ou par la joue droite, mais quoi qu'il arrive, il se rase tous les jours. » Donc c'est vraiment le genre d'entreprise qu’il privilégie : une activité simple durable dans le temps, si possible en position de monopole, ou qui domine son marché. C'est comme ça qu'il a investi dans Coca-Cola, dans Gillette, dans Disney, dans des entreprises très traditionnelles américaines et très stables. Plus de 60 années d'investissement vont suivre et vont lui donner raison. En 2025, l'action « Berkshire class A » vaut plus de 750.000 $ pièce.

12:11 Un rendement de 5.550.000 % d'après les calculs de Bloomberg. Des résultats qui lui ont valu de nombreuses standing ovation. Il raconte une histoire, il adore transmettre ses principes par le biais de paraboles et de petites histoires. Et il en a une là-dessus, sur la spéculation immobilière que je peux vous raconter. C'est l'histoire d'un prospecteur de pétrole. Il meurt. Il arrive au paradis. Il se présente devant Saint Pierre qui lui dit « Ah désolé, le quota de prospecteurs de pétrole au paradis est complet, donc je n'ai pas de place pour vous. Il faut que vous alliez en enfer. » Et alors là, le prospecteur dit à Saint Pierre : « Est ce que je peux faire un appel à mes confrères ? » « Oui, bien sûr. »

12:56 « On a trouvé du pétrole en enfer. » Et tous les prospecteurs se précipitent en enfer. Et Saint Pierre lui dit : « Bienvenue, la place est libre, Vous pouvez vous installer. » Et là, le prospecteur dit : « Écoutez, je vais peut être quand même aller rejoindre les copains, parce que peut-être que cette rumeur a un fond de vérité. Je pars en enfer ! »

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