Les théoriciens de l'économie - Marx

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Résumé bref

Cette vidéo explore la pensée de Karl Marx, son impact sur l'économie et comment ses théories trouvent un écho dans le contexte économique actuel. Elle présente aussi des comparaisons avec les idées de John Menard Keynes et Friedrich Hayek. Les points clés comprennent :

  • La critique fondamentale de Marx envers le capitalisme, qu'il considère comme intrinsèquement injuste et instable.
  • L'influence persistante de la pensée marxiste, surtout dans le contexte des crises économiques contemporaines.
  • La lutte des classes comme moteur de tensions économiques et sociales.

L'exil de Karl Marx à Londres

En 1849, Karl Marx, exilé en Angleterre, choisit Londres comme refuge. Bien qu'il soit surtout connu comme le père du communisme, ses écrits se concentrent principalement sur le capitalisme. Ses analyses offrent des perspectives sur l'état actuel de l'économie mondiale, révélant des injustices et des inégalités qui résonnent aujourd'hui plus que jamais. Marx instille un sentiment d'urgence, affirmant que le statu quo n'est pas durable éternellement.

La chute du mur de Berlin et la reprise de Marx

La chute du mur de Berlin en 1989 marque une perte de prestige pour Marx, souvent associé aux régimes communistes répressifs. Cependant, avec la crise financière mondiale, son oeuvre connaît un regain d'intérêt, surtout ses critiques sur le capitalisme. Ses prévisions sur l'échec du capitalisme prennent une nouvelle pertinence face aux inégalités croissantes.

Le capitalisme à l'épreuve des crises

Marx affirme que le capitalisme est fondamentalement instable, menant inévitablement à des crises répétées et à une inégalité croissante. Sa théorie du fonctionnement entre patrons et travailleurs repose sur le fait que les employeurs paient les salaires les plus bas possibles, ce qui provoque des crises quand les travailleurs ne peuvent pas acheter les biens. Les années suivant la Seconde Guerre mondiale ont semblé infirmer cette théorie, mais Marx aurait considéré l'inégalité croissante des richesses comme une récurrence historique.

Les contradictions du capitalisme selon Marx

La pensée de Marx repose sur le matérialisme, soulignant que les rapports de production sont au cœur du système capitaliste. Pour lui, la recherche de profit par les capitalistes entraîne une exploitation des travailleurs, lesquels souffrent de conditions de vie précaires, notamment durant la révolution industrielle. Marx considère que ces contradictions conduiront à l'effondrement définitif du capitalisme.

La rédaction du Manifeste du Parti communiste

Carl Marx, lors d'une réunion communiste secrète en 1847, reçoit la tâche d'écrire le "Manifeste du Parti communiste", qui combine appel à la révolution et analyse critique du capitalisme. Bien qu'il prône le communisme, le texte présente également des éléments d'admiration pour le capitalisme, malgré ses défauts. Marx reconnaît ses capacités de progression et de transformation sociale, mais conclut que sa dynamique crée aussi des inconvénients, entraînant la chute de la bourgeoisie.

La crise du crédit et ses conséquences

La crise économique de 2008 est expliquée par la montée des crédits à la consommation, amenant à une bulle immobilière. Alors que la tendance était de continuer à dépenser malgré des revenus stagnants, cette illusion de richesse a contribué à une crise bancaire majeure, révélant une interconnexion globale. Marx aurait analysé cette situation comme l'aboutissement des tensions entre capital et travail.

Les limites de la pensée marxiste aujourd'hui

Bien que Marx ait fourni des analyses pertinentes sur le capitalisme, beaucoup de ses prédictions n'ont pas fructifié. Le capitalisme a montré une résilience inattendue et a évolué pour atténuer ses excès, s'adaptant à la réalité moderne. Les récents changements de salaires et d'inégalités mettent en lumière des critiques inspirées de Marx, mais les solutions concrètes à ces problèmes sont encore à définir.

L'utopie de Marx et la réalité contemporaine

Malgré la déception vis-à-vis des révolutions communistes du XXe siècle, les critiques du capitalisme peinent à proposer des alternatives viables, s'exprimant souvent sous forme de déclarations morales. Cette impasse pourrait amener à repenser ce que Marx nous a appris tout en évitant de reproduire ses erreurs. La vidéo se termine sur la constatation que malgré les échecs, le besoin d'une réflexion sur les injustices systémiques reste d'actualité.

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0:00 [Musique] Seule l'Angleterre libérale tolère sa présence sur son territoire. Il choisit la ville de Londres pour vivre son exil. Nous sommes en 1849. Cet homme, c'est Carl Marx. Étonnamment, ce penseur incroyablement dangereux peut-être nous aider à comprendre le marasme dans lequel nous nous trouvons [Musique] aujourd'hui. Carl Marx est surtout connu pour être le père du communisme. Mais vous seriez surpris d'apprendre que la plupart de ces écrits traitent du capitalisme. Aujourd'hui, ces idées sur le sujet commencent à trouver un écho au cœur même des affaires

0:47 internationales. Son analyse est assez exacte et explique en grande partie l'état de l'économie actuelle. L'argument principal de Marx contre le capitalisme, c'est qu'il est fondamentalement injuste et aujourd'hui ses idées sur l'inégalité ont plus de résonance que jamais. Marx a instauré un sentiment d'urgence. Pour lui, les choses ne peuvent rester ce qu'elles sont indéfiniment. Vous allez découvrir dans ce documentaire la vie et les théories révolutionnaires de trois hommes extraordinaires. John Menard Kanes, Carl Marx et Friedrich Hayek. Tous ont vu le monde changer de façon spectaculaire et

1:33 ont compris que le sort des nations reposait sur le pouvoir de l'argent. Mais ces trois hommes ont des idées radicalement différentes sur la façon d'exercer ce pouvoir. Aujourd'hui, les enjeux pourrait difficilement être plus importants. De tous les grands penseurs qui ont analysé le capitalisme, Marx a l'idée la plus radicale s'en débarrasser. [Musique] En 1989, la réputation de Carl Marx vole en éclat. Pour la plupart d'entre nous, la chute du mur de Berlin marque la fin du

2:18 marxisme. Des millions de personnes ont rejeté les horreurs d'un état policier violent et répressif. Et comme les pays communistes se réclamaient de Marx, ces idées furent rejetées elles aussi. Marx a fini par être associé de façon indélébile au régime communiste parce que ces derniers agissaient en son nom. Cette association était donc extrêmement prignante. En fait, c'est plus eux qui se réclamaient de Marx que lui qui se réclamait d'eux. Mais ces dernières années, quelque chose d'étrange est arrivé. C'est comme si la crise financière mondiale avait ramené Marx d'entre les

3:05 morts. Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas ses idées sur le communisme, mais ses théories sur le capitalisme qui pour lui était voué à l'échec. Ces prédictions seraient-elles en train de se réaliser [Musique] ? Quand tout allait bien, Marx était le cadet de nos soucis. Mais maintenant que le monde occidental est en crise, ces idées suscitent un regain d'intérêt au sein même de l'établissement économique. Depuis un ancien économiste du FMI, Marx a raison sur certains points, notamment quand il dit que les inégalités de revenus peuvent être sources de tension.

3:50 En passant par celui qui a vu la crise de 2008 arrivé, il a compris que dans certaines situations, le capitalisme et la mondialisation peuvent mener à la crise économique, sans oublier un économiste d'une des plus grandes banques du monde. Il est difficile de convaincre les habitants de Chelsea ou de Jamesford que la pensée de Marx est pertinente, mais en réalité, elle vaut la peine qu'on s'y [Musique] intéresse. L'idée principale de Marx est que le capitalisme est fondamentalement instable. Il est dit que nous irions de crise en crise et que la société deviendrait de plus en plus inégalitaire. Pour Marx, le monde est divisé entre les

4:36 patrons et les travailleurs. Ils pensent que ces deux catégories seront toujours en désaccord et que cette lutte des classes est synonyme de crise. Pour dégager des bénéfices, les patrons donnent à leurs ouvriers le plus faible salaire possible. La crise survient quand les travailleurs n'ont pas assez d'argent pour acheter ce que les patrons essayent de leur vendre. Les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale ont semblé contredire cette théorie. Des années de croissance et de stabilité ont permis au prolétaires d'obtenir une plus grande part gâteau. Mais cette époque est [Musique] révolue. Marx se dirait que cette crise est de au fait que le citoyen lambda n'a pas assez d'argent à dépenser. Et pourquoi ? parce que les dernières décennies ont été marquées par

5:22 une grande redistribution des richesses au profit du capital et au détriment du [Musique] travailleur. Et pour Marx, il est impossible de faire machine arrière. Le capitalisme va provoquer des crises de plus en plus importantes puis finira par [Musique] imploser. Pour Marx, ce n'est pas compliqué. Les crises sont les manifestations des défauts fondamentaux du capitalisme ou comme il les appelle de ces [Musique] contradictions. Sa solution à la crise, l'abolition du capitalisme. Afinre la vision marxiste

6:08 de la situation dans laquelle nous nous trouvons, nous devons d'abord appréhender le monde actuel à travers les yeux de Marx. Le plus féroce critique du capitalisme est né à Trève, une vraie ville de carte postale située au sud de l'Allemagne actuelle. Marx est un jeune homme dynamique et fougueux aux cheveux hsut. On le surnommait le sanglier ou le mort en référence à son apparence physique. Il avait plein d'idées et adorait les débats. Après un verre ou deux, il aimait se livrer à des discussions philosophiques profondes sur la nature du Christ, le romantisme allemand et la

6:55 politique. Au fil de ces études, Marx remarque que le monde est divisé entre ceux qui détiennent les moyens de production, les capitalistes, et ceux qui n'ont rien, les ouvriers. Pour lui, c'est l'attention entre ces deux classes qui conditionnent le fonctionnement de la société. La base de la pensée marxiste, c'est le matérialisme. Si on supprime la religion, l'idéologie, la politique, c'est le rapport de l'homme avec le matériel, son besoin de nourriture, d'avoir un toit au-dessus de la tête qui détermine la plupart de ses interactions. Ce qu'il y a d'unique chez Marx, c'est qu'il ne considérait pas uniquement l'économie comme une sphère spéciale, mais comme le principe

7:41 structurant de la totalité sociale. Cette vision de l'économie et de la manière qu'elle a de façonner nos idéologies est aussi pertinente aujourd'hui qu'à l'époque de Marx, si ce n'est plus qu'à son époque. Pour nous, il s'agit peut-être d'une économie moderne complexe dans laquelle nous avons tous à gagner ou à perdre. Mais pour les marxistes, rien n'a vraiment changé. Selon eux, la société est toujours largement divisée avec d'un côté les prolétaires qui triment et de l'autre les capitalistes ou bourgeois qui les exploitent et font tout pour gagner

8:28 toujours plus d'argent. Dans le monde de Marx, un capitaliste qui ne cherche pas à générer un maximum de profit sera forcément remplacé par un autre. [Musique] Le système serait donc totalement voué à l'échec. Une idée qui est loin de faire l'unanimité. Il se trompait sur toute la ligne quand il disait que le capitalisme n'était qu'une phase et qu'il portait en lui les germes de sa propre destruction. C'est faux. Tout est périssable. Si on attend assez longtemps, même la Terre finira par être absorbée par le soleil. Et bien sûr, quand on parle de capitalisme, on

9:13 sous-entend liberté individuelle et droits de propriété. Ce pourrait-il qu'il disparaisse un jour ? À certains endroits, c'est déjà le cas. Donc, la réponse est oui, probablement. Mais pour l'instant, je ne vois aucun signe de tout cela. On est en droit de penser que l'effondrement du capitalisme semble peu probable. Comment la recherche du profit pourrait être si désastreuse alors qu'elle a permis tant de choses incroyables ? [Applaudissements] Il n'y a qu'à voir la façon dont le capitalisme nous nourrit. Nous pouvons manger des fruits frais venant des quatre coins du monde. Nous avons le choix entre des centaines et des centaines de céréales différentes. Nous ne manquons de rien et tout est consommable sans

10:00 risque. Ce ne sont pas au gouvernement que nous devons cette incroyable abondance et la technologie dont elle dépend, mais aux capitalistes et à leur course au profit. Ils n'ont pas agi dans notre intérêt mais pour s'enrichir. À première vue, l'idée de Marx selon laquelle la recherche du profit causera la perte du capitalisme semble donc absurde. Le profit évoque souvent la vénalité. C'est un mot un peu fort. Mais ce que Marx n'a jamais compris, c'est que sans profit, il n'y a pas de progrès. La recherche du profit est essentielle. Après tout, c'est simplement un moyen de faire progresser la société par des gens qui essaient d'améliorer leurs propres

10:46 conditions. En termes économiques, le marxisme n'est pas d'une grande utilité de nos jours parce que Marx avait tort sur de nombreux points essentiels et sans fondation solide, toute construction finit par s'écrouler. Lorsqu'on voit à quel point la recherche du profit a façonné et enrichi notre planète, on comprend pourquoi Marx a perdu la côte. Mais nous aurions tort de le mettre à l'index. Certes, il parlait beaucoup de lutte des classes, de misère, de chaos, mais il ne pensait pas que tout était à jeter dans le capitalisme, loin de là. [Musique] Ce bar à cocktail du quartier londonien de Sau abrite un passé

11:34 révolutionnaire. Autrefois connu sous le nom de Red Lion Pub. C'est ici qu'en 1847, une réunion communiste clandestine dont la portée à traversé les âges a eu lieu. C'est au cours de cette réunion qu'il est confié à Carl Marx et à son acolyte Fredrich Engels la rédaction de l'un des penflets les plus incendiaires de tous les temps, le manifeste du Parti communiste. rédige un certain nombre de versions, mais pour accélérer les choses, Marx décide de prendre le projet en main et met au point la version finale du texte. Le manifeste aurait très bien pu être rédigé en comité, mais il a été écrit par un seul homme. Et c'est ça qui est beau. Si l'œuvre dégage une telle énergie, un tel briot et une telle

12:20 passion, c'est parce que sa rédaction finale est le fruit du travail d'un seul et même auteur, Carl Marx. L'œuvre est surtout connue pour son appel à la révolution, mais elle contient également des passages perspicaces et admiratifs sur le [Musique] capitalisme. Ce qu'il y a de surprenant, c'est que dans cet essai à la gloire du communisme, on trouve beaucoup de bonnes analyses du capitalisme teinté d'une certaine admiration. L'attitude de Marx à l'égard du capitalisme est très ambigu. Il en était très fasciné et ne s'en est jamais caché. Il était parfaitement conscient

13:06 qu'il s'agissait du système le plus productif et le plus dynamique de l'histoire de l'humanité. Il était impressionné de voir à quel point le capitalisme était un moteur pour le progrès, capable de balayer les vieilles coutumes et traditions pour en créer de nouvelles. Et ce qui est intéressant, c'est que les marxistes modernes, les plus brillants, partagent ce sentiment. À vrai dire, Marx a bien compris que la recherche du profit permettrait de réaliser des choses [Musique] incroyables. C'est elle qui la première à prouver ce que peut accomplir l'activité humaine. Elle a cré bien plus encore que les pyramides d'Égypte, les accueuc romains et les cathédrales

13:52 [Musique] gothiques. Du jour au lendemain, les gens ont eu accès à des choses venant de l'autre bout du monde de façon totalement inédite et Marx a bien compris l'impact d'un tel bouleversement. Poussé par le besoin de déboucher toujours nouveau, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut pénétrer partout, s'établir partout, créer partout des moyens de communication. Elle crée un monde à son image. Mais il y a un inconvénient. La société bourgeoise moderne ressemble au sorcier qui ne sait plus dominer les puissances infernales qu'il a évoqué.

14:39 Dès lors, la bourgeoisie produit avant tout ses propres fausoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. Si Marx trouve le capitalisme si brillant, pourquoi pense-t-il qu'il soit avoué à l'échec ? La réponse réside dans la façon dont le capitalisme traite les [Musique] travailleurs. Pour comprendre son analyse des crises, nous devons d'abord appréhender le capitalisme au travers de son regard. Les capitalistes du 19e siècle ont peut-être créé bien plus encore que les pyramides d'Égypte, mais ils ont également obligé leur main d'œuvre à endurer de terribles conditions de travail et des salaires de

15:26 misère. On peut surestimer l'horreur de l'industrialisation européenne. Par exemple, en 1829 à Livpool, l'espérance de vie était de 28 ans. Jamais elle n'avait été aussi basse depuis la peste noire. La révolution industrielle a donc eu un impact désastreux sur l'espérance de vie des grandes villes d'Europe comme Hambourg Berlin Manchester Liverpool. Birmingham et Londres. C'était une époque de changement révolutionnaire qui a eu des conséquences dévastatrices sur les conditions de vie de la classe ouvrière des années 1820 et

16:15 1830. Chez les historiens, Marx est considéré comme l'analyste prééminent du capitalisme du milieu du 19e siècle. C'est le premier homme et peut-être même le dernier à avoir véritablement compris l'importance des rapports de production dans ce système capitaliste d'Europe occidentale du milieu du 19e siècle. La question est de savoir si cette analyse est toujours pertinente aujourd'hui. Les déplorables conditions de travail de l'époque victorienne ont clairement façonné la pensée économique de Marx. À son époque, salaire minimum pour les prolétaires signifiaent profit maximum pour les patrons. Et ceux qui décidaient de mieux payer leur main d'œuvre

17:01 finissait généralement par faire faillite. Dans le système marxiste, tout le monde a droit au minimum vital. Il s'agit d'une valeur flexible. Ce que nous considérons comme le minimum vital aujourd'hui ne correspond peut-être pas à ce que Marx avait en tête au milieu du 19e siècle. Mais quoi qu'il en soit, les salaires ne dépasseront jamais cette valeur. Il pensait qu'il y aurait toujours une pression à la baisse sur les salaires, qu'il finirait par être réduit au minimum vital, pas plus bas, sinon les travailleurs mourraient. Mais en réalité, ça a été le contraire. Les salaires n'ont pas cessé d'augmenter d'année en année, de décennies en

17:50 décennies. Marx se trompait. Il pensait que la situation dégénérait tellement que les travailleurs finiraient par renverser le système. Or, au moment même où il écrivait, les réformateurs commençaient à se débarrasser des pires pratiques de l'emploi. Le capitalisme s'est plutôt adouci qu'end durci. Mais l'idée selon laquelle les intérêts divergents des patrons et des travailleurs déboucheraient sur des crises, elles semblent beaucoup plus [Musique] pertinentes. Pour Marx, la raison dernière de toutes les véritables crises reste toujours la pauvreté et la limite imposée à la consommation des masses. Pour faire simple, si les travailleurs ne sont pas assez payés, ils n'auront pas assez d'argent à dépenser dans les magasins et l'économie s'effondrera. Pour certains, cette idée

18:37 permet de bien comprendre la crise actuelle. [Musique] En quoi les théories de Marx peuvent-elles t'expliquer le marasme dans lequel nous nous trouvons ? Pour le comprendre, regardons les 40 dernières années à travers le prisme marxiste. Sur Marx TV, une chaîne de télévision fictive, cette crise n'est autre qu'une bonne vieille lutte des classes à la mode des années [Musique] 1970. Au cœur du conflit, les salaires. Les capitalistes veulent payer moins, les travailleurs gagnent plus.

19:26 Dans les années 1970, les puissants syndicats se sont battu pour le maintien des salaires. Mais dans les années 1980, les capitalistes décident de contre-attaquer. [Musique] Marx aurait dit que Margarette Satcher et Ronald Rean ont agi dans le seul intérêt des patrons capitalistes. leur gouvernement ont supprimé tous les obstacles visant à limiter les baisses de salair pour le plus grand bonheur des [Musique]

20:12 entreprises. Sur Marx TV, les capitalistes ont gagné dans les années 1980. Depuis, rien n'a pu les arrêter. La garantie d'un bon salaire et la sécurité de l'emploi dont les travailleurs ont pu bénéficier jusque dans les années 1970 ne sont plus qu'un souvenir. La pression sur les salaires a semé les graines de la crise que nous traversons actuellement. C'est bien joli, mais quelle est la part de vérité là-dedans ? Nous savons que la vision marxiste de l'histoire a raison sur un point, du moins en ce qui concerne la Grande-Bretagne et les États-Unis. Au cours des dernières années, les très hauts revenus n'ont cessé d'augmenter et tous les autres de diminuer. En Angleterre, les revenus réel n'ont pas évolué ou ont diminué pendant une bonne partie de la décennie qui a précédé la crise. Aux États-Unis,

20:58 cette tendance dure depuis les années [Musique] 1970. Aux États-Unis, le salaire médiilleurs à temps complet de sexe masculin stagne depuis un peu plus de 30 ans. Il n'a jamais augmenté. Aujourd'hui, les revenus des ménages sont les mêmes qu'il y a 15 ans. Seul, les plus hauts revenus ont augmenté. Il y a 20 ans, la part de revenus des plus riches aux États-Unis était d'environ 12 % contre près de 23 %

21:46 aujourd'hui au Royaume-Uni, si les choses ne sont pas allées si loin, les inégalités vont néanmoins bon train. Mais ce n'est pas là une stratégie délibérée des cupides capitalistes. Nous devons admettre qu'il y a de plus grandes forces à l'œuvre. Premier coupable, les nouvelles [Musique] technologies. Les machines remplacent progressivement le travail manuel. La faible demande en main d'œuvre a accru la compétition sur le marché de l'emploi. Par conséquent, les patrons peuvent se permettre de proposer de plus bas salaires. Mais le facteur le plus

22:32 significatif, c'est peut-être la mondialisation. Avec l'abaissement des barrières douanières, le monde des affaires internationales a eu accès à une gigantesque réserve de main d'œuvre bon marché. Des millions et des millions de nouveaux travailleurs ont fait leur arrivée sur le marché en Chine, en Inde, dans d'autres régions d'Asie, dans des pays d'Amérique du Sud comme le Brésil. Et ce processus a transformé le rapport capital travail à l'échelle planétaire. [Musique] La concurrence mondiale a mis la pression certains métiers, en particulier ce que l'on peut exercer à

23:17 distance. Par exemple, un analyste peut très bien être basé aux Philippines ou à Bombayet pour faire un travail qui coûterait beaucoup plus cher à New York. [Musique] La main d'œuvre des pays riches se retrouve en concurrence avec une armée de réserve de plusieurs milliards de travailleurs. Je pense que les pays émergents sont largement en faveur de cette nouvelle donne parce qu'elle profite à presque tous. Dans les pays industrialisés, c'est moins évident. Ceux qui avaient un faible salaire se retrouvent avec des salaires encore plus bas par rapport à ceux qui ont prospéré. C'est ça le problème.

24:07 Cette analyse trouve même Échant de la plus grande puissance au monde. [Musique] Pour Marx, la cause profonde de la crise actuelle, ce sont les faibles salaires. Même en mettant de côté toutes les questions de moral et de justice en terme d'efficacité économique, cette distribution

24:52 extrêmement inégal revenus et des richesses au détriment des travailleurs dont les salaires baissent et au profit du capital dont les bénéfices augmentent, et bien cette distribution inégale a un impact négatif sur l'économie parce qu'elle tend à réduire la demande agrégée en diminuant les revenus de ceux qui seraient enclins à dépenser plus. [Musique] Vers la fin du 20e siècle, ce problème a pu être résolu temporairement bien sûr, la solution, la carte de crédit. Il y avait de plus en plus d'inégalité, de plus en plus d'inquiétude. C'en était trop pour la population. Les démocraties sont très doués pour mettre la pression à leurs dirigeants politiques et les contraindre

25:39 à venir en aide ou laisser pour compte. Selon moi, il aurait mieux valuer sur l'éducation et la formation. Au lieu de ça, on a opté pour une solution à plus court terme, le crédit. Grâce au crédit à la consommation, les gens peuvent continuer à dépenser même s'ils n'ont pas d'argent. L'économie se maintient à flot et les capitalistes continuent à faire du profit. Comme nous le savons, c'est allé bien au-delà des cartes de crédit. Ce qui a précipité la crise, ce sont les milliards de crédits hypothécair les gens pensaient que la valeur de l'immobilier ne cesserait jamais [Musique] d'augmenter. Ce qu'il y a de magique avec les prêts immobiliers, c'est que si le prix de votre maison augmente et que

26:26 votre emprunt a comme gage la valeur de votre bien, vous n'avez pas l'impression de vous endetter. [Musique] Mais bien sûr, c'est une illusion. Les États-Unis sont massivement touchés. Comme nous le savons, les capitalistes du pays devenaient de plus en plus riche. Mais pas question de dépenser leur trop plein d'argent. Plus que jamais à l'affu du profit, ils octroient des prêts de plus en plus risqués. Ces empreints portent un nombre bien familier. Les subprimes. Comme les revenus de la

27:11 plupart des Américains stagnaient voire déclinaient, on leur a dit "Ne vous faites pas de bill, continuez à dépenser comme si vos revenus allaient augmenter." Et ils ont suivi ce conseil à la lettre. Qui allait s'y opposer ? Les banques qui gagnaient de l'argent, les ménages qui s'achetaient des maisons ? Les politiciens dont la code de popularité grimpaaient. Tout le monde y trouvait son compte jusqu'à ce que tout s'effondre. Les subprimes, c'est l'étape finale de la solution à la dette face au manque de marché. [Musique] En essayant d'échapper aux crises nées du manque de demande effective sur le

27:57 marché, on finit par créer une crise du crédit à la place. Et l'étape finale de ce processus, ce sont les savons tous comment ça s'est terminé. Avec le recul, ça semble évident. Prêter à des gens qui n'en ont pas les moyens et tout sauf une solution durable. L'éclatement de la bulle immobilière a mise en péril les plus grandes banques de la planète et notre monde est tellement interconnecté qu'au lieu de se confier aux seuls États-Unis, la crise s'est propagée et a infecté le système tout entier causant une récession [Musique]

28:44 mondiale. Le capital quand il est confronté à un problème, il cherche généralement à le déplacer. il le déplace vers un autre secteur ou une autre zone géographique. N'importe quelle région du monde en difficulté économique essaiera de se décharger sur une autre. De même, s'il y a un problème dans le système bancaire, on s'arrangera pour que ça devienne celui du gouvernement. Et si c'est le gouvernement qui est en difficulté, il tentera d'extraire la richesse de la population à grand renfort de taxe et de politique d'austérité. Voilà un récit extraordinaire que beaucoup auraient du mal à croire. Le marxisme ne fonctionne pas

29:30 mais comme c'est une belle histoire, on y revient sans cesse. Les bas salaires n'ont joué aucun rôle dans la crise. Les responsables sont les gouvernements et les banques centrales qui ont inondé le marché avec des crédits et de l'argent bon marché. Tout ça parce que les politiciens n'acceptent pas que la récession économique mette des gens au chômage. À un certain degré, je pense que ça a pu creuser l'endettement qui a frappé la population pendant la crise et ainsi contribuer à l'intensifier. Mais ce n'est pas une cause sous-jacente. C'est un facteur contextuel qui n'a fait qu'aggraver légèrement la situation. Mais l'idée selon laquelle le faible niveau des salaires a contribué à la crise gagne du terrain dans des sphères auquelles on ne s'attendrait pas. Je me trouvais exactement ici. Ça devait être le weekend avant que

30:16 les man fasse faillite. D'habitude, c'est un peu brouillant, mais là, on aurait pu entendre une mouche voler. Il régnait un silence de mort. On pouvait presque sentir que le système financier mondial était gelé. C'était une pensée plutôt effrayante. Ça m'a rappelé beaucoup de choses que j'avais lu et étudié dans ma jeunesse à l'époque où je lisais Marx pour le plaisir. J'ai posté un article sur le site d'une agence de presse qui a été le plus commenté pendant plusieurs semaines. Mais il y a beaucoup de gens qui n'acceptent pas qu'une idée socialiste ou marxiste puisse être prise au sérieux par le grand public.

31:02 J'ai reçu beaucoup de lettres d'insultes venant des États-Unis. On m'accusait d'être un clone d'Obama. Donc, je pense que beaucoup de ces réactions négatives venaient de gens qui avaient déjà une idéologie bien tranchée. Mais les défenseurs de Marx ne sont pas forcément prêts à le suivre jusqu'au bout. À mon avis, personne ne croit sérieusement que tout cela est dû à la dictature du prolétariat. Je pense que Marx nous a permis de bien cerner le problème. Mais étant donné l'environnement dans lequel nous nous trouvons, nous devons trouver d'autres solutions. Mais Marx est catégorique. La crise est inéluctable. Si les capitalistes ne cherchent pas le

31:49 profit avant tout, ils feront faillite. Alors, pourquoi choisirait-il de donner au travailleurs une plus grosse part du gâteau ? Marx dirait qu'il faut trouver des moyens de sortir de la crise qui vont au-delà du rétablissement de la puissance de la classe capitaliste. Et c'est là que la révolution entre en jeu. Mais qui se révolte contre qui au juste ? Pour Marx, le monde était divisé entre les prolétaires et les capitalistes. Mais aujourd'hui, cette distinction est loin d'être aussi nette. Certains patrons travaillent à leur compte et certains travailleurs détiennent des parts de leur entreprise. Dans la société moderne, qu'il s'agisse des téléphones portables

32:35 ou des plans de retraite, nous avons bien trop d'intérêt en jeu dans le système pour envisager une révolution armée. Si le capitalisme survit, c'est parce que fondamentalement ça fonctionne. C'est un vecteur de progrès qui pousse les gens à avancer. Il fait appel à un sentiment naturel, l'envie d'évoluer, d'essayer d'agir pour offrir un meilleur futur à nos enfants. Le capitalisme profite à bien plus de gens qu'il ne nuit à d'autres. C'est ça la raison de sa longévité. Mais qu'en est-il des déçus du capitalisme ? Qu'est-ce que Carl Marx aurait à leur proposer ? Étonnemment, malgré toutes ses critiques sur ce système, il ne fournit aucune piste pour une autre solution plus [Musique]

33:22 juste. Vers la fin de sa vie, Marc se semble apprécier les choses comme elles sont. Lui qui a toujours été pauvre, en 1856, il a assez d'argent pour s'installer dans les faubours de Londres. [Musique] Le jeune trublon semble alors faire partie de l'establishment. Il passait des journées à se promener dans le parc d'Amstadie, à écrire des lettres, à lire le Times, à s'occuper de ses finances, à s'inquiéter de ses filles et du prix de leur leçons de piano. À bien des égards, on peut dire que Marx menait une vraie vie de bourgeois. [Musique]

34:07 Marx ne voulait pas précipiter la révolution. Pour comprendre pourquoi, penchons-nous sur sa vision de l'histoire. Toutes les grandes entreprises de l'humanité depuis la préhistoire aux sociétés esclavagiste de la Rome et de la Grèce antique jusqu'au féodalisme des rois et des seigneurs ont été remplacés les uns après les autres par notre système capitaliste de patron et de [Musique] travailleurs. Incroyablement injuste mais également incroyablement productif. Pour Marx, ce n'est qu'une fois que nous aurons tiré le maximum du capitalisme que nous pourrons nous permettre de faire la

34:56 révolution. Comme il le dit, la dernière heure de la propriété privée capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont expropriés à leur tour pour être remplacés par plus ou moins rien. Marx ne propose aucune autre solution. plutôt fâcheux. Marx n'était pas du genre à donner un guide en cinq étapes intitulé "Comment passer du capitalisme au communisme avec des instructions sur la façon de procéder." C'est à nous de trouver. Lui est juste là pour nous permettre d'élargir nos horizons. Y a-t-il une autre option que le capitalisme ? Aucune idée. Évidemment, tout est possible. le silence éternel, la famine, la fin du

35:41 monde. Mais une solution concrète, je ne sais pas. Il n'y a rien qui me vienne à l'esprit et je ne vois pas l'intérêt. C'est comme se demander s'il y a une alternative autant qu'il fait. Je pense que s'il avait vécu 10 ans de plus et qu'il avait explicité sa vision d'une République socialiste, il aurait épargné au monde pas mal de tracas. [Musique] Sans aucune piste de sa part, nous savons tous ce qu'il s'est passé. Il n'y a pas eu de révolution dans le riche pays développé comme Marx l'avait prédit, mais dans l'une des nations les plus pauvres du [Musique]

36:27 monde. Certes, la Russie soviétique dépasse de loin le marxisme, mais il s'agit néanmoins d'une tentative pour essayer quelque chose d'autre. Et nombreux sont ceux qui ont tiré une leçon de cet échec. À vrai dire, il y a différentes formes de capitalisme. Certains ont une démocratie un peu plus sociale, d'autres sont plus proches du laisser faire et il existe un continuum entre eux. Mais face à la grande question, vous préférez un système communiste ou capitaliste, les avis sont plus ou moins unanimes. Il y a des versions plus humaines du capitalisme et d'autres plus barbares, mais je ne pense pas qu'il existe d'alternatives systématiques au capitalisme. Il y en aura-t-il un jour ? Oui, je pense. Après tout, rien n'est éternel, absolument rien. Et le

37:13 capitalisme ne fait pas exception à la règle. Mais tous ceux qui cherchent une solution plus juste que le capitalisme savent qu'ils ne peuvent pas répéter ce qui s'est passé à l'est du mur de Berlin. Dictature, oppression politique et des millions de vies [Musique] brisées. De 1945 à 1989, c'était le principal centre de détention provisoire des prisonniers politiques de l'Allemagne de l'Est communiste. Aujourd'hui, c'est un mémorial.

38:04 Des endroits comme celui-ci explique peut-être pourquoi même les plus féroces critiques du capitalisme envisagent rarement de le remplacer [Musique] sérieusement. C'est la même chose chez tous les protestataires européens. Je suis allé en Espagne et en Grèce en posant toujours la même question. Qu'est-ce que vous voulez ? Je n'ai entendu aucune proposition concrète, seulement des réponses purement morales du genre "L'argent devrait servir le peuple et pas l'inverse." Ma fois, je suis sûr que même Hitler et tous les autres auraient été d'accord avec ça. On aurait pu penser qu'avec

38:49 l'implosion du secteur bancaire au cœur des systèmes capitalistes américains britanniques et autres, il y aura eu un énorme regain d'intérêt pour le marxisme et l'extrême [Musique] gauche. Et bien pas vraiment. C'est assez surprenant mais pas pour me déplaire. Mais si le souvenir de cet endroit finit par s'estomper, pourra-t-on envisager un autre système que le capitalisme ? Ou ne sera-t-on jamais capable d'oublier la leçon de ce qui s'est passé ici ? Si on supprime le libre marché, les gens n'auront plus la possibilité d'échanger librement avec les autres, d'acquérir les produits dont ils ont envie et de sacrifier ceux qui leur plaisent le moins. On les prive de la possibilité de

39:36 s'enrichir et d'améliorer leur vie. Ça fait partie de la nature humaine. Brad Smith, le désir d'améliorer sa propre condition est un principe fondamental. En leur refusant cette opportunité, on va à l'encontre de la nature humaine. On les force à se comporter différemment de la façon dont ils auraient spontanément agi. Chercher une autre option que le capitalisme revient à dire que le capitalisme est un système et pas une réalité. C'est penser que la nature humaine peut-être changée. C'est ni plus ni moins de l'utopisme. Et le problème avec les utopies, c'est que le seul moyen de s'en approcher, c'est dans le sang, mais elle ne se réalise jamais.

40:25 J'ai un slogan quand nous gauchistes sommes accusés d'être des utopistes. La seule véritable utopie c'est penser qu'avec quelques changements superficiel les choses peuvent rester telles qu'elles sont. Advitam [Musique] eternam Carl Marx s'éteint en 1883. Sur sa tombe, son collaborateur et ami de toujours Friedrich Engels, déclare : "Son nom et son œuvre vivront dans les siècle. [Musique]

41:11 Son nom a vécu pendant la majeure partie du 20e siècle, souvent pour les mauvaises raisons. Cependant, nombreux sont ceux qui aujourd'hui pensent encore que le capitalisme n'est pas la seule option qui s'offre à nous. Marx a réuni des analyses économiques concrètes avec un certain espoir d'émancipation. Le message est toujours aussi beau. Peut-être que vous, les gens ordinaires, avez une chance. Franchement, je ne suis pas du genre à faire des éloges mais si je devais rendre hommage à Marx, je le comparerais à son personnage préféré de la mythologie grecque Promé.

41:56 qui a fait cadeau du feu au mortel. Comme lui, Marx a donné aux citoyens du monde entier le feu nécessaire pour transformer leur vie à jamais. [Musique] Mais qu'en est-il de ceux qui sont moins enclin à la révolution ? Pour Marx, si le capitalisme ne fonctionne pas pour tout le monde, il ne fonctionne pas du tout. [Musique] Il y a eu des changements significatifs

42:41 en terme d'inégalité et de distribution des revenus qui nous poussent à nous interroger sur les bénéfices des développements de la production et de la prospérité que nous avons connu. On ne peut pas se permettre de penser que les bienfaits d'une économie de marché et la prospérité qu'elle engendre serait possible sans un engagement collectif pour le maintien du système. Et pour cela, les gens doivent croire qu'au bout du compte, tout le monde sera gagnant. On dirait que les mauvais côtés du capitalisme que l'on a pu voir au 19e siècle sont en train de réapparaître au 20e et au 21e siècle. Bien sûr, aujourd'hui, les conditions de santé sont bien meilleures et le niveau de vie beaucoup plus élevé.

43:30 Néanmoins, les choses ne sont pas ce qu'elles devraient être et n'évoluent pas comme elles le devrait. Nous devons trouver un moyen de créer des emplois diversifiés avec des salaires raisonnables sans pour autant aller à l'encontre des lois fondamentales de la concurrence. Carl Marx avait raison de dire que le capitalisme était intrinsèquement instable et souvent injuste. Kanes et Ayek l'ont compris eux aussi, mais Marx fut le premier. Et contrairement à eux, il ne pensaiit pas qu'il faille trouver un moyen de s'en accommoder. Selon lui, le capitalisme se remettrait des crises et se réinventerait. Mais un nouveau

44:15 système plus convaincant finirait par apparaître et le capitalisme s'effondrerait. Les théories de Marx sont pertinentes à bien des égards, mais sur ce point, il semblerait qu'il se soit lourdement trompé. [Musique]

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